Le Plan-de-la-Tour

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Le Plan-de-la-Tour
Le Plan-de-la-Tour
Église Saint-Martin du Plan de la Tour.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Draguignan
Canton Sainte-Maxime
Intercommunalité Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez
Maire
Mandat
Florence Lanliard
2014-2020
Code postal 83120
Code commune 83094
Démographie
Gentilé Plantourians / Plantouriannes
Population
municipale
2 695 hab. (2015 en diminution de 6,26 % par rapport à 2010)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 29″ nord, 6° 32′ 50″ est
Altitude Min. 25 m
Max. 540 m
Superficie 36,8 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.leplandelatour.fr

Le Plan-de-la-Tour, dénommée jusqu’au Plan-de-la-Tour[1], est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Plantourians et les Plantouriannes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à 9 km de la mer, les communes les plus proches sont Sainte-Maxime 9 km, La Garde-Freinet 11 km, Grimaud 13 km, Cogolin14 km, Saint-Tropez 19 km.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Plan de la Tour est composée d'une vingtaine de hameaux environ, dont le Revest, les Gastons, la Buon Aïgo, les Marcels, et le Vernet.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le Granite de l'Hermitan[2], Leucocrate de Camarat, la Rhyolite[3].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Zone de sismicité Faible[4].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[5] :

  • rivière le préconil,
  • vallons de sartouresse, du revest, du cours du pey, des prés,
  • ruisseau de langastoua, d'emponse, le gourier,
  • vallat le marri ruisseau,
  • ravin du nartassier,

Climat[modifier | modifier le code]

Village classé Csa dans la classification de Köppen et Geiger[6].

Article détaillé : Climat du Var.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Desservie par les départementales 44 et 74.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le réseau départemental Varlib[7].

Lignes SNCF[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche se trouve à gare des Arcs - Draguignan, à 28 km,

Histoire[modifier | modifier le code]

Isolée par les difficultés d'accès liées à son relief et, également, par l'insécurité qui frappait les rivages de la mer, l'actuelle vallée du Préconil, autrefois connue sous le nom de Val d'Avignon, est restée longtemps inhabitée ou peu habitée. Au XVIe siècle, dans ces grands espaces, près des points d'eau intarissables pendant la longue période de sécheresse de l'été, apparaissent quelques bastides destinées à répondre aux exigences de la vie agricole, forestière et familiale. Ces bastides, progressivement, deviendront des hameaux regroupant, initialement, les descendants d'une même famille. C'est là le germe du type de société qui s'est perpétué, dans le respect des traditions, et qui s'est longtemps exprimé dans un paysage rural inséparable de la société qui l'avait créé[8].

L'un de ces hameaux, Saint-Martin, le centre de l'actuel village, deviendra le chef-lieu de fait, puis de droit, de la communauté qui, depuis le XVIe siècle, s'est fixée sur des lieux géographiques communs.

En Provence, d'une manière générale, les limites des communes sont celles des anciennes seigneuries. Tel n'est pas le cas du Plan-de-la-Tour qui regroupe trois quartiers relevant, chacun, sous l'Ancien Régime, d'unités féodales différentes. Ils sont pourtant connus sous ce toponyme apparu à la fin du XVe siècle. Il y vit une population qui, par la géographie des lieux et sa manière de vivre, a le sentiment d'être solidaire dans le droit de s'administrer elle-même.

La plus grande partie de cette population s'est fixée dans la haute vallée ou se trouvent les hameaux de Saint-Martin, Préconil, le Vernet, les Pennes, les Pierrons, Prat-L'Estagnol, Valauri et Emponse. Le hameau de Saint-Martin, où ont été édifiés, en 1723, l'église et le cimetière, préfigure, on l'a dit, le chef-lieu. À la veille de la Révolution, les habitants de ces lieux, administrativement rattachés à la Garde-Freinet, sont remarquablement structurés et comptent "trois maîtres en chirurgie et des artisans de presque toutes espèces". Les chroniqueurs les plus autorisés de l'époque écrivent que les paysans de ce quartier sont laborieux et hardis, actifs pour le commerce et religieux.

La deuxième partie de la communauté est constituée par le Haut Quartier de Saint-Pierre de Miramas et recouvre les hameaux de Prat-Bourdin, le Plan, Bagarri et Gassine. Elle est rattachée à Sainte-Maxime ainsi que le hameau du Revest qui perpétue le nom de ce fief supprimé pendant la Révolution.

Les cérémonies du bicentenaire seront des images. Mais elles exprimeront les secrètes affinités d'une réalité matérielle avec la croyance dans les libertés urbaines chèrement acquises, on va le voir, par nos ancêtres. Cette communauté, en effet, revendiquait le simple droit de se gouverner elle-même. Mais ce droit ne lui était nullement reconnu et il existe aujourd'hui parce qu'il a été arraché, de haute lutte, par les habitants des lieux où nous vivons.

Dans le courant du XVIIIe siècle, ces habitants forment une communauté qui prend conscience d'elle-même. La crise d'émancipation qui l'anime se cristallise, dans l'État officiellement catholique de l'époque, autour de l'épineuse question de l'érection d'une paroisse à Saint-Martin simple succursale de La Moure. Cette tentative échoue. Elle est reprise, pendant la Révolution, et le 11 juillet 1790 les citoyens actifs de Saint-Martin du Plan-de-la-Tour se réunissent dans l'église et se proclament indépendants de la Garde du Freinet. Depuis toujours, La Garde-Freinet manifestait une opposition farouche à la sécession. Un incident est significatif du climat dans lequel se déroulaient les événements. La décision ayant été prise, par le Directoire de Fréjus, de faire prêter serment, en 1792 au vicaire Pelloquin, desservant de la succursale de Saint-Martin, les administrateurs de la Garde-Freinet soutenaient qu'il leur appartenait de recevoir ce serment, ce que niaient les habitants du Plan-de-la-Tour. Un huissier fut commis pour signifier l'acte. À son retour il fit connaître que « les habitants étaient beaucoup émeutés contre la municipalité de la Garde-Freinet et que les représentants de celle-ci ne pouvaient se déplacer sans danger, à Saint-Martin, pour y recevoir le serment de l'abbé ».

Après maintes difficultés, la commune sera officiellement créée le 26 mai 1792 par une décision du Directoire du Var siégeant à Brignoles. Paradoxalement, elle laissera hors de ses limites le quartier du Plan qui lui a donné son nom et qui, partie intégrante de Sainte-Maxime, ne lui sera rattaché que plus tard. Enfin, le procès-verbal de division et de limitation des territoires entre la commune du Plan-de-la-Tour et la Garde-Freinet ne sera établi que le vingt neuvième jour de fructidor an IV de la République (1796)[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1904 1919 M. Philibert Perrin    
1919 1941 M. Victorin Bransiec    
1941 1944 Dr Charles Treuvey   délégation spéciale
1944 1945 M. Jean Guiraud   délégation municipale
1945 1947 M. Georges Gautier    
1947 1991 M. Marcel Aumeran    
1991 1995 M. Pierre Jaudel    
1995 en cours Mme Florence Lanliard    

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'un plan local d'urbanisme[10].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de communes du golfe de Saint-Tropez

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[11] :

  • total des produits de fonctionnement : 3 292 000 , soit 1 172  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 879 000 , soit 1 025  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 1 090 000 , soit 388  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 977 000 , soit 348  par habitant.
  • endettement : 485 000 , soit 173  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 18,99 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,79 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 64,95 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 35,33 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 22,01 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 437 [12].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2015, la commune comptait 2 695 habitants[Note 1], en diminution de 6,26 % par rapport à 2010 (Var : +4,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0501 0409991 1631 0861 1061 1081 3881 513
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5271 5411 5091 4531 5061 3611 3081 1891 083
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0231 0031 015822908891811697746
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8201 0361 2601 4481 9912 3802 5242 8592 666
2015 - - - - - - - -
2 695--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

  • Professionnels et établissements de santé : médecins[19], pharmacie[20].
  • Maison médicale proche[21].

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Coopérative vinicole Les Fouleurs de Saint Pons[23].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Villages Clubs du Soleil Le Reverdi.
  • Restaurants[24].
  • Camping, chambres d'hôtes[25].
  • Villages Clubs Du Soleil Le Reverdi.

Commerces et services[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Oppidum de San Peire[26] ;
  • Menhir néolithique final de Prat-Bourdin[27] ;
  • Dolmen St Sébastien ;
  • Ancienne école édifiée en 1860, restaurée en 2007 et aujourd'hui siège de la mairie ;
  • Fontaine du quartier Saint-Martin ;
  • Office de Tourisme[28] ;
  • Église Saint-Martin construite à la fin du XVIIIe siècle, et son campanile ;
  • Ancien presbytère, place Clemenceau ;
  • Ruines du château ;
  • la Tour Paulety ;
  • Monuments commémoratifs :
    • Monument aux morts,
    • Plaque commémorative dans l'église.

Monument classé[modifier | modifier le code]

  • Le Rêve de l'oiseau, 1968-1971, ensemble architectural de Niki de Saint Phalle[29],comprenant une Nana-maison, Big Clarice (hauteur 7 mètres), une Sorcière, et "Le Rêve de l'oiseau construit par Niki de Saint-Phalle en collaboration avec Rainer von Hessen (metteur en scène allemand) et Jean Tinguely, sculpteur, dans la forêt varoise de la commune du Plan-de-la-Tour classé en 2008 à l'inventaire des monuments historiques du Var. Le terrain a été modelé, en étages, pour accueillir les bâtiments[30].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Plan-de-la-Tour (83) Var-France.svg D'or à la tour de gueules posée sur une terrasse de sable[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La commune a changé de nom par décret no 2008-1021 du 3 octobre 2008 portant changement de nom de communes, après délibération du conseil municipal de Plan-de-la-Tour du 19 juin 2006 et du conseil général du Var du 24 novembre 2006.
  2. Affleurement
  3. Carte de subtences utiles : Gisements de matériaux de construction et de viabilité]
  4. Didacticiel de la règlementation parasismique
  5. L'eau dans la commune
  6. Table climatique
  7. réseau départemental Varlib
  8. Histoire du village sur Provence 7
  9. Présentation de la commune
  10. Présentation du projet zonage. Ébauche du Règlement. Réunion publique du 23 juin 2017
  11. Les comptes de la commune
  12. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. École maternelle
  18. Établissements d'enseignement proches
  19. Médecins
  20. Pharmacie
  21. Maison médicale, sur la route du Plan-de-la-Tour
  22. La paroisse Saint-Martin du Plan-de-la-Tour
  23. « Coopérative vinicole Les Fouleurs de Saint Pons », notice no IA83001357, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
  24. Restauration
  25. Hébergements
  26. Oppidum de San Peire
  27. Menhir
  28. Infos touristiques
  29. « Rêve de l'Oiseau », notice no PA83000017, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. Camille Morineau et al 2014, p. 335.
  31. Canton de Grimaud : Le Plan-de-la-Tour, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  32. La propriété où ont vécu la star hollywoodienne Johnny Depp et la comédienne et chanteuse française Vanessa Paradis
  33. « Johnny Depp dévoile son quotidien avec Vanessa Paradis, sa vie en France, et... son rêve secret ! », sur purepeople.com,
  34. « bourg castral de Pétiache », notice no IA83001192, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « bourg castral de Miramas », notice no IA83001191, base Mérimée, ministère français de la Culture