Barjols

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Barjols
Barjols
Barjols.
Blason de Barjols
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Cathy Venturino-Gabelle
2020-2026
Code postal 83670
Code commune 83012
Démographie
Gentilé Barjolais, Barjolaises
Population
municipale
2 975 hab. (2018 en diminution de 2,78 % par rapport à 2013)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 32″ nord, 6° 00′ 29″ est
Altitude Min. 183 m
Max. 473 m
Superficie 30,06 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Barjols
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.barjols.fr

Barjols [baʁʒɔl] est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants s'appellent les Barjolais et Barjolaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue de Barjols depuis la croix.

Accès[modifier | modifier le code]

L'altitude de la mairie de Barjols est de 300 mètres environ.

L'altitude de Barjols se situe entre 183 m et 473 m.

La superficie de la commune est de 30,06 km2 soit 3 006 ha.

La latitude de Barjols est de 43.558 degrés nord et la longitude de Barjols est de 6.009 degrés est.

Le code INSEE de la commune de Barjols est 83012 et le code postal 83670.

Barjols est située en Pays de la Provence verte au cœur d'une dense forêt de chênes verts, au pied de la montagne du Bessillon. Géographiquement au nord de Toulon (70 km), à l'est d'Aix-en-Provence (60 km), au nord-est de Marseille (75 km), au nord de la nationale 7 et de l'autoroute A8, à égale distance des communes de Saint-Maximin et Brignoles (22 km).

La commune a été desservie par la ligne Central-Var (le train des Pignes), à la gare de Barjols. Aujourd'hui, les gares TGV les plus proches sont la gare des Arcs à 50 kilomètres et la gare d'Aix-en-Provence TGV à 70 kilomètres.

Les aéroports les plus proches sont l'aéroport Marseille-Provence à 90 kilomètres et l'aéroport de Toulon-Hyères à 75 kilomètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Barjols est limitrophe des communes suivantes :

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire, au Massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Barjols, est en zone sismique de très faible risque "Ia" [1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Barjols est traversée par de nombreux cours d'eau qui lui ont valu le nom de Tivoli de la Provence :

  • au nord de la commune, le Ruisseau de Varages et Le Lauron alimentent l'Eau Salée[2] ;
  • au centre de la commune, La « rivière » des Écrevisses, dont une partie est souterraine, alimente le Fauvery ;
  • puis Le Fauvery alimente l'Eau salée au sud de la commune ;
  • enfin, l'Eau Salée se jette dans l'Argens qui devient fleuve et débouche sur la mer à Fréjus.

Quatre cascades sont visibles dans le village : cascade du Fauvery la plus spectaculaire (route de Brignoles), cascade des Carmes au sud, cascade du Pont d'or au milieu du village, sous la place de la Rouguière et cascade dit « du stade », près du stade et de la piscine.

De nombreux ouvrages hydrologiques sont encore présents dans la commune, même s'ils sont peu entretenus, peu visibles et parfois inaccessibles : aqueducs (dont l'un surplombe la RD 563 en plein village), rivières souterraines, canaux d'irrigation...

C'est aussi pourquoi ce village fut autrefois un village de tanneurs réputés (l'eau abondante et régulière étant nécessaire aux tanneries) et c'est enfin la raison, pour laquelle la Maison de l'Eau s'est installée à Barjols.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Barjols est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Barjols, une unité urbaine monocommunale[6] de 2 979 habitants en 2017, constituant une ville isolée[7],[8]. La commune est en outre hors attraction des villes[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (63,8 %), zones agricoles hétérogènes (22 %), zones urbanisées (6,8 %), cultures permanentes (3,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,6 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Barjols signifie jolies montagnes, de barres (montagnes, collines) et jol (jolie). Ce nom est dû à l'emplacement de Barjols au creux d'un cirque de collines[réf. nécessaire].

Barjols s'écrit Barjòu en provençal[13], ce qui se prononce « barjòou »[pas clair], la dernière syllabe qui porte l'accent tonique étant une diphtongue o+ou accentuée sur le o.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les deux B de Barjols viennent du fait que Barjols était autrefois un « bailli ».

Blason de Barjols

Les armes de Barjols se blasonnent : D'azur à la colonne d'or au pied perroné de trois pièces, surmontée d'une fleur de lys du même et accostée de deux lettres B capitales de sable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site est occupé par les Ligures, puis par les Romains.

Au début du XIe siècle, le bourg dépend du castrum de Pontevès. Au XIVe siècle, Barjols est une résidence des comtes de Provence. Elle héberge Marie d'Anjou à son retour de captivité par le roi Alphonse IV d'Aragon après juin 1337, libérée par son frère Robert le Sage.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l'Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Barjols fait partie des premières à se rallier au parti angevin[14].

Dévasté par les épidémies de peste, puis par les guerres de Religion, le pays connait ensuite une période prospère durant laquelle l'industrie du cuir se développe.

De la Révolution à l'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-1789 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de , ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[15]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute frumentaire se produit à Barjols le [16]. Des paysans se rassemblent, et circulent dans les maisons des possédants pour faire annuler des créances[17]. Dans un premier temps, la réaction consiste dans le rassemblement d’effectifs de la maréchaussée sur place. Puis des poursuites judiciaires sont diligentées, mais les condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août[18]. Une garde bourgeoise, composée de possédants, artisans, mais sans paysans, est créée pour parer à une future nouvelle révolte[19].

De 1790 à 1795, Barjols a été chef-lieu de district .

Au XIXe siècle, Barjols devient une « petite capitale française du cuir » avec 24 tanneries et 19 moulins à tan, 3 papeteries, une blanchisserie, un moulin à foulon et une fabrique de cartes à jouer.

Reconversion des anciennes tanneries[modifier | modifier le code]

Ville de tanneurs, capitale du cuir, ses tanneries ont été abandonnées face à la concurrence internationale. Les dernières tanneries ont fermé en [20].

La plupart des bâtiments des anciennes tanneries ont été réhabilités par des artistes contemporains, (plasticiens, peintres, sculpteurs, galeristes et une maison d'édition), fondant ainsi un des plus importants regroupements d'artistes dans le Var. Ces efforts d'artistes pour réhabiliter les anciennes tanneries de Barjols représentent un cas typique de reconversion de friche industrielle. Un livre documentaire sur la mutation artistique des anciennes tanneries de Barjols a été publié en 2010 : Les Entre Peaux[21].

En 2004 un de ces bâtiments a été acquis pour abriter la « Red Box », galerie associative exposant des œuvres d'artistes contemporains sur plus de 2 000 m2. La Red Box a cessé ses activités en 2007.

Une structure culturelle, les éditions Plaine Page, implantée depuis 2004 dans le quartier des tanneries, développe des actions de diffusion et programme une série événements artistiques sur ce territoire excentré[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Place de la commune dans l'intercommunalité[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Barjols est dans la huitième circonscription électorale du Var.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maires élus sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Maires nommés par le pouvoir central[modifier | modifier le code]

Maires élus[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mars 1971 Marcel Amic[24] SFIO puis FGDS Pâtissier
Conseiller général du canton de Barjols (1946 → 1970)
mars 1971 mars 1977 Henri Verne    
mars 1977 décembre 1998
(démission)
William Nironi PCF Artisan électricien retraité
Conseiller général du canton de Barjols (1970 → 2001)
décembre 1998 mars 2008 Alain Vigier DVG Cadre retraité de France Télécom
Conseiller général du canton de Barjols (2001 → 2008)
mars 2008 24 avril 2017[25]
(décès)
Daniel Nironi
Fils de William Nironi
DVG Chef d'entreprise retraité
Vice-président de la CC Provence Verdon (2014 → 2017)
juillet 2017[26] juillet 2020 Benjamin Demirdjian DVD Chercheur CNRS
juillet 2020 En cours Cathy Venturino-Gabelle SE Gérante de société

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[27] :

  • total des produits de fonctionnement : 3 666 000 , soit 1 167  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 3 548 000 , soit 1 129  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 1 224 000 , soit 389  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 826 000 , soit 263  par habitant ;
  • endettement : 2 037 000 , soit 648  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 14,32 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 25,52 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 104,81 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 996 [28].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Panneau de céramique près du monument aux morts présentant la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[30].

En 2018, la commune comptait 2 975 habitants[Note 2], en diminution de 2,78 % par rapport à 2013 (Var : +3,8 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 9193 0253 2173 4063 5123 4703 1323 4013 302
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 1743 3303 3333 0022 7462 6562 6632 3782 413
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2682 3232 1942 1412 4112 3942 3892 3902 223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 2282 1502 0922 0162 1662 4142 9633 0413 080
2017 2018 - - - - - - -
2 9792 975-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Parmi les commerçants de Barjols, on compte deux pharmacies, deux bars tabac, quatre boulangeries pâtisseries, une bijouterie, des magasins de vêtements et chaussures, une maison de la presse, plusieurs coiffeurs, des boucheries-charcuteries traditionnelles, des épiceries, des boutiques de décoration et cadeaux, ainsi que des restaurants.

Industrie[modifier | modifier le code]

L'industrie à Barjols est liée, depuis le XVIIe siècle, à la tannerie. La première tannerie fut installée en 1608 par Jean-Baptiste Vaillant, [réf. nécessaire] et resta en activité jusqu'en 1981, toujours dans la même famille. Dans les années 1900, près d'une trentaine de tanneries existaient sur la commune.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La position centrale de la commune, au cœur de la Provence Verte, permet une activité touristique importante.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est à dominante viticole et oléicole, mais tend progressivement à se diversifier au profit des terres labourables. Les surfaces fourragères, cultures permanentes et maraîchage restent marginales.

Curiosités et manifestations[modifier | modifier le code]

Procession de Saint Marcel lors de la fête des Tripettes.

La fête des Tripettes[modifier | modifier le code]

En 1350, les reliques de saint Marcel furent enlevées d'une commanderie en ruines près de Montmeyan pour être transportées à Barjols[33]. Le cortège rencontra des gens en train de laver les tripes d'un bœuf, commémorant une famine enrayée grâce à la présence d'un bœuf dans une ville assiégée. Joignant le profane au sacré, les Barjolais entrèrent tous allègrement dans l'église et chantèrent pour la première fois leur fameux refrain « Saint Marcel, Saint Marcel, les tripettes, les tripettes ».
Chaque année, lors du week-end le plus proche de la saint Marcel (), a lieu la fête des « Tripettes » une cérémonie mi religieuse, mi païenne, au cours de laquelle un bœuf est promené dans le village avant d'être cuit à la broche en place publique et mangé par les habitants. La danse des Tripettes qui a lieu à l'église et fait sautiller les participants, comme les défilés au son des tambourins et galoubets associés à la pétarade des arquebuses, font de cette fête pittoresque et traditionnelle l'une des plus courues de la Provence.

Le plus gros platane de Provence[modifier | modifier le code]

On trouve, place du Capitaine Vincens (mairie), le plus gros platane de Provence[réf. nécessaire] : 12 mètres de circonférence.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fontaine du Real.
Porte des Ponteves.

Barjols est surnommé le « Tivoli de la Provence » en raison de ses trente fontaines et douze lavoirs dus à la présence de diverses sources et cours d'eau (Fauvery, Eau Salée, ruisseau des Écrevisses, Argens) ainsi que de nombreuses cascades.

À voir : fontaine du Réal, fontaine champignon Raynouard et place de la Mairie, fontaine de Burlière et son lavoir, fontaine et lavoir du Capitaine Vincens, fontaine du monument aux morts, cascade du Pont d'Or, cascade du Fauvery, cascade du vallon des Carmes.

Le plus ancien quartier de Barjols, le Réal, est installé sur le flanc de la colline juste au-dessus de l'église. Habité dès le XIIe siècle il est occupé principalement par des tanneurs pour qui l'eau était un outil de travail primordial, le quartier du Réal s'étage sur trois niveaux de bassins de trempage et de rinçage partiellement troglodytiques (XVIe - XVIIe siècles).

Autres monuments[modifier | modifier le code]


Galerie[modifier | modifier le code]

Quelques-unes des nombreuses fontaines ou fontaines-lavoirs de Barjols[modifier | modifier le code]

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Trois lignes de bus desservent Barjols[47] :

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de Barjols sont scolarisés à l'école maternelle Pierre-Perret[48] puis à l'école primaire Aristide-Briand[49]. Ils poursuivent au collège Joseph-d'Arbaud de Barjols. Les lycées d'enseignement général les plus proches se trouvent à Brignoles et à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.

Sports[modifier | modifier le code]

Barjols compte plusieurs équipements sportifs[50] :

  • Le stade des Laus : football, basket-ball et handball
  • Le complexe des Tanneurs : football, club des vétérans
  • Un gymnase
  • Trois terrains de tennis
  • Une piscine municipale

Santé[modifier | modifier le code]

En plus d'un cabinet médical et de cinq médecins généralistes, les professions de santé sont représentées par un opticien et deux pharmaciens, ainsi que par des dentistes, infirmiers, kinésithérapeutes et orthophonistes, Un laboratoire d'analyses médicales (eurofins), une cardiologue et un gynécologue[51]. Le centre hospitalier le plus proche se trouve à Brignoles (à environ 17 km).

Vélo[modifier | modifier le code]

La commune de Barjols est traversée par l'une des plus longues piste cyclable du monde avec l'EuroVelo 8 (Véloroute de la Méditerranée - 5 888 KM) qui part d'Athènes en Grèce pour arriver à Cadix en Espagne. Cette piste cyclable emprunte l'ancienne voie de chemin de fer de la ligne "Centre Var" (Meyrargues - Draguignan - Nice).

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, de culte catholique, fait partie du diocèse Toulon-Fréjus[52].

Environnement[modifier | modifier le code]

  • Espaces et espèces protégés[53],[54].

La vie des associations[modifier | modifier le code]

Les associations sont florissantes, la plus connue étant La Maison Régionale de l'Eau (Centre d'études du milieu aquatique), fondée en 1991[55] mais également le Comité d'Animation Barjolais (Animations et festivités), l'Amicale des Amateurs de véhicules anciens (Conservation du patrimoine automobile), le Club du Castellas, « Les Aînés Ruraux », Leï Bravadaïres dé Barjòu, Les Amis de Saint Marcel (tradition provençale), Féline Patte de Velours (refuge pour chats abandonnés et maltraités), etc.

L'Unité populaire de Barjols sur les Arts du Territoire (UBAT)[56] organise, elle, des conférences, débats, ateliers, cours, stages... sur de nombreux sujets. Après avoir commencé ses actions avec des professeurs de l'école d'architecture de Luminy (École nationale supérieure d'architecture de Marseille) et de l'université Joseph-Fourier sur la thématique de la frugalité en construction[57],[58], l'association a régulièrement élargi son champ d'activités.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Marcel, évêque de Die, est mort et enterré dans un monastère de La Roquette. Vers la fin du XIIe siècle, ses reliques sont transférées dans la commanderie de Saint-Maurice qui va l'abriter pendant presque deux siècles. En 1350, les reliques sont transférées dans la collégiale de Barjols.
  • Elias de Barjols, troubadour, vécut à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, et fut très actif en Provence.
  • Jacques Duèze, prévôt de Barjols, devint pape sous le nom de Jean XXII. Il fut le précepteur de saint Louis de Brignoles et de Robert d'Anjou.
  • Louis Ferdinand MARTIN, dit Martin Bidouré[59], né à Barjols le , s'illustre lors du coup d'État du 2 décembre 1851 ; il est blessé dans la bataille de Tourtour, puis exécuté à Aups le .
  • Joseph d'Arbaud, poète provençal, majoral du Félibrige, meurt à Aix-en-Provence en 1950 après avoir épousé en 1946 Yvonne Recours, de Barjols. Il est inhumé au cimetière de Barjols dans un tombeau rappelant les sarcophages des Alyscamps d'Arles.
  • Marius Fabre, né et mort à Barjols, félibre, luthier, fabricant de galoubets et de tambourins[60].
  • André Resplandin, né à Barjols.
  • Julien Albert Vincens, né à Barjols en 1889, Capitaine au 67e bataillon de chasseur alpins, chevalier de la légion d'honneur pour sa bravoure au combat pendant la grande guerre, tombé pour la France en mai 1918. La place de la mairie porte son nom.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  2. Fiche de la rivière Eau Salée sur le site du SANDRE
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de Barjols », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. Dictionnaire Jules Coupier, édidtion 2009, page 1513
  14. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 415.
  15. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  16. M. Cubells, op. cit., p. 310 et 312.
  17. M. Cubells, op. cit., p. 318.
  18. M. Cubells, op. cit., p. 322.
  19. M. Cubells, op. cit., p. 321.
  20. http://www.barjols.fr/decouvrir-bouger/histoire-et-patrimoine/historique mairie de Barjols
  21. [1]
  22. article Barjols : Plaine page réemploie les anciennes tannerie sur le site de presse Var matin
  23. Joseph Salvarelli, Les Administrateurs du département du Var (1790-1897). Notices biographiques (1897), pp.330-331)
  24. a et b La fiche biographique de AMIC Marcel, Léon, Noël sur le Maitron en ligne
  25. « Le maire de Barjols Daniel Nironi n'est plus », Var-Matin,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. « Benjamin Demirdjian a été élu maire de Barjols », Var-Matin,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. Les comptes de la commune
  28. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  33. Itinéraires archéologiques : Barjols, Grottes et sanctuaires, par Jeannine de Ridder et Émilie Michaud-Jeannin. En 1350, le 7 janvier, les gens de Barjols s'emparèrent par ruse des reliques de saint Marcel.
  34. « Eglise collégiale Notre-Dame dite aussi collégiale Saint-Marcel », notice no PA00081537, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. L'église Notre-Dame de l'Assomption
  36. Notice no PM83000093, base Palissy, ministère français de la Culture Cloche de 1786
  37. Notice no PM83000092, base Palissy, ministère français de la Culture Cloche de 1699
  38. Notice no PM83000091, base Palissy, ministère français de la Culture Cloche de 1683
  39. Notice no PM83000090, base Palissy, ministère français de la Culture Cloche de 1529
  40. Notice no PM83001459, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue de tribune de l’église collégiale Saint-Marcel
  41. Notice no PM83000089, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue
  42. Notice no PM83000083, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue de tribune : buffet d'orgue
  43. « Maison dite du Marquis de Pontevès », notice no PA00081538, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  44. Barjols, collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption, inventaire de l’orgue
  45. Maison régionale de l’eau : Découvrir, étudier, comprendre les milieux aquatiques...
  46. « Coopérative agricole, enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur) », notice no IA83001304, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  47. Bus à Bajols
  48. école Pierre Perret à Barjols
  49. école Aristide Briand à Barjols
  50. équipements sportifs à Barjols
  51. professionnels densité à Barjols
  52. culte catholique à Barjols
  53. Espaces et espèces protégées
  54. Système d’information géographique du Var (SIG Var) : Ampus
  55. Maison régionale de l’eau : Découvrir, étudier, comprendre les milieux aquatiques
  56. Unité populaire de Barjols sur les Arts du Territoire (UBAT)
  57. L'innovation frugale
  58. 8e Congrès européen Eco-Technologies pour le futur : L’innovation frugale, 11 juin 2014 – Lille Grand Palais
  59. Martin dit Bidouré
  60. Marius Fabre, artisan du tambourin, sur le site de l’INA, par FR3 Marseille