Barfleur

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Barfleur
Barfleur
Le port de Barfleur à marée basse.
Blason de Barfleur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Michel Mauger
2020-2026
Code postal 50760
Code commune 50030
Démographie
Gentilé Barfleurais ou Barflotais
Population
municipale
559 hab. (2019 en diminution de 9,98 % par rapport à 2013)
Densité 932 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 13″ nord, 1° 15′ 53″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 8 m
Superficie 0,60 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Val-de-Saire
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.barfleur.fr

Barfleur (prononcé [baʁflœʁ], localement [baʁflœː]/[baʁfjø:]) est une commune française, située dans le nord-est du département de la Manche en région Normandie, peuplée de 559 habitants[Note 1].

Avec un territoire ne couvrant que 60 hectares, elle est la plus petite commune du département de la Manche.

Barfleur est aujourd'hui gratifiée du label « Les plus beaux villages de France », décerné par une association indépendante éponyme visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la côte du Val de Saire, à quelques kilomètres au sud de la pointe de Barfleur qui marque l'extrémité nord-est du Cotentin (mais qui se trouve sur la commune de Gatteville-le-Phare).

Barfleur est entouré au sud par la commune de Montfarville, au nord-ouest par la commune de Gatteville-le-Phare et baignée à l'est par la Manche.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 10,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 745 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Gonneville », sur la commune de Gonneville-Le Theil, mise en service en 1959[7] et qui se trouve à 16 km à vol d'oiseau[8],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 10,7 °C et la hauteur de précipitations de 919,7 mm pour la période 1981-2010[9].

Sur la station météorologique historique la plus proche, « Caen-Carpiquet », sur la commune de Carpiquet, dans le département du Calvados, mise en service en 1945 et à 80 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,9 °C pour la période 1971-2000[11], à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,5 °C pour 1991-2020[13].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Au sud de la commune se trouve la ZNIEFF du Pré Saumâtre[14]. La zone de 4,34 ha est caractérisée par la présence d'espèces protégées comme le Polypogon de Montpellier ou la Rousserolle effarvate.

Au large de la commune, le site Natura 2000 Récifs et marais arrière-littoraux du Cap Lévi à la Pointe de Saire a été classé zone spéciale de conservation le . La pointe de Barfleur étant un lieu de passage de mammifères marins, des observations de certaines espèces de mammifères marins d'intérêt communautaire comme le Grand Dauphin ou le Marsouin commun ont été déclarées[15].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Anciennes voies de communication et arrivée de chemin de fer[modifier | modifier le code]

Ouverte le , la ligne de Valognes Montebourg à Saint-Vaast et à Barfleur assurait une liaison ferroviaire entre Valognes et Barfleur jusqu'en 1950.

De 1911 à 1950, une ligne ferroviaire de 31,4 km reliait les localités de Barfleur et de Cherbourg. La gare de Barfleur était située au sud du port, dans le quartier actuel de la Cité.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Barfleur est aujourd'hui desservie par la ligne Manéo no 13, mise en place par le conseil départemental de la Manche (ligne Barfleur-Valognes)[16]. Valognes lui-même est desservi par la ligne SNCF Paris-Caen-Cherbourg.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Barfleur est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[17],[18],[19].

La commune est en outre hors attraction des villes[20],[21].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[22]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[23],[24].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (65 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (58,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (65 %), terres arables (22,4 %), zones humides côtières (8,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[26].

Logement[modifier | modifier le code]

Barfleur totalisait 618 logements (contre 426 en 1968) dont 288 résidences principales et 295 résidences secondaires en 2015[27]. Seulement 35 logements vacants ont été dénombrés en 2015[27].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le clocher depuis sa récente restauration
Le clocher depuis sa récente[Quand ?] restauration.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Barbefloth, Barbeflueth en 1066-1077, Barbefluet au XIIe siècle, Barflue en 1127, Barefleu en 1146, Barbeflet en 1163, Barbeflo en 1175, 1198, Barflue en 1227, Barefleu en 1317 et par une transposition latine du XIe siècle Barbatum fluctum[28]. La forme française actuelle Barfleur apparaît pour la première fois au XVIIe siècle. Les chroniqueurs du Moyen Âge la nomme indifféremment : Barbefleu, Barbeflio, Barefluio et les latinistes : Barbefluvium ou Barofluctum[29].

Le r final, non étymologique, ne se prononce pas. Barfleur se dit donc « Barflleu » en normand, ce qui s'écrit en alphabet phonétique international (selon que l'on prononce le [l] ou pas : /baʁfljø:/ ou plus souvent /baʁfjø:/. Les Barfleurais s'appellent alors les « Barfllotais » (soit /baʁfjote:/).

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale. La nature du second élément -fleur que l'on retrouve ailleurs en Normandie dans Honfleur, Harfleur, Fiquefleur, Vittefleur, Crémanfleur à Crémanville et la Gerfleur a donné lieu à diverses interprétations par les toponymistes. Il s'agit soit du norois floth (pour René Lepelley[30]), c'est-à-dire, selon les conventions graphiques du vieux norois translitéré, flóð « marée montante courant » sans doute à l'origine du mot français flot « marée montante, flux »[31]; du vieil anglais flod (pour François de Beaurepaire[28]) qui a donné l'anglais moderne flood « marée haute, inondation »; du vieux norrois fljot « crique » (pour Albert Dauzat et Charles Rostaing[32]), comprendre sans doute fljót « grande rivière, fleuve » qui convient mieux sémantiquement, dans la mesure où le sens de l'ancien normand fleu est bien établi dans un texte du XIIIe siècle qui mentionne le fleu de Lestre, c'est-à-dire « la rivière de Lestre » (cf. la Gerfleur, fleuve côtier du Cotentin).

Paradoxalement [?], ces derniers considèrent que l'élément -fleur dans Harfleur et dans Honfleur représente le vieil anglais flēot « eau qui coule, courant, rivière ». Cette explication a été reprise ultérieurement par Dominique Fournier pour expliquer Honfleur[33]. L'anglo-saxon flēot s'accorde tout aussi bien avec les mentions les plus anciennes du nom de Barfleur. En effet, l'élément -fleur est attesté dans des formes anciennes extrêmement variées -floth, -flueth, fluet ou encore flet, ce qui peut s'expliquer par la diphtongue instable du vieil anglais flēot. Toujours est-il que la rivière en question est La Planque et le nom de Barfleur a dû désigner cette rivière avant de s'appliquer à l'agglomération principale sur son cours[30], selon un processus fréquemment observé en Normandie (cf. Eu, Bolbec, Fécamp, Dieppe, etc.) et ailleurs.

Le premier élément Barbe- (dans les formes les plus anciennes) contracté en Bar- parait être le nom de personne Barbey, Barbay (ancien français Barbé « le Barbu », du gallo-roman BARBATU, latinisé en Barbatus dans les textes), essentiellement attesté en Normandie jusqu'au début du XXe siècle et que l'on retrouve dans Barbeville, lieu-dit à Barfleur, Barbeville (Calvados) et Barbetot à Épretot (Seine-Maritime)[28]. L'association avec -fleur ou -tot, la localisation dans l'aire de diffusion des toponymes norrois (y compris Barbeville) incitent à mettre en parallèle le nom de personne norrois Skeggi « le Barbu », attesté dans la région et rencontré par exemple dans Equiqueville, Ecuquetot (Seine-Maritime)[34], dont Barbé représenterait la transcription romane. En revanche, René Lepelley à la suite d’Albert Dauzat a émis l'hypothèse que le premier élément Barbe- pouvait représenter le norrois barmr « sein » (Dauzat lui donne le sens de « coin »), d'où « pointe, cap »[30]. Cette proposition est moins solide, car cet élément ne correspond pas aux formes anciennes, qui sont toutes en Barbe-, jamais en *Barm-[35]. De plus, la présence du lieu-dit Barbeville à Barfleur affaiblit encore cette interprétation, car les noms en -ville sont presque tous composés avec un nom de personne, les noms en -fleur également et ils ont souvent un doublet en -ville (ex: Honnaville / Honfleur ou Crémanville / Crémanfleur)[35].

Le gentilé est Barfleurais ou Barflotais[36].

Les plaques de rue sont ornées d'un bar et d'une fleur, jeu de mot avec les deux syllabes du nom[37].

Histoire[modifier | modifier le code]

Rocher avec un médaillon en l'honneur d’Étienne, esturman[38] barfleurais de la Mora, bateau de Guillaume le Conquérant. La figure de proue représente un enfant doré soufflant dans une corne d'ivoire[39].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Abri naturel, le site a dû être utilisé dès la Préhistoire (découverte d'outillage en silex sur le site de Gatteville-Phare[40], et de silex taillés dans l'anse de la Bretonne) et à l'Antiquité par les marins et les commerçants locaux (commerce maritime notamment avec la Grande-Bretagne et ses mines de fer et d'étain)[41]. Le , un sieur Letertre en enfouissant un mouton découvre au village de la Bretonne, dans une pièce de terre nommée l'Epivent, deux milles médailles romaines datées du Haut-Empire. Les plus anciennes remontant à Vespasien (premier siècle de notre ère)[29]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le port du Cotentin septentrional est sans doute ancien, mais on ne possède aucune trace de son nom antérieur. Le nom actuel n'est pas antérieur au IXe ou Xe siècle[Note 7]. Les plus anciennes attestations datent du XIe siècle. Geoffroy de Monmouth, dans le neuvième livre de son Historia regum Britanniae, fait partir le roi Arthur de Barfleur pour combattre les Romains chez les Allobroges. Peut-être a-t-il disposé de sources anciennes de la légende mentionnant le nom originel de Barfleur, sinon il aura donné cette localisation car ce port était à son époque le principal lien maritime entre le duché de Normandie et la Grande-Bretagne. Au VIe siècle, saint Romphaire fut jeté par une tempête sur le rocher de l'Islet, et demeura de longues années dans un lieu voisin de la ville. Saint Lô, l'évêque de Coutances, au vu de ses miracles selon la légende, l’appela pour lui conférer la prêtrise, mais les barfleurais demandèrent son retour, et il devint ainsi le premier curé de la cité[43].

Vers l'an mil, une flotte et une armée envoyée par le roi anglo-saxon Æthelred (c. 966-1016) qui avait déclaré la guerre à son beau-frère Richard II duc de Normandie, débarqua près de Barfleur « el rivage u Barbeflie siet[44]. ». La population prit alors les armes en attendant l'arrivée des troupes de Néel de Saint-Sauveur, vicomte du Cotentin. Seulement un soldat anglais put s'échapper afin d'annoncer au roi sa défaite. Guillaume de Jumièges rapporte ses paroles « Nous nous sommes heurtés non seulement à de solides guerriers mais aussi à des femmes furieuses qui, avec des jougs qu'elles utilisent pour porter leurs cruches, défoncent le crâne de leurs adversaires les plus robustes »[43].

Vers 1042, c'est de Barfleur que s'embarqua Édouard le Confesseur pour se faire couronner roi d'Angleterre[45].

La bataille d'Hastings marque le début de la conquête de l'Angleterre par les Normands parmi lesquels figurent de nombreux Cotentinais et Avranchinais. Au bout de la jetée du port de Barfleur, scellé sur un rocher, un médaillon de bronze rappelle que Guillaume le Conquérant fit sur le Mora, une esnèque, piloté par un jeune barfleurais, Étienne, fils d'Airard, la traversée[Note 8], débarquant à Pevensey dans le Sussex de l'Est, le . Un médaillon en bronze commémoratif, œuvre de la sculptrice Josette Hébert-Coëffin, a été scellé sur un rocher en 1966 pour le 900e anniversaire de cette bataille, à l'emplacement où aurait été construit le bateau selon la tradition locale[46]. Barfleur est alors aux mains du duc de Normandie qui est aussi roi d'Angleterre, jouant un rôle capital dans la transfretatio regis, le service de transport royal de la cour anglaise entre les deux rives de la Manche, aux XIe et XIIe siècles[47].

C'est encore à Barfleur qu'en 1105, Henri Beauclerc débarque afin de s'emparer de la Normandie au détriment de son frère Robert Courteheuse[48]. Cette première tentative ayant échoué, il revint l'année suivante, le Vendredi saint 1106[49], avec 40 000 hommes[50], avant de célébrer la fête de Pâques à Carentan[49]. C'est également du port, que les pèlerins anglais vers Compostelle, débarquaient et rembarquaient[51].

En , Henri Ier Beauclerc s'embarque pour rejoindre son domaine insulaire. Son fils, Guillaume Adelin, et de très nombreux hauts barons accompagnés de dames de haute naissance prennent place à bord de la Blanche-Nef, qui sombre au large de Barfleur, après s'être éventrée sur le rocher de Quillebeuf situé au nord[52]. Le port perdra peu à peu à la suite de cette catastrophe son statut d'embarcadère royale[53].

Le [54], Richard Cœur de Lion embarque à Barfleur pour rejoindre l'Angleterre et se faire couronner roi après son couronnement comme duc de Normandie à Rouen le . C'est à Barfleur, qu'en , après son retour en Angleterre le à la suite de sa captivité au retour de la troisième croisade, qu'il débarque[55],[Note 9] pour aller délivrer Verneuil assiégée par le roi de France. Son frère, Jean sans Terre y séjourne entre le et le , puis entre le et de la même année, ce qui fait de Barfleur pendant la période ducale et ce jusqu'en 1204, date du rattachement de la Normandie au domaine royal français, le plus important port normand, une place forte et une ville prospère qui acquiert un commerce florissant et atteint une population de 10 000 habitants[56]. Sous le règne de Philippe IV le Bel (1285-1314) la ville compte plusieurs milliers d'habitants[57]. Après 1204, le port continu à jouer un rôle important, mais est concurrencer par celui de Cherbourg et Saint-Vaast-la-Hougue. En 1296, lors de la guerre d'Aquitaine, Barfleur ne fournit que deux navires de guerre, alors que La Hougue en fournit douze et Cherbourg neuf[58].

La guerre de Cent Ans, voit la ville pillée et incendiée à plusieurs reprises, précipitant son déclin. En 1346, Barfleur est brûlée et son port détruit par les troupes anglaises d'Édouard III et du Prince Noir, après leurs débarquements à Saint-Vaast-la-Hougue accompagnés par le seigneur de Saint-Sauveur-le-Vicomte, Geoffroy d'Harcourt, ayant pris parti pour le roi d'Angleterre. Le vendredi , l'armée anglaise investit la ville pendant que la flotte bloque les passes du port. La population n'opposa alors qu'une faible résistance, se rendant par « doubtance de mort ». Après un pillage en règle, la bourgade et son église romane sont incendiées, les vaisseaux détruits[59]. Puis survint la peste noire ; la population passe de 9 000 à 150 habitants. Alors qu'elle comptait 1 800 feux avant la guerre, on en dénombre plus que trente au milieu du XVe siècle[60]. En 1405, la ville est ravagée pour la seconde fois par les Anglais.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Tableau représentant une bataille navale.
La Bataille de Barfleur, Ludolf Bakhuizen, 1693. Le Soleil Royal, entouré des navires anglais et néerlandais.

En 1492, une flotte de quarante-cinq navires chargés de sel est brûlée devant Barfleur et en 1543, des navires anglais son défaits devant la place. En 1553, la population du bourg ne s’élève plus qu'à environ 150 habitants. En 1589, lors des guerres de Religion, le maréchal de Matignon brûle « la tour » Saint-Nicolas occupée par les ligueurs[61]. Les ligueurs la reprendront le dimanche de Pentecôte , le nouveau gouverneur de la cité, Sainte-Marie d'Agneaux fait raser ce qui reste de l'ancienne église Saint-Nicolas et sur son emplacement fait édifier une place forte « Un fort tout alentour de murailles, en faisant travailler tout le peuple avec impôts et boutait à rançon tous ceux qui lui faisaient déplaisir », suivant ce que Nicolas Ermisse, bourgeois de la ville, a noté sur son registre[62]. Cet ouvrage sera démantelé six ans plus tard, en trois semaines, sur ordre du maréchal de Matignon, lieutenant général du roi. Rendu inutile à la suite de la pacification de la Normandie, en 1597[63], Henri IV ordonne au maréchal la destruction des fortifications[64]. Les pierres provenant de la destruction du fort et de la tour serviront à la construction de l'église actuelle[62].

Au début du XVIIe siècle le bourg de Barfleur compte moins de 500 habitants[63], et à la fin de ce siècle et au début du XVIIIe siècle ce n'est qu'un port modeste.

Bataille de la Hougue

Le a lieu la bataille de la Hougue ou bataille de Barfleur, lors de la guerre de la Ligue d'Augsbourg. L'amiral Tourville, qui commande la flotte française, repère la flotte anglo-néerlandaise au large de Barfleur et, conformément à ses ordres et malgré une infériorité numérique de deux contre un, l'attaque. Dans un premier temps, les Français résistent et tiennent les Anglo-Néerlandais en échec, leur infligeant la perte de navires contre aucun côté français. Toutefois, la côte normande ne dispose d'aucun port pouvant abriter la flotte à l'issue du combat et Tourville ordonne le repli vers les côtes bretonnes.

Cependant, la manœuvre est contrariée par la bascule des courants du raz de Barfleur, du raz du cap Lévi et du raz Blanchard, sur la côte nord du Cotentin. Trois navires s'échouent à Cherbourg, dont le navire-amiral de Tourville Soleil Royal. Douze vaisseaux doublent la pointe de Barfleur et mouillent, au soir du dans la rade de la Hougue. Sans défense terrestre, les navires sont détruits par les Anglo-Néerlandais les et .

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Barfleur est une ville prospère grâce à la construction navale, le commerce de bois du nord, la pêche ou encore l'ostréiculture[65]. Paul Signac y séjourne de 1932 à 1935 (au no 4 de la rue Saint-Nicolas)[66].

En 1860, un second naufrage coûteux en vies humaines se produit sur ce même rocher de Quillebeuf, il s'agit de celui de la Luna, trois-mâts américain commandé par le capitaine John Schannon, parti du Havre le [67], et à destination de la Louisiane avec 18 hommes d'équipage et 85 passagers français et allemands. Sur un total de 103 personnes à bord, on dénombre 101 morts, seuls deux hommes d'équipage parvenant à rejoindre vivants la côte.

En 1865, c'est à Barfleur qu'est construite la 2e station de sauvetage en France, sur le modèle des stations britanniques, en raison du danger que représente le raz de Barfleur au large de la pointe homonyme. Cette année voit la renaissance de la cité avec l'inauguration d'un port de pêche[68].

Durant la Seconde Guerre mondiale, des digues en béton sont érigées au fond du port ainsi que le long de la Grande Grève[65]. Barfleur est libérée sans combat le par les troupes américaines. Le port sera par la suite utilisé pour débarquer du matériel et des vivres.

En 1964, la construction d'une centrale atomique sur la commune de Barfleur a été envisagée[69] par le haut commissaire à l'énergie atomique, Francis Perrin. À l'issue d'une concertation nationale réalisée en 1974, le site de Flamanville a été finalement retenu pour la construction d'une centrale nucléaire[70].

Panoramique depuis l'entrée du port de Barfleur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Barfleur.svg

Les armes de la commune de Barfleur se blasonnent ainsi :
De gueules au bar contourné d'argent, surmonté d'une fleur de lys d'or.

Ces armes sont une sorte de rébus correspondant au nom de la commune : bar - fleur.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Barfleur appartient au canton du Val-de-Saire du département de la Manche.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le , Barfleur est membre de la communauté d’agglomération du Cotentin.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989[71] mars 1998 Jean Villette    
mars 1998 mars 2008 Jacques Houyvet    
mars 2008[72] mars 2014 Jean Deville SE Retraité de la DCNS
mars 2014[73] En cours Michel Mauger SE Informaticien retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[77]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[78].

En 2019, la commune comptait 559 habitants[Note 10], en diminution de 9,98 % par rapport à 2013 (Manche : −0,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %). Entre 1804 et 1831, Montfarville inclus dans Barfleur.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8968992 5532 6742 6751 1581 1851 1951 271
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2791 3041 2531 2181 0701 0051 0651 1351 189
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2101 2741 2381 1161 1001 0691 065977907
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
847837703619599642650644643
2015 2019 - - - - - - -
579559-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[79] puis Insee à partir de 2006[80].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Barfleur est situé dans l'académie de Caen[81].

La commune possède une école maternelle et primaire privée Sainte-Marie-Madeleine[81],[82].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2015, les Barfleurais disposaient d'un revenu médian annuel de près de 17 581 [27], inférieur au revenu médian annuel national qui s'élevait alors à 19 785 .

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le tableau qui suit récapitule le nombre d'entreprises implantées en 2015 à Barfleur selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[27]:

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015[27] Source : Insee
Total % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 75 100 48 24 2 1 0
Agriculture, sylviculture et pêche 8 10,7 5 3 0 0 0
Industrie 4 5,3 2 2 0 0 0
Construction 2 2,7 1 1 0 0 0
Commerce, transports, services divers 52 69,3 35 16 1 0 0
dont commerce et réparation automobile 14 18,7 9 4 1 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 9 12,0 5 2 1 1 0
Champ : ensemble des activités.

Pêche[modifier | modifier le code]

Barfleur est un port de pêche, notamment de moules de pleine mer. La « blonde de Barfleur » pêchée sur le banc de Barfleur, Montfarville, Réville et Ravenoville, est une moule sauvage exploitée par 64 navires dragueurs du Val de Saire basés pour l'essentiel à Barfleur et à Saint-Vaast-la-Hougue[83] et qui récoltent entre 2 000 et 9 000 tonnes selon les années[84]. Cette moule charnue[85] doit son nom aux reflets dorés de sa coquille[86].

Le centre de débarque du port est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Cherbourg-Cotentin.

Éolien en mer[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Barfleur était l'un des trois grands ports de la Normandie ; c'est aujourd'hui un petit port de pêche d'échouage typique, avec ses maisons barfleuraises du XVIe au XIXe siècle en granit gris et à toit de schiste, notamment rue Saint-Nicolas, rue des pêcheurs avec leurs maisons rythmées par des lucarnes à deux ou trois pans, avec souvent un crochet de levage pour mettre les filets de pêche à sécher.

La ville[Note 11] a conservé peu d'édifices datant du Moyen Âge et de la Renaissance, hormis un colombier du XVe siècle sur la digue de la grande grève, dernier vestige d'un manoir seigneurial entièrement détruit, et la cour Sainte-Catherine bordée de maisons des XIVe et XVe siècles. On accède à cette dernière par une porte cochère en arc surbaissé. Une fois à l'intérieur, on peut voir une porte à linteau surmonté d'une accolade, et une fenêtre à meneaux[53]. L'enceinte urbaine a disparu.

L'église Saint-Nicolas, inscrite aux monuments historiques, juchée sur un éperon rocheux au centre d'un cimetière marin, et de construction récente, le chœur et le transept datent du XVIIe siècle, la nef du XIXe siècle. Elle remplace une église romane du XIe siècle, édifiée sur un rocher nommé le Querqueux situé à l'entrée du port actuel, qui était à l'époque au milieu de la ville[Note 12]. Restauré et réédifié à plusieurs reprises, notamment après sa ruine en 1346 lors du débarquement du roi Édouard III d'Angleterre à la Hougue, puis par les Navarrais, l'édifice roman, construit en pierre de Caen, a été définitivement ruiné par les guerres de Religion et recouvert comme l'ancien port et une partie du bourg par la mer qui a rongé la côte[Note 13]. L'église est ornée de douze vitraux posés en 1892, réalisés par les ateliers Lorin de Chartres. Certaines verrières ont été restaurées en 1980 par l'atelier Bourget[87]. Dans le cimetière, accolé à l'église, on peut voir une croix ancienne également inscrite aux monuments historiques.

À noter également son ancien prieuré des Augustins du XVIIIe siècle et son jardin, l'ancien hôtel de l'amirauté du XVIIIe siècle, ainsi que la chapelle de la Bretonne.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Barfleur dans les arts[modifier | modifier le code]

Barfleur dans la peinture[modifier | modifier le code]

Au XIXe et XXe siècles, le port de Barfleur a été une source d'inspiration pour les peintres Paul Signac, Antoine Guillemet ou encore Albert Voisin[90].

Barfleur dans la littérature[modifier | modifier le code]

En 1836, Victor Hugo s'arrête à Barfleur en compagnie de sa maîtresse Juliette Drouet et de Célestin Nanteuil[90] et adresse une lettre à sa femme datant du [91].

Jules Renard séjourna à Barfleur en puis d' à avec sa femme et son fils[92] pour rédiger L'Écornifleur[93].

Barfleur au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sainte Marie-Madeleine Postel, née Julie Postel (Barfleur, 1756 - Saint-Sauveur-le-Vicomte, 1846), fondatrice en 1807, de la congrégation des Sœurs des écoles chrétiennes et de la Miséricorde.
  • Paul Signac (1863-1935), peintre, propriétaire d'une maison rue Saint-Nicolas.
  • Jean Giraudoux (1882-1944), écrivain, y rédigea Siegfried et le Limousin en août 1922[95].
  • Vanber (1905-1994), (de son vrai nom Albert Voisin), peintre, né à Lestre (Manche), sa famille possède encore résidence secondaire à Barfleur.
  • Jacques Berthier (1923-1994), compositeur et organiste, possédait une résidence à Montfarville. Son épouse et lui étaient des habitués de Barfleur.
  • Philippe Bonnet (1927-2017), artiste peintre, vécut à Barfleur.
  • Henry Hartley (1930-2011), artiste peintre, possédait une résidence-atelier impasse des Jardins. Ses tableaux sur les thèmes titrés "Les Galets" et "Sun Boat" ont été peints à Barfleur.
  • Jean-Luc Petitrenaud (né en 1950), journaliste et critique gastronomique, possède une résidence secondaire à Barfleur.
  • Christophe Boltanski (né en 1962), journaliste et écrivain, lauréat du Prix Femina 2015, fils du sociologue Luc Boltanski et neveu de l'artiste Christian Boltanski. Il possède une résidence secondaire à Barfleur[96].
  • Jérôme Houyvet (né en 1970 à Barfleur), photographe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Julien Deshayes, penche, au vu de la topographie des lieux, la très faible étendue de la paroisse, et son large enclavement dans celle de Gatteville, d'une constitution paroissiale tardive, qui serait à mettre en parallèle avec le développement, dans la seconde moitié du XIe siècle, du bourg et du port ducal par Guillaume le Conquérant[42].
  8. Les textes anciens ne permettent pas d'établir avec certitude que Guillaume s'embarqua du port de Barfleur.
  9. Richard ne reverra jamais l'Angleterre.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  11. Une partie de la cité aurait disparu dans la mer.
  12. Son emplacement correspondrait approximativement à l'emplacement du canot de sauvetage.
  13. Au début du XXe siècle, dans l'anse de la Grande grève située à la limite de Gatteville, aux marées basses d'équinoxes on pouvait voir de nombreux troncs d'arbres et au plus près du rivage, sur une vaste zone, des vestiges de fondations et d’habitats ainsi que deux bases de piliers intérieurs de l'ancienne église.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le ).
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le ).
  7. « Station Météo-France Gonneville - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  8. « Orthodromie entre Barfleur et Gonneville-Le Theil », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Gonneville - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Barfleur et Carpiquet », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Caen-Carpiquet - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Caen-Carpiquet - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Caen-Carpiquet - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  14. « INPN, ZNIEFF 250012328 - PRE SAUMATRE DE BARFLEUR - Description », sur inpn.mnhn.fr (consulté le ).
  15. « INPN - FSD Natura 2000 - FR2500085 - Récifs et marais arrière-littoraux du Cap Lévi à la Pointe de Saire - Description », sur inpn.mnhn.fr (consulté le ).
  16. Manéo, site du conseil général de la Manche.
  17. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
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  26. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
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  37. Plaque de rue Saint-Nicolas, sur Google Maps.
  38. Littéralement « Homme du gouvernail » en ancien normand, mot scandinave issu du vieux norrois stýrimaðr ou vieux danois styrman.
  39. Il brandit en sa main gauche une petite lance ornée d'un gonfanon et pointe l'index droit en direction de l'Angleterre.
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  88. « La proximité du monument aux morts et du cimetière, comme c'est le cas dans la commune de Barfleur, intègre parfois la mémoire des morts de la République à celle de la communauté villageoise. » Cf. Maryline Crivello-Bocca, Patrick Garcia, Nicolas Offenstadt, Concurrence des passés : usages politiques du passé dans la France contemporaine, Publications de l'Université de Provence, , p. 84.
  89. Certains ont des toits ornés d'épis de faîtage sur les lucarnes (représentant notamment des pigeons, symboles de félicité), d'abouts de faîteaux ou gaudions, manifestant une certaine opulence du propriétaire. Cf. « Le patrimoine de Barfleur », sur barfleur.fr (consulté le ).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]