Montfort-sur-Argens

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Montfort-sur-Argens
Le village vu du parking de l'église.
Le village vu du parking de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Brignoles
Canton Brignoles
Intercommunalité CA de la Provence Verte
Maire
Mandat
Éric Audibert
2014-2020
Code postal 83570
Code commune 83083
Démographie
Gentilé Montfortais
Population
municipale
1 297 hab. (2014)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 30″ nord, 6° 07′ 21″ est
Altitude Min. 129 m
Max. 344 m
Superficie 11,92 km2
Localisation

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Liens
Site web montfort-sur-argens.fr

Montfort-sur-Argens est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Centre-Var, entre Carcès et Correns, au nord de Brignoles.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Selon le tableau des risques identifiés dans le Var, la commune est concernée par les risques : Feux de forêt, inondation, Transport Gazoduc Oléoduc et TMD (La canalisation d'hydrocarbures (pipeline SPMR) traverse la commune)[1].

La commune est située en Région forestière départementale "Dépression varoise"[2]. Elle est labellisée dans le nouveau schéma de certification forestière PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification) visant à améliorer la gestion durable des forêts françaises[3]. La taille des forêts communales est relativement faible et est de l'ordre de 33 hectares[4].

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune se situe en Zone de sismicité Faible : Bâtiment neuf de catégorie d'importance III[5].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[6] :

  • par l'Argens,
  • et le ruisseau de la Ribeirotte, affluent de l'Argens. Leur confluence se situe sur le territoire de Montfort,
  • les vallons de robernier et des saintes-vierges.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est chaud et tempéré. Ses reliefs lui confèrent 2 types de climat : méditerranéen et montagnard. Selon la classification de Köppen-Geiger, le climat est de type Csb[7].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la départementale n°22.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le transport collectif est assuré par varlib[8].

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Châteauvert Cotignac Entrecasteaux Rose des vents
Correns N Carcès
O    Montfort-sur-Argens    E
S
Le Val Vins-sur-Caramy Cabasse

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montfort apparaît dans les archives dès le XIIIe siècle sous le nom de Mons Fortis et de Monte Forti (le « mont fort », la « butte fortifiée »)[9].

Le nom de la commune devient Montfort-sur-Argens en 1904[10]. Ses habitants sont appelés les Montfortais.

Montfort-sur-Argens s'écrit Monfouar en provençal de norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

La création du castrum[11] de Montfort a lieu au Moyen Âge[12], en liaison avec le prieuré de Notre-Dame de Spéluque qui est une fondation de l’Antiquité tardive[13].

En 1197, le seigneur Foulques de Pontevès fait don de la seigneurie de Montfort-sur-Argens aux Templiers de la commanderie du Ruou[14],[15]. En 1207, Alphonse II de Provence fait don du domaine de Montfort aux chevaliers du Temple, qui y établiront une maison du Temple[16]. Pendant les croisades, Montfort-sur-Argens jouera un rôle important dans la présence des moines-soldats entre Argens et Verdon.

Après la disparition de l’ordre du Temple en 1308, la possession est transféré aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1319[17] qui la détruisent. En 1411, le domaine est érigé en commanderie et les Hospitaliers l'occupent jusqu'à la Révolution française[18],[19]. Les bâtiments s'écoulent plus d'un siècle avant que la construction de l'actuel château ne soit entreprise[20].

En 1793, le château est transformé en prison révolutionnaire et échappe ainsi à la destruction[21].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 2008 André Paul   vigneron
2008 en cours Éric Audibert   vigneron

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[23],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 297 habitants, en augmentation de 9,92 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
925 965 926 1 134 1 136 1 037 1 057 1 064 994
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 022 1 022 1 005 1 007 1 009 936 792 776 746
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
918 805 741 707 675 701 606 490 522
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
537 542 502 551 705 869 1 041 1 209 1 297
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle et élémentaire sur la commune[26].
  • Les collèges les plus proches sont à Brignoles, Besse-sur-issole, Rocbaron, Le Luc, Le cannet-des-Maures, Lorgues[27].
  • Les lycées les plus proches sont à Brignoles, La Celle, Lorgues.

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique Notre Dame de la Purification, église Saint-Blaise[28].

Économie[modifier | modifier le code]

Montfort-sur-Argens tire ses ressources de la viticulture, de l’artisanat et du tourisme, fait partie du territoire Provence Verte et de la communauté de communes Comté de Provence.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • La cave coopérative vinicole La Montfortaise date de 1908[29],[30].
  • La coopérative vinicole et coopérative agricole (coopérative d'approvisionnement et d'utilisation de matériel agricole) Les caves du Commandeur[31].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Plusieurs structures d’hébergement existent sur la commune : des gîtes ruraux et des chambres d’hôtes.

Commerces[modifier | modifier le code]

La commune dispose de quelques commerces de proximité[32].

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[33] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 413 000 , soit 1 106 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 261 000 , soit 987 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 734 000 , soit 574 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 742 000 , soit 580 par habitant.
  • endettement : 1 587 000 , soit 1 242 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 12,50 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 19,38 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 87,87 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château des Commandeurs[34] : le château des Commandeurs est au sommet de la colline de ville vieille, avec la chapelle Saint-Blaise.
Ce fut aux XIIe et XIIIe siècles la Maison du Temple de Montfort appartenant aux Templiers, dépendante de la commanderie du Ruou. Elle devint au XIVe siècle une commanderie hospitalière, propriété de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Des premiers bâtiments, qui dataient des XIIe et XIIIe siècles et qui furent détruits à la fin du XIVe siècle, il ne subsiste qu’une partie des sous-sols. L'ensemble a été reconstruit au XIVe siècle puis transformé aux XVIe et XVIIIe siècles en château. Les façades et les toitures du château sont inscrites sur l'inventaire supplémentaire des monument historique[35],[36]. Le château est aujourd’hui une propriété privée.
  • Église Notre-Dame-de-la-Purification[37] : Au XVe siècle, la ville s'étend hors-les-murs et un nombre croissant de maisons se trouvent éloigné de l'église Saint-Blaise. Une église dédiée à la purification de la vierge est alors construite à l'emplacement actuel et achevée en 1617.
  • Tour de l'Horloge : La tour de l’Horloge avec campanile possède une cloche datée de 1679[38] .
  • Vieille ville : La vieille ville présente des ruelles, des passages voûtés, des vestiges de remparts et des fontaines.
  • Prieuré Notre-Dame-des-Spéluques[40] : Le prieuré Notre-Dame-des-Spéluques, qui date du XIIIe siècle-XVIIIe siècle, est un sanctuaire souterrain. Ce prieuré a été édifié sur un ancien habitat gallo-romain[41],[42],[43].
  • Château de Robernier[44] : Le château de Robernier possède des pigeonniers[45].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Lambot (1814-1887), inventeur du ciment armé, né à Montfort-sur-Argens.
  • Henri Sauvaire (1831-1896), épigraphe, numismate et photographe orientaliste, mort à Montfort-sur-Argens.
  • Octave Vigne (1867-1945), est un homme politique, né à Montfort-sur-Argens.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Montfort-sur-Argens (83).svg

Les armoiries de Montfort-sur-Argens se blasonnent ainsi[49] :

D'or à la pièce de canon de sable tournée à senestre, montée sur un affût de gueules et posée sur une montagne d'azur mouvant de la pointe.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dossier départemental sur les risques majeurs dans le Var - DDRM
  2. Inventaire forestier national, Inventaire forestier, 1999, page 6
  3. Gestion durable des forêts : les normes de certification PEFC durcies
  4. Rapport de présentation du SCOT Provence verte, Etat initial de l'environnement
  5. Didacticiel de la règlementation parasismique
  6. Cours d'eau sur la commune ou à son aval
  7. Le climat de Montfort-sur-Argens
  8. Le transport collectif varlib
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume II, Éditions Droz, Genève, 1991.
  10. Notice communale de Montfort-sur-Argens sur le site EHESS Cassini.
  11. « bourg castral d'Espeluque », notice no IA83001186, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Le bourg castral
  13. Archéologie du Midi médiéval, Volume 21, Centre d'archéologie médiévale du Languedoc, 2003
  14. Edmond F. Barbier, L’abbaye cistercienne du Thoronet au Moyen Âge, Éditions Équinoxe, 1994.
  15. Édouard Baratier, Enquêtes sur les droits et revenus de Charles Ier d’Anjou en Provence (1252 et 1278), Éditions de la Bibliothèque nationale, 1969.
  16. Jean-Luc Aubarbier, La France des Templiers, Éditions Sud Ouest, 2007.
  17. Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Éditions Publitotal, 1987.
  18. Maurice Agulhon, La vie sociale en Provence intérieure au lendemain de la Révolution, Éditions de la Société des études robespierristes, 1970.
  19. Jean Seillé, Histoire de Montfort, village templier, Éditions Terre Profonde, 1988.
  20. Joseph-Antoine Durbec, Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes, Le Mercure Dauphinois, , 430 p. (ISBN 978-2-9138-2613-7, présentation en ligne), p. 23
  21. Le guide des châteaux de France : Provence Côte d’Azur, Volume 183, Éditions Hermé, 1985.
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  26. École primaire publique
  27. Liste des collèges et Lycées les plus proches de Montfort sur Argens
  28. Paroisse de Montfort-sur-Argens
  29. Yves Rinaudo, Syndicalisme agricole de base : l'exemple du Var au début du XXe siècle, Le Mouvement social, juillet-septembre 1980.
  30. « coopérative vinicole et oléicole dite Cave coopérative agricole La Montfortaise », notice no IA83001349, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
  31. « coopérative vinicole et coopérative agricole (coopérative d'approvisionnement et d'utilisation de matériel agricole) Les caves du Commandeur », notice no IA83001348, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Commerces à Montfort
  33. Les comptes de la commune
  34. Le château des Templiers
  35. « Façades et toitures inscrites sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques », notice no PA00081681, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Inscription monument historique par arrêté du 15 juin 1972.
  37. L'église Notre-Dame de la Purification
  38. Notice no PM83000388, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la tour de l'horloge
  39. Montfort-sur-Argent : un village templier
  40. le terme de Spéluque a suscité de nombreuses légendes
  41. Gallia, Volume 21-30, Éditions du CNRS, 1972.
  42. Monuments Chrétiens de Montfort-sur-Argens, Château des Commandeurs
  43. Montfort-sur-Argent, Var, grottes et sanctuaires : Ampus et Montfort-sur-Argent
  44. (en)Le Château de Robernier
  45. Le château de Robernier
  46. France - Tumulus dit le Coffre de Collorgues [TMCOL0
  47. Hélène Barge et Eric Mahieu, Les Mégalithes du Var - 27 itinéraires de découverte, Actilia Multimédia, (ISBN 2-915097-02-X)
  48. Notes d'information et de liaison (7.1990), Direction des Antiquités de la région Provence-Alpes-Côte d'Azeur : L'existence de tombes à parois verticales bien conservées, comme c'est le cas pour le coffre du Puits des Quatre Points à Bauduen et à Montfort, Marseille 1991, page 135]
  49. Comté de Provence : Montfort-sur-Argens, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau