La Verdière

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La Verdière
La bastide de Brauch, membre de la commanderie de Saint-Maurice, Templiers et Hospitaliers, La Mourotte, La Verdiere
La bastide de Brauch, membre de la commanderie de Saint-Maurice, Templiers et Hospitaliers, La Mourotte, La Verdiere
Blason de La Verdière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Hervé Chatard
2014-2020
Code postal 83560
Code commune 83146
Démographie
Population
municipale
1 645 hab. (2014)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 22″ nord, 5° 56′ 12″ est
Altitude Min. 327 m
Max. 692 m
Superficie 68,16 km2
Localisation

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La Verdière est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Membre de la communauté de communes Provence Verdon, la commune se situe sur le territoire de La Provence Verte et du Parc naturel régional du Verdon[1].

Accès et transports

  • Le village se trouve au croisement des Départementales 30 - 50 et 554.
  • La gare la plus proche se trouve à Manosque.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle est limitrophe des communes de Saint-Julien, Quinson, Montmeyan, Tavernes, Varages, Saint-Martin-de-Pallières, Esparron et Ginasservis.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Juché au sommet du village éponyme, le château de la Verdière embrasse un vaste panorama. On peut apercevoir au nord, les villages de Moustiers-Sainte-Marie et de Castellane ; à l'ouest, le Mont Ventoux et le Luberon ; au sud-ouest, les montagnes de la Sainte- Baume et de la Sainte-Victoire et enfin au sud-est, la chaîne des Maures.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : risque faible. Ce risque le plus élevé du département, qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de La Verdière est en zone sismique de faible risque Ib[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Caractéristiques des masses d'eau impactées par la commune[3] :
    • Masses d'eau superficielles directement impactées (traversant la commune) : Vallon du pont, Ruisseau l'abeou, Le ruisseau la vabre, L'aqueduc de La Verdière[4].
    • masses d'eaux souterraines impactées par la commune : Plateaux calcaires des Plans de Canjuers et de Fayence, Domaine marno-calcaire et greseux de Provence est - BV Cotiers est, Domaine marno-calcaires Provence est - BV Durance, la source de Montbrien.

Climat[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Hameau de La Mourotte[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Verdière s'écrit en provençal La Verdièra selon la norme classique et La Verdièro selon la norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du XIIe au XVe siècle, l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait le prieuré Notre-Dame-d’Église (à l’époque, Sancte Marie de Basseto)[6].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La dame de La Verdière, Philipotte de Vintimille, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[7].

Après la guerre de Cent Ans et une fois la sécurité revenue, de 1442 à 1471, plusieurs familles venues de Sausses s'installent à La Verdière afin de repeupler la communauté[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Denis Beauduen PS  

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[9] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 336 000 , soit 795 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 014 000 , soit 604 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 383 000 , soit 228 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 219 000 , soit 130 par habitant.
  • endettement : 99 000 , soit 59 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 9,73 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,20 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 46,97 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 645 habitants, en augmentation de 10,85 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 688 1 775 1 614 1 569 1 597 1 676 1 519 1 507 1 473
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 322 1 382 1 313 1 236 1 184 1 201 1 071 955 920
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
900 885 867 678 657 565 497 502 481
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
473 486 505 524 646 782 1 297 1 602 1 645
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Activités agricoles.
  • Coopérative vinicole dite Société coopérative agricole La Verdiéroise[14].
Les vins produits sur la commune sont d'indication géographique protégée : Méditerranée (IGP); Var (IGP)[15].
  • Camping de la Verdière[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

Château de La Verdière.
La bastide de Brauch.

La construction du château est due à la famille royale des comtes de Castellane en 980 sous la forme d'une forteresse[17].

Après avoir appartenu aux comtes de Vintimille de 1262 à 1437, l’édifice revient de nouveau à la maison des Castellane puis entre, en 1613, dans la famille des comtes de Forbin. Ce sont ces trois grandes familles qui offrirent au château de la Verdière une architecture si particulière née de ces différentes périodes d’aménagement.
Par son caractère militaire, la Verdière commandait la route menant d'Arles à Castellane.
Une chapelle fut également édifiée au pied du château, aujourd'hui l'église paroissiale du village.
Le château et son parc sont entièrement classés aux Monuments historiques depuis 1986[18].
Onze siècles d’histoire sont aujourd’hui passés sur le château. Toujours aussi fascinant, il est depuis peu sauvé de l’état de ruine dans lequel il était[19].

La bastide de Brauch[modifier | modifier le code]

Lieu-dit La grande Bastide, fief de Brauch et membre de la commanderie de Saint-Maurice à l'époque des ordres militaires (Templiers puis L'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (appelé aussi ordre des Hospitaliers)[20],[21].

Le patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

* L'église :

L'église paroissiale de l'Assomption, inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[22], est accolée au château qui communique avec elle par un escalier intérieur. Elle résulte également d'une reprise de la chapelle castrale qui s'y trouvait au Moyen Age. Ce magnifique ensemble architectural ne doit pas faire oublier l'ensemble du riche patrimoine dont est dotée cette commune, ainsi la tour de Bellevue, le château Notre-Dame et ceux de la Vicence. Les cloches sont de 1604[23] et 1615[24] sont classées au titre des objets mobiliers.
  • Les chapelles :
La chapelle Notre-Dame-de-la-Salette, autrefois Notre-Dame-de-Santé
La chapelle Notre-Dame-de-Santé, lieu de pèlerinage depuis le XVe siècle, dont la tradition rapporte qu'elle contient une pierre rapportée de Jérusalem en 1655 par un religieux, au retour de son pèlerinage[25].
La chapelle Saint-Roch
La cloche de 1617 de la chapelle Saint-Roch[26].
La chapelle Saint-Pierre-de-la-Mourotte
La cloche de 1746[27].

* Le monument aux morts :

Monument aux morts. Conflits commémorés : 1914-18 ; 1939-45 ; Indochine (46-54)[28]

* Le patrimoine rural :

Le lavoir de la Gouargo-la-Verdière[29].
L'aqueduc :
Les conduites et aqueduc souterrains d'adduction d'eau de la même époque que le château, mais certainement pas pour ce qui est de la partie aérienne qui a été projetée au début des années 1800 pour permettre à l'eau de la source de Montbrien, captée par aqueduc souterrain, de passer le vallon du Naï.
La mise en eau sera faite vers 1826 . En effet la source de Saint-Jean qui jusqu’à cette époque avait été utilisée pour couler aux six fontaines du village, n'arrivait plus au niveau de la conduite souterraine qui passe sous le parc du château et alimente toutes les fontaines du village[30]. La source alimentera de nouveau seulement les fontaines vers 1968 lorsque le réseau d'eau intercommunal projeté par le maire de la Verdière M. Martin et continué puis inauguré par M Janetti alimentera les communes[31].

* Le Couvent des Clarisses.

Le Couvent des Clarisses a caché des enfants du réseau Marcel de Moussa Abadi et Odette Rosenstock, un des principaux circuits de sauvetage de l’enfance juive de la zone sud[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Honoré de Castellane-Bézaudun (1559-1594), né à La Verdière, chef ligueur pendant les guerres de religion[33]
  • Jean La Verdière ( 1895-1987), peintre et sculpteur, tira son nom d'artiste de ce village qui lui inspira quelques toiles, avant qu'il ne se spécialise dans les sculptures inspirées par le monde hippique qu'il vendait à des amateurs sur les champs de course[34].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Verdière (Var).svg

Les armoiries de La Verdière se blasonnent ainsi[35] :

De gueules au château donjonné de trois tours d’or, ouvert du champ, ajouré et maçonné de sable ; au chef d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Parc naturel régional du Verdon
  2. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  3. L'eau dans la commune
  4. Paysages et problèmes du haut-bassin de l'Argens au cœur de la Provence Verte (Var occidental), par Jean Nicod. Figure 29 : Tracé de l'aqueduc de La Verdière, page 77
  5. Hameau de La Mourotte : Station
  6. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 232
  7. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 412 (note 55).
  8. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 85
  9. Les comptes de la commune
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « coopérative vinicole dite Société coopérative agricole La Verdiéroise », notice no IA83001397, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Vin La Verdière
  16. Camping Gorges du Verdon 83
  17. Le château de La Verdière
  18. « Château et son parc », notice no PA00081774, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Chateau de la Verdière
  20. Maison du Temple de Braug
  21. La commanderie de Saint-Maurice, la Grande Bastide, commune de la Verdière, page 55
  22. « Eglise », notice no PA00081775, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Notice no PM83000682, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1604 de l'église Notre-Dame de l'Assomption
  24. Notice no PM83000681, base Palissy, ministère français de la Culture cloche 1615 de l'église Notre-Dame de l'Assomption
  25. Chapelle Notre-Dame-de-Santé
  26. Notice no PM83000683, base Palissy, ministère français de la Culture cloiche de la chapelle Saint-Roch
  27. Notice no PM83000684, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la chapelle Saint-Pierre-de-la-Mourotte
  28. Monument aux morts
  29. Le lavoir de la Gouargo-la-Verdière
  30. La première arche de l'aqueduc a été cassée par un camion transportant une grue dans les années 1950. Un siphon tubé a remplacé l'aqueduc pour passer ce point bas lors de la réalisation en tuyauterie de toute la captation de la source de Montbrien pour alimenter le bassin qui se trouve dans le parc du château via la station de pompage des cèdres, l'eau au maisons et le tout à l'égout ont été mis en fonction début 1950. Seul le surplus d'eau pouvait couler aux fontaines dans ces années là
  31. Info. tirées de diverses monographies traitant de La Verdière
  32. « Odette et Moussa, ces Justes qui sauvèrent 527 enfants juifs | Le comité Français pour Yad Vashem », sur yadvashem-france.org (consulté le 9 octobre 2017)
  33. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 144
  34. Célébrités liées à La Verdière
  35. Verdon Mont-Major : La Verdière, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau