Rians (Var)

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Rians
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Blason de Rians
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Yves Mancer
2014-2020
Code postal 83560
Code commune 83104
Démographie
Gentilé Riansais, Riansaises
Population
municipale
4 284 hab. (2014)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 28″ nord, 5° 45′ 28″ est
Altitude Min. 291 m – Max. 651 m
Superficie 96,87 km2
Localisation

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Rians

Rians est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune située au nord-ouest du Var comprend un vaste territoire boisé et trois larges vallées. Chef-lieu d'un canton limitrophe de plusieurs départements : les Alpes-de-Haute-Provence, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, Rians se trouve à proximité du massif de la Sainte-Baume, de la montagne Sainte-Victoire, du pays d'Aix et des lacs du Verdon.
Le village construit en colimaçon au pied de la tour de l'horloge, à 385 m d'altitude, jouit d'un climat méditerranéen est conseillé aux personnes ayant des ennuis respiratoires.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département, qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Rians est en zone sismique de faible risque Ib[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Rians vient du latin 'Riantium', 'Riannum', 'Riani'. Son nom en provençal est également Rians[2]. La prononciation locale est /rjaŋs/.
Selon [3], on pourrait conférer ce lieu au bas latin rianus, riagnus, riana (ruisseau). On pourrait aussi comme Rians dans le Cher associé l'étymologie à 'Rigomagus' signifiant en Gaulois rigo = roi, homme riche, et o-magos = marché. Les Gaulois mettaient l'accent tonique sur la dernière voyelle -o- du premier élément : les finales en -ômagos se sont donc transformées en -ômos pour finalement être réduites au simple son -on, -an ou -en.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Dès la Préhistoire, le site fut occupé. Les foyers allumés il y a plus de 40 000 ans dans la grotte de Rigabe (Artigues) en témoignent.

Plus tard les Celto-Ligures élèvent au sommet des collines, les murailles de pierres de nombreux oppidums. Le plus vaste couronne le Montmajor (-200 av. J.-C. à +200).

Au début de notre ère, les Romains font la conquête de la Provence et installent leurs "villas" dans les vallées qu'ils assainissent et cultivent. Au domaine des Toulons, les archéologues ont mis au jour les installations agricoles d'une "villa romaine". Cette cave viticole romaine serait l'une des plus importantes du monde méditerranéen.

Au Moyen Âge, le "castrum" de Rians s'installe sur un promontoire, au confluent de trois vallées fertiles séparées par de vastes collines boisées. Château et village fortifiés sont protégés par un rempart circulaire. Du château, demeurent le donjon, tour de l'horloge qui domine le village, et les restes d'une tour formant la base du clocher. On peut suivre les anciens remparts et pénétrer dans l'espace médiéval par la porte du Portail, flanquée d'une belle tour carrée.

Rians est alors très fréquenté par les personnes et les marchandises qui d'Aix doivent se rendre dans les Alpes. La traversée de la Durance par le bac de Mirabeau étant trop hasardeuse, on préférait emprunter les bacs de Vinon ou de Quinson sur le Verdon.

Seigneurie des vicomtes de Marseille, puis des Fabri au XVIIe siècle, des Valbelle et des Castellane[4]. Rians fut érigé en marquisat par lettres patentes de décembre 1657 pour Claude de Fabri, Conseiller au Parlement d'Aix[5].

Grâce à sa situation géographique, à la proximité de la ville d'Aix, aux nombreuses libertés que lui accordent ses seigneurs (foires, marchés, fours, etc.), Rians trop à l'étroit dans sa ceinture circulaire, va se développer.

Jusqu'à la Révolution, un pèlerinage était organisé aux îles de Lérins. Un cantique spécifique en provençal expliquait le chemin du pèlerinage. On peut le consulter dans le livre "Les îles de Lérins,Cannes, et les rivages environnants", de l'abbé Alliez[6].

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[7]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute se produit à Rians le 1er avril[8].

Les armoiries de Rians sont celles des Fabri Page d'aide sur l'homonymie, barons, puis marquis de Rians. Cette branche de la famille Fabri n'étant pas l'ainée, ses armoiries sont brisées par le lambel « rouge »[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avril 2013 en cours Yves Mancer DVD  
mars 2008 avril 2013 Magali Massot SE  
mars 2001 mars 2008 Alain Bremond UMP  
1989 mars 2001 Paul Courtial    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 284 habitants, en augmentation de 2,02 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 300 2 828 3 278 3 075 2 973 3 034 3 014 3 011 2 738
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 663 2 603 2 660 2 579 2 511 2 387 2 319 2 232 1 916
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 811 1 646 1 542 1 345 1 267 1 271 1 144 957 892
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 086 1 492 1 458 1 723 2 720 3 628 4 127 4 197 4 284
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église et la tour-beffroi.
  • L'église Notre-Dame-de-Nazareth
  • Chapelle du Saint-Enfant
  • Vestiges médiévaux (remparts, tour carrée, porte Saint-Jean..)
  • Tour-beffroi et campanile du XVIIIe siècle
  • 19 oratoires
  • Oppidums celto-ligures

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Rians (Var).svg

Les armoiries de Rians se blasonnent ainsi :

D'or au lion de sable, lampassé de gueules et surmonté d'un lambel de gueules.

Armorial de Provence Louis de Bresc.

Hébergement et restauration[modifier | modifier le code]

Nombreuses possibilités : restaurants, hôtels, chambre d'hôtes, gîtes.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  2. Lou tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félibrige, F. Mistral, vol. 2, p. 787, édition CPM 1979
  3. Lou tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félibrige, F. Mistral, vol. 2, p. 787, édition CPM 1979
  4. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017)
  5. AD13 B3359 f°111v°
  6. http://books.google.fr/books?id=QjgoAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=iles+l%C3%A9rins&ei=9svFS5v2IZOcMr3_ibgN&cd=1#v=onepage&q&f=false
  7. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  8. M. Cubells, op. cit., p. 310 et 312.
  9. « Amiel de Fabri », sur roglo.eu (consulté le 30 janvier 2012)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .