Rians (Var)

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Rians
Rians (Var)
Blason de Rians
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Yves Mancer
2014-2020
Code postal 83560
Code commune 83104
Démographie
Gentilé Riansais, Riansaises
Population
municipale
4 264 hab. (2016 en augmentation de 0,26 % par rapport à 2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 28″ nord, 5° 45′ 28″ est
Altitude Min. 291 m
Max. 651 m
Superficie 96,87 km2
Localisation

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Rians est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune située au nord-ouest du Var comprend un vaste territoire boisé et trois larges vallées.

Chef-lieu d'un canton limitrophe de plusieurs départements : les Alpes-de-Haute-Provence, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, Rians se trouve à proximité du massif de la Sainte-Baume, de la montagne Sainte-Victoire, du pays d'Aix et des lacs du Verdon.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est construit en colimaçon au pied de la tour de l'horloge, à 385 m d'altitude.

Massifs environnants :

  • Massif du Concors. Par décret du , une majorité du massif est protégée au titre des sites naturels classés. Le classement a été étendu à la commune de Rians[1].
  • Montagne de Vautubière,
  • Mont Major,
  • Mont Gaugnon,
  • Colline de Saint-Pierre.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque le plus élevé du département, qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Rians est en zone sismique de faible risque Ib[2].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[3] :

  • ruisseaux de castillon, le réal, du béarn,
  • vallats du carm, de saint-paul, de monseigneur claude,
  • vallon derrière.

Rians dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 3000 équivalent-habitants[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csa dans la classification de Köppen et Geiger[5].

Rians jouit d'un climat méditerranéen conseillé aux personnes ayant des ennuis respiratoires.

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.
Rose des vents Saint-Paul-lez-Durance
Bouches-du-Rhône
Ginasservis Rose des vents
Jouques
Bouches-du-Rhône
N Artigues
O    Rians    E
S
Vauvenargues
Bouches-du-Rhône
Puyloubier
Bouches-du-Rhône
Pourrières

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • Route départementale 561 depuis Artigues (6,2 km) et Esparron.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Commune desservie par le réseau régional Zou ! (ex Varlib)[6].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté de communes Provence Verdon.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Rians dispose d'un plan local d'urbanisme[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom en provençal est également Rians[8]. La prononciation locale est /rjaŋs/.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès la Préhistoire, le site fut occupé. Les foyers allumés il y a plus de 40 000 ans dans la grotte de Rigabe (Artigues) en témoignent.

Plus tard les Celto-Ligures élèvent au sommet des collines, les murailles de pierres de nombreux oppidums. Le plus vaste couronne le Montmajor (-200 av. J.-C. à +200).

Au début de notre ère, les Romains font la conquête de la Provence et installent leurs "villas" dans les vallées qu'ils assainissent et cultivent. Au domaine des Toulons, les archéologues ont mis au jour les installations agricoles d'une "villa romaine". Cette cave viticole romaine serait l'une des plus importantes du monde méditerranéen.

Au Moyen Âge, le "castrum" d'Amirat[9] s'installe sur un promontoire, au confluent de trois vallées fertiles séparées par de vastes collines boisées. Château et village fortifiés sont protégés par un rempart circulaire. Du château, demeurent le donjon, tour de l'horloge qui domine le village, et les restes d'une tour formant la base du clocher. On peut suivre les anciens remparts et pénétrer dans l'espace médiéval par la porte du Portail, flanquée d'une belle tour carrée.

Rians est alors très fréquenté par les personnes et les marchandises qui d'Aix doivent se rendre dans les Alpes. La traversée de la Durance par le bac de Mirabeau étant trop hasardeuse, on préférait emprunter les bacs de Vinon ou de Quinson sur le Verdon.

Seigneurie des vicomtes de Marseille, puis des Fabri au XVIIe siècle, des Valbelle et des Castellane[10]. Rians fut érigé en marquisat par lettres patentes de décembre 1657 pour Claude de Fabri, Conseiller au Parlement d'Aix[11].

Grâce à sa situation géographique, à la proximité de la ville d'Aix, aux nombreuses libertés que lui accordent ses seigneurs (foires, marchés, fours, etc.), Rians trop à l'étroit dans sa ceinture circulaire, va se développer.

Jusqu'à la Révolution, un pèlerinage était organisé aux îles de Lérins. Un cantique spécifique en provençal expliquait le chemin du pèlerinage. On peut le consulter dans le livre "Les îles de Lérins, Cannes, et les rivages environnants", de l'abbé Alliez[12].

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[13]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute se produit à Rians le 1er avril[14].

Les armoiries de Rians sont celles des Fabri Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, barons, puis marquis de Rians. Cette branche de la famille Fabri n'étant pas l'ainée, ses armoiries sont brisées par le lambel « rouge »[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
Paul Clary PCF Agriculteur
Conseiller général du canton de Rians (1948 → 1949)
Réélu en 1947 et 1953
Léopold Carpe    
[17] Suzanne Janetti[18] PS Institutrice puis directrice d'école
Réélue en 1977 et 1983
Paul Courtial   Réélu en 1995
Alain Brémond UMP-DVD Médecin
Suppléant de la députée Josette Pons (2002 → 2012)
[19] Magali Massot SE Reélue en 2009[20]
[21] en cours Yves Mancer DVD Ingénieur préventionniste[22]
3e vice-président de la CC Provence Verdon (2014 → )
Réélu en 2014[23]

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[24] :

  • total des produits de fonctionnement : 3 770 000 , soit 867  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 3 742 000 , soit 860  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 656 000 , soit 151  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 638 000 , soit 147  par habitant.
  • endettement : 356 000 , soit 82  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 12,26 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 17,05 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 114,47 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 300 [25].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Hébergement et restauration : Nombreuses possibilités : restaurants, hôtels, chambre d'hôtes, gîtes.
  • Animation : La fête de la courge, grande fête des cucurbitacées[29].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Commerces et services de proximité[30].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].

En 2016, la commune comptait 4 264 habitants[Note 1], en augmentation de 0,26 % par rapport à 2011 (Var : +4,25 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 3002 8283 2783 0752 9733 0343 0143 0112 738
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6632 6032 6602 5792 5112 3872 3192 2321 916
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8111 6461 5421 3451 2671 2711 144957892
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0861 4921 4581 7232 7203 6284 1274 1974 254
2016 - - - - - - - -
4 264--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[35] :

  • École maternelle,
  • École primaire[36],
  • Collèges à Vinon-sur-Verdon, Peyrolles-en-Provence, Manosque,
  • Lycées à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[37] :

  • Médecins,
  • Pharmacies à Rians et Jouques,
  • Hôpitaux à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Pertuis.

Maison de retraite spécialisée Saint Jacques[38].

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église et la tour-beffroi.
  • Tour de l'horloge
    L'église Notre-Dame-de-Nazareth.

Patrimoine religieux :

  • Église de la Purification de la Bienheureuse Vierge Marie,
le grand orgue de Pascal Leray[40],[41],
et ses cloches des XVIe siècle[42] et XVIIe siècle[43],[44].
  • Chapelle Saint-Roc : Saint-Enfant[45], propriété des Pénitents-Blancs[46] attribuée à une Congrégation du Saint Enfant Jésus qui devient les Pénitents Bleus[47].
  • Chapelle St Pierre[48].
  • Chapelle Saint-Estève[49],[50].
  • 19 oratoires.
  • Plaque commémorative[51],[52].
  • Le 27 mars 1746 un cimetière a été créé pour servir de sépulture aux Pénitents bleu (confrérie)

Autres patrimoines :

  • Vestiges médiévaux (remparts, tour carrée, porte Saint-Jean...).
  • Tour-beffroi et campanile du XVIIIe siècle[53].
  • Oppidums celto-ligures[54].
  • Tumulus[55].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gaston Rebuffat, alpiniste.
  • Pierre Bottero, résistant et ancien combattant.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Rians (Var).svg

Les armoiries de Rians se blasonnent ainsi [56]:

D'or au lion de sable, lampassé de gueules et surmonté d'un lambel de gueules.

Armorial de Provence Louis de Bresc.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret de protection du site sur Légifrance
  2. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  3. L'eau dans la commune
  4. RIANS Village
  5. Table climatique
  6. [http://www.varlib.fr/ Réseau régional Zou ! (ex Varlib
  7. PLU
  8. Lou tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félibrige, F. Mistral, vol. 2, p. 787, édition CPM 1979
  9. « bourg castral d'Amirat », notice no IA83001227, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017)
  11. AD13 B3359 f°111v°
  12. Les Iles de Lérins, Cannes, et les rivages environnants, par l'abbé Alliez
  13. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  14. M. Cubells, op. cit., p. 310 et 312.
  15. « Amiel de Fabri », sur roglo.eu (consulté le 30 janvier 2012)
  16. Liste des maires de Rians, sur mairie-rians.fr
  17. Élue maire après des élections municipales partielles.
  18. « Suzanne Janetti, ancienne maire de Rians, nous a quittés », Var-Matin,‎ (lire en ligne)
  19. « Rians: le printemps aura encore une consonance électorale », Var-Matin,‎ (lire en ligne)
  20. Le tribunal administratif ayant invalidé le scrutin de 2008, des élections municipales partielles sont organisées : Magali Massot est réélue avec 57% des suffrages. [1]
  21. « Yves Mancer, nouveau maire de Rians », Var-Matin,‎ (lire en ligne)
  22. Guide des maires - Rians, Association des Maires du Var
  23. « Municipales à Rians : Yves Mancer fait l'unanimité », Var-Matin,‎ (lire en ligne)
  24. Les comptes de la commune
  25. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  26. « Coopérative vinicole de Rians et Artigues », notice no IA83001364, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Le Château Vignelaure
  28. Le Domaine Les Toulons
  29. Fête de la courge
  30. Commerces et services de proximité
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  35. Établissements d'enseignements
  36. École maternelle et élémentaire
  37. Professionnels et établissements de santé
  38. Maison de retraite spécialisée Saint Jacques
  39. Notre Dame de Nazareth
  40. Le grand orgue de Rians
  41. Orgue de tribune
  42. Notice no PM83000439, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1511
  43. Notice no PM83000440, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1683
  44. Inventaire des cloches à Rians par Monsieur Porre délégué du Var de la Société Française de Campanologie
  45. Chapelle Saint Roch : Saint Enfant
  46. Rians sur le site Provence 7
  47. Pénitents en Provence
  48. Rians , quartier Saint Pierre
  49. « Chapelle Saint-Estève », notice no PA00125725, base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. Chapelle Saint-Estève (ancienne)
  51. Plaque commémorative
  52. Monuments aux morts - Var
  53. L'église et la tour de l'horloge
  54. Histoire de Rians
  55. Tumulus Âge du Bronze / Âge du Fer Inventaire des mégalithes
  56. Verdon Mont-Major : Rians, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau