Saint-Antoine-l'Abbaye

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de l’Isère
Cet article est une ébauche concernant une commune de l’Isère.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Saint-Antoine-l'Abbaye
L'église abbatiale côté chevet
L'église abbatiale côté chevet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Sud Grésivaudan
Intercommunalité Pays de Saint-Marcellin
Maire
Mandat
Marie-Chantal Jolland
2014-2020
Code postal 38160
Code commune 38359
Démographie
Gentilé Antonins
Population
municipale
1 172 hab. (2013)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 33″ Nord 5° 13′ 02″ Est / 45.1758, 5.2172
Altitude Min. 274 m – Max. 625 m
Superficie 36,22 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative de l'Isère
City locator 14.svg
Saint-Antoine-l'Abbaye

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Saint-Antoine-l'Abbaye

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Antoine-l'Abbaye

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Antoine-l'Abbaye
Liens
Site web saint-antoine-labbaye.fr

Saint-Antoine-l'Abbaye[1] est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Antonins. Le village est classé parmi les plus beaux villages de France.

Elle devient le une commune nouvelle en fusionnant avec sa voisine Dionay[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les reliques de saint Antoine l'égyptien ont été ramenées de Terre Sainte par un seigneur du Dauphiné, Jocelin de Châteauneuf, vers 1070. Elles sont déposées dans le village de La Motte-aux-Bois qui devient Saint Antoine en Viennois avant de prendre son nom actuel de Saint-Antoine-l'Abbaye, situé sur le chemin de Compostelle. Les bénédictins, venus de Montmajour, s'installent et commencent alors la construction d'une église tandis qu'une confrérie charitable, la Maison de l'Aumône, dresse des hôpitaux pour accueillir et soigner les victimes du Mal des Ardents ou Feu de saint Antoine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Antoine-l'Abbaye au XIXe siècle, illustrée par Victor Cassien (1808 - 1893).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Jusqu'aux prochaines élections municipales de 2020, le conseil municipal de la nouvelle commune est constitué de tous les conseillers municipaux issus des conseils des anciennes communes. Le maire de chacune d'entre elles devient maire délégué[2].

Liste des communes
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Saint-Antoine-l'Abbaye 38359 CC du pays de Saint-Marcellin 36,22 1 053 (2013) 29
Dionay 38145 CC du Pays de Saint Marcellin 14,01 119 (2013) 8,5
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ???? mars 2001 André Suisse    
mars 2001 en cours Marie-Chantal Jolland[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 053 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 620 1 663 1 731 1 713 2 007 2 035 2 020 1 950 1 880
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 906 1 909 1 846 1 814 1 712 1 624 1 573 1 621 1 570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 659 1 483 1 520 1 252 1 303 1 226 985 1 035 1 013
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
913 840 766 779 873 910 959 983 1 032
2013 - - - - - - - -
1 053 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Façade occidentale de l'église abbatiale

Au cœur du village médiéval, des animations en décor naturel, avec 160 artistes et animateurs de troupes accueillent le public pour un spectacle sous tous ses aspects : artistique, farces, guerrier, conte, musique, danse, vieux métiers, bonimenteurs, troubadours, saltimbanques et guerriers querelleurs. Tous les espaces sont animés de spectacles de rue. Un marché d'artisanat et de produits du terroir en lien avec le Moyen Âge.

En 2011, des créations originales s'y déroulent dont un concert dans l'abbaye le samedi et le dimanche, en partenariat avec le musée départemental. Le Festival Textes en l'air se déroule chaque année la dernière semaine de juillet et propose de nombreux spectacles de théâtre en présence des auteurs, des concerts, des conférences, des ballades poétiques. Chaque année s'ouvre un nouveau thème :

  • Saint-Antoine en Moyen Âge 2009 - Sorciers, magiciens et démoniaques (les 8 et 9 août).
  • Saint-Antoine en Moyen Âge 2010 - De la danse macabre à la farandole des vivants (17 et 18 juillet).
  • Saint-Antoine en Moyen Âge 2011 - Du trésor sacré à la recherche du Graal (6 et 7 août).
  • Saint-Antoine en moyen Âge 2012 - Le bestiaire médiéval (11 et 12 août)
  • Saint-Antoine en Moyen Âge 2013 - Un rêve d'Orient (10 et 11 août)
  • Saint-Antoine en Moyen Âge 2014 - Retour d'Orient (9 et 10 août)
  • Saint-Antoine en Moyen Âge 2015 - Au nom de la rose (8 et 9 août)
  • Saint-Antoine en Moyen Âge 2016 - Au temps des cathédrales (6 et 7 août)

Économie[modifier | modifier le code]

SDCM GIROUD est implantée depuis 1951, son activité consiste en la transformation, le moulage et le surmoulage d'articles en caoutchouc naturel ou synthétique sur plan et cahier des charges, de l'unité à la grande série.

COMES consultants, société de conseil et de formation en management et sécurité au travail. Depuis novembre 2015, le siège a été transféré à Paris. Une agence secondaire continue d'exister sur St Antoine.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Porte de l'abbaye (1657-1658)
Porte de l'abbaye (1657-1658) avec le clocher en arrière-plan
  • Les bâtiments nombreux et bien restaurés de l'abbaye dominent le village médiéval avec ses petites ruelles et maisons anciennes (XIVe ‑ XVe siècle pour les plus anciennes).
  • L'abbaye de Saint-Antoine a été fondée pour accueillir les reliques de saint Antoine-l'Égyptien. Sa façade est de style gothique flamboyant. Elle a été érigée en 1297. L'ancienne abbaye en totalité fait l'objet classement par arrêté du 15 octobre 1981 au titre des monuments historiques, tandis que le parvis de l'abbatiale avec son mur de soutènement, le portail monumental et le grand escalier sont classés par arrêté du 27 septembre 1993[6].
    • L'abbaye comprend de nombreux bâtiments : maison abbatiale, grand cloître, grand réfectoire, professoir, noviciat, bibliothèque, infirmerie, écuries et jardins. La plupart ont été modifiés aux XVIIe et XVIIIe siècles.
    • La construction de l'église abbatiale commence en 1130 et se termine à la fin du XVe siècle, avec une interruption de 50 ans (1289-1337) et un incendie qui détruit le clocher et les toitures en 1422.
    • En 1289, l'abbaye est confiée par le pape Boniface VIII aux chanoines Antonins.
    • En 1777, le monastère et ses biens sont transférés à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
    • En 1826, Jean-Claude Courveille acheta une partie de l'abbaye pour 60 000 francs, afin d'y fonder une école[7].
    • Le 7 décembre 1896, Mgr Fava érige à nouveau le monastère en abbaye, en tant que monastère majeur des chanoines réguliers de l'Immaculée Conception, avec pour abbé Dom Gréa (1828-1917).
  • L'Église Notre-Dame de la Jayère, du XIVe et XVIe siècles est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 19 février 2004[8].
  • Parc d'attraction « Miripili, l'île aux Pirates »

L'église[modifier | modifier le code]

Vue générale
Vue de face, d'une ruelle du bas village

La construction de l'église de Saint-Antoine a commencé au XIIe siècle et s'est achevée au XVe siècle. On reconnaît cette église gothique grâce à ses vitraux apportant une grande luminosité, à sa taille (plus de 50 mètres), à ses arcs-boutants, et ses voûtes sur croisée d'ogives.

Saint-Antoine-l'Abbaye se situe sur un des chemins menant à Saint-Jacques-de-Compostelle, ce qui fait que l'église accueillait beaucoup de pèlerins, mais elle accueillait également les malades venant toucher les reliques attribuées à saint Antoine pour que celles-ci les guérissent, des reliques ramenées d'Orient.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Borrel (ou Borrel) (Johannes Buteo) mathématicien de la Renaissance (1492 ? -1564 ?), religieux antonin.
  • Augustin Mottin de La Balme, officier de cavalerie, professeur d'équitation, colonel et inspecteur général de la cavalerie américaine (1777) écrivain équestre.
  • Jean-Claude Courveille (1787-1866), un des trois fondateurs des Maristes, achète en 1826 une partie de l'abbaye pour y former des maîtres d'école.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Antoine-l'Abbaye Blason D'or à l'aigle bicéphale de sable, à l'écu d'or en cœur, au Tau d'azur brochant sur le tout[9].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Vue de face de l'église abbatiale, avec une partie du mur contrefort de soutien, depuis le cimetière

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
Vue de face de l'église abbatiale de nuit

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Galerie phtos Saint-Antoine l'Abbaye », sur Saint-Antoine l'Abbaye /Flickr (consulté le 2 novembre 2015)
  2. a et b « Recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Isère n° 62 du 8 octobre 2015 »
  3. Réélue le 11 janvier 2016 à la suite de la création de la commune nouvelle. Source : Le Dauphiné, 13 janvier 2016.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  6. « Ancienne abbaye, actuellement hôtel de ville », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Frère Louis-Laurent, Historique des origines de l'Institut, Bulletin de l'Institut 163, juillet 1956, Tome XXII, p. 225.
  8. « Ancienne église paroissiale Notre-Dame de la Jayère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Site de la commune de Saint Antoine l'Abbaye
  10. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.