La Roquebrussanne

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La Roquebrussanne
La Roquebrussanne
L'église Saint-Sauveur.
Blason de La Roquebrussanne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Garéoult
Intercommunalité CA de la Provence Verte
Maire
Mandat
Michel Gros
2014-2020
Code postal 83136
Code commune 83108
Démographie
Population
municipale
2 540 hab. (2015 en augmentation de 7,08 % par rapport à 2010)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 28″ nord, 5° 58′ 37″ est
Altitude Min. 311 m
Max. 827 m
Superficie 37,05 km2
Localisation

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La Roquebrussanne est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Celle Rose des vents
Mazaugues N Garéoult
O    La Roquebrussanne    E
S
Méounes-lès-Montrieux Néoules

Le village de la Roquebrussanne est situé sur les contreforts de la Sainte-Baume et au pied de la Loube, en pays de la Provence Verte.

La Roquebrussanne fait partie des 37 communes du Pays de la Provence Verte labellisé Pays d’art et d’histoire et de la Communauté d'agglomération de la Provence Verte qui compte 28 communes membres.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le massif de La Loube culmine à 834 mètres, dominant La Roquebrussanne et le plateau de l'Issole[1],[2].

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune est en Zone de sismicité 2 (sismicité faible)[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[4] :

  • Rivière l'issole,
  • Ruisseaux de l'escarelle, du cendrier, de lamanon, de laouron, du riolet, des pourraques, de la foux.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de La Roquebrussanne est dit tempéré chaud. La pluie dans La Roquebrussanne tombe surtout en hiver, avec relativement peu de pluie en été. La commune est classée comme Csb (Climat méditerranéen avec été chaud) selon la Classification de Köppen-Geiger[5],[6],[7].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par la route départementale 5 entre Tourves et Méounes-lès-Montrieux.

L'A8 traversant la commune de Brignoles desservie par la sortie no 35.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche se trouve à Brignoles ; l'aéroport le plus proche est celui de Toulon.

Un réseau de cars "VarlIb" dessert la commune[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en provençal est La Roco-brussano, le mot roco désignant un rocher isolé ou à pic[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

De l’âge du fer aux occupations romaines, La Roquebrussanne recèle de nombreux[évasif] vestiges archéologiques.[précision nécessaire]

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de Louis Ier et régente de leur fils Louis II. La reddition d’Aix a également pu jouer un rôle dans la volte-face de la communauté[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1995 Monique Caulet Sans étiquette  
    Di Placido    
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Caporali Sans étiquette  
avril 2008 en cours Michel Gros sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du nouveau Parc naturel régional de la Sainte-Baume, créé par décret du [11].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2015, la commune comptait 2 540 habitants[Note 1], en augmentation de 7,08 % par rapport à 2010 (Var : +4,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5001 4361 4941 5181 5051 4731 4111 5291 322
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3121 3201 2181 2321 119954740784728
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
787794809685644621603574614
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
6387106628091 2351 6721 9732 3242 540
2015 - - - - - - - -
2 540--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[16] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 773 000 , soit 1 090  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 578 000 , soit 1 014  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 712 000 , soit 280  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 808 000 , soit 318  par habitant.
  • endettement : 1 329 000 , soit 522  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 19,96 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 18,68 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 61,15 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 35,33 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 33,33 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Coopérative vinicole La Roquière[17].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité[18].
  • Résidence de retraite "Korian La provençale"[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les ponts sur la rivière la Latte[modifier | modifier le code]

Au cours de la traversée du village de La Roquebrussanne, la rivière l'Issole prend le nom local de la Latte. Depuis le pont de l'Orbitelle reconstruit en 1797, 6 ponts, construits entre 1850 et 1900, enjambent la rivière jusqu'à l'ancien moulin à huile. Certains sont privés et rejoignent les jardins sur l'autre rive [20].

L'église Saint-Sauveur[modifier | modifier le code]

Construite en 1340 à la demande des habitants, l'église Saint-Sauveur possède un chœur et un porche de style roman et une nef de style gothique. Le clocher a été reconstruit en 1659. La plus grosse des 3 cloches fondue en 1751 pèse 528 kg [20].

L'église Saint-Sauveur.

La Tour de l'horloge[modifier | modifier le code]

Construite en 1616 sous Louis XIII, la tour de l'horloge possède un campanile cosmologique. Le soleil entouré des 6 planètes connues à l'époque date de 1699 (Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne; Uranus fut découverte en 1781 et la dernière, Neptune, en 1846). La cloche fondue en 1699 sonne en ré dièse. Le mécanisme actuel de l'horloge qui date de 1887 est remonté manuellement une fois par semaine[20].

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Notre-Dame-de-l’Inspiration et sa cloche de 1730[21] .
  • Chapelle Saint-Louis-des-Molières et sa cloche de 1694[22].
  • Villa Marius[23].
  • Lacs d’effondrement du Petit et Grand Laoucien[24].
  • Certaines espèces aquatiques uniques en France y ont été découvertes dont notamment un acarien subaquatique, Limnolegeria longiseta[25].
  • Jardin d'Elie Alexis[26].
  • Le monument aux morts[27].
  • Le pigeonnier. Construit en 1687 et récemment restauré.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Roquebrussanne Blason D’azur à la tour carrée donjonnée d’or, ouverte et ajourée de sable, posée sur un mont du même mouvant d’une champagne ondée d’azur et chargée d’une burelle ondée d’argent (site de la commune)[28].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de La Roquebrussanne
D'azur à la transfiguration de Jésus Christ surmontant un mont mouvant de la pointe, accosté d'Élie et de Moïse affrontés, le tout d'or (d'Hozier).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gaspard-André Jauffret, né le 13 décembre 1759 à La Roquebrussanne, était un évêque.
  • Joseph Jauffret, né le 6 décembre 1781 à La Roquebrussanne, était une personnalité du Premier Empire.
  • Louis-François Jauffret, né le 4 octobre 1770 à La Roquebrussanne, pédagogue, poète et fabuliste.
  • Jean-Baptiste Reboul (1862 à La Roquebrussanne –† 1926 à Marseille), auteur en 1897 du livre La Cuisinière provençale, référence pour les cuisiniers : il y propose 1 120 recettes simples et complètes, 365 menus (un pour chaque jour de l’année). Frédéric Mistral demanda à Jean Baptiste Reboul d'ajouter les noms provençaux des recettes à ce livre qui est écrit en langue française, ce qui fut fait en sa sixième édition. L'édition du livre n'a jamais cessé.
  • Victor Reymonenq (1858 à La Roquebrussanne –† 1933 à Toulon), homme politique français, proche et soutien de Georges Clemenceau, Sénateur, Député, Conseiller général du Var, maire de la Roquebrussanne de 1907 à 1913.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Montagne de La Loube
  2. Le Mons Pennicus antique, de penna, pointes, serait devenu montagne de la Loube
  3. Didacticiel de la règlementation parasismique
  4. L'eau dans la commune
  5. Climat La Roquebrussanne
  6. Climat et historique météo de la Roquebrussanne
  7. Commune de la Roquebrussanne
  8. Les communes desservies par les cars "VarlIb"
  9. Lou tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félibrige, F. Mistral, t2 p797, éditions CPM 1979
  10. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, cartes p. 417-418 et p. 419.
  11. décret de constitution du Parc naturel régional de la Sainte-Baume
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 22 mars 2015 sur l'Internet Archive)
  17. « coopérative vinicole La Roquière », notice no IA83001367, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. https://www.la-roquebrussanne.fr/commerces.html Commerces]
  19. Korian La Provençale
  20. a, b et c Panneau d'informations touristiques municipales
  21. Notice no PM83000453, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la chapelle Notre-Dame de l'Inspiration
  22. Notice no PM83000452, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la chapelle Saint-Louis-des-Mollières
  23. « Villa Marius », sur la-roquebrussanne.fr (consulté le 14 mars 2014)
  24. Liste des sites et monuments naturels classés sous le régime de la loi du 21 avril 1906 et reconnus par la loi du 2 mai 1930. Loi codifiée aux art. L. 341-1 et s. du code de l'environnement, 23 août 1932
  25. Diagnostic et étude du patrimoine naturel de La Roquebrussane
  26. Base Mistral - Mémoire
  27. Monument aux mort, Conflits commémorés : 1914-18 et 1939-45
  28. Val d'Issole : La Roquebrussanne, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  29. « bourg castral de Castellum Gardinum (?) », notice no IA83001231, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « bourg castral de la Garde », notice no IA83001230, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « bourg castral », notice no IA83001229, base Mérimée, ministère français de la Culture