Le Pradet

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Le Pradet
Le Pradet
La plage des Bonnettes.
Blason de Le Pradet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Intercommunalité Métropole Toulon Provence Méditerranée
Maire
Mandat
Hervé Stassinos
2020-2026
Code postal 83220
Code commune 83098
Démographie
Gentilé Pradétans & Pradétannes
Population
municipale
10 728 hab. (2021 en augmentation de 5 % par rapport à 2015)
Densité 1 076 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 23″ nord, 6° 01′ 26″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 273 m
Superficie 9,97 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine Toulon
(banlieue)
Aire d'attraction Toulon
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de La Garde
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Le Pradet
Liens
Site web le-pradet.fr

Le Pradet est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Commune urbaine de l'est de l'agglomération toulonnaise, elle a une façade maritime qui donne sur la rade de Toulon.

En 2020, la commune comptait un peu plus de 10 000 habitants, appelés les Pradétans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à 57 km de Marseille, 13 km à l'ouest de Hyères et 8 km à l'est de Toulon, Le Pradet est limitrophe de La Garde à l'ouest et au nord, et de Carqueiranne à l'est.

Les façades sud-ouest et sud de la commune s'ouvrent sur la rade de Toulon, une côte de falaises ouverte de larges criques et plages (le Pin de Galle, le Monaco, les Bonnettes, la Garonne, les Oursinières avec son port) terminée au sud-est par le cap de Carqueiranne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Chalcophyllite de cap Garonne (musée de minéralogie de Strasbourg).

Le sol schisteux et argileux, mais recouvert de limons dans Le Plan, est propice aux cultures maraîchères, aux cultures florales, à la vigne (avec notamment le tibouren, cépage rare) et à l'olivier (un moulin à huile est toujours en fonction).

Les massifs, d'aspect encore sauvage, sont couverts de chênes-lièges, de pins parasols, de mimosas. Le maquis occupe plusieurs kilomètres carrés face à la mer.

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[1] :

La commune dispose d'une station d'épuration de 107 000 équivalent-habitant[2].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Provence, Languedoc-Roussillon » et « Var, Alpes-Maritimes »[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 15,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 772 mm, avec 6,9 jours de précipitations en janvier et 1,1 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Toulon », sur la commune de Toulon à 8 km à vol d'oiseau[5], est de 16,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 633,4 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −9 °C, atteinte le [Note 1],[6],[7].

Statistiques 1991-2020 et records TOULON (83) - alt : 3m, lat : 43°06'56"N, lon : 5°54'02"E
Records établis sur la période du 01-04-1936 au 04-01-2024
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 6,6 6,3 8,4 10,5 13,9 17,5 19,9 20,2 17,1 14,1 10,1 7,5 12,7
Température moyenne (°C) 9,9 10,1 12,4 14,7 18,3 22,2 24,7 25 21,5 17,8 13,5 10,7 16,7
Température maximale moyenne (°C) 13,2 13,8 16,4 18,8 22,6 26,8 29,5 29,8 25,9 21,4 16,8 13,9 20,7
Record de froid (°C)
date du record
−7,2
12.01.1987
−9
02.02.1956
−4,3
06.03.1971
0,3
03.04.22
4,6
01.05.1960
9
04.06.1984
12,8
17.07.00
12,3
31.08.1986
8,4
27.09.1972
3,2
30.10.1950
−0,9
27.11.1945
−4,5
29.12.1944
−9
1956
Record de chaleur (°C)
date du record
20,9
19.01.07
23,2
17.02.22
26,4
02.03.08
28,1
23.04.09
34,7
27.05.22
36
27.06.19
40,1
07.07.1982
37
03.08.1975
34,9
05.09.16
29,3
11.10.1985
24,2
03.11.1977
21,9
13.12.1961
40,1
1982
Précipitations (mm) 70,5 46,8 39 55,4 40,2 27 6,2 13,4 69,9 105,8 93,4 65,8 633,4
Source : « Fiche 83137001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/01/2024 dans l'état de la base
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
13,2
6,6
70,5
 
 
 
13,8
6,3
46,8
 
 
 
16,4
8,4
39
 
 
 
18,8
10,5
55,4
 
 
 
22,6
13,9
40,2
 
 
 
26,8
17,5
27
 
 
 
29,5
19,9
6,2
 
 
 
29,8
20,2
13,4
 
 
 
25,9
17,1
69,9
 
 
 
21,4
14,1
105,8
 
 
 
16,8
10,1
93,4
 
 
 
13,9
7,5
65,8
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[8]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Catastrophes naturelles[modifier | modifier le code]

  • Début 2015, le massif de la Colle Noire est envahi par les chenilles processionnaires[10].
  • le 2014, à la suite de pluies continues depuis plusieurs jours, une partie de la colline du Pin de Galle[11], de 50 mètres de haut sur 120 mètres de long et qui domine la plage homonyme, s'est détachée. En contrebas, quatre cabanons ont été endommagés, 60 personnes ont été évacuées. Une partie de la calanque risque de devenir inhabitable[12],[13],[14],[15].
  • le 4 et  : incendie criminel de la Colle Noire.
  • du au  : mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
  • du au  : mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
  • du au  : mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
  • du au  : mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse.
  • du au  : mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse.
  • du au  : inondations et coulées de boue.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Le Pradet est à 14 km de l'aéroport de Toulon-Hyères et à 97 km de celui de Marseille Provence.

La gare SNCF TGV la plus proche est celle de Toulon (8 km). Les autres gares les plus proches sont celles de La Garde à environ 3 km, de La Crau environ 9 km et de Hyères environ 11 km.

La commune est traversée par la route départementale 559 d'est en ouest de Toulon vers Carqueiranne et Hyères et par la route départementale 86 du nord au sud de La Garde vers la plage de la Garonne au Pradet.

Le Pradet est également traversée d'est en ouest par la piste cyclable du Littoral varois, qui va de Toulon à Saint-Raphaël et qui reprend une partie du tracé de l'ancienne voie de chemin de fer de Toulon à Saint-Raphaël. Très fréquentée, cette piste cyclable est en cours d'aménagement en véritable voie verte, d'une largeur moyenne de 5 mètres.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par plusieurs lignes du réseau Mistral.

Les lignes de bus du réseau Mistral de communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée assurent la liaison avec les communes voisines :

  • ligne 23 de Gare (Toulon) vers Espace 3000 (Hyères) ;
  • ligne 91 de Planquette (La Garde) vers Oursinières (Le Pradet) ;
  • ligne 92 de Planquette (La Garde) vers Carthages (Carqueiranne) ;
  • ligne 98 de Terre Promise (La Garde) vers Tourrache (La Garde) ;
  • ligne 39 de Gare Routière (Toulon) vers Hyères Centre (Hyères) (prolongée en nocturne du jeudi au samedi).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Pradet est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[16],[17],[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Toulon, une agglomération inter-départementale regroupant 27 communes[19] et 575 347 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Toulon est la neuvième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, de Lyon, de Marseille-Aix-en-Provence, de Lille (partie française), de Toulouse, de Bordeaux, de Nice et de Nantes[20],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulon, dont elle est une commune du pôle principal[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 35 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[22],[23].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[24]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[25],[26].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (48,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (46,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (44,7 %), zones agricoles hétérogènes (28,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15,2 %), cultures permanentes (4,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,8 %), forêts (2,8 %), eaux maritimes (0,6 %)[27]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Pradet s'écrit Lou Pichoun Prat ou Pradet (prat avec pour désinence le diminutif et) signifie « petit pré » en provençal. Cela est dû à la configuration d'une partie de la commune où l'humidité du bas fonds des plans, la présence de nombreux ruisseaux et les nombreuses semaines d'inondation ont toujours favorisé la pousse de l'herbe. Recherché, ce terrain a été morcelé entre les nombreuses fermes, en petits prés, lei pradet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une route de crête reliant Massalia (Marseille) à Niccaïa (Nice), en passant par Telo-Martius (Toulon) et Olbia (Hyères), des villae gallo-romaines se sont installées sur ce qui est aujourd'hui Le Pradet. Au lieu-dit San Peyre, une villa est connue. Construite sur une colline (présence de murs de soutènement) Elle possédait une citerne voutée et devait être ornée de mosaïques[28]. En revanche, rien ne prouve que l'exploitation de la mine du Cap Garonne ait commencé à cette époque. Les premiers documents au sujet de celle-ci ne datent que du XVIIe siècle. L'exploitation a eu lieu de 1862 à 1917.

On dit que Murat se serait, en 1815, échappé vers la Corse à partir du Pradet.

Le Pradet était un village rattaché à la commune de La Garde jusqu'en 1894.

La commune du Pradet a adhéré en 2016 à la charte du parc national de Port-Cros[29],[30].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

  • Avec cinq listes en présence au premier tour, et quatre au deuxième tour, c'est Claude Mesangroas, premier adjoint dissident du maire sortant, qui est élu avec 33,9 % des voix.
  • Claude Mesangroas meurt le d'un cancer[31].
  • En 2014 avec six listes en présence au premier tour, et trois au second tour c'est le candidat de l'UMP, Hervé Stassinos[32] qui est élu maire avec 47,95 % des voix devant le maire sortant divers gauche Bernard Pezery avec 43,73 % des voix. Il obtient une majorité de 25 sièges sur les 33 que compte le conseil municipal. La plus importante majorité jamais obtenue dans cette ville.
  • En 2020, lors du premier tour des élections municipales, le maire sortant Hervé Stassinos arrive très largement en tête du scrutin avec 33,95 % devant l'ancien maire Bernard Pezery à 20,52 %. La campagne est alors arrêtée à cause de la crise sanitaire du Covid-19 et le second tour reporté. Après 55 jours de confinement, la campagne reprend. Frédéric Fiore, Laurent Bailloux et Jean Louis Savarin, les candidats de gauche et du centre, annoncent leur ralliement unilatéral et sans fusion de liste à Bernard Pezery pour faire barrage à la droite. Cependant rien n'y fera Hervé Stassinos sera réélu le avec 48,52 % des voix enracinant la ville du Pradet à droite qui avait été à gauche de 1989 à 2014[33].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Vincent Truc SFIO Agriculteur
Victor Cravero SFIO puis PS Agriculteur

(démission)
Alain Le Léap PCF Inspecteur des impôts retraité, adjoint au maire (1971 → 1977)
Raymond Jardin PSU Professeur
[34] Pierre Segony DVD-UDF Médecin généraliste
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur [Quand ?]
Réélu en 1983
Roland Joffre PS puis PRG Enseignant
Réélu en 1995 et 2001
[35]
(décès)
Claude Mesangroas app. PS Infirmier
[36] Bernard Pezery DVG Ingénieur DGA à Saint-Mandrier
en cours Hervé Stassinos UMP-LR Consultant en sécurité informatique
9e vice-président de Toulon Provence Méditerranée (2014 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2020[modifier | modifier le code]

Mairie.

En 2020, le budget de la commune était constitué ainsi[37] :

  • total des produits de fonctionnement : 13 902 000 , soit 1 335  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 12 529 000 , soit 1 203  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 6 002 000 , soit 576  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 4 983 000 , soit 478  par habitant ;
  • endettement : 6 986 000 , soit 671  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 17,16 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 27,48 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 83,78 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2018 : médiane en 2018 du revenu disponible, par unité de consommation : 24 200 [38].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Coopérative vinicole du Pradet[39].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Station balnéaire[40].

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité[41].

Jumelage[modifier | modifier le code]

À l'époque de la dictature en Roumanie, alors que le président Nicolae Ceaușescu planifiait la destruction des villages traditionnels (en interprétant à sa manière une idée de Friedrich Engels sur l'abolition des inégalités ville-campagne) la ville du Pradet, sous le mandat du maire Roland Joffre, avait « parrainé » Arieșeni (commune et station de sports d'hiver transylvaine des Carpates) dans le cadre de l'« opération Villages Roumains » visant à faire pression sur le parti unique roumain pour qu'il cesse les démolitions.

Après la libération de la Roumanie fin 1989, le défunt maire Claude Mesangroas a présidé le comité de jumelage du Pradet avec Arieșeni. Le comité a beaucoup aidé l'école de cette commune roumaine à s'équiper dans les années 1990. Le point culminant du jumelage a été, en 2000, l'organisation au Pradet du symposium international annuel de sculpture, dont les œuvres ont été créées en marbre blanc ou rose de Transylvanie : l'une d'elles, une stèle d'André Sandel à la mémoire de Philippe Tailliez, pionnier de la plongée en France, a été placée sur la jetée des Oursinières.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1896. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[42],[Note 4].

En 2021, la commune comptait 10 728 habitants[Note 5], en augmentation de 5 % par rapport à 2015 (Var : +4,45 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
1 3781 7991 8041 9121 6031 5941 7661 9812 119
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
2 6503 1215 6586 9387 9009 70410 97510 60311 401
2016 2021 - - - - - - -
10 02710 728-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[45] :

  • Écoles maternelles et primaires,
  • Collèges à Carqueiranne, La Garde, La Valette-du-Var, Toulon,
  • Lycées à La Garde, Toulon, Hyères

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé :

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Wagonnet devant la mine de cuivre.

La grotte bleue de San Peyre[modifier | modifier le code]

Cette grotte [49], également appelée grotte de Sainte Marguerite, est située à la limite entre les communes du Pradet et de La Garde. Elle est difficile d'accès depuis la terre, mais peut être facilement rejointe en bateau. Outre une vaste voûte, elle comporte plusieurs couloirs traversant la roche, et un couloir sous-marin qui rejoint l'autre côté de la pointe Sainte Marguerite.

Musée de la mine de cap Garonne[modifier | modifier le code]

Ouvert en 1994, le musée de la mine est aménagé dans les anciennes galeries de cuivre dont il retrace l'histoire de manière ludique. Coiffé d'un casque de chantier, sous un plafond bas tendu d'un filet de sécurité, le visiteur explore le passé de ce modeste gisement de cuivre, exploité industriellement de 1862 à 1917. Jeux de lumière et animations sonores (on entend sauter la paroi dynamitée et chanter les trieuses) prennent du relief dans le silence et l'obscurité de cette vaste caverne, creusée par les mineurs venus du Piémont italien. Une pause vidéo dans une sorte de caisson de bois permettra d'en savoir plus sur la transformation du minerai et les multiples usages du cuivre.

Au sein d'un massif forestier surplombant la Méditerranée, les anciennes mines de cuivre de Cap Garonne comptent parmi les cinq plus beaux sites minéralogiques du monde. Le musée retrace la vie des mineurs et l'histoire de la roche[50].

Il est le seul musée français du cuivre et des microminéraux.

Place Flamencq.

En 1984, la qualité exceptionnelle de l'environnement incite les autorités locales à protéger et à mettre en valeur ce patrimoine d'intérêt national et européen que représente la mine du Cap Garonne. Il faudra attendre dix ans avant d'inaugurer le musée de la mine.

Le château du Clos Meunier et le parc Cravéro[modifier | modifier le code]

Bois de Courbebaisse.

Le château du Clos Meunier date de la fin du XVIe siècle et début du XVIIe siècle. En 1667, le château appartenait au seigneur de La Garde, Joseph de Catelin. C’est Jean-Louis Raymond Mallard qui se porta acquéreur du château en 1790, le garda jusqu’en 1862, puis le revendit à M. Meunier. Le château devint alors le Clos Meunier, mais on l’appela tout simplement le château du Pradet. À l’origine, la propriété de 30 hectares était toute plantée en vignes et bordait toute la rue principale du Pradet (l’actuelle avenue de la DFL). La municipalité en fit l’acquisition en 1973. Rénové de 1973 à 1977, le château devint la mairie du Pradet et le parc fut baptisé parc Cravéro (du nom d’un ancien maire pradétan).

Le parc offre aujourd'hui la tranquillité de ses allées ombragées par le feuillage d'arbres centenaires, une palmeraie riche de 70 espèces, de nombreuses espèces végétales méditerranéennes[51].

Villa l'Artaude[modifier | modifier le code]

La villa l'Artaude, appelée aussi « villa Mandrot », est une maison aux murs de pierre brute construite par Le Corbusier en 1930, chemin de l'Artaude. Elle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du et a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle en PACA » par le ministère de la Culture[52],[53].

Les Oursinières.

La Pierre de Lune[modifier | modifier le code]

Légèrement recouverte par la mer, entre les plages de Monaco et des bonnettes, la légende veut que cette pierre aux reflets bleues soit venue de la Lune[54].

Épave de « La Lune »[modifier | modifier le code]

À cinq milles nautiques, au large du cap Carqueiranne, se trouve l'épave du vaisseau La Lune. Il a coulé en 1664 et l'épave a été découverte en 1993. Lors de la campagne de fouilles de 2016, faite à l'aide d'un robot humanoïde de dernière génération, le responsable déclara : « c'est un des cinq sites d'archéologie marine les plus importants au monde »[55],[56].

L'église Saint Raymond-Nonnat[modifier | modifier le code]

L'église, construite en 1863 et inaugurée le [57], a été consacrée par Joseph Madec, évêque de Fréjus-Toulon, le [58]. Les fresques ont été exécutées entre 1871 et 1877[59]. Trois cloches ont été installées en 1876, et une quatrième cloche, nommée Marie-Angèle, a été installée en [60].

L'orgue de l'hôtellerie de la Sainte-Baume de Saint-Zacharie avait été transféré au Pradet en 1952 puis à la Sainte-Baume en 1971[61]. Une association, « Les amis de l'orgue du Pradet », dont l'objet est l'installation d’un orgue à tuyaux dans l’église du Pradet, a été constituée le [62].

La Villa Rocabella[modifier | modifier le code]

La villa Rocabella est une villa de style Belle Époque, construite à la fin du XIXe siècle par l'architecte danois Hans-Georg Tersling, au Cap Brun pour un maître de forges de la Loire, Jules Petin[63]. Restée en possession de la famille Petin jusqu'à la seconde guerre mondiale, elle est alors occupée par les allemands jusqu'en 1944. Après la guerre, la propriété est divisée et la villa est achetée par la S.N.C.F., qui l'affecte à ses œuvres sociales en l'utilisant comme orphelinat et colonie de vacances. Elle est agrémentée d'un parc botanique de quatre hectares avec accès direct à la mer. En 2000, cette villa est achetée, puis restaurée et décorée par l'architecte d'intérieur Patrice Nourissat[64]. Plusieurs films y ont été tournés dans les années 2000 : le téléfilm La Femme et le pantin, avec Roger Hanin, en 2006, Le Mac en 2009, Simple question de temps en 2012, avec Line Renaud, Un Homme idéal, avec Pierre Niney, en 2014 ; Divorce club en 2018. Remise en vente en 2016 au prix de 14 millions d'euros, la villa est finalement achetée au début de 2020[65] par Jean Baptiste Rudelle, qui après avoir fait fortune dans une start up internet, rentre dans les 500 plus grandes fortunes françaises. Il veut en faire un centre de séminaire sur les nouvelles technologies [66].

Autres[modifier | modifier le code]

  • La galerie d'art Cravero, le fort de la Gavaresse, le massif de la Colle Noire, le jardin et le bois de Courbebaisse, le sentier de découverte Jean-François-Jubé de Cap Garonne, la fontaine de la place Flamenq[67].
  • De remarquables criques ponctuent la baie de la Garonne jusqu'au cap de Carqueiranne. Certaines sont accessibles par la route mais l'idéal est de les découvrir par le sentier du littoral. Certaines portions de ce sentier sont interdites d'accès car dangereuses (éboulements, sentier ponctuellement attaqué par la mer).
  • Monument aux morts[68],[69].
Fontaine derrière mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jardin public au Pradet.

Le Pradet et le cinéma[modifier | modifier le code]

Les armoiries du Pradet se blasonnent ainsi :

Taillé : au premier de gueules à la corne d'abondance d'or fleurie et fruitée au naturel posée en barre, pointe en bas, au second d'azur à la digue d'or sommée d'une tour d'argent, ajourée et maçonnée de sable, mouvant de senestre sur une mer de pourpre.

Devise : « semper supra det »
traduit du latin par « qu'elle donne toujours davantage »[73].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'eau dans la commune
  2. Station d'épuration de Toulon Est-Pont de la Clue : Description de la station
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Orthodromie entre Le Pradet et Toulon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Toulon », sur la commune de Toulon - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Toulon », sur la commune de Toulon - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  9. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  10. Le Pradet: le massif de la Colle noire envahi par les chenilles processionnaires
  11. Le Pin de Galle au Pradet, un grand hameau paradisiaque . Info - Toulon.maville.com
  12. France 3 le 7 aout 2014
  13. CATastrophes NATurelles - Glissement de terrain dans le Var, 60 personnes évacuées
  14. Le Pradet : 25 riverains ont finalement été évacués au Pin de Galle | Le Pradet | Var-Matin
  15. VIDEO. Intempéries: soixante évacuations après un glissement de terrain au Pradet | Le Pradet | Var-Matin
  16. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Unité urbaine 2020 de Toulon », sur insee.fr (consulté le ).
  20. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. « Liste des communes composant l'aire d'attraction duToulon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  23. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  24. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  25. « La loi littoral »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  26. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  27. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  28. Gallia: fouilles et monuments archéologiques en France métropolitaine , https://books.google.fr/books?id=HGYpAQAAIAAJ, 1989 -37; Ginoux, 1885, p. 40; Lafaye, 1909, p. 5, n° 18; Blanchet et atii, 1932, p. 84, n° 65
  29. Arrêté du 1er juillet 2016 constatant l'adhésion des communes à la Charte du Parc national de Port-Cros
  30. Le Pradet ville labellisée : Parc National de Port-Cros
  31. Le maire du Pradet, Claude Mesangroas, est décédé.
  32. [1]
  33. « Le Pradet : municipales 2020 - Un deuxième mandat pour Hervé Stassinos »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur La lettre économique et politique de PACA, (consulté le ).
  34. Élu maire à la suite d'une élection municipale partielle.
  35. « Le Pradet dit adieu à son maire », Var-Matin,‎ (lire en ligne).
  36. « Bernard Pezery est le nouveau maire du Pradet », Var-Matin,‎ (lire en ligne).
  37. Les comptes de la commune
  38. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  39. « Coopérative vinicole du Pradet », notice no IA83001362, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. « Station balnéaire », notice no IA83000441, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. Commerces de proximité
  42. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  43. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  44. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  45. Établissements d'enseignements
  46. Professionnels de santé
  47. Établissements de santé
  48. Paroisse du Pradet
  49. https://www.fichiertopo.fr/search.php?quicksearch=Grottes%20de%20la%20Pointe%20Sainte-Marguerite
  50. La mine de Cap Garonne
  51. Parc Cravéro, pp. 30-31
  52. Notice no PA00081695, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  53. « ARCHITECTURE. Saviez-vous que Le Corbusier a aussi laissé sa trace au Pradet? », sur Var-Matin, (consulté le ).
  54. Toulon vu du large
  55. Épave de « La Lune »
  56. Epave du vaisseau du Roi Soleil : Les secrets de la Lune dévoilés
  57. L'église Saint Raymond-Nonnat
  58. Paroisse du Pradet : histoire
  59. Les fresques à l'intérieur de l'église du Pradet
  60. Cloches de l'église Saint Raymond
  61. Orgue de l'hôtellerie de la Sainte-Baume, p.13
  62. Association "Les amis de l'orgue du Pradet"
  63. Didier Gayraud et Michel Vialle, « Villa Rocabella, les fastes de la Belle Epoque », sur paj-mag.fr, (consulté le ).
  64. L'action sociale à la SNCF 1945-1985
  65. « Le Pradet : le manoir "Rocabella" vendu à 14 millions d'euros », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur (consulté le ).
  66. « La villa belle époque va servir à penser l’avenir », sur Var-Matin, (consulté le ).
  67. La fontaine de la place Flamenq
  68. Monument aux morts : conflits commémorés 1914-1918 et 1939-1945
  69. Le monument aux morts
  70. Philippe Tailliez, Plongées sans câble, Arthaud 1954, chapitre I Chasse aux poissons, pages 11 à 27.
  71. Eric Le Moing remporte le challenge Grob
  72. P. Polleto, « François Ozon tourne "Jeune et Jolie" au Pradet », sur Var-Matin, (consulté le ).
  73. Toulon Provence Méditerranée Est : Le Pradet, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]