Angles-sur-l'Anglin

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Angles-sur-l'Anglin
Angles-sur-l'Anglin
Juché sur un piton rocheux, le château, monument emblématique de la cité, en 2006.
Blason de Angles-sur-l'Anglin
Blason
Angles-sur-l'Anglin
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Châtellerault
Maire
Mandat
Jean-Marc Auriault
2020-2026
Code postal 86260
Code commune 86004
Démographie
Gentilé Anglois
Population
municipale
353 hab. (2018 en diminution de 7,35 % par rapport à 2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 44″ nord, 0° 53′ 03″ est
Altitude Min. 63 m
Max. 139 m
Superficie 14,75 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Montmorillon
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Angles-sur-l'Anglin
Liens
Site web anglessuranglin.com

Angles-sur-l'Anglin est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Occupant un site stratégique sur les bords de la rivière l'Anglin, occupé depuis l'époque préhistorique — ce dont témoigne le Roc-aux-Sorciers, sommet de l'art pariétal —, aux confins des provinces du Poitou, de la Touraine et du Berry, cette petite cité a conservé son caractère médiéval, avec ses rues tortueuses, ses maisons séculaires et son château fort à demi ruiné, juché sur un piton rocheux. Elle est un des plus beaux villages de France.

Centre d'artisanat d'art, Angles-sur-l'Anglin est célèbre pour ses ateliers de textiles à armure toile ajourée : « Les jours d'Angles », nés au XIXe siècle. Très populaires auprès de la « haute société » de la Belle Époque, ils connaissent un regain d'intérêt.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'est[1] du département, à la limite avec le département de l'Indre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d'Angles-sur-l'Anglin
Vicq-sur-Gartempe Néons-sur-Creuse
(Indre)
d'Angles-sur-l'Anglin
Saint-Pierre-de-Maillé Lurais
(Indre)

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : Boisdichon, Saint-Pierre, Chézelles et les Liboureaux.

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par les rivières Gartempe[2] et Anglin[2]. Le confluent de ces deux cours d'eau est sur le territoire de la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales[3] : 2, 2A, 2B, 2C et 5.

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châtellerault[3], à 32 km.

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Poitiers-Biard[3], à 53 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 48[2] et par le sentier de grande randonnée de pays de la Brenne[2]. De plus la commune est desservie par cinq circuits communaux de promenade à pied et en VTT (boucles de 3,5 à 8 km) et quatre sentiers intercommunaux de 12 à 15 km, tous au départ de la place et du pont.

La place, en 2008.
La place, en 2008.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[6]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 11,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 743 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Roche-Posay Cou », sur la commune de La Roche-Posay, mise en service en 1965[10] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[11],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,6 °C et la hauteur de précipitations de 719,4 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Poitiers-Biard », sur la commune de Biard, mise en service en 1921 et à 46 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-2000[14] à 11,7 °C pour 1981-2010[15], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Angles-sur-l'Anglin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[17],[18],[19]. La commune est en outre hors attraction des villes[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,3 %), zones agricoles hétérogènes (18,3 %), forêts (16,2 %), prairies (6,2 %), zones urbanisées (3 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Castellum Ingla dès 1025[23], Castellum Engli en 1070, Engla vers 1080, au sommet d'une boucle de l'Anglin, sur un rivage concave et escarpé[24].

Elle tire son nom d'une tribu d'Angles[réf. nécessaire].

L'Anglin est la rivière passant dans la commune et son hydronyme est attesté sous la forme Fluvius Anguli au VIIIe siècle, fluvius Engle vers 1080, Engleen en 1260, du latin angulus « angle » ou de l'adjectif *angulinus « anguleux », pour décrire le cours sinueux de ce cours d'eau[24].

Ses habitants sont appelés les Anglois[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'abri du Roc-aux-Sorciers est un haut-lieu de la sculpture magdalénienne[26]. Le site est constitué de deux secteurs, l’abri Taillebourg en amont et l'abri Bourdois en aval[27]. Il a été habité du magdalénien III (dernière des trois périodes du magdalénien inférieur) au magdalénien VI (les trois périodes du magdalénien supérieur), soit environ 15 000 à 12 000 ans BP[28].

L'analyse paléopalynologique (1975) a permis d'établir l'existence de l'oscillation d'Angles-sur-Anglin, synchronisée avec la phase climatique douce et humide Würm IV-Périgord IV reconnue par H. Laville (1973) en Périgord[29]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La statue d'ange sur la place du marché, en 2008.
La Victoire (Aimé Octobre, sculpteur)[30], statue sur la place du Marché, en 2006.

Le premier château de pierre est construit par un évêque de Poitiers Gilbert (975-1020), sur l'escarpement rocheux dominant la rivière. Le commandement de la garnison en est confié à un cousin de l'évêque, Gaucelme Roy, puis à son neveu vers 1025. La même année, un pont est construit, qui subsiste jusqu'en 1741.

L'abbaye Sainte-Croix, dont il subsiste l'église, a été fondée également par un évêque de Poitiers, sous la règle bénédictine. Vers 1070, l'évêque de Poitiers Isembert II accorde plus d'autonomie au monastère de Sainte-Croix. Son successeur Pierre, en 1090, lui donne autorité sur la paroisse d'Angles, Saint-Pierre (la ville haute), sur la rive droite du cours d'eau, alors que l'abbaye est sur la rive gauche.

Le château est confié aux Lusignan. En 1096, avant de partir en croisade, Hugues de Lusignan et son fils Hugues le Brun accordent les bénéfices de l'abbaye à l'abbé de Saint-Cyprien de Poitiers.

Les barons de Lusignan tiennent leur fief d'Angles en « franche aumône, sans hommage, ni autre obligation » des évêques de Poitiers. Ils sont donc indépendants. Ils remanient le château, reconstruisant notamment le donjon.

Cependant, les seigneurs de Lusignan abandonnent peu à peu leurs terres d'Angles, qu'ils vendent ou échangent. En 1268, Guillaume de Lezay-Lusignan échange le château et ses droits aux évêques de Poitiers, contre la terre de Villefagnan, et le , Hélie de Lusignan vend les deux tiers de ses terres d'Angles à l'évêque Gautier de Bruges, qui soutint le pape Boniface VIII contre Philippe le Bel, et fut exilé pour ceci.

Au XIVe siècle, c'est la famille d'Oyré qui défend le château pour les évêques. Un de ses membres, Guichard IV, fut célébré pour ses exploits à la bataille de Poitiers en 1356, du côté de Jean le Bon, qu'il défendit vaillamment. Il combattit ensuite sous le commandement du Prince Noir, ayant reçu l'ordre du roi de France d'obéir à son nouveau suzerain. Il reçoit l'ordre de la Jarretière, devient gouverneur du fils du Prince Noir. Il embellit son château, qui prend le nom de château Guichard.

Le , Bertrand Du Guesclin assiège et prend le château (que le capitaine Pierre Gedoin lui cède gracieusement), et le village est ruiné. Les évêques de Poitiers sont ensuite les seuls seigneurs du château.

On notera également la naissance du cardinal Jean de la Balue.

Reconstruction d'après la guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

Ces reconstructions sont au nombre de deux : d'abord celle des évêques, qui restaurent le château, après la Praguerie, en fait au cours de la guerre de Cent Ans (qui n'est qu'une longue suite de conflits et de trêves plus ou moins longues). Les moines de l'abbaye Sainte-Croix travaillent quant à eux au relèvement du village au XVe siècle, en vendant de nombreuses terres de 1441 à 1482. Les armes de l'abbé figurent sur chaque mur qu'ils construisirent, ce qui donne une idée de l'importance des destructions. Des foires sont rétablies en 1481 par Louis XI.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Son château demeure ensuite une forteresse d'importance dont on tient à s'assurer tout au long des guerres de Religion. Il est pris par l'amiral de Coligny en 1567, qui y installe une garnison protestante qui défend le château jusqu'en 1571, date à laquelle il est pris par le gouverneur de Châtellerault. L'abbaye avait été ravagée par les Protestants et son abbé Boivert fut par la suite un des chefs catholiques les plus acharnés. En 1591, les Ligueurs prennent et pillent le château. En 1652, le duc de Roannez, commandant les troupes royales, le reprend aux frondeurs poitevins qui l'avaient pillé en 1650.

La ville est aux XVIe et XVIIe siècles, une source de revenus réguliers pour l'évêque de Poitiers : foires, four banal, moulin (emporté par le torrent en 1646, 1657 et 1699, mais debout encore aujourd'hui avec sa roue) lui rapportaient vers 1650 environ 6 200 livres. Ces forts revenus témoignent de la prospérité de la petite ville, au carrefour de trois provinces (Poitou, Berry et Touraine), donc dans un lieu propice au commerce. Il semble que certains en aient profité pour arrondir leurs revenus en pratiquant la contrebande de sel, ce qui provoqua l'installation d'un grenier à gabelle dans la ville en 1664.

Par contre, le château n'est pas relevé après les dégâts causés par les guerres civiles, et même abandonné au XVIIIe siècle, après requête au Parlement de Paris. Celui-ci renonce en 1708 à exiger une restauration complète du château (estimée à 10 années de revenus du fief, soit 50 000 livres). Il se contenta d'une réparation du château neuf, pour 2 000 livres.

Le pont emporté en 1741 ne fut remplacé que par un bac ; d'une part la construction d'un pont aurait coûté 20 000 livres, et la situation d'Angles entre trois provinces, relevant de Poitiers d'un point de vue féodal, de Bourges pour la généralité et du Blanc pour l'élection, compliquait encore les choses.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Angles accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. C’est le lieu de toutes les nouvelles fêtes : fête des Époux, de l’Agricultureetc.[31].

À la Révolution, le château est déclaré bien national et sert de carrière publique.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1945, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté. Ce sapin existe toujours[32].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement de Montmorillon, du canton de Montmorillon, de la troisième circonscription de la Vienne et de la Communauté d'agglomération du pays châtelleraudais (jusqu'au elle dépendait de la communauté de communes des Vals de Gartempe et Creuse).

Elle dispose d'une agence postale communale[33]. Elle dépend de la troisième circonscription de la Vienne. Elle a été récompensée par trois fleurs et la distinction Grand prix au palmarès 2007[34] et par trois fleurs en 2020[35] du concours des villes et villages fleuris. De plus la commune porte le Label Plus beaux villages de France.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1815 1830 Paul Chasseloup de Châtillon
(1779-1845)
? Chirurgien, médecin militaire
maire en 1834 ? Charles Pastoureau du Puynode
(1789-1862)
  Avocat à la cour impériale du département de La Vienne
Conseiller d'arrondissement
? ? Samuel Périvier
(1828-1902)
? Avocat, Premier président de la Cour d'appel de Paris
mars 2001 mars 2008 Charles Tiphanneau[36] ? ?
mars 2008 mars 2014 Bernard Tricoche[37] ? ?
mars 2014 novembre 2016
(démission)
Jean-François Lecamp[38] ? Exploitant agricole
novembre 2016 En cours Jean-Michel Tardif   Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[40].

En 2018, la commune comptait 353 habitants[Note 6], en diminution de 7,35 % par rapport à 2013 (Vienne : +1,47 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3251 3971 4031 4531 6821 7181 6701 5791 514
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5021 4801 5081 4001 4431 3741 1821 1651 103
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0431 0571 010920866848822829741
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
689665581465424365388391377
2017 2018 - - - - - - -
357353-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

En 2010, il ne restait plus que huit[43] exploitations agricoles contre onze[43] en 2000. Les surfaces utilisées sont passées de 1 048 hectares[43] en 2000 à 1 245 hectares[43] en 2010. 53 % sont destinées à la culture des céréales[43] (essentiellement du blé tendre, mais aussi de l'orge et du maïs), 3 % pour le fourrage[43], 29 % pour les oléagineux[43] (colza pour les 2/3 et tournesol pour 1/3) et 5 % reste en herbes[43].

L'élevage quant à lui est récent car il n'existait pas en 2000, reste faible et concerne uniquement les ovins (205 têtes en 2010).

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune possède comme lieu d'enseignement[44] une école primaire publique. Le collège public (Léon Huet) de secteur[45] se trouve à La Roche-Posay.

Durant l'année des festivités sont organisées comme « Les jours d'Angles » : l'industrie de broderie à fils tirés des Jours d'Angle assura au XIXe siècle, la prospérité de la ville (les paquebots Queen Elizabeth et Normandie se fournirent des broderies extrêmement fines produites à Angles), le « festival du livre » tous les week-ends du 15 août et le feu d'artifice le premier week-end du mois d'août.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château d'Angles-sur-l'Anglin.
  • Église Sainte-Croix : l'élévation est inscrite comme monument historique depuis 1926. L'église est composée d'un portail du XIIIe siècle et d'une partie de la nef de l'ancienne abbaye Sainte-Croix.
  • Église Saint-Martin : le clocher est inscrit comme monument historique depuis 1926.
  • Monument aux morts.
  • Statue d'ange.
  • Roc-aux-Sorciers et le Centre d'interprétation du Roc-aux-Sorciers.
  • Croix hosannière et petit autel (XIIIe siècle) : la croix est située dans le cimetière de la Ville-basse. Elle est classée comme monument historique depuis 1910. La croix tire son nom de l’hébreu Hosanna, premier mot d'un chant qui était chanté le jour des Rameaux. Par tradition, les villageois se rendaient en procession ce jour là jusqu'au cimetière. Une fois la procession arrivée au pied de ce calvaire, les paroissiens, ensemble, chantaient l'Hosanna.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Angles-sur-l'Anglin Blason
Parti : au 1er d’azur à trois coquilles d’or rangées en pal, au 2e mi-parti d’or à l’étoile de huit rais d’azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Logo d'Angles-sur-l'Anglin (86).jpg Logotype de la commune d'Angles-sur-l'Anglin

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de Lion 1906 : Vienne, consulté le 18 septembre 2012.
  2. a b c d e et f Site du Géoportail : Angles-sur-l'Anglin, consulté le 15 décembre 2013.
  3. a b et c Site de ViaMichelin : Angles-sur-l'Anglin, consulté le 14 décembre 2013.
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  9. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  10. « Station Météo-France Roche-Posay Cou - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Angles-sur-l'Anglin et La Roche-Posay », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station Météo-France Roche-Posay Cou - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « Orthodromie entre Angles-sur-l'Anglin et Biard », sur fr.distance.to (consulté le ).
  14. « Station météorologique de Poitiers-Biard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Poitiers-Biard - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Station météorologique de Poitiers-Biard - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  17. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. Dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Cyprien.
  24. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 291 - (ISBN 2600028838).
  25. « Nom des habitants des communes françaises, Angles-sur-l'Anglin », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le ).
  26. Centre d'interprétation du Roc-aux-Sorciers.
  27. Bruno Bastin, « Étude palynologique du gisement magdalénien d'Angles-sur-l'Anglin (Vienne, France) », Annales de la Société géologique de Belgique, t. 98,‎ , p. 23-36 (lire en ligne [popups.uliege.be], consulté le ), p. 24.
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