La Garde-Freinet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune du Var
Cet article est une ébauche concernant une commune du Var.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lagarde et Freinet.
La Garde-Freinet
Image illustrative de l'article La Garde-Freinet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Le Luc
Intercommunalité Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez
Maire
Mandat
Jean-Jacques Courchet
2014-2020
Code postal 83680
Code commune 83063
Démographie
Population
municipale
1 855 hab. (2014)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 03″ nord, 6° 28′ 12″ est
Altitude Min. 60 m – Max. 674 m
Superficie 76,64 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Var

Voir sur la carte administrative du Var
City locator 14.svg
La Garde-Freinet

Géolocalisation sur la carte : Var

Voir sur la carte topographique du Var
City locator 14.svg
La Garde-Freinet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Garde-Freinet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Garde-Freinet

La Garde-Freinet est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Garde-Freinet s'écrit La Gàrdia provençal classique ou La Gardi selon la norme mistralienne.[réf. nécessaire]

Freinet, du latin fraxinetum, « bois de frêne ».

Histoire[modifier | modifier le code]

D'or, à un frêne arraché de sinople.
Fort Freinet et la Croix des Maures.

IXe siècle : traditionnellement, on localise le lieu d'implantation des Sarrasins en Provence occidentale dans les années 890 à la Garde-Freinet. Ce lieu est aussi évoqué sous d'autres patronymes dont celui de Fraxinet[1] ou Fraxinetum.

L'histoire rapporte que c'est le comte de Provence Guillaume Ier dit le Liberateur qui chasse les Sarrasins en 973 après sa victoire à la bataille de Tourtour après 80 années de présence Omeyyade au sud de l'actuelle France.

Philippe Sénac[2], en s’appuyant sur les sources arabes et les données de l’archéologie[3], montre combien le Fraxinet, ne constituait pas un simple repaire de brigands mais un emplacement stratégique pour les musulmans qui semblaient vouloir « entraver les relations entre les cités marchandes italiennes et le reste de la chrétienté méridionale ». Toujours selon Philippe Sénac il n'est pas « du tout exclu que le Fraxinet ait été le théâtre d'une symbiose communautaire, ce qui tendrait à expliquer sa longévité »[4].

XIIe siècle : à 450 m d'altitude, on découvre le Fort Freinet (XIIe au XVIe siècle) et les vestiges d'un ancien village fortifié du Moyen Âge, constitué d'une trentaine d'habitations taillées dans la roche. Ils dominent le massif forestier des Maures sur la voie reliant la vallée de l'Argens et le golfe de Saint-Tropez. Actuellement des fouilles archéologiques ainsi que des restaurations par des bénévoles sont en cours afin de connaître et préserver ce patrimoine. Ce fort stratégique, classé monument historique, servait à contrôler le passage entre la vallée du Vidauban et le Golfe de Grimaud. Une grande fosse servait de réservoir d'eau.

XIIIe siècle : les habitants s'installent sur le col de la Garde. Le bourg devient : « La Garde du Freinet ». Un Rostagni (?-v.1341) était connu pour être seigneur de Châteaudouble (1324) et de La Garde-Freinet (1327)[5]. Il reçut donation de l'albergue de ces deux villages[6].

XIXe siècle : l'industrie du bouchon se développe avec près de 700 bouchonniers grâce à la forêt de chênes-liège. À cette époque, la production de marrons et de magnan (ver à soie) est également bien développée.

En 1900, l'abbé Mathieu dresse la croix des Maures (altitude 437 m), restaurée en 1978. Le Christ pesait 175 kg.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 André Werpin    
mars 2008 octobre 2009 Jean-Claude Deletang   démission
novembre 2009 en cours Jean-Jacques Courchet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants se nomment :

  1. appellation usuelle : les Gardois ou Gardiòu en provençal ; Fraxinois et Fraxinoises que l'on peut retrouver dans le nom de certains commerces locaux sont plus souvent utilisés par les habitants que « Gardois » dans le langage courant.
  2. appellation étymologique : les « Fraxinetains » et « Fraxinetaines » d'après la racine latine d'origine « Fraxinetum ». Le Fraxinet désigne le site sur lequel a été édifié le vieux Fort sarrasin aujourd'hui appelé Fort-Freinet ; il a ensuite donné son nom au village construit sur l'emplacement du poste de garde qui contrôlait l'accès vers le Fort.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 855 habitants, en augmentation de 5,34 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 505 1 841 1 797 1 969 2 112 2 348 2 386 2 433 2 573
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 589 2 595 2 649 2 687 2 651 2 515 2 331 2 092 1 872
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 569 1 781 1 770 1 435 1 190 1 204 1 132 1 015 1 028
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 134 1 332 1 241 1 402 1 465 1 619 1 734 1 746 1 855
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Loisirs[modifier | modifier le code]

Réservoir d'eau de Fort Freinet taillé dans la roche.

De nombreuses promenades sont proposées :

  • La croix des Maures : balade de 40 min à travers un sentier botanique avant d'arriver à la croix. On a une vue superbe du village, des Alpes du Sud, du massif des Maures, du rocher de Roquebrune-sur-Argens, du golfe de Saint-Tropez et parfois de la montagne Sainte-Victoire ;
  • Visite guidée du fort et de son histoire pendant 45 min ;
  • Le chemin des crêtes : balade d'1 h 15 en passant par la croix et le fort.

La commune dispose d’un panorama sur le massif des Maures et jusqu'à la Méditerranée, avec forêts de chênes-lièges et de châtaigniers. Dans les campagnes, poussent une végétation de maquis, adaptée au climat de la Provence (ciste de Montpellier, lavande, immortelles, genêts épineux...).

Il y a également plusieurs fêtes tout au long de l'année : foire aux santons avant Noël, fête de la transhumance au printemps, foires de la châtaigne en octobre.

Événements[modifier | modifier le code]

Garde Freinet après incendie.JPG

Le , La Garde-Freinet est endeuillée par la mort de trois sapeurs-pompiers du centre de secours principal de La Seyne-sur-Mer, sur la D 14 commune de la Môle, lors d'un feu de forêt provenant de La Garde-Freinet[11].

Le 15 août 2006, La Garde-Freinet est de nouveau endeuillée par un accident de camion de pompiers sur la D 558, avec la mort de trois pompiers du centre de secours de Puget-Ville.

Le 12 août 2014, François Hollande y fêta son soixantième anniversaire dans la résidence secondaire de la belle sœur de Jean Pierre Jouyet, secrétaire général de la Présidence de la République.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Jean face à la mairie a été achetée par la commune afin de proposer un centre culturel rayonnant sur toute la région. L'office de tourisme s'est implanté dans le bâtiment. La ville possède bien sûr une église avec une cloche typique de la région et un autel en marbre. Une vieille fontaine se trouve non loin d'un lavoir, entre la place du marché et l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Andréani, acteur et réalisateur.
  • Anna Karina, actrice, a vécu dans ce village.
  • Serge Rezvani, peintre et écrivain, a vécu dans ce village.
  • Jeanne Moreau, actrice, a participé au tournage du film « Lumière ».
  • Jacqueline Debutler, artiste peintre et graveur, y a vécu, travaillé et exposé.
  • André Pousse, acteur, y a vécu et y a été incinéré.
  • Xavier Bohl, architecte, y vit.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Note sur le Fraxinet des Maures, Annales du Sud-Est varois, tome XV, 1990, p. 19-23.
  2. Histoire de l'Islam et des musulmans en France du Moyen Âge à nos jours, sous la direction de Mohammed Arkoun, préface de Jacques Le Goff, A. Michel, 2006, ISBN 2-226-17503-2, p. 40
  3. Islam et chrétiens du Midi (XIIe au XIVe siècles), Colloque de Fanjeaux (18 ; 1982) / Éd. Privat / 1983 / (ISBN 2-7089-3417-1)
  4. Philippe Sénac, Provence et piraterie sarrasine, Maisonneuve et Larose, 1982, p. 70
  5. AD du 13, série B1519f162 et B1835f200
  6. AD du 13, série B1519f162
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. La cérémonie officielle à la mémoire de ces pompiers.