Brue-Auriac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Auriac.
Brue-Auriac
Église de Brue-Auriac
Église de Brue-Auriac
Blason de Brue-Auriac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
André Rousselet
2014-2020
Code postal 83119
Code commune 83025
Démographie
Gentilé Brussois, Brussoises
Population
municipale
1 222 hab. (2012)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 42″ N 5° 56′ 43″ E / 43.52833333, 5.9452777843° 31′ 42″ Nord 5° 56′ 43″ Est / 43.52833333, 5.94527778  
Altitude Min. 199 m – Max. 466 m
Superficie 36,73 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Var

Voir sur la carte administrative du Var
City locator 14.svg
Brue-Auriac

Géolocalisation sur la carte : Var

Voir sur la carte topographique du Var
City locator 14.svg
Brue-Auriac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Brue-Auriac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Brue-Auriac
Liens
Site web http://www.brue-auriac.fr

Brue-Auriac est une commune française située en Pays de La Provence Verte dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petit village, se situant dans le centre Var.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicités dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire, au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Brue-Auriac, est en zone sismique de très faible risque "Ia" [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Village atypique, Brue Auriac est né, au XVIIIe siècle de l’union de deux villages et du rêve du seigneur Georges Roux de Corse.

Avant d’être réunies en une seule et même commune, Brue et Auriac étaient deux localités indépendantes. Toutes deux, citées dès le XIe siècle, sont tenues en 1252 par la famille de Pontevès pour les comtes de Provence. En 1471, les deux sites sont inhabités puis ne comptent que très peu d’habitations au XVIe siècle. C’est Georges Roux, dit Le Corse, qui crée le village sur son emplacement actuel. Lorsqu’au XVIIIe siècle il achète une partie du terroir de Brue, il est parsemé de bastides isolées comptant une centaine d’habitants. En 1765, l’agglomération culmine à 832 habitants. Elle se développe grâce à ses industries de soie, de faïence et de drap. L’industriel et armateur sera ruiné à la suite de l’anéantissement de sa flotte durant la guerre des Sept ans opposant notamment la France et l’Angleterre à propos de leurs colonies en Amérique et en Inde (1756-1763). Il meurt en 1792. Les deux villages de Brue et Auriac ne sont définitivement rattachés qu’en 1840.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Brue-Auriac

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent à la bande d'azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 M. André Rousselet    
mars 2008 2014 M. André Rousselet    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 222 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
259 314 323 407 396 463 558 564 503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
536 565 582 529 527 486 427 438 439
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
471 450 436 507 508 514 508 422 432
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
396 425 380 429 630 888 1 121 1 140 1 210
2012 - - - - - - - -
1 222 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Georges Roux de Corse - marquis de Brue La vie de cet armateur marseillais a provoqué la naissance d'une véritable légende. Georges Roux de Corse peut-être considéré, à juste titre, comme l'une des figures marquantes de la vie économique marseillaise du XVIIIe siècle. Né en Corse, en 1703, il s'établit à Marseille en 1727 à son retour de la Martinique. Pendant quarante ans il commerça avec les Antilles et participa largement à leur mise en valeur. Nous savons aussi qu'il pratiqua la traite des esclaves. En 1730, il contribua à introduire en France le café, dont la culture débutait alors aux îles, et à faire de Marseille la place de redistribution de cette marchandise dans tout le bassin méditerranéen. Ses affaires l'amenèrent à armer de nombreux navires. Sa fortune lui permit d'acheter en 1746 la terre de Brue sur laquelle il édifia une ville neuve, avec son château et son église. Le pigeonnier de Brue est le vestige le plus monumental d’une utopie réalisée : de 1746 à 1758, Roux de Corse défricha, planta, fit venir des paysans ; il créa un centre manufacturier avec tuilerie, faïencerie, ateliers de tissage et de confection, magnanerie, commerces. Un système économique complet et clos dans lequel la monnaie fut remplacée par des cartes et jetons de cuir à son effigie ! Premier échevin de Marseille en 1744 puis en 1765, il s'efforça d'assainir les finances de la ville. Chevalier de Saint-Michel en 1749, anobli en 1750 avec le titre de marquis de Brue, conseiller d'État en 1765, il était au faite de sa prospérité et des honneurs lorsque la perte, coup sur coup, de trois de ses navires, marqua le commencement de sa décadence. Les courtiers de commerce dont il avait cherché à amoindrir l'influence, se retournèrent contre lui, firent saisir ses biens, y compris les terres de Brue, mais furent, à leur tour, entraînés dans la faillite en 1774. Georges Roux mourut ruiné, à Brue, au début de la Révolution en 1792. Sa fortune, son faste, sa générosité avaient fait de lui un moment l'un des personnages phares de Marseille. De cette prospérité il nous reste aujourd'hui à Brue, un pigeonnier, une église et un cours qui porte son nom, et à Marseille, l'hôtel de la rue Montgrand, construit par son frère André vers 1740, où il donna des fêtes magnifiques. Cet hôtel fut le siège de la préfecture des Bouches-du-Rhône de 1805 à 1860, avant de devenir en 1890, un lycée, le lycée Montgrand.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête de la Saint Georges (Fin mai)
  • 13 juillet Grand Feu d'artifice et grillades
  • 14 août Repas traditionnel sur le cours
  • Fin juin fête de la musique
  • Fin avril Foire aux Bestiaux

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Pigeonnier

Il doit sa création à Georges Roux de Corse aux environs de 1750, est une tour cylindrique de 22,50 mètres de haut et plus de 12 mètres de diamètre. Les pigeonniers, qu’ils soient isolés comme celui de Brue-Auriac ou incorporés aux bâtiments de ferme, étaient un élément essentiel de la vie quotidienne provençale. En effet, ils constituaient un garde-manger de grand intérêt et permettaient la constitution d’un engrais très appréciable. Avant la Révolution, la structure des pigeonniers indique la qualité de leurs propriétaires. Ainsi, seuls les pigeonniers seigneuriaux pouvaient être « à pied », c'est-à-dire ceux pour lesquels les nids de pigeons étaient bâtis du rez-de-chaussée au sommet de l’édifice. C’est le cas du pigeonnier de Brue-Auriac. Ce type « seigneurial » s’opposait au pigeonnier simplement situé dans la partie supérieure d’un bâtiment, système le plus communément utilisé. De plus, seuls les seigneurs pouvaient avoir des pigeonniers avec meurtrières et créneaux et, ce, pour éviter que tout autre pût faire de cette architecture un élément défensif. Le pigeonnier de Brue-Auriac, le plus grand recensé en France du XVIIIe siècle, est construit sur un plan circulaire, de manière à pouvoir installer une échelle tournante permettant d’accéder individuellement à chacun des nids appelés « boulins » : un arbre vertical élevé au centre de la tour soutenait une échelle verticale ou inclinée se déplaçant à une faible distance de la paroi.


  • La magnanerie (Cours Roux de Corse).

Le village de Brue-Auriac se développa grâce à l’installation de fabriques de soie à partir de 1757. En parallèle de l’ »industrialisation » du travail de la soie, les magnaneries familiales ont joué un rôle très important aux XVIIIe et XIXe siècles. L’élevage des vers à soie (magnans) permettait un complément de revenus pour les villageois. Le Var était un département séricicole important : en 1896, on comptait 9555 éleveurs. Les familles élevaient les vers à soie dans des pièces inoccupées de la maison, dans les greniers et parfois même cédaient leurs pièces de vie pendant les cinq à six semaines d’éclosion. Certaines fermes avaient des magnaneries réservées à cet usage. Afin de permettre aux œufs d’éclore plus rapidement, les femmes les plaçaient dans la chaleur de leur corsage. Après leur naissance, les vers étaient placés des canisses et nourris avec des feuilles de mûriers. Ils bâtissaient par la suite leurs cocons sur des branchages. Une fois décrochés, ils étaient « débavés » c'est-à-dire que la soie qui entoure le cocon (la bave ou la bourre) était retirée. Elle était alors envoyée dans les filatures : en 1840, on en comptait vingt-huit dans le Var.

Dès 1757, Georges Roux de Corse installe une fabrique à organiser les soies qui compte deux moulins et, rapidement, devient une véritable manufacture. En 1766, elle comporte ainsi 23 grands moulins et peut se vanter d’un chiffre d’affaires conséquent : 360 000 livres. Le fil de soie, ainsi produit, approvisionne par la suite les filatures Lyonnaises. En parallèle, le village se dote de trois tanneries, une chapellerie (20 ouvriers à l’année, 12 000 chapeaux par an), deux fabriques de cadis (draps de laine grossiers) une fabrique de siamoise et de mouchoirs, une manufacture de toile à voile, une faïencerie (12 ouvriers en 1763) ainsi qu’une installation de teinturerie. L’ensemble de ces activités favorise le développement démographique et économique du village.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]