Le Cannet-des-Maures

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Le Cannet-des-Maures
Le Cannet-des-Maures
L'église Saint-Michel au Vieux-Cannet.
Blason de Le Cannet-des-Maures
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Le Luc
Intercommunalité Communauté de communes Cœur du Var
Maire
Mandat
Jean-Luc Longour
2014-2020
Code postal 83340
Code commune 83031
Démographie
Population
municipale
4 356 hab. (2015 en augmentation de 7,03 % par rapport à 2010)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 30″ nord, 6° 20′ 27″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 628 m
Superficie 73,64 km2
Localisation

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Le Cannet-des-Maures
Lac des Escarcets.
Ruisseau des Mines, affluent du lac des Escarcets.
Vieil arbre de la plaine des Maures.
Pont « romain » sur le ruisseau des Mourgues.

Le Cannet-des-Maures est une commune française située dans le département du Var (83), en région française Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune a cette première particularité d’être partagée entre le Vieux-Cannet, perché sur une butte à 127 mètres d’altitude, et en contrebas le Cannet-des-Maures proprement dit, village moderne et commercial qui s’organise autour d’un parc de cèdres centenaires.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Le Cannet-des-Maures compte plusieurs lieux-dits, en plus des « deux villages » (vieux et moderne) :

  • les Moulières ;
  • la Pardiguière ;
  • Entraygues.

Les écarts :

  • Bagarry[1] ;
  • les Brégons[2] ;
  • la Grande Bastide[3] ;
  • le Portal[4] ;
  • les Vidals[5] ;
  • le Vieux Cannet[6].

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le sud et le centre du Cannet-des-Maures se trouvent dans la plaine de l'Aille et de ses affluents. Le nord de la commune a un relief plus vallonné, à commencer par le vieux village, perché à 127 mètres d'altitude.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le réseau routier est très développé au Cannet-des-Maures. La commune est traversée d'est en ouest par l'ex route nationale 7, déclassée en départementale (DN7). Les autoroutes A8 et A57 font leur jonction à l'est du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Cannet des Maures
Le Thoronet
Le Luc Cannet des Maures Vidauban
Les Mayons La Garde-Freinet

Sismicité[modifier | modifier le code]

Trois zones sismiques sont dénombrées dans le département du Var. Le Cannet-des-Maures fait partie d'une zone sismique très faible[7].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

La commune du Cannet-des-Maures est arrosée par l'Argens, ainsi que par l'Aille et plusieurs de ses affluents[8].

L'étang de Colbert et le lac des Escarcets se situent également sur la commune.

Ressource en eau des contreforts de la Sainte-Baumme[modifier | modifier le code]

Dans le secteur Cœur du Var, les communes de Gonfaron, Les Mayons, Le Cannet des Maures, Le Luc et Le Thoronet, appartenant au territoire Cœur de Var, n’ont pas été intégrées au secteur « Ouest Cœur de Var ». Ces 5 communes sont desservies par le syndicat d’Entraigues, dont les ressources en eau relève d’un autre contexte géographique.

  • Le secteur « Ouest Cœur de Var » regroupe 6 communes (Cabasse, Flassans-sur-Issole, Besse-sur-Issole, Pujet-Ville, Carnoules et Pignans)[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est classés Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[10].

Article détaillé : Climat du Var.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forum Voconii.

En occitan provençal : Lo Canet dei Mauras selon la norme classique ou Lou Canet dei Mauro selon la norme mistralienne

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le Cannet-des-Maures a été occupée dès la préhistoire.

La présence de populations de l'âge du fer sur des sites défensifs est attestée par des restes d'enceintes protohistoriques retrouvés au Recoux et à Méren.

Par la suite, les Romains ont également investi la commune. En 43 av. J.-C., le général Plancus écrivait à Cicéron que Lépide stationnait avec ses troupes près d'une agglomération romaine du nom de Forum Voconii dans la plaine des Maures.
Il s'agissait avant tout d'un marché, situé au carrefour des routes qui reliaient Fréjus, Aix-en-Provence, Toulon et Riez. Son importance a sans doute contribué à développer la ville autour de celui-ci. La durée de l'occupation s'étend du milieu du Ier siècle av. J.-C. jusqu'au IIIe siècle apr. J.-C. La localisation exacte de Forum Voconii reste incertaine mais des fouilles archéologiques menées au début des années 2000 par la commune ont permis la découverte de vestiges d'un tronçon de la voie Aurélienne bordée par une agglomération et un cimetière de l'époque romaine entre les communes du Cannet-des-Maures et de Vidauban

Après l'abandon de Forum Voconii, les habitants s'établirent sur une hauteur où il fondèrent le castrum de caneto, camp retranché assurant leur sécurité.

Les "co-seigneurs" du « Castrum de Caneto »[modifier | modifier le code]

IXe siècle : les Sarrasins occupent et pillent la région.

L’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon a été un important propriétaire au Moyen Âge[11] :

  • à la fin du XIe siècle, elle possède quatre églises : deux églises rurales, Saint-Andrieux et Saint-Léonce ; un prieuré, Saint-Sépulcre, et l’église paroissiale Saint-Michel du Vieux-Cannet ;
  • au XIIe siècle, alors que sur les quatre précédents, elle ne conserve que les deux derniers établissements, elle fait aussi l’acquisition de l’église Saint-Maïsse, et conserve les trois (Saint-Sépulcre, Saint-Michel et Saint-Maïsse) jusqu’au XIIIe, en percevant tous les revenus attachés à ces établissements.

En partant pour la VIIIe croisade, Saint Louis serait passé par le Cannet-des-Maures et s’y serait arrêté. C'est la raison pour laquelle il devint le saint patron de la commune. Il organisa cette croisade afin d'aller au secours des chrétiens de Terre Sainte, massacrés ou convertis de force à l’islam. Au cours de cette croisade, il tomba malade et mourut de la peste aux portes de Tunis, en 1270[12].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le Cannet-du-Luc fait partie de l’Union d’Aix, avant de faire promesse de reddition le 8 septembre 1387 à Marie de Blois, régente de Louis II d'Anjou[13].

En 1442 le "Castrum de Caneto" est érigé en commune.

Durant tout le Moyen Âge, plusieurs co-seigneurs se partagèrent la possession du Cannet. C'est au XVIIIe siècle que la maison de Rascas en devient l'unique propriétaire.

Et en 1754 Françoise Elisabeth Maxime de Racas épouse Michel Colbert-Turgis. Les Colbert seront les derniers seigneurs de la commune.

Le village, essentiellement agricole, a parfois souffert de sa situation géographique, étant placé sur une colline sans eau ; mais aussi par le biais de sa proximité avec la route d'Italie (invasions, pillages).

Le développement au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La Révolution passa sans éprouver le Cannet-des-Maures (alors appelé le Cannet du Luc).

Au XIXe siècle, l'activité artisanale était assez vive avec la présence de petites industries florissantes : verrerie, scieries, moulins, fabrique de plâtre, de chaux et de bouchons. Une importante mine de bauxite, à Recoux, employait également une grande partie de la population jusqu'au déclin de l'activité à partir de 1975 et son arrêt total en 1991.

Depuis le XVIIe siècle, les Cannétois élevaient des vers à soie pour améliorer le maigre budget familial. Ainsi il est fréquent de voir une pièce de maison locale transformée en magnanerie. Au début du XXe siècle, les établissements Querici (renommés dans le domaine de la sériciculture) s'établissent au Cannet-des-Maures apportant une activité non négligeable jusqu'en 1939, où elle a pratiquement disparu.

Napoléon Ier traversa le Cannet-du-Luc pour se rendre à l'île d'Elbe.

Plus tard Napoléon III s'intéressa à la localité. En 1864, il offre même un crédit pour que le village soit reconstruit dans la plaine à condition que la commune s'appelle le Cannet-Napoléon. Le projet est abandonné.

En 1862 la création d'une gare ferroviaire dans la plaine bouleverse totalement la physionomie du village. En effet, un nouveau quartier se crée tout autour, alors que le vieux village est peu à peu délaissé, notamment à cause de sa difficulté d'accès.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1963, à l'issue de la guerre d'Algérie, l’école d’application de l’aviation légère de l'Armée de terre (EAALAT) s'installait au Cannet-des-Maures. Elle a encore aujourd'hui pour mission de former tous les pilotes d'hélicoptères de l'Armée de Terre. L'école est répartie sur deux emprises géographiques, la base école Général-Navelet à Dax et la base école Général-Lejay au Cannet-des-Maures.

Co-localisés sur la base du Cannet-des-Maures :

Par ailleurs, en 1976, faute de moyens civils sur le secteur, l'unité d'instruction et d'intervention de la sécurité civile no 7, basée aux Gaëtans à Brignoles, a mis en place, avec les accords des ministères de la Défense et de l'Intérieur, un poste de secours médicalisé sur la base du Cannet-des-Maures. Ce poste de secours militaire, doté d'une ambulance de réanimation avec présence permanente d'un médecin et d'un véhicule de secours routier a fonctionné jusqu'en 1994. Particularité, en 1992, il recouvrait le secteur du SMUR de Brignoles, dont l'hôpital présentait quelques lacunes d'accueil des urgences les plus graves (polytraumatisés de la route etc.), c'est ainsi que les médecins en poste au Cannet-des-Maures décidèrent, avec l'accord de leur hiérarchie, d'acheminer toutes les victimes sur l'hôpital de Draguignan.

Le changement de chef-lieu[modifier | modifier le code]

La particularité de la commune tient à son dédoublement sur deux sites. Elle regroupe en effet deux villages, le Vieux-Cannet, site historique perché sur une butte de 127 mètres d’altitude, et le Cannet-des-Maures, quartier développé dans la plaine après l’installation de la gare de chemin de fer en 1862.

Le développement des activités au quartier de la gare, l’afflux des populations nouvelles ainsi que les difficultés de vie au Vieux-Cannet ont participé à la décision de transférer le chef-lieu de la butte vers la plaine. Du vieux village vers le nouveau.

Cette évolution, étudiée dès 1864, a alimenté de nombreuses polémiques. L’arrêté ministériel daté du 8 août 1903 qui entérine la décision officielle de transfert de chef-lieu ne met pas fin à cette polémique.

Il apparaît que cette décision a finalement profité à la commune. Elle a permis d’une part le développement de la commune dans la plaine et facilité son raccordement aux moyens de communications ; et d’autre part la préservation du site historique du Vieux-Cannet, village pittoresque à l’identité simple et forte.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Actuel du Cannet des Maures.png

Les armoiries du Cannet-des-Maures se blasonnent ainsi[14] :

D'or à un plant de roseau de canne arraché de sinople

N.B. : pendant plusieurs années et jusqu'à la fin des années 1990, la commune a utilisé par erreur un blason sur fond bleu turquoise (plutôt qu'or) sur les véhicules communaux, les iconographies et les documents communaux. Il en subsiste quelques traces dans la commune notamment sur le fronton de l'école primaire communale.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2015, la commune comptait 4 356 habitants[Note 1], en augmentation de 7,03 % par rapport à 2010 (Var : +4,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9458527708711 0049019789861 011
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9609811 0011 0171 1041 0871 105946965
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9909199197968679879711 0131 113
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 0631 4351 6992 3203 1263 4783 8803 9084 187
2015 - - - - - - - -
4 356--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
  1983 xxx Fabre PS  
1983 2008 Alain Fabre PS  
2008 en cours Jean-Luc Longour UDI Président de la Communauté de communes

Des comités de quartiers, au nombre de huit, participent à la vie de la cité, avec des réunions régulière[19].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le Cannet-des-Maures est membre de la communauté de communes Cœur du Var de 37 829 habitants, créée en janvier 2002[20].

Les onze communes composant la communauté de communes en 2012 sont (par ordre alphabétique) :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'un plan local d'urbanisme[21].

En matière d'urbanisme intercommunal, qui fixe les orientations générales et objectifs, la commune du Cannet-des-Maures fait partie intégrante du schéma de cohérence territoriale (SCoT) de la communauté de communes Cœur du Var[22],[23].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises au Cannet des Maures en 2009[24]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 1,11 % 0,76 % 6,15 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 15,35 % 1,22 % 7,43 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 76,84 % 5,73 % 2,44 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 17,15 % 1,49 % 8,55 % 3,84 %

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[25] :

  • total des produits de fonctionnement : 5 508 000 , soit 1 251  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 4 842 000 , soit 1 100  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 2 262 000 , soit 514  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 1 482 000 , soit 337  par habitant.
  • endettement : 1 612 000 , soit 366  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 16,97 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 15,64 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 82,10 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 081 [26].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La situation centrale de la commune du Cannet-des-Maures, dans le département du Var, permet une activité touristique variée : accès aux gorges du Verdon, au nord, au golfe de Saint-Tropez, au sud-est, et à la région de Toulon, au sud-ouest.

Commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture a également une importance, avec la présence sur la commune d'une entreprise d'horticulture d'envergure nationale, dans la création et l'obtention de roses, la société Meilland[27]. La cave coopérative viticole[28] et sept domaines sont implantés sur la commune[29].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Michel.

Le Vieux-Cannet[modifier | modifier le code]

Le Vieux-Cannet est un village défensif médiéval, situé sur un point haut, à 127 mètres de hauteur. Considéré comme l'un des plus anciens villages du Var, il est aujourd'hui encore le parfait témoin de ce que fut un castrum en Provence, c'est-à-dire ce fameux type de village défensif. De style gothique provençal, le site est classé depuis le 28 mai 1934 (place principale du Vieux-Cannet).

Il subsiste également dans le vieux village un nombre important de vestiges historiques, par exemple des enceintes fortifiées (barri), notamment sur le versant sud. Le Vieux-Cannet offre un point de vue intéressant sur le village moderne en contrebas, et plus généralement sur l'ensemble de la plaine des Maures. Ruelles pavées et fleuries, portes d'enceintes, moulin à huile banal et ruines du château d'époque font de ce vieux village un lieu aujourd'hui encore très visité et protégé.

L'église Saint-Michel du Vieux-Cannet[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Michel du Vieux-Cannet, du XIe siècle, est d'architecture typique romane. Elle fut fondé en hommage à l'archange, qui avait protégé les habitants des invasions sarrasines. Au fil des siècles, l'église a vaillamment résisté aux intempéries, en abritant de nombreux pèlerins. Un campanile en fer forgé est ajouté au clocher au XVIIIe siècle, offert par Colbert. L'église est ajoutée au titre des monuments historiques en 1862[30],[31]. La cloche de l'église est datée de 1775[32].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux :

  • Chapelle de Templiers Saint-Maisse[33].
  • Chapelle Saint-Jean, Saint-Louis[34].
  • Chapelle Saint-André[35].
  • Chapelle de la-Trinité[36].
  • Oratoire Notre-Dame[37].
  • Croix monumentale dite Croix de mission[38],[39].
  • Monuments commémoratifs.
    • Monument aux morts de la Guerre de 1914-1918[40].
    • Monument aux morts[41],[42].

Autres lieux et patrimoine naturel :

  • Oppidum, château dit Casteau Maoure[43].
  • Site classé : Abri troglodytique de templiers puis de chevaliers de Malte dit chapelle Saint-Pierre, actuellement Saint-Michel[44].
  • Château fort dit Vieux Château de Fos[45].
  • Château du Bouillidou[46] et son parc [47].
  • Château des Rogiers[48].
  • Verrerie[49], Ferme dite Château de Colbert[50].
  • Fontaines et lavoir[51],[52],[53],[54].
  • Pont du Moyen Âge sur l'Aille entre Le Luc et La Garde-Freinet[55].
  • Four dit Four Romain[56].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Lignes SNCF[modifier | modifier le code]

La gare TGV la plus proche est la gare des Arcs - Draguignan. L'aéroport international le plus proche est celui de Toulon-Hyères. La gare du Luc-et-Le Cannet est desservie par des TER Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Le Cannet-des-Maures est desservie par quatre lignes de bus, reliant la commune aux villes voisines[57] :

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves du Cannet-des-Maures commencent leurs études dans l'école maternelle Lei Pitchoun (les petits), disposant de six classes depuis 1989, puis à l'école primaire[58] du village, composé de onze classes[59]. Les collégiens se rendent dans la commune voisine du Luc en Provence, les lycéens à Brignoles, ou Draguignan, suivant les sections étudiées.

Depuis la rentrée 2010-2011, une école hors contrat[60] a été créée au Cannet-des-Maures : l'Institution Bienheureux-Marcel-Callo[61]. Elle comprend une école maternelle et primaire, et travaille en lien avec la paroisse Saint-Joseph du Cannet-des-Maures[62]. L'école est placée sous la tutelle de la famille religieuse de l'institut du Verbe Incarné, congrégation d'origine argentine[63].

L'École de l'aviation légère de l'Armée de terre (EALAT)[64], école de l'Armée de terre française chargée de l'instruction pilotes d'hélicoptères de l'aviation légère de l'Armée de terre, est implantée sur deux sites situés à Le Cannet-des-Maures (base « général Lejay ») et Dax (base « général Navelet »)[65].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune a été récompensée du premier laurier du label « Ville Active & Sportive »[66].

Aérodrome[modifier | modifier le code]

L'Aérodrome du Luc / Le Cannet-des-Maures accueille des activités sportives, d'affaires, militaires et de loisir[67].

Santé[modifier | modifier le code]

Deux médecins généralistes et deux pharmacies sont implantés sur la commune. Les hôpitaux les plus proches se trouvent au Luc, à Brignoles et à Draguignan.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

La paroisse Saint-Joseph, de culte catholique, fait partie du diocèse de Fréjus-Toulon et du doyenné de Brignoles[68]. Elle est confiée à l'institut du Verbe incarné[69], institut religieux fondé en 1984 en Argentine. Le curé est le père Anthony del Castillo, secondé par le père Jacques Baudry.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune a été récompensée des deux fleurs du label Villes Fleuries.

Le conservatoire du littoral est propriétaire de 911 hectares, nommé "la Plaine des Maures"[70]. La municipalité du Cannet-des-Maures est gestionnaire de cet espace, et organise la surveillance et l'aménagement du site, ainsi que l'accueil des visiteurs.

Paradoxalement, un site d'enfouissement de déchets ultimes est exploité depuis 1974 au lieu-dit "du Balançan" situé au beau milieu de la plaine. Ce site accueille les déchets de la moitié du département. Les déchets forment aujourd'hui deux collines qui défigurent la plaine des Maures. Faute d'alternative, l'exploitation de cette décharge qui devait se terminer en 2008 a obtenu aux forceps une autorisation d'exploitation pour 10 années supplémentaires qui aurait dû permettre au département de trouver des alternatives à l'enfouissement. Malheureusement, une nouvelle demande de prolongation d'exploitation de 10 ans est à l'étude[71].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Le grand gagnant du premier tour de l'élection présidentielle de 2002 était le vote blanc : 53,44 % des votants s'étaient prononcé par un bulletin blanc ou nul, le record de ce scrutin national. Ce taux était d'ailleurs deux fois plus important que le taux d'abstention pour cette commune qui comptait 2 494 électeurs inscrits.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ecart Bagarry », notice no IA00064389, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Ecart les Brégons », notice no IA00064394, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Ecart la Grande Bastide », notice no IA00064399, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Ecart le Portal », notice no IA00064398, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Ecart les Vidals », notice no IA00064425, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Ecart le Vieux Cannet », notice no IA00064380, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Didacticiel de la règlementation parasismique
  8. L'eau dans la commune
  9. Identification et caractérisation de la ressource majeure à préserver pour l’alimentation en eau potable, juillet 2011
  10. Table climatique
  11. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 216
  12. St Louis de France fut choisi pour être le Saint patron du Cannet-des-Maures
  13. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408.
  14. Coeur du Var Plaine des Maures : Le Cannet-des-Maures, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. Comités de Quartiers
  20. Communes appartenant au Groupement Fiscalisé : Communauté de communes Cœur du Var et les Comptes des communes : Commune Le Cannet-des-Maures
  21. Plan local d'urbanisme
  22. Scot "Cœur du Var"
  23. Schéma de cohérence territoriale, État d’avancement dans le département du Var : Cœur du var : Le Cannet-des-Maures
  24. « Impôts locaux au Cannet des Maures », taxes.com
  25. Les comptes de la commune : Exercices 2000 à 2016
  26. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  27. Agriculture au Cannet ds Maures
  28. « Coopérative vinicole dite la Cannetoise, nventaire topographique ; enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur) », notice no IA00127117, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. Production viticole
  30. « Eglise du Vieux-Canet », notice no PA00081568, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Eglise paroissiale Saint-Michel », notice no IA00064382, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Notice no PM83000164, base Palissy, ministère français de la Culture Cloche de l'église Saint-Michel-du-vieux-Cannet
  33. « Chapelle de Templiers Saint-Maisse », notice no IA00064419, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Chapelle Saint-Jean, Saint-Louis », notice no IA00064418, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Chapelle Saint-André », notice no IA00064413, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Chapelle de la-Trinité », notice no IA00064422, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « oratoire Notre-Dame », notice no IA83000982, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Croix monumentale dite Croix de mission », notice no IA00064383, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. Notice no IM83001133, base Palissy, ministère français de la Culture croix monumentale (croix de mission)
  40. « Monument aux morts de la Guerre de 1914-1918 », notice no IA00064426, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. Monument commémoratif. Conflits 1914-1918; 1939-1945; guerre d'Algérie
  42. Conflits commémorés 1914-18 1939-45 AFN-Algérie (54-62)
  43. « oppidum, château dit Casteau Maoure », notice no IA00064416, base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. « abri troglodytique de templiers puis de chevaliers de Malte dit chapelle Saint-Pierre, actuellement Saint-Michel », notice no IA00064405, base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. « Château fort dit Vieux Château de Fos », notice no IA00064565, base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « Château », notice no IA00064393, base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. « parc du château du Bouillidou, pré-inventaire (jardins remarquables ; documentation préalable) », notice no PA00081562, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. « Château des Rogiers », notice no IA00064381, base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. « Verrerie », notice no IA00064402, base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. « Verrerie, Ferme dite Château de Colbert », notice no IA00064391, base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. « lavoir », notice no IA83000987, base Mérimée, ministère français de la Culture
  52. « Fontaine, Lavoir », notice no IA00064379, base Mérimée, ministère français de la Culture
  53. « fontaine dite la Font du Curé », notice no IA83000986, base Mérimée, ministère français de la Culture
  54. « Fontaine lieu-dit Vasatelle », notice no IA00064424, base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. « Pont du Moyen-Age sur l'Aille entre Le Luc et La Garde-Freinet », notice no PA00081569, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. « Four dit Four Romain », notice no IA00064563, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. bus au Cannet des Maures
  58. « Ecole primaire », notice no IA00064376, base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. écoles au cannet des maures
  60. Créer son école
  61. Institution Bienheureux Marcel-Callo
  62. Paroisse Saint-Joseph
  63. L’Institut du Verbe Incarné
  64. « école militaire dite Ecole d'Application de l'Armée Légère de l'Armée de Terre (E.A.A.L.A.T.) », notice no IA83000997, base Mérimée, ministère français de la Culture
  65. « École de l'aviation légère de l'Armée de terre », Site officiel de l'Armée de terre française, (consulté le 1er mars 2015)
  66. label « Ville Active & Sportive »
  67. Aérodrome du Luc / Le Cannet-des-Maures
  68. Paroisse Saint Joseph
  69. Institut du Verbe Incarné
  70. Espace La Plaine des Maures
  71. « Décharge du Balançan bientôt saturée: Nicolas Hulot appelé à la rescousse pour permettre sa fermeture? », Var-Matin,‎ (lire en ligne)
  72. « bourg castral », notice no IA83001245, base Mérimée, ministère français de la Culture