Barfleur

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Barfleur
Barfleur
Le port de Barfleur un soir d'été.
Blason de Barfleur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg-Octeville
Canton Val-de-Saire
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Michel Mauger
2014-2020
Code postal 50760
Code commune 50030
Démographie
Gentilé Barfleurais ou Barflotais
Population
municipale
577 hab. (2016 en diminution de 10,26 % par rapport à 2011)
Densité 962 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 13″ nord, 1° 15′ 53″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 8 m
Superficie 0,60 km2
Localisation

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Liens
Site web www.barfleur.fr

Barfleur (prononcé [baʁflœʁ], localement [baʁflœː]/[baʁfjø:]) est une commune française, située dans le nord-est du département de la Manche en région Normandie, peuplée de 577 habitants[Note 1].

Avec un territoire ne couvrant que 60 ha, elle est la plus petite commune du département de la Manche.

Barfleur est aujourd'hui gratifiée du label des plus beaux villages de France, décerné par une association indépendante visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la côte, à quelques kilomètres au sud de la pointe de Barfleur qui marque l'extrémité nord-est du Cotentin (mais qui se trouve sur la commune de Gatteville-le-Phare).

Barfleur est entouré au sud par la commune de Montfarville, au nord-ouest par la commune de Gatteville-le-Phare et à l'est par la Manche.

Climat[modifier | modifier le code]

La station météorologique la plus proche est celle de Gonneville, située à 15,99 km à vol d'oiseau de Barfleur[1].

Relevé météorologique de Gonneville pour la période 1981-2010.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,5 3,2 4,6 5,7 8,5 10,9 13 13,3 11,8 9,4 6,4 4,2 7,9
Température maximale moyenne (°C) 7,8 7,8 9,9 11,8 14,9 17,7 19,8 19,9 18 14,8 11 8,5 13,5
Précipitations (mm) 100,8 69,6 69,8 61,8 58,1 49,1 46,4 51,4 74,4 111,6 113,1 113,6 919,7
Source : Climatologie mensuelle Gonneville (période 1981-2010).
« Météo-France »
, consulté le 22 février 2019.


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Anciennes voies de communication et arrivée de chemin de fer[modifier | modifier le code]

Ouverte le 20 avril 1886, la ligne de Valognes à Barfleur assurait une liaison ferroviaire entre Valognes et Barfleur jusqu'en 1950.

De 1911 à 1950, une ligne ferroviaire de 31,4 km reliait les localités de Barfleur et de Cherbourg. La gare de Barfleur était située au sud du port, dans le quartier actuel de la Cité.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Barfleur est aujourd'hui desservie par la ligne Manéo no 13, mise en place par le conseil départemental de la Manche (ligne Barfleur-Valognes)[2]. Valognes lui-même est desservi par la ligne SNCF Paris-Caen-Cherbourg.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Barfleur totalisait 618 logements (contre 426 en 1968) dont 288 résidences principales et 295 résidences secondaires en 2015[3]. Seulement 35 logements vacants ont été dénombrés en 2015[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le clocher depuis sa récente restauration
Le clocher depuis sa récente restauration.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Barbefloth, Barbeflueth en 1066-1077, Barbefluet au XIIe siècle, Barbeflet en 1163, Barbeflo en 1175, 1198, Barflue en 1227, Barefleu en 1317 et par une transposition latine du XIe siècle Barbatum fluctum[4]. La forme française actuelle Barfleur apparaît pour la première fois au XVIIe siècle.

Le r final, non étymologique, ne se prononce pas. Barfleur se dit donc « Barflleu » en normand, ce qui s'écrit en alphabet phonétique international (selon que l'on prononce le [l] ou pas : /baʁfljø:/ ou plus souvent /baʁfjø:/. Les Barfleurais s'appellent alors les « Barfllotais » (soit /baʁfjote:/).

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale. La nature du second élément -fleur que l'on retrouve ailleurs en Normandie dans Honfleur, Harfleur, Fiquefleur, Vittefleur, Crémanfleur à Crémanville et la Gerfleur a donné lieu à diverses interprétations par les toponymistes. Il s'agit soit du norois floth (pour René Lepelley[5]), c'est-à-dire, selon les conventions graphiques du vieux norois, flóð « marée montante courant » sans doute à l'origine du mot français flot « marée montante, flux »; du vieil anglais flod (pour François de Beaurepaire) qui a donné l'anglais moderne flood « marée haute, inondation »; du vieux norrois fljot « crique » (pour Albert Dauzat et Charles Rostaing[6]), c'est-à-dire fljót « grande rivière, fleuve » qui convient mieux sémantiquement, dans la mesure où le sens de l'ancien normand fleu est bien établi dans un texte du XIIIe siècle qui mentionne le fleu de Lestre, c'est-à-dire « la rivière de Lestre » (cf. la Gerfleur, rivière du Cotentin).

Paradoxalement [?], ces derniers considèrent que l'élément -fleur dans Harfleur et dans Honfleur représente le vieil anglais flēot « eau qui coule, courant, rivière ». Cette explication a été reprise ultérieurement par Dominique Fournier pour expliquer Honfleur[7]. L'anglo-saxon flēot s'accorde tout aussi bien avec les mentions les plus anciennes du nom de Barfleur. En effet, l'élément -fleur est attesté dans des formes anciennes extrêmement variées -floth, -flueth, fluet ou encore flet, ce qui peut s'expliquer par la diphtongue instable du vieil anglais flēot. Toujours est-il que la rivière en question est La Planque et le nom de Barfleur a dû désigner cette rivière avant de s'appliquer à l'agglomération principale sur son cours[5], selon un processus fréquemment observé en Normandie (cf. Eu, Bolbec, Fécamp, Dieppe, etc.) et ailleurs.

Le premier élément Barbe- (dans les formes les plus anciennes) contracté en Bar- parait être le nom de personne Barbey, Barbay (ancien français Barbé « le Barbu », du gallo-roman BARBATU, latinisé en Barbatus dans les textes), essentiellement attesté en Normandie jusqu'au début du XXe siècle et que l'on retrouve dans Barbeville, lieu-dit à Barfleur, Barbeville (Calvados) et Barbetot à Épretot (Seine-Maritime)[4]. L'association avec -fleur ou -tot, la localisation dans l'aire de diffusion des toponymes norrois (y compris Barbeville) incitent à mettre en parallèle le nom de personne norrois Skeggi « le Barbu », très fréquent, rencontré par exemple dans Equiqueville, Ecuquetot (Seine-Maritime), dont Barbé représenterait la transcription romane. En revanche, René Lepelley à la suite d’Albert Dauzat a émis l'hypothèse que le premier élément Barbe- pouvait représenter le norrois barmr « sein » (Dauzat lui donne le sens de « coin »), d'où « pointe, cap »[5]. Cette proposition est moins solide, car cet élément ne correspond pas aux formes anciennes, qui sont toutes en Barbe-, jamais en *Barm-[8]. De plus, la présence du lieu-dit Barbeville à Barfleur affaiblit encore cette interprétation, car les noms en -ville sont presque tous composés avec un nom de personne, les noms en -fleur également et ils ont souvent un doublet en -ville (ex: Honnaville / Honfleur ou Crémanville / Crémanfleur)[8].

Le gentilé est Barfleurais ou Barflotais[9].

Les plaques de rue sont ornées d'un bar et d'une fleur, jeu de mot avec les deux syllabes du nom[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Rocher avec un médaillon en l'honneur d’Étienne, esturman[11] barfleurais de la Mora, bateau de Guillaume le Conquérant. La figure de proue représente un enfant doré soufflant dans une corne d'ivoire[12].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Abri naturel, le site de Barfleur a dû être utilisé dès la Préhistoire (découverte d'outillage en silex sur le site de Gatteville-Phare)[13] et à l'Antiquité par les marins et les commerçants locaux (commerce maritime notamment avec la Grande-Bretagne et ses mines de fer et d'étain)[14]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le port du Cotentin septentrional est sans doute ancien, mais on ne possède aucune trace de son nom antérieur : le nom actuel n'est pas antérieur au IXe ou Xe siècle (les plus anciennes attestations datent du XIe, cf. ci-dessus). Geoffroy de Monmouth, dans le neuvième livre de son Historia regum Britanniae, fait partir le roi Arthur de Barfleur pour combattre les Romains chez les Allobroges, peut-être a-t-il disposé de sources anciennes de la légende mentionnant le nom originel de Barfleur, sinon il aura donné cette localisation car ce port était à son époque le principal lien maritime entre le duché de Normandie et la Grande-Bretagne.

En 1066, la bataille de Hastings marque le début de la conquête de l'Angleterre par les Normands parmi lesquels figurent de nombreux Cotentinais et Avranchinais. Au bout de la jetée du port de Barfleur, scellé sur un rocher, un médaillon de bronze rappelle que Guillaume le Conquérant fit sur le Mora (piloté par un jeune Barfleurais, Étienne), la traversée depuis Barfleur, débarquant à Pevensey dans le Sussex de l'Est, le . Ce monument commémoratif, œuvre du sculpteur sculpteur Josette Hébert-Coeffin, a été élevé en 1966 pour le 900e anniversaire de cette bataille, à l'emplacement où aurait été construit le bateau selon la tradition locale[15]. Barfleur est alors aux mains du duc de Normandie qui est aussi roi d'Angleterre, jouant un rôle capital dans la transfretatio regis (service de transport royal de la cour anglaise entre les deux rives de la Manche) aux XIe et XIIe siècles[16].

En 1105, Henri Beauclerc y débarque afin de récupérer la Normandie au détriment de son frère Robert Courteheuse[17].

En 1120, la Blanche-Nef, navire royal, sombre au large de Barfleur, sur le rocher de Quillebeuf situé au nord, avec à son bord le fils du roi Henri Ier d'Angleterre, Guillaume Adelin[18]. À la fin du XIIe siècle, Richard Cœur de Lion aurait embarqué à Barfleur pour rejoindre l'Angleterre. Jean sans Terre y séjourne entre le 5 et le 10 février 1200, puis entre le 15 et 17 septembre de la même année. Ainsi, pendant la période ducale (jusqu'à 1204, date du rattachement de la Normandie au royaume de France), ce qui fait de lui le plus important port normand jusqu'au Moyen Âge, une place forte et une ville prospère qui acquiert un commerce florissant et atteint une population de 10 000 habitants[19].

À partir de 1204, le port ducal est laissé à l'abandon et disparaît. En 1346, Barfleur est détruite par les troupes anglaises d'Édouard III lors de sa chevauchée le long des côtes françaises après son débarquement à Saint-Vaast-la-Hougue. La guerre de Cent ans qui voit la ville pillée et incendiée à plusieurs reprises, précipite son déclin : alors qu'elle compte 1 800 feux avant la guerre, ils ne sont plus qu'au milieu du XVe siècle[20].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Barfleur est une ville prospère grâce à la construction navale, le commerce de bois du nord, la pêche ou encore l'ostréiculture[21].

En 1860, un second naufrage coûteux en vies humaines se produit sur ce même rocher de Quillebeuf, il s'agit de celui de la Luna, trois-mâts américain commandé par le capitaine John Schannon, parti du Havre et à destination de la Louisiane avec 18 hommes d'équipage et 85 passagers français et allemands. Sur un total de 103 personnes à bord, on dénombre 101 morts, seuls deux hommes d'équipage parvenant à rejoindre vivants la côte.

En 1865, c'est à Barfleur qu'est construite la 1re station de sauvetage sur le modèle des stations britanniques, en raison du danger que représente le raz de Barfleur au large de la pointe homonyme. Cette année voit la renaissance de la cité avec l'inauguration d'un port de pêche[22].

Durant la Seconde Guerre mondiale, des digues en béton sont érigées au fond du port ainsi que le long de la Grande Grève[21]. Barfleur est libérée sans combat le par les troupes américaines. Le port sera par la suite utilisé pour débarquer du matériel et des vivres.

En 1964, la construction d'une centrale atomique sur la commune de Barfleur a été envisagée[23] par le haut commissaire à l'énergie atomique, Francis Perrin. À l'issue d'une concertation nationale réalisée en 1974, le site de Flamanville a été finalement retenu pour la construction d'une centrale nucléaire[24].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Barfleur.svg

Les armes de la commune de Barfleur se blasonnent ainsi :
De gueules au bar contourné d'argent, surmonté d'une fleur de lys d'or.

Ces armes sont une sorte de rébus correspondant au nom de la commune : bar - fleur.

Le port typique de Barfleur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Barfleur appartient au canton du Val-de-Saire du département de la Manche.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2017, Barfleur est membre de la communauté d’agglomération du Cotentin.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989[25] mars 1998 Jean Villette    
mars 1998 mars 2008 Jacques Houyvet    
mars 2008[26] mars 2014 Jean Deville SE Retraité de la DCNS
mars 2014[27] En cours Michel Mauger SE Informaticien retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].

En 2016, la commune comptait 577 habitants[Note 2], en diminution de 10,26 % par rapport à 2011 (Manche : -0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Entre 1804 et 1831, Montfarville inclus dans Barfleur.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8968992 5532 6742 6751 1581 1851 1951 271
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2791 3041 2531 2181 0701 0051 0651 1351 189
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2101 2741 2381 1161 1001 0691 065977907
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
847837703619599642650643579
2016 - - - - - - - -
577--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Barfleur est situé dans l'académie de Caen[35].

La commune possède une école maternelle et primaire privée Sainte-Marie-Madeleine[35],[36].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2015, les Barfleurais disposaient d'un revenu médian annuel de près de 17 581 [3], inférieur au revenu médian annuel national qui s'élevait alors à 19 785 .

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le tableau qui suit récapitule le nombre d'entreprises implantées en 2015 à Barfleur selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[3]:

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015[3] Source : Insee
Total % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 75 100 48 24 2 1 0
Agriculture, sylviculture et pêche 8 10,7 5 3 0 0 0
Industrie 4 5,3 2 2 0 0 0
Construction 2 2,7 1 1 0 0 0
Commerce, transports, services divers 52 69,3 35 16 1 0 0
dont commerce et réparation automobile 14 18,7 9 4 1 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 9 12,0 5 2 1 1 0
Champ : ensemble des activités.

Pêche[modifier | modifier le code]

Barfleur est un port de pêche, notamment de moules de pleine mer. La "blonde de Barfleur" pêchée sur le banc de Barfleur, Montfarville, Réville et Ravenoville, est une moule sauvage exploitée par 64 navires dragueurs du Val de Saire basés pour l'essentiel à Barfleur et à Saint-Vaast-la-Hougue[37] et qui récoltent entre 2 000 et 9 000 tonnes selon les années[38]. Cette moule charnue[39] doit son nom aux reflets dorés de sa coquille[40].

Le centre de débarque du port est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Cherbourg-Cotentin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Petit port de pêche d'échouage typique.
  • Colombier du XVe siècle sur la digue de la grande grève, dernier vestige d'un manoir seigneurial entièrement détruit.
  • Église Saint-Nicolas juchée sur un éperon rocheux au centre d'un cimetière marin, construite du XVIIe (chœur et transept) au XIXe siècles (nef). Elle remplace une église romane du XIe siècle qui était à l'époque au milieu de la ville. Restauré et réédifié à plusieurs reprises, cet édifice roman a été définitivement ruiné par les guerres de religion et recouverte depuis par la mer qui a rongé la côte. L'église est ornée de 12 vitraux de 1892, réalisés par les ateliers Lorin de Chartres. Certaines verrières ont été restaurées en 1980 par l'atelier Bourget[41].
  • Cour Sainte-Catherine (fin XVe-début XVIe)
  • Ancien prieuré des Augustins (XVIIIe) et son jardin
  • Dans le village, maisons barfleuraises (du XVIe au XIXe) en granit gris et à toit de schiste, notamment la rue Saint-Nicolas, rue des pêcheurs avec leurs maisons rythmées par des lucarnes à deux ou trois pans, avec souvent un crochet de levage pour accrocher les filets de pêche à sécher.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Barfleur dans les arts[modifier | modifier le code]

Barfleur dans la peinture[modifier | modifier le code]

Au XIXe et XXe siècle, le port de Barfleur a été une source d'inspiration pour les peintres Paul Signac, Antoine Guillemet ou encore Albert Voisin[44].

Barfleur dans la littérature[modifier | modifier le code]

En 1836, Victor Hugo s'arrête à Barfleur en compagnie de sa maîtresse Juliette Drouet et de Célestin Nanteuil[44] et adresse une lettre à sa femme datant du 6 juillet 1836[45].

Jules Renard séjourna à Barfleur en août 1887 puis d'avril à août 1890 avec sa femme et son fils[46] pour rédiger L’Écornifleur[47].

Barfleur au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Distance Barfleur, Manche, Normandie, FRA > Gonneville-Le-Theil, Manche, Normandie, FRA - Trajet aérien, trajet par route, point médian », sur fr.distance.to (consulté le 22 février 2019)
  2. Manéo, site du conseil général de la Manche.
  3. a b c d et e « Dossier Complet Commune de Barfleur (50030) », sur insee.fr, (consulté le 21 février 2019)
  4. a et b François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Éditions Picard 1986, p. 74.
  5. a b et c René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, éditions Charles Corlet et PUC 1994, p. 58b.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1978. p. 54a
  7. Dominique Fournier, Dictionnaire des noms de rues et noms de lieux de Honfleur, éditions de la Lieutenance, Honfleur 2006. p. 124-125.
  8. a et b Dominique Fournier, « Barfleur (étymologie) » in Wikimanche (lire ne ligne) [1]
  9. habitants.fr, « Manche > Barfleur (50760) » (consulté le 22 juillet 2012)
  10. Plaque de rue Saint-Nicolas, sur Google Maps
  11. Littéralement « Homme du gouvernail » en ancien normand, mot scandinave issu du vieux norrois stýrimaðr ou vieux danois styrman.
  12. Il brandit en sa main gauche une petite lance ornée d'un gonfanon et pointe l'index droit en direction de l'Angleterre.
  13. Denise Michel, J.-P. Coutard, M. Helluin, J.-P. Lautridou, J.C. Ozouf, J. Pellerin, « Contribution à l'étude du Paléolithique inférieur et moyen de la région de Barfleur. Le Paléolithique inférieur de Gatteville-Phare (Manche) », Bulletin de la Société préhistorique française, t. 79, nos 10-12,‎ , p. 319-329 (lire en ligne).
  14. Pierre Mouchel, Le Cotentin et ses habitants...du Néandertal au Numérique, Editions du Panthéon, , p. 13.
  15. Pierre Leberruyer, La Manche. La presqu'ile du Cotentin, Impr. Helio-Cachan, , p. 5.
  16. John Le Patourel, Transfretatio Regis, Rev. hist. de droit français et étranger, 51, 1973, p. 560-561.
  17. J. Deuve, Les opérations navales normandes au Moyen âge: 900-1200, CinémAction-Corlet, , p. 57.
  18. René Lepelley, op. cit.
  19. Lucien Musset, Jean Michel Bouvris, Jean-Marie Maillefer, Autour du pouvoir ducal normand: Xe-XIIe siècles, Annales de Normandie, , p. 120.
  20. Albert Le Rouvreur, Un enfant de chœur. Un enfant de Barfleur, L'Harmattan, p. 16.
  21. a et b DREAL Basse-Normandie, « Barfleur site inscrit no 50056 » in DREAL (lire ne ligne) [2]
  22. Michel Hébert, Ports, phares et sauvetage en mer dans la Manche, C. Corlet, , p. 112.
  23. « LA GRANDE CENTRALE ATOMIQUE DE L'AVENIR SERAIT CONSTRUITE A BARFLEUR », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  24. René Moirand, « L'enquête publique sur la centrale nucléaire de Flamanville est ouverte », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  25. « Liste des maires », sur www.wikimanche.fr, wiki-manche (consulté le 19 février 2019)
  26. « Jean Deville met un terme à toutes ses fonctions municipales », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 9 février 2015)
  27. « Michel Mauger, élu maire, succède à Jean Deville », sur Ouest-france.fr (consulté le 7 avril 2014)
  28. Louis Drouet, Notice historique sur la ville de Barfleur : Monographies des villes et villages de France, vol. 175, Le Livre d'histoire, , 98 p., p. 98.
  29. « Le jumelage entre Barfleur et Lyme-Régis officialisé », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  30. « Jumelage Barfleur – Lyme-Regis », sur barfleur.fr (consulté le 21 février 2019)
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  35. a et b « Établissements de l’académie », sur académie de Caen (consulté le 21 février 2019)
  36. « Enfants », sur Barfleur, (consulté le 21 février 2019)
  37. Normandie. Produits du terroir et recettes traditionnelles, Albin Michel, , p. 47.
  38. Célia Caradec, « La Blonde de Barfleur est belle... mais rare ! », sur tendanceouest.com, .
  39. Sa chair ivoire et charnue est reconnaissable avec son petit crabe.
  40. Xavier Oriot, « Sur l'Enzo, la moule de Barfleur pêchée à la drague », sur ouest-france.fr, .
  41. « Ensemble de 12 verrières (à personnages, décoratives) : Ecce Homo, Vierge des sept douleurs, Notre-Dame de Lourdes, saint Augustin, saint Jérôme, saint Thomas d'Aquin, saint François de Salle, saint Athanase, saint Jean Chrysostome, saint Basile le Grand, saint Grégoire de Naziance, sainte Thérèse, sainte Barbe, sainte Cécile, sainte Catherine, sainte Clothilde, sainte Radegonde, sainte Jeanne de Chantal, sainte Monique », notice no IM50002358, base Palissy, ministère français de la Culture
  42. « La proximité du monument aux morts et du cimetière, comme c'est le cas dans la commune de Barfleur, intègre parfois la mémoire des morts de la République à celle de la communauté villageoise. » Cf. Maryline Crivello-Bocca, Patrick Garcia, Nicolas Offenstadt, Concurrence des passés: usages politiques du passé dans la France contemporaine, Publications de l'Université de Provence, , p. 84.
  43. Certains ont des toits ornés d'épis de faîtage sur les lucarnes (représentant notamment des pigeons, symboles de félicité), d'abouts de faîteaux ou gaudions, manifestant une certaine opulence du propriétaire. Cf. « Le patrimoine de Barfleur », sur barfleur.fr (consulté le 26 janvier 2019).
  44. a et b « Ils ont vécu ou sont venus à Barfleur », sur Barfleur, (consulté le 21 février 2019)
  45. « Victor Hugo : « En France, on abandonne trop volontiers la liberté » », sur Contrepoints, (consulté le 21 février 2019)
  46. « Jules Renard | Éditions Sillage », sur editions-sillage.fr (consulté le 21 février 2019)
  47. « Barfleur, ville d’art – Barfleur » (consulté le 21 février 2019)
  48. Hugues Plaideux, « Jean Giraudoux à Barfleur (août 1922) », Revue de la Manche, t. 51, fasc. 206, 4e trimestre 2009, p. 2-19

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]