La Verdière

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La Verdière
La Verdière
Le village côté ouest.
Blason de La Verdière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Gilles Rogier
2020-2026
Code postal 83560
Code commune 83146
Démographie
Population
municipale
1 608 hab. (2018 en diminution de 3,54 % par rapport à 2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 22″ nord, 5° 56′ 12″ est
Altitude Min. 327 m
Max. 800 m
Superficie 68,16 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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La Verdière

La Verdière est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Membre de la communauté de communes Provence Verdon, la commune se situe sur le territoire du haut var et du Parc naturel régional du Verdon[1].

Accès et transports

  • Le village se trouve au croisement des départementales 30 et 554.
  • La gare la plus proche se trouve à Manosque.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de la Verdière est limitrophe des communes de Saint-Julien, Quinson, Montmeyan, Tavernes, Varages, Saint-Martin-de-Pallières, Esparron et Ginasservis.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Juché au sommet du village éponyme, le château de la Verdière embrasse un vaste panorama. On peut apercevoir au nord, les villages de Moustiers-Sainte-Marie et de Castellane ; à l'ouest, le Mont Ventoux et le Luberon ; au sud-ouest, les montagnes de la Sainte-Baume et de la Sainte-Victoire et enfin au sud-est, la chaîne des Maures.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : risque faible. Ce risque le plus élevé du département, qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de La Verdière est en zone sismique de faible risque Ib[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Caractéristiques des masses d'eau impactées par la commune[3] :
    • Masses d'eau superficielles directement impactées (traversant la commune) : Vallon du pont, Ruisseau l'Abéou, Le ruisseau la Vabre, L'aqueduc de La Verdière[4].
    • masses d'eaux souterraines impactées par la commune : Plateaux calcaires des Plans de Canjuers et de Fayence, Domaine marno-calcaire et greseux de Provence est - BV Cotiers est, Domaine marno-calcaires Provence est - BV Durance, la source de Montbrien.

Climat[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Hameau de la Mourotte[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Verdière s'écrit en provençal La Verdièra selon la norme classique et La Verdièro selon la norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du XIIe au XVe siècle, l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait le prieuré Notre-Dame-d’Église (à l’époque, Sancte Marie de Basseto)[6].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La dame de La Verdière, Philipotte de Vintimille, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[7].

Après la guerre de Cent Ans et une fois la sécurité revenue, de 1442 à 1471, plusieurs familles venues de Sausses s'installent à La Verdière afin de repeupler la communauté[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1878   Émile Fériaud   Médecin[9]
mars 2001 En cours Denis Beauduen PS  

Budget et fiscalité 2018[modifier | modifier le code]

En 2018, le budget de la commune était constitué ainsi[10] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 361 000 , soit 832  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 986 000 , soit 603  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 597 000 , soit 365  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 388 000 , soit 237  par habitant.
  • endettement : 500 000 , soit 306  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 9,73 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,20 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 46,97 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2016 : médiane en 2016 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 220 [11].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2018, la commune comptait 1 608 habitants[Note 1], en diminution de 3,54 % par rapport à 2013 (Var : +3,8 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6881 7751 6141 5691 5971 6761 5191 5071 473
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3221 3821 3131 2361 1841 2011 071955920
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
900885867678657565497502481
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4734865055246467821 2971 6021 600
2018 - - - - - - - -
1 608--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Activités agricoles.
  • Coopérative vinicole dite Société coopérative agricole La Verdiéroise[16].
Les vins produits sur la commune sont d'indication géographique protégée : Méditerranée (IGP); Var (IGP)[17].
  • Camping de la Verdière[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

Château de La Verdière.
La bastide de Brauch.

La construction du château est due à la famille royale des comtes de Castellane en 980 sous la forme d'une forteresse[19].

Après avoir appartenu aux comtes de Vintimille de 1262 à 1437, l’édifice revient de nouveau à la maison des Castellane puis entre, en 1613, dans la famille des comtes de Forbin. Ce sont ces trois grandes familles qui offrirent au château de la Verdière une architecture si particulière née de ces différentes périodes d’aménagement.
Par son caractère militaire, la Verdière commandait la route menant d'Arles à Castellane.
Une chapelle fut également édifiée au pied du château, aujourd'hui l'église paroissiale du village.
Le château et son parc sont entièrement classés aux Monuments historiques depuis 1986[20].
On peut visiter le château, il est depuis ces dernières années sauvé de l’état de ruine dans lequel il se trouvait[21].

La bastide de Brauch[modifier | modifier le code]

Lieu-dit la Grande Bastide, fief de Brauch et membre de la commanderie de Saint-Maurice à l'époque des ordres militaires (Templiers puis L'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (appelé aussi ordre des Hospitaliers)[22],[23].

Le patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

* L'église :

L'église paroissiale de l'Assomption, inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[24], est accolée au château qui communique avec elle par un escalier intérieur. Une chapelle castrale s'y trouvait au Moyen Âge. Les cloches datent de 1604[25] et 1615[26] sont classées au titre des objets mobiliers.
  • Les chapelles :
La chapelle Notre-Dame-de-la-Salette, autrefois Notre-Dame-de-Santé
La chapelle Notre-Dame-de-Santé est un lieu de pèlerinage depuis le XVe siècle. La tradition dit qu'elle contient une pierre rapportée de Jérusalem en 1655 par un religieux, au retour de son pèlerinage[27].
La chapelle Saint-Roch
La cloche de 1617 de la chapelle Saint-Roch[28].
La chapelle Saint-Pierre-de-la-Mourotte
La cloche de 1746[29].

* Le monument aux morts :

Monument aux morts. Conflits commémorés : 1914-18 ; 1939-45 ; Indochine (46-54)[30]

* Le patrimoine rural :

Le lavoir de la Gouargo-la-Verdière[31].
L'aqueduc :
Les conduites et aqueduc souterrains d'adduction d'eau datent de la même époque que le château. La partie aérienne a été projetée au début des années 1800 pour permettre à l'eau de la source de Montbrien, captée par aqueduc souterrain, de passer le vallon du Naï.
La mise en eau est faite vers 1826. La source de Saint-Jean utilisée pour couler aux six fontaines du village, n'arrivait plus au niveau de la conduite souterraine passant sous le parc du château [32]. Depuis les années 1968, la source alimente les fontaines.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Honoré de Castellane-Bézaudun (1559-1594), né à La Verdière, chef ligueur pendant les guerres de religion[33]
  • Paul Blanc (1836-1910), peintre et graveur. Issu d'une famille de la Verdière, il y est né et inhumé. Ses dessins de mendiants appréciés par leurs qualités artistique et expressive sont un document sur la misère au XIXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Verdière (Var).svg

Les armoiries de La Verdière se blasonnent ainsi[34] :

De gueules au château donjonné de trois tours d’or, ouvert du champ, ajouré et maçonné de sable ; au chef d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Parc naturel régional du Verdon
  2. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  3. L'eau dans la commune
  4. Paysages et problèmes du haut-bassin de l'Argens au cœur de la Provence Verte (Var occidental), par Jean Nicod. Figure 29 : Tracé de l'aqueduc de La Verdière, page 77
  5. Hameau de La Mourotte : Station
  6. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 232
  7. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 412 (note 55).
  8. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 85
  9. Être un « bon » maire sous la Troisième République. Les maires varois décorés de la Légion d’Honneur
  10. Les comptes de la commune
  11. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « coopérative vinicole dite Société coopérative agricole La Verdiéroise », notice no IA83001397, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Vin La Verdière
  18. Camping Gorges du Verdon 83
  19. Le château de La Verdière
  20. « Château et son parc », notice no PA00081774, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Château de la Verdière
  22. Maison du Temple de Braug
  23. La commanderie de Saint-Maurice, la Grande Bastide, commune de la Verdière, page 55
  24. « Eglise », notice no PA00081775, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Notice no PM83000682, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1604 de l'église Notre-Dame de l'Assomption
  26. Notice no PM83000681, base Palissy, ministère français de la Culture cloche 1615 de l'église Notre-Dame de l'Assomption
  27. Chapelle Notre-Dame-de-Santé
  28. Notice no PM83000683, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la chapelle Saint-Roch
  29. Notice no PM83000684, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la chapelle Saint-Pierre-de-la-Mourotte
  30. Monument aux morts
  31. Le lavoir de la Gouargo-la-Verdière
  32. . La première arche de l'aqueduc a été cassée par un camion transportant une grue dans les années 1950. Un siphon tubé a remplacé l'aqueduc pour passer ce point bas lors de la réalisation en tuyauterie de toute la captation de la source de Montbrien pour alimenter le bassin qui se trouve dans le parc du château via la station de pompage des cèdres, l'eau courante et le tout-à-l'égout ont été mis en fonction début 1950. Seul le surplus d'eau pouvait couler aux fontaines dans ces années là
  33. Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017), p. 144
  34. Verdon Mont-Major : La Verdière, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau