Trigance

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Trigance
Le village dominé par le château.
Le village dominé par le château.
Blason de Trigance
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Draguignan
Canton Flayosc
Intercommunalité Communauté de communes Lacs et Gorges du Verdon
Maire
Mandat
Bernard Clap
2014-2020
Code postal 83840
Code commune 83142
Démographie
Population
municipale
175 hab. (2014)
Densité 2,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 43″ nord, 6° 26′ 41″ est
Altitude Min. 630 m
Max. 1 270 m
Superficie 60,6 km2
Localisation

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Trigance est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dominant la vallée du Jabron, le village est situé à flanc de coteau au pied de la montagne de Breis à 790 mètres d'altitude. Il est entouré de hautes collines : montagne de Breis (1 282 m), Chastillon (1 199 m), tantôt arides, tantôt couvertes de magnifiques forêts comme les bois de Colle de Breis, des Défends et de Siounet.

Le site du village Trigance domine la vallée de Jabron, et est inscrit au titre des « sites remarquables »[1].

Les municipalités ont fort heureusement évité le mitage des constructions, préservant ainsi le paysage exceptionnel dominé par le château[2], que l'on peut apprécier sur la photo satellite[3].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le périmètre de protection de la Réserve naturelle géologique de Haute-Provence couvre également la commune de Trigance.

Hydrographie et eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Un schéma d'aménagement et de gestion des eaux sur le bassin versant du Verdon a été réalisé[4].

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[5] ;

  • rivières le verdon, le jabron, l'artuby,
  • ravins du riu, de la doux,
  • vallons de bonne, des graus de comp, de serre meyant, de villegrasse, de malherbe, du lavandou, de gaudemard, le gros, de la croix, le grand.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : risque faible. Ce risque, le plus élevé du département mais qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Trigance est en zone sismique de faible risque Ib[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Trigance s'écrit Trigança en provençal classique et Triganço en provençal de norme mistralienne[7],[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

À 4 km au nord-est du village se trouve le château de Soleils. On y a découvert plusieurs vestiges de sépultures datant de l'âge du fer.

Hormis quelques monnaies et un sarcophage de marbre, l'occupation romaine a laissé peu de traces.

Citée en 814, la "villa tregentia" dépendait de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Le château était primitivement situé sur le sommet de Biach, à 1 213 m[9]. En 1252, le comte de Provence y possédait des droits.

Au XIVe siècle, la reine Jeanne l'inféoda à Jean de Raimondis, un de ses hommes d'armes, puis la seigneurie appartint successivement aux Raymondis aux Demandolx, aux Valbelle, et Castellane-Majastres.

En 1342, la communauté de Trigance est rattachée à la viguerie de Castellane (actuel département des Alpes-de-Haute-Provence) par le comte de Provence[10].

Lors de la guerre de Succession d'Autriche, une armée austro-sarde envahit la Provence et occupe Trigance en décembre 1746 (le château notamment sert à héberger les troupes). Elle est repoussée par une offensive des troupes franco-espagnoles les 21 et 22 janvier[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Bernard Clap PS puis DVG Hôtelier restaurateur

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[12] :

  • total des produits de fonctionnement : 360 000 , soit 2 060 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 298 000 , soit 1 703 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 131 000 , soit 741 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 127 000 , soit 725 par habitant ;
  • endettement : 156 000 , soit 894 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 12,73 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 4,74 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 82,83 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 35,33 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 20,83 %.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Précédemment, Trigance relevait de la Communauté de communes Artuby Verdon composée de 9 communes. Le 1er janvier 2017, cinq d'entre elles ont été rattachées à la Communauté de communes Lacs et Gorges du Verdon (CCLGV) et quatre à la Communauté d'agglomération dracénoise.

La communauté de communes « Lacs et Gorges du Verdon (LGV) » constituée initialement de 11 communes (Aiguines ; Artignosc-sur-Verdon ; Aups ; Baudinard-sur-Verdon ; Bauduen ; Moissac-Bellevue ; Les Salles-sur-Verdon ; Régusse ; Tourtour ; Vérignon ; Villecroze) comprend désormais 16 communes[13] après intégration de 5 communes supplémentaires au 1er janvier 2017 : Trigance, Le Bourguet, Brenon, Châteauvieux et La Martre[14],[15].

Son président en exercice est Rolland Balbis (maire de Villecroze)[16]. Ont été élus vice-présidents :

  • M. Jean Bacci (maire de Moissac-Bellevue) : Développement Économique et Numérique (Jean Bacci, maire de Moissac-Bellevue, avait déposé sa démission afin de pouvoir se consacrer pleinement à son mandat de conseiller régional, tout en restant au service de la CCLGV) ;
  • Mme Raymonde Carletti (maire de La Martre) : Administration Générale et Finances ;
  • Mme Anne Houy (maire de Régusse) : Emploi, Insertion, Formation et Petite Enfance ;
  • M. Antoine Faure (maire d'Aups) : Agriculture, Aménagement de l'Espace, Développement Durable et Santé ;
  • M. Charles-Antoine Mordelet (maire d'Aiguines) : Tourisme.

La Communauté de communes Lacs et Gorges du Verdon compte désormais 34 représentants + 12 suppléants pour 16 communes membres.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 175 habitants, en augmentation de 8,7 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
701 714 731 816 753 672 583 621 635
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
593 587 582 470 493 467 469 407 403
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
351 328 230 223 192 185 138 117 106
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
100 107 122 120 150 160 175 175 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Population sous l’Ancien Régime
Date 1315 1471 1540
Population en feux[21] 52 20 80

Économie[modifier | modifier le code]

  • Commerces, artisanat[22]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine civil

Forteresse du IXe siècle ou XIe siècle[25] ? édifiée par les moines de l'abbaye Saint-Victor de Marseille[26],[27]. Il a accueilli deux principales familles seigneuriales, les Demandolx[28] et les Valbelle qui se succédèrent entre le XVe siècle et le XVIIIe siècle, à la tête du fief de Trigance. Réhabilité, le château est réutilisé en hôtel-restaurant à partir de 1964.

Patrimoine religieux

  • L'église Saint-Michel avec son clocher constitué d'une tour carrée coiffée d'un toit à quatre pentes couvert de tuiles polychromes, et sa cloche de 1782[33].
Il est fait mention de l’église Saint-Michel dans une bulle du pape Grégoire IX datée de 1225[34].
  • La chapelle Saint-Roch[35].
Construite en 1629 à l'ouest du village à la suite d'un vœu de la population, avec sa cloche de 1642[36]. Saint Roch était invoqué pour être protégé des maladies contagieuses, et en particulier de la peste. Chaque année, le 16 août, fête de saint Roch, les habitants célèbrent une messe pour saint Roch devenu le patron du village.
  • La chapelle Notre-Dame de Saint-Julien[37].
  • Le monument aux morts[38].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Trigance (Var).svg

Les armoiries de Trigance se blasonnent ainsi[39] :

D'or à trois fasces de sable ; au chef de gueules chargé d'une main dextre appaumée d'argent posée en pal (d'Hozier). On trouve chez Louis de Bresc (armoirial des communes de Provence), la main en fasce.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sites incontournables des Gorges du Verdon
  2. (fr+en) Le château de Trigance : historique du château
  3. Photo satellite Trigance
  4. Vers un schéma d'aménagement et de gestion des eaux sur le bassin versant du Verdon, Dossier préliminaire SAGE Verdon
  5. L'eau dans la commune
  6. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  7. l'armorial de Trigance
  8. Armes de Trigance
  9. Jacques Cru, « Petra Castellana », Verdon no 1, estieu 1999, p. 35
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Histoire de la Sous-Préfecture de Castellane », Préfecture des Alpes de Haute-Provence, consulté le 22 juin 2012
  11. Pierre Grillon, « L'invasion et la libération de la Provence en 1746-1747 », Provence historique, volume 12, no 50, 1962, p. 354.
  12. Les comptes de la commune
  13. Gorges du Verdon et Lac de Sainte Croix fr
  14. Décision du Préfet du Var après avis de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale entérinant la dissolution de la Communauté de communes Artuby Verdon qui regroupe 9 communes. Les 4 autres communes de cette communauté de communes intégrant la Communauté d'agglomération dracénoise. Sources : Les Échos du Verdon, journal intercommunal octobre 2016 - avril 2017 no 2, Vivre le territoire au jour le jour
  15. Statuts de la communauté de communes LGV : version modifiée par délibération communautaire n°51-09-2016 en date du 21 septembre 2016
  16. Site officiel de la Communauté de Communes Lacs et Gorges du Verdon
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, (ISBN 2-7449-0139-3), p. 191
  22. Activités sur le village
  23. « bourg castral d'Estelle », notice no IA83001279, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Le château médiéval
  25. Historique - Le Château
  26. Château de Trigance
  27. La vie de château
  28. Famille de Demandols
  29. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p. 123
  30. Le Moulin de Soleils, à Trigance
  31. Moulin à farine de Soleils, sur la commune de Trigance
  32. Le magicien de Soleils
  33. Notice no PM83000664, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de l'église Saint-Michel
  34. Trigance - église Saint-Michel
  35. Chapelle Saint-Roch à Trigance
  36. Notice no PM83000663, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la chapelle Saint-Roch
  37. Chapelle Notre-Dame de Saint-Julien
  38. Monument aux morts
  39. Artuby Verdon : Trigance, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  40. Centre Européen de Formation PARTIR (Patrimoine Architectural Rural, Techniques d'Identification et de Restauration)