Pierre Brasseur

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Pierre Brasseur
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Pierre Brasseur en 1961 dans Mon frère Jacques de Pierre Prévert.

Nom de naissance Pierre-Albert Espinasse
Naissance
Paris, France
Nationalité France Française
Décès (à 66 ans)
Brunico, Italie
Profession acteur, réalisateur
Films notables Le Quai des brumes, Grandes familles, Les Enfants du paradis

Pierre-Albert Espinasse, dit Pierre Brasseur, est un acteur français né le à Paris et mort le à Brunico (Italie). Par sa mère Germaine Brasseur, il est un « descendant » indirect de la famille Brasseur, une dynastie de comédiens qui a commencé à faire parler d’elle sous la Monarchie de Juillet. Il est le père du comédien Claude Brasseur, lui-même père d'Alexandre Brasseur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Albert Espinasse naît à Paris dans le XVIIe arrondissement, rue Darcet. Il adopte par la suite le nom de scène de sa mère, Germaine Brasseur, comme nom de scène. Pierre Brasseur, âgé de six ans, fut témoin d'une des premières attaques de La Bande à Bonnot[1] et a pour ami d'enfance Jean Gabin[2].

Après ses études, il échoue au concours d'entrée au Conservatoire, puis suit des cours d'art dramatique dispensés par Harry Baur et Fernand Ledoux au conservatoire Maubel. Il est l'intime de Pablo Picasso, Jean Cocteau, Max Jacob, de Louis Aragon qui l'introduit dans le groupe surréaliste où il fait la connaissance d'André Breton, Paul Éluard, Benjamin Péret, Raymond Queneau. Grâce à Aragon, Robert Desnos et Jacques Prévert, il publie ses premiers textes dans La Révolution surréaliste. Il a écrit ensuite plusieurs pièces : L'Ancre noire (1927), Sainte Cécile (1944), Un ange passe (1943), L'Enfant de Poméranie (1945).

En 1924, il fait à la fois ses débuts au théâtre chez Lugné-Poe au théâtre de l'Œuvre, et au cinéma avec Jean Renoir dans La Fille de l'eau. Il incarne d'abord principalement des personnages de gigolos, puis il rencontre Jacques Prévert qui donnera un tournant important à sa carrière. Il trouve son premier vrai grand rôle dans l'interprétation du peintre alcoolique de Lumière d'été de Jean Grémillon.

Déjà renommé comme acteur de théâtre il devient populaire auprès du grand public avec son interprétation dans Le Quai des brumes de Marcel Carné et surtout avec son rôle de Frédérick Lemaître dans Les Enfants du paradis. Il offre une superbe prestation de Lucien Maublanc, le rejeté des Grandes familles, d'après l'œuvre de Maurice Druon, dans un extraordinaire face-à-face avec Jean Gabin.

Mais sa véritable passion est de jouer sur les planches. Il triomphe avec Le Sexe faible d'Édouard Bourdet, dans Kean, où il incarne le grand acteur anglais raconté par Alexandre Dumas père, dans Les Mains sales et Le Diable et le Bon Dieu de Jean-Paul Sartre, comme dans Tchao de Marc-Gilbert Sauvajon ou dans Dom Juan aux Enfers de George Bernard Shaw aux côtés de Paul Meurisse.

Tombe de Pierre Brasseur au cimetière du Père-Lachaise (division 59).

En 1953, il magnifie deux films de Georges Combret : La Pocharde et Raspoutine.

Il publie en 1972 son autobiographie : Ma vie en vrac [3] qu'il présente à la télévision dans Italiques[4]. Il fait l'une de ses dernières apparitions à l'écran dans l'épisode Meurtre par intérim des Cinq Dernières Minutes avec Raymond Souplex. Dans cet épisode où il incarne un entrepreneur en bâtiment surmené et menacé, il tourne une scène avec Rellys (dont ce sera l'avant dernier rôle à l'écran). Lors de la scène, le médecin venu ausculter la femme de Rellys lui prophétise une crise cardiaque et lui demande de passer sans tarder à son cabinet.

La réalité rejoindra la fiction quelques semaines après le tournage et Pierre Brasseur meurt le à Brunico en Italie, d'une crise cardiaque, à la suite d'une crise d'emphysème, pratiquement dans les bras de Claude Dauphin, son partenaire du film avec qui il était en train de tourner, La Plus Belle Soirée de ma vie. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 59).

Marié à Odette Joyeux en 1935, il a un fils : Claude Brasseur, ainsi qu'un petit-fils : Alexandre Brasseur. Il épouse ensuite la pianiste Lina Magrini (décédée en 1970) et vit plusieurs années avec la chanteuse Catherine Sauvage.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Auteur
Comédien
Metteur en scène

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Box-office France[modifier | modifier le code]

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Art[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Extrait d'une interview diffusée dans l'émission de France Inter 2000 ans d'histoire, le 21 janvier 2009
  2. Anecdote que Pierre Brasseur a raconté : "J'avais six ans et lui (Jean Gabin) huit. Nous étions copains : ma mère et son père jouaient au Palais-Royal. Le jeudi, nous passions nos après-midi à jour dans les coulisses. (Télé 7 Jours n°392, semaine du 23 septembre 1967, page 93)
  3. ISBN 2-85956-500-0
  4. Italiques, deuxième chaîne de l'ORTF, 11 mai 1972

Liens externes[modifier | modifier le code]