Cogolin

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Cogolin
Cogolin
Un aperçu du port.
Blason de Cogolin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Sainte-Maxime
Intercommunalité Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez
(siège)
Maire
Mandat
Marc-Étienne Lansade
2014-2020
Code postal 83310
Code commune 83042
Démographie
Population
municipale
12 387 hab. (2015 en augmentation de 11,51 % par rapport à 2010)
Densité 444 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 15′ 09″ nord, 6° 31′ 48″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 390 m
Superficie 27,93 km2
Localisation

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Liens
Site web cogolin.fr

Cogolin (Cougoulin) est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, entre Saint-Tropez et Sainte-Maxime.

La ville se situe en plein cœur du golfe de Saint-Tropez et abrite le siège social des communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez.

Ses habitants sont les Cogolinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cogolin
Grimaud Grimaud Grimaud
Mer Méditerranée
La Môle Cogolin Gassin
La Môle Cavalaire-sur-Mer La Croix-Valmer

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Plan de Cogolin.

La commune s’étend d'ouest en est sur toute la vallée, depuis le pied du massif des Maures, où se trouve le village proprement dit, jusqu'à la mer Méditerranée (avec ses deux ports de plaisance : les Marines de Cogolin et Port-Cogolin). Le village se situe à environ 6 km des plages.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cogolin est traversée par la Giscle, ainsi que par l'un de ses affluents, le ruisseau de Grenouille[1].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune jouit d'un climat méditerranéen, doux l'hiver et chaud l'été.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Cucullinus en 1055 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Victor de Marseille, Cugullino en 1079, Cogolino vers 1200[2].

Cogolin est un promontoire s'avançant sur une plaine ; c'est ce genre de colline, que l'on appelle en provençal « cuquihon - couquihoun », qui a donné son nom à Cougoulin-Cogolin. Probablement de l'occitan coucouri, coucouli, gougouli « cône de pin » pour désigner une hauteur[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bravade de Cogolin.

Seigneurie des vicomtes de Marseille, puis de la famille de Cuers. Par héritage, elle entre dans la famille Chabert, maison noble provençale. La seigneurie est élevée au marquisat par Louis XV pour Joseph Bernard de Chabert. En 1579, la ville fut mise à sac par les soldats du comte de Carcès.

Débarquement de la 3e division d'infanterie américaine

Cogolin est libérée le 15 août 1944 au moment du débarquement de Provence par la 3e division d'infanterie américaine venant par la route de Cavalaire.

Mais l'évènement le plus mémorable est sans doute le débarquement de la prestigieuse 3e division d'infanterie algérienne (3e DIA) du général de Monsabert sur la plage de La Foux le 16 août 1944, qui marque le retour de l'armée française d'Afrique en métropole. De Monsabert (3e DIA) et De Lattre (armée B) établissent leur PC à Cogolin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les électeurs de Cogolin votent en majorité pour le FN depuis 2007[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 juin 1995 Patrick Glo PS Conseiller général
juin 1995 mars 2014 Jacques Sénéquier SE Président de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez (2013-2014)
mars 2014 en cours Marc-Étienne Lansade FN[4] Conseiller régional

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Bad Wildbad (Allemagne) depuis 1981[5]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[6],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 12 387 habitants[Note 2], en augmentation de 11,51 % par rapport à 2010 (Var : +4,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
978 726 1 015 1 205 1 289 1 300 1 373 1 534 1 590
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 609 1 689 1 854 1 930 1 935 2 065 2 079 1 872 2 054
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 304 2 268 2 157 1 928 2 233 2 255 1 972 2 017 2 092
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2011
2 665 3 292 4 577 5 639 7 976 9 079 10 984 11 066 11 119
2015 - - - - - - - -
12 387 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Elle possède plusieurs écoles primaires (dont Fontvieille, Malaspina, Chabaud et dernièrement le Rialet) et deux collèges (le collège Gérard-Philipe et le collège Assomption).

Ce dernier, le collège de l'Assomption est assez spécifique. C'est une institution privée et catholique (bien que l'établissement accepte tous les élèves, quelles que soient leurs croyances). Il compte en fait deux unités (la deuxième étant située à Saint-Maxime) et, dans celle de Cogolin, la seconde langue étrangère est forcément l'allemand. C'est une des écoles qui a les meilleurs résultats de la région ; par exemple, en 2013 le taux de réussite au diplôme national du Brevet était de 96 % et le taux de réussite avec mention était de 65 %[9] ! En 2010, l'Assomption fête ses 20 ans et, au début de 2014, l'établissement lance un vaste projet de rénovation de son unité de Cogolin[10],[11].

Santé[modifier | modifier le code]

Le pôle de santé du golfe de Saint-Tropez, à Gassin est, pour l'instant, le centre hospitalier le plus proche.

La ville possède une clinique de santé mentale du groupe Korian

La commune dispose également d'un hôpital de jour pour enfants (situé au 82 impasse Marceau), d'un hôpital de jour pour adultes (situé au rue Jacques-Monod), d'un centre SESSAD (au chemin de Radasse) ainsi que d'une maison d'enfants à caractère social (située au 182 avenue de la Cauquière)[12].

Cogolin compte également quatre pharmacies.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse Saint-Sauveur de Cogolin dépend du diocèse de Fréjus-Toulon, doyenné de Saint-Tropez[13].

Sports[modifier | modifier le code]

Cogolin est une ville qui compte plusieurs infrastructures sportives :

  • Cosec Marcel Coulony
  • Gymnase B
  • Salle de la Cauquière
  • Stade Galfard
  • Salle de musculation
  • Skatepark
  • Citystade
  • Tennis municipaux
  • Terrains de beach-volley
  • Base nautique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Côtes-de-provence.

Une grande partie de la commune est composée de terres agricoles, notamment pour la production de vins de Provence.

Commerces et artisanat[modifier | modifier le code]

Cogolin est connue pour deux savoir-faire : d'une part, avec la fabrication des pipes, taillées, sculptées dans la bruyère du massif des Maures - la fabrique de pipes, maison familiale, est l'une des plus anciennes du genre au monde[14] ; d'autre part, grâce à la Manufacture de tapis, où les tapis et tapisseries sont encore « fait main ». Les plus belles pièces ont été conçues pour le paquebot Normandie, ou encore pour la Maison-Blanche ou l'Élysée (ainsi que le fort de Brégançon)[15],[16].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Port Cogolin est un port de plaisance privé. C'est une marina en forme de cité lacustre de style provençal bâtie sur la rivière de la Giscle. Il possède 180 anneaux d'amarrage.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Salle du cinéma Raimu.
  • Médiathèque municipale à l'espace Rostropovitch.
  • Conservatoire à l'espace Rostropovitch.
  • Demeure musée Sellier. (En attente de restructuration - est fermé au public depuis octobre 2016)
  • Centre Maurin des Maures.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Sauveur, bâtie en 1087.
  • Musée Raimu[17](a déménagé à Marignane)
  • Chapelle Notre-Dame-de-La Salle (ruine).
  • Château Trémouriès.
  • Chapelle Saint-Roch.
  • Château Saint-Maur.
  • Stèle de la 1re armée française, square Jean-Moulin.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cogolin Blason Parti : au 1er d'azur au coq contourné d'or sur un tertre cousu de sinople mouvant de la pointe, au 2e d'argent à la plante de lin de sinople fleurie au naturel, terrassée de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Cogolin
Coupé : au 1er d'azur à la terrasse cousue de sinople, au besant d'or mouvant de celle-ci, au coq au naturel brochant sur le tout, au 2e d'argent au bouquet de lin au naturel.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Livre d'or de la 3e division d'infanterie algérienne, Imprimerie nationale, 1948
  • Capitaine Heurgon, La victoire sous le signe des trois croissants la vie, les peines et les gloires de la troisième division d'infanterie algérienne, P. Vrillon, 1946
  • De Lattre de Tassigny, Histoire de la première armée française, Plon, 1949

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. hydrographie à Cogolin, via le site du SANDRE
  2. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1188 (ISBN 2600001336).
  3. France Inter, « La gestion opaque du Maire », sur France Inter, (consulté le 21 février 2018).
  4. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/09/15/97001-20170915FILWWW00251-un-maire-quitte-le-fn-car-il-est-de-droite.php
  5. jumelage
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Guide des collèges », sur L'étudiant, (consulté le 9 mars 2015)
  10. « Les 20 ans du collège », sur http://www.assomption-cogolinsaintemaxime.org/, (consulté le 9 mars 2015)
  11. « Les travaux de l'Assomption », sur http://www.assomption-cogolinsaintemaxime.org/, (consulté le 9 mars 2015)
  12. « Cogolin Social et Santé », sur Cogolin Santé, (consulté le 9 mars 2015)
  13. paroisse Saint Sauveur
  14. fabrique de pipes de Cogolin
  15. renommée des tapis de Cogolin
  16. Claire Bommelaer, « Brégançon, le bel été de la Ve République », Le Figaro, encart Culture, lundi 23 juin 2014, page 42.
  17. site officiel du Musée Raimu