Bormes-les-Mimosas

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Bormes-les-Mimosas
Bormes-les-Mimosas
Vue sur le village (mai 2009).
Blason de Bormes-les-Mimosas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton La Crau
Intercommunalité Méditerranée Porte des Maures
Maire
Mandat
François Arizzi
2014-2020
Code postal 83230
Code commune 83019
Démographie
Gentilé Borméens
Population
municipale
7 862 hab. (2015 en augmentation de 6,16 % par rapport à 2010)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 09′ 09″ nord, 6° 20′ 38″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 642 m
Superficie 97,32 km2
Localisation

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Bormes-les-Mimosas
Liens
Site web http://www.bormeslesmimosas.com/

Bormes-les-Mimosas est une commune du département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La commune abrite le fort de Brégançon, résidence d'État utilisée comme lieu officiel de villégiature (principalement estivale) du président de la République française.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Bormes-les-Mimosas est située sur la côte méditerranéenne, à l’extrême sud du massif des Maures. Elle s’étend des crêtes du massif principal jusqu’à l’extrémité du cap Bénat qui avance dans la mer en face des îles d’Hyères, en passant par la petite dépression du ruisseau de Batailler, qui assure la communication entre la plaine d’Hyères et la « corniche des Maures » (le Lavandou, Cavalaire).

Le village de Bormes est accroché à flanc de colline, face au sud, sous les ruines de son ancien château.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bormes-les-Mimosas
La Londe-les-Maures Collobrières La Môle
La Londe-les-Maures Bormes-les-Mimosas Le Lavandou
Mer Méditerranée Mer Méditerranée Mer Méditerranée

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 9 732 hectares ; son altitude varie entre 0 et 642 mètres[1].

Le sud du territoire communal s'étend sur la plaine du fleuve le Batailler (fleuve), jusqu'à son embouchure dans la mer Méditerranée, à l'est. Le village, dans la partie nord, se trouve sur une colline, à 154 mètres d'altitude. Une route de crêtes passe en limite de communes nord, à environ 450 mètres d'altitude.

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Bormes-les-Mimosas est arrosée par le fleuve du « Vallon de la Favière », long de 3,5 km, dont l'embouchure est au sud du port de la commune[2]. La commune est également traversée par le Batailler, long de 10,8 km[3], et plusieurs de ses affluents : Vallon de la Berle[4], Vallon du Val de Guillen[5], Vallon de Maudroune[6], Vallon de l'Agueiroun[7]. La Vieille, fleuve de 7,6 km, prend sa source au nord de la commune[8].

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[9] :

  • rivière les campaux[Note 1] ;
  • vallons des caunes, de roussel, du cros des moutons, de la citadelle, du fumas, du mistral, du labade, de la gourre, du révérencier, du grand noyer, du petit noyer, des aubrètes, des campaux, de barral, de sauve redone, des pradets, de la cadenière, de la siouvette ;
  • ruisseaux de la femme morte, de font freye, de bargean, de baou d'enfer ;
  • raie de rougne.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Var.

Bormes-les-Mimosas, comme le département du Var, possède principalement un climat méditerranéen, sec avec de fortes chaleurs. Toulon, à l'ouest de la commune, est statistiquement la ville de France métropolitaine la plus ensoleillée.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Bormes-les-Mimosas est accessible par la route départementale RD 559, depuis La Londe-les-Maures et Le Lavandou, ainsi que par la route départementale RD 98, depuis La Môle, Cogolin, et le golfe de Saint-Tropez. L'autoroute la plus proche est l'autoroute A570 à Hyères.

La municipalité a mis en place une navette gratuite, qui circule dans la commune quatre jours par semaine[OT 1]. Plusieurs ligne de Varlib circulent à Bormes-les-Mimosas : la ligne 8816, vers Le Lavandou, qui dessert notamment l'école de voile, les lignes 7801, 7802, 7803, 7821 vers Saint-Tropez, la ligne 8814 vers La Croix-Valmer, la ligne 8844, entre Rayol-Canadel-sur-Mer et le collège Frédéric-Mistral[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bormes-les-Mimosas s'écrit Bòrmas en provençal et selon la norme classique, Bouarmo selon la norme mistralienne[11].

La commune de Bormes devient Bormes-les-Mimosas le 15 février 1968[12],[13] en raison de la présence sur son sol d'un grand nombre d'arbres de cette espèce[OT 2].

Du point de vue botanique, les mimosas qui fleurissent en petites boules jaunes et dont le nom est associé à celui du village de Bormes sont des Acacia dealbata. Elles se distinguent pourtant des acacias du langage courant, qui sont des Robinia pseudoacacia et des Mimosa au sens des botanistes, appelées couramment sensitives, et qui produisent comme fleurs des boules violettes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Voir le "Système d’information géographique du Var" (SIG Var : Bormes-les-Mimosas), Plan d'urbanisme sur le territoire communal, etc.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 9 939, alors qu'il était de 8 874 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 33,9 % étaient des résidences principales, 62,7 % des résidences secondaires et 3,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 47,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 52,3 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 66,2 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (60,0 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était en baisse sensible : 2,2 % contre 3,0 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 80 à 73[I 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge

Vers , une tribu ligure venant d’Italie appelée Bormani investit le littoral proche de Cabasson. Après être restés longtemps peuple de pêcheurs vivant du cabotage et du commerce du sel, du fer et du plomb argentifère, les Bormani émigrèrent sur les collines au IXe siècle pour échapper aux attaques incessantes des Sarrasins et de nombreux pirates. Le village et ses remparts ne furent construits qu’au XIIe siècle[14].

Epoque moderne

La mort de la reine Jeanne Ire de Naples ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence ; les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou, alors que le seigneur de Bormes, Rosselin de Fos[15], soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[16].

Le village sera gouverné à compter du XIIIe siècle, et jusqu’à la Révolution française, par cinq dynasties de seigneurs dont les puissants Seigneurs de Fos[14].

Époque contemporaine

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le débarquement de Provence s'opère entre Saint-Raphaël et Ramatuelle dans la nuit du 14 au 15 août 1944. Les forces du débarquement font route vers Toulon, et libèrent Bormes-les-Mimosas le [17]. La Bataille de Toulon aura lieu du 20 au 26 août 1944.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[18].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1878 1911
(décès)
Alexandre Vigourel Radical  
1912 1944 Léon Chommeton SFIO Instituteur puis cultivateur
Conseiller général du Canton de Collobrières (1911-1940) - Député (1928-1936)
         
mars 1965 mars 1989 Henri Delon    
mars 1989 juin 1995 Michel Lambotin    
juin 1995 mars 2014 Albert Vatinet    
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
François Arizzi DVD  

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Le quartier de pêcheurs du Lavandou se sépare de Bormes pour devenir commune à part entière le 9 juin 1913[14], consécutivement à l'adoption de la loi votée le 27 mars par la Chambre des députés, et promulguée par le président de la République Raymond Poincaré le 25 mai 1913[19].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Rue piétonne de la vieille ville.

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er décembre 2010, un syndicat mixte regroupant les communes de Bormes-les-Mimosas, La Londe-les-Maures et Le Lavandou assure la gestion des déchets ménagers des habitants de ces trois communes. Au terme d'une convention avec le syndicat, une entreprise privée assure collecte, tri sélectif transport et traitement des déchets ; le tri sélectif est encouragé ; deux déchetteries sont à la disposition des particuliers ainsi qu'une plateforme spécialisée pour les professionnels[20].

Politique environnementale communale[modifier | modifier le code]

Dans un territoire urbanisé à seulement 8 %, la gestion des espaces naturels revêt une grande importance, notamment par le biais du maintien de zones agricoles ; ces dernières ont en outre un rôle capital à jouer dans la lutte contre les incendies, en jouant le rôle de pare-feux[21].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bormes-les-Mimosas n'est actuellement pas jumelée avec une autre commune[22].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Borméens.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2015, la commune comptait 7 862 habitants[Note 2], en augmentation de 6,16 % par rapport à 2010 (Var : +4,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4001 4241 4281 4031 5591 7301 7181 8932 019
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0022 1072 1782 0272 1262 2292 2922 1612 059
1901 1906 1911 1914 1921 1926 1931 1936 1946
2 0702 1062 6992 6991 5671 6281 8871 8641 609
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
1 8612 4862 9653 0933 8395 0836 3247 0517 153
2008 2013 2015 - - - - - -
7 2557 8477 862------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bormes-les-Mimosas dépend de l'académie de Nice[27]. Les élèves débutent leur scolarité à l'école maternelle publique Françoise-Hemeric, qui compte 227 enfants[28]. Ils la poursuivent à l'école élémentaire publique Jean-Moulin, regroupant 299 élèves[29], puis au collège Frédéric-Mistral, avec 500 collégiens[30].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fin janvier : Mimosalia, week-end consacré aux plantes rares et au jardin se déroulant notamment au Parc du Cigalou[31].
  • Février : Corso fleuri, à l'époque de la floraison du mimosa.
  • 9 juillet : Bormes-les-Mimosas célèbre l'indépendance de l'Argentine, car Hippolyte de Bouchard, natif de Bormes, participa de façon significative lors de la guerre d'indépendance. Pour lui rendre hommage, est organisé depuis 2016 un Festival International d’Eté de Spectacle et Tango Argentin (FIESTA)[32].

Santé[modifier | modifier le code]

Les professionnels de santé sont présents dans la commune, dont six médecins généralistes, deux dentistes, deux cabinets d'infirmiers, deux masseurs-kinésithérapeutes, trois pharmacies. L'hôpital et la clinique les plus proches se situent à Hyères[OT 3].

Culte[modifier | modifier le code]

Église Saint-Trophyme

La paroisse catholique Saint-Trophyme dépend du diocèse de Fréjus-Toulon[33]. Les témoins de Jéhovah, ainsi que les membres de l'église réformée de France se rendent au Lavandou. Les membres des communautés musulmane, juive, ou de l'église copte orthodoxe se rendent à Toulon[34].

Économie[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[35] :

  • total des produits de fonctionnement : 15 547 000 , soit 1 982  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 15 320 000 , soit 1 953  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 4 403 000 , soit 561  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 4 726 000 , soit 602  par habitant ;
  • endettement : 11 378 000 , soit 1 450  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 13,05 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,19 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 33,15 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 30 131 €, ce qui plaçait Bormes-les-Mimosas au 15 601e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[36].

En 2009, 43,9 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 4 383 personnes, parmi lesquelles on comptait 68,6 % d'actifs dont 59,9 % ayant un emploi et 8,7 % de chômeurs[I 5].

On comptait 2 166 emplois dans la zone d'emploi, contre 1 649 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 659, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 81,5 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre moins d'un emploi par habitant actif[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2013, 859 entreprises étaient basées à Bormes-les-Mimosas, dont 50 dans le domaine de l'industrie, 142 dans celui de la construction, 605 pour ceux du commerce et du transport. Certaines de ses entreprises y possèdent même au moins deux établissements, qui amènent le nombre d'établissement dans la commune à 973. Plus d'un tiers d'entre elles (36,2 %) ont dix ans ou plus[37].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Bormes-les-Mimosas fait partie des zones d’appellations de l'huile d'olive de Provence AOC et des Côtes-de-provence La Londe.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Port de la Favière.

En 2011, l'hébergement est varié et composé notamment de : 11 hôtels soit 263 chambres, 10 terrains de camping allant de 1 à 5 étoiles, comptant 2 784 emplacements[38], 2 villages de vacances[OT 4], ainsi que sept chambres d'hôtes[OT 5].

En 2016, la commune possède 72 restaurants, dont la majorité est ouvert uniquement durant la saison estivale. Le guide Michelin a référencé dans son édition 2016 deux établissements, la Rastègue distingué d'une étoile et le CAP120 restaurant de deux fourchettes et une assiette gourmande.

Les activités proposées sont tournées vers les loisirs nautiques et de plein air : un port et station nautique de niveau trois étoiles[OT 6], comprenant une école de voile[OT 7], et plusieurs points de plongée[OT 8] ; ainsi que sept circuits randonnées pédestres et cyclistes[OT 9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bormes-les-Mimosas est souvent comparée, grâce à son vieux village, à une crèche provençale : vieilles maisons couvertes de tuiles roses, ruelles fleuries, remparts et ruines de château, le vieux village médiéval offre une vue panoramique sur la plaine et les îles d’Or.

La commune compte cinq monuments protégés au titre des Monuments historiques[M 1] et 60 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[M 2]. Par ailleurs, elle compte 23 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[39] et de nombreux objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[40].

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune compte cinq monuments protégés au titre des monuments historiques :

située à côte de l'ancien cimetière (quelques tombes encore visibles) et à proximité de vestiges de moulins à vent. Elle est érigée en 1560 en hommage à l'ermite Francesco Martolillo, reconnu pour ses bienfaits et miracles[42], qui délivre le village de la peste en 1481 alors qu'il se rend à Paris au chevet du roi Louis XI mourant. Il fonde l'ordre mendiant des Minimes. Il est canonisé par le pape Léon X en mai 1519. Cette chapelle est la plus ancienne chapelle qui lui soit dédiée.
En 1653, la confrérie des Pénitents blancs[43],[44] en fait son siège et le lieu de sépulture de ses membres.
En 1791, elle est achetée comme Bien national par le citoyen Maurice Courme qui refuse de la transformer en moulin à farine et la rend au culte en 1827.
Elle est restaurée en 1988-1989 par l'association "Sauvegarde du vieux Bormes".

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le « bourg castral de Belvezin » au lieu-dit de Cuberte, pourrait être celui connu par une charte de 1056[M 8]. Le site du « bourg castral de Gibouel » au lieu-dit de La Cadenière, apparaît dans les actes de délimitation du domaine de la chartreuse de la Verne dès 1174 sous la forme "als casals de Geboel", et en 1223 "ad Collam de Giboel"[M 9] ; les premières mentions connues du "castrum de Bragansono" remontent elles aussi à 1223[M 10].

On peut encore citer :

  • la statue de saint François de Paule[M 11] devant la chapelle sur la place Saint-François, érigée par les frères Pénitents avec le concours de la population locale en 1791[45] ; ce moine calabrais aurait délivré le village de la peste en 1481 ;
  • les vieux puits[46] ;
  • le quartier de la Favière avec son port de plaisance[47] et la marina autour du carré d’honneur. Plus loin s’étalent les plages de la Favière, de Cabasson, de l’Estagnol, et de Pellegrin ;
  • le barrage du Trapan, réserve d'eau potable pour les villes du littoral varois à l'est de Toulon ;
  • le barrage du château de Brégançon[48] ;
  • le parc du Cigalou (jardin botanique) ;
  • le Parc Gonzalez (jardin botanique australien) ;
  • le phare du cap Bénat aussi appelé phare du Cap Blanc (établissement de signalisation maritime)[M 12] ;
  • le monument aux morts de la guerre de 1914-1918[M 13] et le monument signalant que « les troupes Alliées (commandos d'Afrique) qui ont libéré Bormes le 17 août 1944 sont arrivées par cette route »[49] ;
  • Le monument à la mémoire des pompiers brulés dans leur camion lors de l'incendie du 21 juin 1990 à Cabasson[50] ;
  • la tombe de Jean-Charles Cazin[51], peintre et sculpteur, dans le cimetière de la chapelle Saint-François-de-Paule ;
  • le trompe l'oeil de la bouchonnerie[52].

Bormes-les-Mimosas est une ville fleurie avec quatre fleurs, médaille d’Or 2003 du Concours européen des villages fleuris.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François de Paule (1416-1507), religieux ermite italien ; il délivra le village de la peste.
  • Hippolyte de Bouchard (1780-1837), marin et corsaire, né à Bormes.
  • Hermann Sabran (1837-1914), avocat et philanthrope lyonnais, marié à Bormes.
  • Jean Aicard (1848-1921), poète, romancier et auteur dramatique. Il célèbre à Bormes sa province méridionale (Maurin des Maures, Poèmes de Provence).
  • Mistinguett (1875-1956), actrice, qui appréciait l’ambiance du Domaine du Noyer, elle offre son nom au vin local qui devient le « Clos Mistinguett » en 1925[53],[54].
  • Paul-Louis Weiller (1893-1993), chef d’entreprise et mécène, a reçu de nombreuses personnalités dans sa villa La Reine Jeanne.
  • La Famille grand-ducale luxembourgeoise possède la villa La Tour Sarrazine, qui est située dans le hameau de Cabasson à côté de la villa La Reine Jeanne, construite pour l'industriel Paul-Louis Weiller.
  • Alfred Courmes (1898-1993), peintre, né à Bormes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bormes-les-Mimosas (Var).svg

Les armoiries de Bormes-les-Mimosas se blasonnent ainsi[55] :

D'azur au lion d'or, lampassé, armé et viléné de gueules, couronné d'argent.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Avant de prendre ce nom, elle s'appelle tour à tour "Vallon de Gratteloup" et "Rivière des Campaux".
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'office de tourisme[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.

Base Mérimée[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des monuments historiques de la commune de Bormes-les-Mimosas », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. « Liste des lieux et monuments de la commune de Bormes-les-Mimosas à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. « Fort de Brégançon », notice no IA00047523, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Eglise », notice no PA00081547, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Chapelle Notre-Dame-de-Constance », notice no IA00047524, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « château des Seigneurs de Fos », notice no IA00047519, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Chapelle Saint-François-de-Paule », notice no IA00047518, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « bourg castral de Belvezin (?) », notice no IA83001148, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « bourg castral de Gibouel », notice no IA83001149, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « bourg castral de Brégançon », notice no IA83001244, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Statue relatant la vie et les miracles de saint François de Paule ainsi qu'une dédicace des commanditaire », notice no IA83001033, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Phare du Cap Bénat », notice no IA83000559, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « monument aux morts de la guerre de 1914-1918 », notice no IA83001058, base Mérimée, ministère français de la Culture

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. le Vallon de la Favière sur le site du SANDRE
  3. Le Batailler sur le site du SANDRE
  4. Vallon de la Berle sur le site du SANDRE
  5. Vallon du Val de Guillen sur le site du SANDRE
  6. Vallon de Maudroune sur le site du SANDRE
  7. Vallon de l'Agueiroun sur le site du SANDRE
  8. La Vieille sur le site du SANDRE
  9. L'eau dans la commune
  10. les lignes Varlib à Bormes-les-Mimosas.
  11. Le Pays des Maures ː Bormes-les-Mimosas
  12. fiche intercommunale de l'INSEE.
  13. Les Archives nationales conservent un document concernant la demande de changement de nom, daté du 9 février 1968, à la cote Intérieur ; Direction générale des collectivités locales ; Sous-direction des compétences et des institutions locales ; Bureau structures territoriales CHANGEMENT DE NOMS DE COMMUNES F , 2 bis100 & 101, 19770142/1-19770142/2, 19770142/2 F2 bis 101.
  14. a b et c « Histoire de Bormes », sur ville-bormes.fr, Ville de Bormes les Mimosas (consulté le 26 septembre 2018).
  15. Chronologie des seigneurs de Fos
  16. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 409 et 410 (note 42).
  17. « Libération de Bormes-les-Mimosas », sur www.ville-bormes.fr, Ville de Bormes les Mimosas (consulté le 3 octobre 2018).
  18. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  19. République française, « Partie officielle : Loi érigeant en commune distincte la section du Lavandou dépendant actuellement de la commune de Bormes (Var) », Journal officiel de la République française, Paris, Imprimerie nationale « Quarante-cinquième année », no 142,‎ , p. 4542 col. 1 (lire en ligne).
  20. « Le journal du Tri » [PDF], sur le site de La Londe-les-Maures (consulté le 30 octobre 2014).
  21. Rapport de présentation du Plan local d'urbanisme (PLU), p. 215-216, [lire en ligne].
  22. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 30 octobre 2014).
  23. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  27. fiches des établissements scolaires à Bormes-les-Mimosas.
  28. École maternelle publique Françoise Hemeric.
  29. école élémentaire publique Jean Moulin.
  30. Collège Frédéric Mistral.
  31. « Mimosalia », sur www.bormeslesmimosas.com, (consulté le 11 novembre 2018)
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  33. église Saint-Trophyme.
  34. cultes à Bormes-les-Mimosas sur le site de la société hong-kongaise Winasia.Asia Ltd.
  35. Les comptes de la commune de Bormes-les-Mimosas
  36. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  37. Entreprises à Bormes-les-Mimosas.
  38. hébergements touristiques à Bormes-les-Mimosas, sur le site de l'INSEE.
  39. « Liste des objets historiques de la commune de Bormes-les-Mimosas », base Palissy, ministère français de la Culture.
  40. Liste des objets de la commune de Bormes-les-Mimosas à l'inventaire général du patrimoine culturel.
  41. L'église Saint-Trophyme
  42. saint François de Paule
  43. Pénitents en Provence
  44. Les confréries de Pénitents
  45. Panneau d'information dans la chapelle.
  46. Les vieux puits
  47. Le Port de Bormes a obtenu cette année encore le Pavillon Bleu
  48. « Château de Brégançon - Historique », sur www.chateau-de-bregancon.fr, .
  49. Stèle Bormes-les-Mimosas
  50. « Hommage aux victimes de Cabasson », sur ville-bormes.fr, Ville de Bormes les Mimosas,
  51. « Le mausolée de Jean-Charles Cazin », sur petit-patrimoine.com, .
  52. Le trompe l'oeil de la bouchonnerie
  53. « Les personnalités », sur ville-bormes.fr, Ville de Bormes les Mimosas (consulté le 26 septembre 2018).
  54. « Le domaine », sur www.closmistinguett.fr (consulté le 26 septembre 2018).
  55. Méditerranée Porte des Maures : Bormes-les-Mimosas, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau