Charles-Louis Antiboul

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Charles Louis Antiboul
Fonctions
Député du Var

(1 an, 1 mois et 25 jours)
Gouvernement Convention nationale
Biographie
Nom de naissance Charles Louis Antiboul
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Tropez (Var)
Date de décès guillotiné le (à 41 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Girondins
Profession Avocat et administrateur du Var
députés du Var

Charles Louis Antiboul, né à Saint-Tropez (Var), le , mort guillotiné à Paris, le , député du Var à la Convention nationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avocat à Saint-Tropez, il devint après 1789, administrateur du Var, et le 6 septembre 1792, il fut élu par ce département, le septième sur huit, à la Convention nationale, où il siégea sur les bancs Girondins.

Lors du procès de Louis XVI, il vota pour la culpabilité du roi, contre la ratification du jugement du peuple, pour la détention, comme mesure de sûreté générale, et il s'abstint lors du suffrage sur la possibilité d'un sursis.

Le 21 février 1793, au cours d'une longue discussion, il dut défendre son département accusé de fédéralisme, notamment par André Jeanbon Saint André.

Membre du Comité de marine, il fut à l'origine d'un décret qui permettait à la marine française d'amener dans ses ports les navires neutres chargés de marchandises destinées aux puissances ennemies.

Le 13 avril 1793, il vota contre la mise en accusation de Marat, et le 28 mai, il s'abstint lors du scrutin sur le rapport du décret, qui la veille, avait cassé la Commission des Douze.

Envoyé en mission en Corse en juin 1793, il fut capturé à Marseille par les insurgés. Accusé d'avoir compromis la dignité de représentant du peuple, il fut, sur la motion de Jean Bon Saint-André, décrété d'arrestation le 7 septembre 1793. Il comparut devant le Tribunal révolutionnaire en même temps que les Girondins, et sous la même inculpation, du 3 au 9 brumaire an II (24-30 octobre 1793). Il n'eut pratiquement pas la parole, si ce n'est pour répondre de la manière dont il avait voté lors du procès du roi et lors du décret d'accusation de Marat. Il déclara également à une troisième question du président Herman : « En arrivant à la Convention, je me suis placé à la Montagne ; mais n'entendant pas assez distinctement l'orateur, je me suis rapproché de la tribune. »

Condamné à mort, le 9 brumaire an II, avec ses vingt condamnés, il fut guillotiné le lendemain avec eux.

Sources[modifier | modifier le code]