David Ginola

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David Ginola
Image illustrative de l’article David Ginola
David Ginola en 2014.
Biographie
Nom David Désiré Marc Ginola[1]
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (51 ans)
Lieu Gassin (Var, France)
Taille 1,85 m (6 1)
Période pro. 1985-2002
Poste Ailier polyvalent
Parcours junior
Saisons Club
0000-1983 Drapeau : France OGC Nice
Parcours amateur
Saisons Club
1983-1984 Drapeau : France OGC Nice
1984-1985 Drapeau : France SC Toulon
Parcours professionnel1
SaisonsClub 0M.0(B.)
1985-1988 Drapeau : France SC Toulon087 00(5)
1988-1990 Drapeau : France RC Paris069 0(10)
1990-1991 Drapeau : France Brest Armorique FC053 0(15)
1992-1995 Drapeau : France Paris SG158 0(44)
1995-1997 Drapeau : Angleterre Newcastle United FC075 00(7)
1997-2000 Drapeau : Angleterre Tottenham Hotspur FC122 0(22)
2000-2002 Drapeau : Angleterre Aston Villa FC040 00(5)
2002 Drapeau : Angleterre Everton FC007 00(0)
Total 616 (103)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1987-1988 Drapeau : France France espoirs 009 0(5)[2]
Drapeau : France France B 002 0(0)
1990-1995 Drapeau : France France 017 0(3)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 5 octobre 2018

David Ginola, né le à Gassin (Var), est un footballeur international français, évoluant au poste d'attaquant, reconverti en animateur télé.

À 18 ans, Ginola commence son parcours de joueur professionnel au SC Toulon. Le jeune joueur y fait ses armes durant trois saisons et est élu meilleur joueur du Tournoi de Toulon en 1987. Puis, il arrive au Racing parisien avant d'intégrer le club breton, Brest Armorique, au début des années 90. Remarqué par le Paris Saint-Germain, il signe avec le prestigieux club en 1992. Sa carrière prend alors une nouvelle dimension, et l'exposition médiatique qui l'accompagne le révèle au grand public. En 1993, il rafle le titre de meilleur joueur français de l'année. Avec le club parisien, il remporte deux Coupes de France (1993 et 1995), une Coupe de la Ligue (1995) et atteint les demi-finales de la Coupe d'Europe à plusieurs reprises, notamment face au Real Madrid qui lui vaut le surnom d'El Magnifico par la presse espagnole. Sa popularité le conduit sur les plateaux d'émissions télévisées où il est régulièrement invité au milieu des années 1990, à l'instar d'Eric Cantona et Jean-Pierre Papin, autres figures emblématiques de l'époque. David Ginola poursuit sa carrière en Angleterre après son départ du PSG durant l'été 1995. Il intègre le club de Newcastle (1995–1997) puis celui de Tottenham (1997–2000), qui lui permet de décrocher le titre de meilleur joueur de l'année du championnat d'Angleterre 1998-1999. En 2002, il met un terme à sa carrière sportive.

En sélection nationale, Ginola est élu meilleur joueur du Tournoi de Toulon en 1987 avec les Espoirs français. Parallèlement à sa réussite en club, le joueur ne connaît pas le même succès en équipe de France A. Régulièrement appelé par les différents sélectionneurs, son rôle se cantonne à celui de remplaçant. Symbole de la non-qualification au Mondial 1994, Ginola n'est plus convoqué après 1995.

L'ancien joueur amorce sa reconversion au cinéma et prend des cours d'art dramatique à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres. Il parvient à décrocher quelques rôles : Mr Firecul (2004), TheLast drop (2006) et le doublage d'un personnage dans Le Monde de Nemo (2003). C'est sur le petit écran qu'il réussit sa reconversion. Il devient consultant pour la chaîne anglaise BBC. En 2011, c'est sur la piste de danse de l'émission de TF1, Danse avec les stars qu'il fait son retour sur la scène médiatique française. Finaliste de cette première saison, il se classe troisième. Depuis 2013, il est consultant pour la chaîne Canal+ et présente Match of ze day. En mai 2016, il rejoint l'équipe de présentateurs de M6 pour commenter les matchs de l'Euro 2016. Depuis la rentrée 2016, il est le présentateur de La France a un incroyable talent et des primes musicaux de M6.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Cruyff est l'idole de Ginola.

David Ginola grandit à Sainte-Maxime dans le Var. Sa mère est employée à la Poste et son père ouvrier de chan­tier naval. Dès son plus jeune âge, David joue au football et il intègre l'OGC Nice. Son idole est Johan Cruyff, « le joueur à qui j'ai toujours voulu ressembler » confirme-t-il. Il évolue dans les catégories de jeunes des Aiglons. À partir de ses douze ans, Ginola fréquente la section sport-études de Nice. Au collège la journée, il se hâte de rejoindre les jeunes du centre de formation niçois. Quatre ans plus tard, en 1984, David n'est pas conservé[3], s'entendant dire à seize ans qu'il n'est « pas à la hauteur physiquement »[4].

Repéré par Christian Dalger[4], Ginola parcourt les 150 kilomètres à seize ans et demi pour effectuer un essai au Sporting Club de Toulon, en tant que juniors première année. Celui-ci est concluant et Ginola signe un contrat aspirant, trop jeune pour s'engager en tant que stagiaire. Plus petit et plus maigre que les autres, le jeune joueur peine à s'imposer dans l'équipe juniors. Mais durant cette première année toulonnaise, il grandit d'une quinzaine de centimètre[4]. Ginola intègre progressivement l'équipe réserve en Division 3 lors de sa première saison toulonnaise en 1984-1985.

Débuts en première division (1985-1990)[modifier | modifier le code]

Christian Dalger lance Ginola en première division.

Lors de l'exercice 1985-1986, David Ginola est membre de l'équipe réserve en Division 3 avant de prendre place en équipe première en première division entraînée par Christian Dalger. Le 30 novembre 1985, Dalger le fait débuter en première division, il n'a pas encore 19 ans. Quelques jours plus tard, il connaît sa première titularisation chez les Girondins de Bordeaux. En seconde partie de saison, alors que le club tente de se sauver en D1, Ginola participe à presque toutes les rencontres[4]. Le club se sauve lors de l'ultime journée, finissant à la 16e place.

En 1986-1987, Toulon obtient la quinzième place et Ginola connaît sa premier exercice plein avec une trentaine d'apparitions. À la fin de cette saison, il participe au Tournoi de Toulon avec les espoirs tricolores. L’équipe de France remporte le trophée et Ginola est élu meilleur joueur[3],[5]. Lors du tournoi, David évolue comme meneur de jeu des Bleuets[4].

En 1987-1988, Ginola est devenu le joueur vedette du SCT. Après avoir débuté sur l'aile droite, il est replacé à gauche par Rolland Courbis[4]. Les Toulonnais décrochent la cinquième place, jusqu'à présent le meilleur classement du Sporting en championnat. En Coupe de France, Toulon se fait éliminer aux tirs au but en seizièmes de finale contre Sète après une longue séance de tirs. L'attaquant inscrit ses quatre premiers buts professionnels lors de cet exercice. Lors du Tournoi de Toulon 1988, Ginola participe au nouveau sacre français en inscrivant cinq buts en quatre matchs dont le dernier en prolongation lors de la finale contre l'Angleterre (4-2). David Zitelli le devance d'une unité au trophée du meilleur buteur[2].

En 1988, David Ginola s'engage avec le Matra Racing. Il y évolue sous les ordres d'Artur Jorge et aux côtés de Luis Fernandez, qui seront ses entraîneur au Paris SG[3]. L'équipe fait un parcours en bas de tableau et ne se sauve de la relégation qu'à la différence de buts aux dépens de Strasbourg. À l'inter-saison, Lagardère annonce qu'il se désengage du club. Privé de son mécène, le club redevient « Racing Paris 1 » et doit vendre ses principaux joueurs pour assurer son équilibre financier.

L'effectif est amputé de ses éléments-clés et l'équipe composée pour l'essentiel par de jeunes joueurs, parmi lesquels Ginola, que le nouvel entraîneur Henryk Kasperczak a pour mission de maintenir le club en D1[a 1]. L'équipe termine finalement dix-neuvième et relégable, à un point de la dix-huitième place qualificative pour des barrages occupée par Nice. Malgré ce parcours en championnat, le Racing crée la sensation en coupe de France. Le club parvient en quart de finale et élimine les Girondins de Bordeaux (1-1, 5-4 tab), deuxièmes du championnat. En demi-finale, le Racing élimine l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie, champion de France pour la seconde année consécutive et récent demi-finaliste de coupe d'Europe : au stade Vélodrome, les Racingmen déjà relégués reviennent deux fois au score et arrachent la qualification en toute fin de match (2-3). En finale, l'équipe semble décidée à oublier son triste sort et crée un courant de sympathie, qui ne l'empêche pas de perdre face à Montpellier (0-0 ap 2-1), Ginola ne réduit le score (109e) en prolongation.

Confirmation au PSG et équipe de France (1990-1995)[modifier | modifier le code]

Michel Platini lance Ginola en équipe de France.

Après un début de saison 1990-1991 prometteur avec le Brest Armorique, Ginola est appelé en équipe de France par Michel Platini fin 1990. Il débute le 17 novembre[6] face à l'Albanie et entre en cours de jeu. En Bretagne, le joueur confirme les espoirs placés en lui, couvé par le président breton François Yvinec. Malgré la 11e place obtenue par les Brestois en D1 1990-1991, le déficit important du club entraîne sa relégation administrative en deuxième division[7]. Le club finit par imploser en décembre 1991. Lors de son dernier match chez le rival guingampais, l'envahissement de la pelouse par les supporters brestois excédés oblige David Ginola à appeler au calme pour que le match puisse reprendre. Le club dépose son bilan[8], l'équipe professionnelle est dissoute et les joueurs brestois sont libérés. Plusieurs clubs sont sur les rangs pour attirer Ginola. L'Olympique de Marseille est de ceux-là, mais Ginola choisit le Paris Saint-Germain[3].

C’est précisément face à l’OM qu’il débute sous la tunique parisienne quelques mois plus tard (0-0)[3].

Houllier l'intègre durablement en Bleu mais le tient responsable de la non-qualification au Mondial 1994.

Ginola ne fait sa deuxième apparition avec les Bleus qu'avec l'arrivée de Gérard Houllier, en août 1992 contre le Brésil, puis participe aux éliminatoires de la Coupe du monde 1994. Le 18 mars 1993, le PSG reçoit le Real Madrid en quart de finale de Coupe UEFA. Ginola participe à la victoire historique (4-1 après une défaite 3-1 à l'aller) en marquant le second but d'une demi-volée parfaite sur une remise de Daniel Bravo[3]. David et son équipe terminent demi-finalistes de cette C3, échouant contre la Juventus Turin. En juin 1993, David Ginola est titulaire et second buteur lors de la victoire 3-0 du PSG contre le FC Nantes en finale de Coupe de France, son premier titre[3]. L'équipe est aussi vice-championne de France.

En automne 1993, irrégulièrement titulaire en équipe de France, ce dont il se plaint dans la presse, Ginola ne rentre qu'en deuxième mi-temps du fameux match France-Bulgarie de novembre 1993. Dans les arrêts de jeu, alors que les Bleus tiennent le match nul synonyme de qualification, Ginola effectue un centre trop long récupéré par les Bulgares qui marquent en contre-attaque et éliminent la France. Désigné comme responsable de la défaite par Gérard Houllier, le sélectionneur déclare que le joueur a commis un « crime contre l'équipe »[9], Ginola devient également la tête de turc préférée des stades français[10]. Pour autant, Ginola est élu Joueur français de l'année par France Football. L'arrivée du nouveau sélectionneur français Aimé Jacquet ne change pas la situation de Ginola, régulièrement appelé en sélection mais souvent cantonné dans un rôle de remplaçant de luxe. Le Paris SG est sacré champion de France, aidé par Ginola meilleur buteur du club avec treize buts, le meilleur total de sa carrière. Il se révèle également sur la scène internationale où le PSG est à nouveau demi-finaliste de Coupe d'Europe, celle des vainqueurs de coupe cette fois-ci. David Ginola reçoit le premier Trophées UNFP du meilleur joueur de la saison[11]. En mai 1994, Ginola et l'équipe de France participent à la Coupe Kirin. Après une victoire 1-0 contre l'Australie, Ginola marque le dernier but du succès face au pays hôte japonais. Il participe ainsi à la seconde victoire permettant de remporter la compétition[3].

Au début de la saison 1994-1995, Ginola est nommé capitaine par Luis Fernandez. Qualifié pour la C1, David et le Paris SG perdent à nouveau en demi-finale. Au terme de cet exercice, le PSG réalise le doublé Coupe de France-Coupe de la Ligue. Les relations entre l'attaquant et l'entraîneur s'étant dégradées au cours de la saison, le joueur demande à quitter la capitale[3].

À l'été 1995, David Ginola est tout proche de s'engager avec le FC Barcelone entraîné par son idole Johan Cruyff. Mais cela se passe quelque mois avant l'arrêt Bosman. Le joueur développe : « Il fallait attendre de faire partir Stoichkov et Hagi et le PSG s'impatientait de ma réponse. (...) Tout était réglé ou presque, mais Cruyff n'a jamais réussi à transférer ces deux joueurs. Mon transfert ne s'est pas fait et ça a été difficile à digérer »[3].  Ginola signe dans le club moins huppé mais ambitieux de Newcastle en Angleterre contre 3,8 M€[12].

Lors de son passage au Paris SG, Ginola remporte ses quatre premiers trophées avec le Championnat 1994 et les trois Coupes. En trois saisons et demi, le joueur participe à 158 matchs officiels pour 44 buts inscrits et 23 passes décisives données[13]. Particulièrement friand de football espagnol, Ginola livre notamment des matchs d'anthologie pour participer à l'élimination du Real Madrid à deux reprises (en 1993 et en 1994) puis du FC Barcelone en 1995. Cela lui vaut d'être surnommé El Magnifico par la presse espagnole[3].

Renouveau en Angleterre (1995-2000)[modifier | modifier le code]

Avec Cantona, Ginola devient la seconde star française en Premier League.

Dès août 1995, Ginola est élu joueur du mois de Premier League. Sous les ordres de Kevin Keegan, il ne tarde pas à devenir l'une des principales attractions du championnat anglais, et vole presque la vedette au King de Manchester United Éric Cantona, l'autre Frenchie du Royaume. Blessé à une cuisse quelques jours avant le Roumanie-France d'octobre 1995 décisif pour la qualification à l'Championnat d'Europe 1996, Ginola manque le match qui est, pour beaucoup, l'acte de naissance d'un groupe promis à un avenir doré. Fort de cette première saison remarquable, et soutenu par ses supporters[3], Ginola se prend à espérer un retour en équipe de France pour l'Euro disputé en Angleterre, en vain. Ginola n'est plus jamais appelé en Bleu. Sa carrière internationale s'arrête à seulement dix-sept sélections et trois buts[6]. Cette mise à l'écart du plus médiatique des joueurs français de l'époque avec Cantona, suscite une vive polémique, progressivement éteinte par les bonnes performances des Bleus en son absence. À mi-saison, Newcastle possède une confortable avance sur Manchester mais se fait coiffer au poteau par le club mancunien. Barcelone essaie encore de le recruter par l'intermédiaire de son nouvel entraineur Bobby Robson, mais Keegan s'oppose à toute velléité de départ de sa star.

Ginola s'impose en Angleterre sous la direction de Keegan.

En juillet 1996, Ginola fait partie de la sélection mondiale qui défie le Brésil à l'occasion d'un match caritatif en faveur de l'association SOS Villages d'enfants au Giants Stadium de New York (défaite 1-2)[14]. Son équipe s'incline lors du Community Shield. Quelques mois plus tard, Kevin Keegan démissionne. Ginola doit composer avec le nouvel entraîneur Kenny Dalglish, lequel ne compte pas sur lui et un transfert à l'Inter Milan est évoqué. L'équipe est à nouveau vice-championne d'Angleterre.

À l'été 1997, Ginola signe finalement pour le Tottenham Hotspur contre 3 M€[12], une équipe au passé prestigieux mais figurant à ce moment-là au milieu du classement du championnat d'Angleterre. Ce transfert contribue à le faire tomber dans un certain anonymat malgré des performances individuelles et des buts remarqués.

En 1998-1999, son niveau de jeu est tel qu'il est récompensé par le trophée du joueur du mois de Premier League de décembre 2008 puis par un double titre de meilleur joueur de la saison[3] par la presse spécialisée[15] et les autres joueurs. L'équipe remporte la Coupe de la Ligue anglaise. Cette même année, il fait partie de la liste du Ballon d'or 1999[16]. Pour Ginola, c'est l'apothéose, à 32 ans.

À l'été 2000, il n'est plus vraiment en phase avec son entraîneur George Graham, ce qui provoque son départ pour Birmingham et le club d'Aston Villa pour 4,5 M€[12].

Fin de carrière anglaise (2000-2002)[modifier | modifier le code]

En juillet 2000, Ginola rejoint Aston Villa pour un montant de 3 millions de livres sterling. Il remporte la Coupe Intertoto 2001 avec le club. En janvier 2002, il est suspendu pour deux matches et condamné à une amende de 22 000 £ pour avoir frappé un adversaire et avoir contesté son expulsion auprès du quatrième arbitre.

Après deux saisons sans grand relief, il s'engage libre avec Everton FC en février 2002[12]. Il ponctue sa carrière le 11 mai 2002 à Highbury, stade d'Arsenal FC[3].

Reconversion à la télévision (depuis 2002)[modifier | modifier le code]

David Ginola en 2008.

David Ginola suit une formation d'acteur à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres[17]. Il obtient ensuite son premier rôle dans Mr Firecul, un film de Jade Carmen sorti en 2004, puis un petit rôle dans Opération Matchbox, film de guerre de Colin Teague[3]. Il double la voix de Jacques, la crevette dans le film d'animation Le Monde de Nemo (2003)[3].

Ginola est également administrateur dans une chaîne de télévision consacrée à l'entraînement au football, FootSchool TV[18].

En 2008, il participe à un épisode de la série télévisée américaine Les Feux de l'amour[3],[19].

Du 12 février 2011 au 19 mars 2011, David Ginola fait partie des candidats de la première saison de l'émission Danse avec les stars[3] sur TF1. Il se hisse en finale et termine 3e de la compétition, derrière M. Pokora et Sofia Essaïdi.

En 2013, il est co-présentateur d'une émission de football sur la radio anglaise talkSPORT, le mercredi matin[20].

De novembre 2013 à mai 2016, il est consultant pour Canal+ et présente l'émission sur le football anglais Match of ze day[3],[21],[22].

Le 16 janvier 2015, Ginola est officiellement candidat à la présidence de la FIFA dont l'élection doit avoir lieu en mai[23]. Il est soutenu par le site de paris sportifs irlandais "Paddy Power", qui selon les tabloïds lui aurait versé environ 327.000 euros[24]. Mais, deux semaines plus tard, il retire sa candidature, faute d'avoir reçu le soutien de cinq fédérations nationales[3].

En mai 2016, David Ginola est recruté par M6 afin de co-présenter une émission d'après match pendant l'Euro 2016 disputé en France. En octobre de la même année, il accepte de présenter la onzième saison de La France a un incroyable talent[3],[25]. Il devient alors l'incarnation des programmes de la chaîne en animant de nombreux prime-time.

En 2017, il accepte de participer à une émission anniversaire : 40 ans du Puy du Fou : Les animateurs font le spectacle. Il y joue un gladiateur dans le spectacle Le Signe du Triomphe.

Pendant cinq semaines, en juillet et août 2018, il co-anime en première partie de soirée avec Éric Antoine le télé-crochet Audition secrète. Après un bon démarrage, l'audience du divertissement diminue sensiblement. À compter de septembre 2018, il présente le samedi sur M6 à 18h40 le magazine French in the City qui permet de découvrir des villes mythiques à travers l'œil de Français qui y vivent. Dans la foulée, il devient le présentateur de 100 % foot sur la même chaîne.

Style de joueur : ailier technique[modifier | modifier le code]

David Ginola évolue comme ailier gauche. Il est réputé pour sa technique et sa vivacité au dessus de la moyenne. L'entraîneur qui le lance en première division à Toulon Christian Dalger le présente en 1987 comme un « footballeur moderne » avec pour qualités principales « qualités physiques, une technique aiguisée, un bon jeu de tête, une frappe de balle efficace et une polyvalence certaine ». Dalger le fait débuter sur l'aile droite en tant que milieu offensif. Lorsqu'il prend en main l'équipe en 1986, Rolland Courbis le replace à gauche et ajoute qu'« il a une force de pénétration et une capacité à passer son adversaire direct qui sont fort intéressantes »[4].

Si personne ne conteste les qualités techniques de Ginola, on lui reproche un certain individualisme sur et hors du terrain qu'il ne parvient pas à gommer durant sa carrière[4]. En 2015, son ex-coéquipier au PSG Vincent Guérin raconte une scène dans les vestiaires : « J’étais irrité par son attitude, son manque de replacement, son peu de reconnaissance pour le travail des autres. Il fallait que ça sorte. Je voulais qu’il soit moins dans l’individualisme, pour moi comme pour l’équipe. Sinon, je ne lui passais plus le ballon. Il a été surpris, mais après, c’est allé beaucoup mieux »[3].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Générales par saison[modifier | modifier le code]

Ce tableau présente les statistiques de David Ginola par saison[1],[12].

Statistiques de David Ginola au 22 mai 2015
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Drapeau : France France Total
Division M B M B M B M B C M B M B M B
1983-1984 Drapeau de la France OGC Nice rés. Division 3 1 0 - - - - - - - - - - - 1 0
Sous-total 1 0 - - - - - - - - - - - 1 0
1984-1985 Drapeau de la France SC Toulon Var rés. Division 3 8 0 - - - - - - - - - - - 8 0
1985-1986 Drapeau de la France SC Toulon Var rés. Division 3 14 2 - - - - - - - - - - - 14 2
Sous-total 22 2 - - - - - - - - - - - 22 2
1985-1986 Drapeau de la France SC Toulon Var Division 1 14 0 - - - - - - - - - - - 14 0
1986-1987 Drapeau de la France SC Toulon Var Division 1 35 0 1 0 - - - - - - - - - 36 0
1987-1988 Drapeau de la France SC Toulon Var Division 1 33 4 3 1 - - - - - - - - - 36 5
Sous-total 83 4 4 1 - - - - - - - - - 87 5
1988-1989 Drapeau de la France Matra Racing Division 1 29 7 2 1 - - - - - - - - - 31 8
1989-1990 Drapeau de la France Racing Paris 1 Division 1 32 1 6 1 - - - - - - - - - 38 2
Sous-total 61 8 8 2 - - - - - - - - - 69 10
1990-1991 Drapeau de la France Brest Armorique FC Division 1 33 6 3 1 - - - - - - - 1 0 37 7
1991 Drapeau de la France Brest Armorique FC Division 2 17 8 - - - - - - - - - - - 17 8
Sous-total 50 14 3 1 - - - - - - - 1 0 54 15
1992 Drapeau de la France Paris SG Division 1 15 3 2 1 - - - - - - - - - 17 4
1992-1993 Drapeau de la France Paris SG Division 1 34 6 6 2 - - - - C3 9 2 4 0 53 10
1993-1994 Drapeau de la France Paris SG Division 1 38 13 3 3 - - - - C2 8 2 6 2 55 20
1994-1995 Drapeau de la France Paris SG Division 1 28 11 2 0 3 0 - - C1 10 1 4 1 47 13
Sous-total 115 33 13 6 3 0 - - - 27 5 14 3 172 47
1995-1996 Drapeau de l'Angleterre Newcastle United Premier League 34 5 2 0 4 0 - - - - - 2 0 42 5
1996-1997 Drapeau de l'Angleterre Newcastle United Premier League 24 1 2 0 2 0 1 0 C3 7 1 - - 36 2
Sous-total 58 6 4 0 6 0 1 0 - 7 1 2 0 78 7
1997-1998 Drapeau de l'Angleterre Tottenham Hotspur Premier League 34 6 3 1 3 2 - - - - - - - 40 9
1998-1999 Drapeau de l'Angleterre Tottenham Hotspur Premier League 30 3 6 3 8 1 - - - - - - - 44 7
1999-2000 Drapeau de l'Angleterre Tottenham Hotspur Premier League 36 4 2 1 2 1 - - C3 3 0 - - 43 6
Sous-total 100 13 11 5 13 4 - - - 3 0 - - 127 22
2000-2001 Drapeau de l'Angleterre Aston Villa Premier League 27 3 1 0 - - - - - - - - - 28 3
2001-2002 Drapeau de l'Angleterre Aston Villa Premier League 5 0 - - 2 0 - - C3 6 2 - - 13 2
Sous-total 31 3 1 0 2 0 - - - 6 2 - - 40 5
2002 Drapeau de l'Angleterre Everton FC Premier League 5 0 2 0 - - - - - - - - - 7 0
Total sur la carrière 526 83 46 15 24 4 1 0 - 43 8 17 3 657 113

Sélections internationales[modifier | modifier le code]

Sélection de Ginola en équipe de France A[26]
# Date Compétition Domicile Score Extérieur Note
1 17/11/90 élim. Euro 1992 Albanie 0 - 1 France
2 09/09/92 élim. Mondial 1994 Bulgarie 2 - 0 France Averti
17/02/93 élim. Mondial 1994 Israël 0 - 4 France Averti
28/04/93 élim. Mondial 1994 France 2 - 1 Suède
13/10/93 élim. Mondial 1994 France 2 - 3 Israël But inscrit
17/11/93 élim. Mondial 1994 France 1 - 2 Bulgarie
26 mai 1994 Coupe Kirin 1994 Australie Drapeau : Australie 0-1 France Remplacé après 74 minutes 74e
29 mai 1994 Japon Drapeau : Japon 1-4 France But inscrit après 56 minutes 56e, Remplacé après 71 minutes 71e
07/09/94 élim. Euro 1995 Slovaquie 0 - 0 France
29/03/95 élim. Euro 1995 Israël 0 - 0 France
26/04/95 élim. Euro 1995 France 4 - 0 Slovaquie But inscrit
16/08/95 élim. Euro 1995 France 1 - 1 Pologne
17 06/09/95 élim. Euro 1995 France 10 - 0 Azerbaïdjan

Buts internationaux[modifier | modifier le code]

Buts en sélection Drapeau : France
# Date Lieu Adversaire Score Résultats Compétitions
1 13 octobre 1993 Parc des Princes, Paris Drapeau : Israël Israël 2-1 2-3 Éliminatoires de la Coupe du monde 1994
2 29 mai 1994 Stade olympique, Tokyo Drapeau : Japon Japon 4-0 4-1 Coupe Kirin 1994
3 26 avril 1995 Stade de la Beaujoire, Nantes Drapeau : Slovaquie Slovaquie 2-0 4-0 Éliminatoires Euro 1996

Palmarès[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Après avoir été finaliste de la Coupe de France en 1990 avec le Matra Racing de Paris, il remporte ses premiers titres avec une autre équipe parisienne. Effectivement, il est Champion de France en 1994 avec le Paris Saint-Germain et remporte la Coupe de France à deux reprises en 1993 et 1995 ainsi que la Coupe de la Ligue en 1995. Il est également vice-champion de France en 1993.

De l'autre côté de la Manche, il est vice-champion d'Angleterre en 1997 avec Newcastle avant de remporter la Coupe de la Ligue en 1999 avec Tottenham.

En équipe de France, il remporte la Coupe Kirin en 1994.

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Avec l'équipe de France espoirs, il est élu meilleur joueur du Tournoi de Toulon en 1987.

En France, il est élu Joueur français de l'année France Football en 1993 et meilleur joueur de Ligue 1 en 1994 aux Trophées UNFP.

En Angleterre, il est élu joueur du mois en août 1995 et décembre 1998 et il est membre de l'équipe type de Premier League en 1996 et 1999. La même année, il est élu Joueur de l'année PFA ainsi que Footballeur de l'année de la FWA.

Télévision[modifier | modifier le code]

Animateur et consultant[modifier | modifier le code]

Participation[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il s'est marié avec Coraline en 1991[17]. Ensemble, ils ont eu deux enfants : Andréa (né en 1991) et Carla[3] (née en 1993). Le couple est divorcé depuis le mois de mars 2016 après vingt-cinq ans de mariage[27]. Sa fille Carla participe en 2018 à la 9e saison de Danse avec les stars, émission dans laquelle il est arrivé en finale (classé 3e en 2011).

Une femme prénommée Joëlle, originaire de Marseille, affirme que David Ginola est le père de sa fille, Joy[3]. Il nie ce fait et refuse de se soumettre à tout test de paternité qui pourrait officiellement confirmer (ou non) les dires de cette femme[28].

En 1998, il devient ambassadeur de la Croix rouge française pour sa campagne d'interdiction des mines antipersonnel en remplacement de la princesse Diana. La même année il monte les marches du Festival de Cannes en compagnie des top models Claudia Schiffer et Kate Moss, tous sont ambassadeurs de la marque L'Oréal.

En 2003, il crée l'association "Pour le renouveau de la forêt de Sainte-Maxime" après les incendies qui ont ravagé les forêts du sud de la France et de cette région en particulier.[29]

En 2007, il apporte son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle.

En 2010, il porte plainte contre son ancien sélectionneur Gérard Houllier à la suite de propos qu'il juge diffamants dans un livre publié par ce dernier[30]

En 2011, David Ginola endosse les couleurs de Manchester United FC aux côtés d'anciennes stars telles que Fabien Barthez à l'occasion d'un match de bienfaisance contre l'OM organisé à Monaco par Pascal Olmeta en faveur des enfants handicapés. Il reste sur le terrain dix-sept minutes et laisse sa place au chanteur M. Pokora.

David Ginola est également un joueur de golf chevronné, classé avec un handicap de 5.1. Il a parrainé en 2012 « Les Balles blanches », un tournoi de golf caritatif pour enfants hospitalisés[31].

En février 2014, il figure sur une liste divers-droite menée par Thierry Gobino pour l'élection municipale de Sainte-Maxime. Cette liste n'est pas élue[3].

Le 19 mai 2016, il est victime d'un malaise cardiaque survenu durant un match de football à Mandelieu[32]. Le handballeur Olivier Girault, le chanteur M.Pokora et le footballeur Frédéric Mendy lui prodiguent les premiers soins en attendant l'arrivée des pompiers[33]. Hospitalisé d'urgence, il subit un quadruple pontage au centre hospitalier de Monaco[17]. Il ressort de cette épreuve sans aucune séquelle[3] et présente une émission à la télévision moins d'un mois après son opération.

Depuis décembre 2016, il est en couple avec le mannequin Maeva Denat de vingt-deux ans sa cadette. Le 21 février 2018, Maeva donne naissance au premier enfant du couple, une fille[34],[17].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b
  2. a et b « France - U-21 - International Results - Details », sur rsssf.com, (consulté le 5 octobre 2018)
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y et z « Cinquante choses à savoir sur David Ginola », sur sofoot.com, (consulté le 4 octobre 2018)
  4. a b c d e f g et h « Tout ne fût pas si facile pour David GINOLA », sur oldschoolpanini.com (consulté le 11 octobre 2018)
  5. (en) « Tournoi Espoirs de Toulon », sur rsssf.com, (consulté le 5 octobre 2018)
  6. a et b (en) « Appearances for France National Team », sur rsssf.com, (consulté le 5 octobre 2018)
  7. « Saison 1990-1991 (Division 1) », site officiel
  8. « Le club de Brest est mis en liquidation judiciaire et exclu du championnat de deuxième division », Le Monde,‎
  9. « David Ginola », sur fanafoot.com, (consulté le 4 octobre 2018)
  10. Ginola, le saint pestiféré, www.toutlemondesenfoot.fr, 20 mai 2013.
  11. (en) « France - Les Oscars du Football », sur rsssf.com, (consulté le 5 octobre 2018)
  12. a b c d et e « Fiche de David Ginola », sur footballdatabase.eu
  13. « David GINOLA », sur histoiredupsg.fr (consulté le 5 octobre 2018)
  14. (en) « 8 - FIFA XI 1-2 Brazil », sur rsssf.com, (consulté le 5 octobre 2018)
  15. (en) « England - Players Awards », sur rsssf.com, (consulté le 5 octobre 2018)
  16. (en) « European Footballer of the Year ("Ballon d'Or") 1999 », sur rsssf.com, (consulté le 5 octobre 2018)
  17. a b c et d « David Ginola », sur gala.fr (consulté le 4 octobre 2018)
  18. « David Ginola en campagne ? », Le Journal du dimanche, .
  19. Lorie, Ginola dans "Les Feux de l'Amour", ozap.com, 1er octobre 2008
  20. Alain Constant, « David Ginola : « On peut désormais se lâcher autant en France qu’en Angleterre » », (consulté le 30 mai 2015)
  21. http://www.leparisien.fr/espace-premium/culture-loisirs/canal-recrute-david-ginola-09-11-2013-3300417.php
  22. http://www.nouveautes-medias.com/9232-david-ginola-premier-league-animateur-de-match-of-the-day.html
  23. https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Ginola-candidat/528470
  24. FIFA : David Ginola candidat surprise à la présidence, le Monde du 16/01/2015
  25. « VIDÉO - David Ginola va présenter "La France a un incroyable talent" » (consulté le 29 septembre 2016)
  26. « D. Ginola », sur soccerway.com (consulté le 5 octobre 2018)
  27. http://www.purepeople.com/article/david-ginola-divorce-depuis-des-mois-et-recase-avec-un-top-de-27-ans_a215357/1
  28. David Ginola assigné à Marseille pour abandon de famille, leparisien.fr, septembre 2009
  29. voir l'Équipe Magazine n° 1113 du 20/09/2003 (page 30)
  30. Ginola attaque Houllier, lequipe.fr, 23 juin 2010
  31. David Ginola Parrain des balles Blanches 2012, myeasygolf.com, 14 juin 2012.
  32. http://sport24.lefigaro.fr/football/fil-info/le-flou-persiste-autour-de-l-etat-de-sante-de-ginola-805705
  33. http://www.l'équipe.fr/football/actualités/-tout-va-bien-pour-david-ginola/678189
  34. « David Ginola papa à 51 ans : Sa fille est née ! », sur purepeople.com, (consulté le 24 février 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]


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