Flassans-sur-Issole

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Flassans-sur-Issole
Flassans-sur-Issole
Notre-Dame-de-l'Assomption.
Blason de Flassans-sur-Issole
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Intercommunalité Communauté de communes Cœur du Var
Maire
Mandat
Jean-Louis Portal
2020-2026
Code postal 83340
Code commune 83057
Démographie
Gentilé Flassannais, Flassannaises
Population
municipale
3 533 hab. (2017 en augmentation de 9,41 % par rapport à 2012)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 11″ nord, 6° 13′ 19″ est
Altitude Min. 203 m
Max. 527 m
Superficie 43,68 km2
Élections
Départementales Canton du Luc
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
City locator 14.svg
Flassans-sur-Issole
Géolocalisation sur la carte : Var
Voir sur la carte topographique du Var
City locator 14.svg
Flassans-sur-Issole
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Flassans-sur-Issole
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Flassans-sur-Issole

Flassans-sur-Issole est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Flassans-sur-Issole est un village du centre Var, situé à 5 km de Besse-sur-Issole, 8 km de Cabasse, 9 km de Gonfaron et Pignans, 11 km de Le Luc et 15 km de Brignoles. La commune se partage avec sa voisine du nord, Cabasse, l'ancienne commune de Candumi (ou Candumy, Campdumy), matérialisée aujourd'hui par des hameaux et domaines agricoles situés de part et d'autre de l'autoroute A8 et marquant la limite entre les deux communes.


Communes limitrophes de Flassans-sur-Issole
Brignoles Cabasse
Camps-la-Source Flassans-sur-Issole Le Luc
Besse-sur-Issole Pignans Gonfaron

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

"Ville", Saint-Michel, Saint-Bernard, l'Église, les Boyer, le Colombier, Saint-Benoît, Campdumy (Grand et Petit), les Ferrages, Grande-Bastide[1],[2], Pique-Roque, Saint-Aquilée, la Seigneurie, Saint-André, Bastide-Neuve, Peyrasol, Vauberaud, Pied-Gros, la Rouvière[3], Saint-Charles, Jauffret, Saint-Martin, le Défends, Saint-Baillon[4], Maunier, Rouvède, le Peyron, Mauvais-Plan, Barrièras, Bédin, le Lac, l'Aubréguière, le Coudonnier, Carteresse, les Prieurs, les Agus, Bayonny.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le projet de tracé proposé dans le cadre de l'étude du tracé de la LGV PACA, finalement abandonné, a mis en évidence les enjeux paysagés qui auraient pu être mis en cause[5].

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune est située en zone de sismicité 2 faible[6].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[7] :

Alimentation en eau[modifier | modifier le code]

Le secteur « Ouest Cœur de Var » regroupe six communes (Cabasse, Flassans-sur-Issole, Besse-sur-Issole, Puget-Ville, Carnoules et Pignans)[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[9].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée au nord par l'autoroute A8, mais ne possède que des aires de repos, Roudaï (sens Aix-Nice) et Candumy (sens Nice-Aix). Les sorties autoroutières les plus proches sont la 35 (Brignoles) sur l'autoroute A8, et la 13 (le Cannet-des-Maures) sur l'autoroute A57, toutes deux à 15 kilomètres environ de Flassans.

La route nationale 7 traversait le centre de la ville, mais elle est désormais déviée au nord de celui-ci, l'accès au centre-ville se faisant par un rond-point et deux carrefours "à l'Indonésienne". | Le réseau départemental dessert la commune par les routes départementales 13 (en provenance de Besse-sur-Issole) et de Cabasse), 15 (en provenance de Forcalqueiret), 39 (en provenance de Cabasse et de Gonfaron, et 78 (en provenance de Pignans). Il y a également la D139, ancien tronçon de la nationale 7, avant déviation, et reliant désormais une section du centre-ville reprise par la D39 à celle-ci.

Les routes D39 et D78 permettent ainsi d'explorer le massif des Maures; les D13 et D15, la vallée de l'Issole, le plateau de Thèmes et la barre de Saint-Quinis, lointains prolongements du massif de la Sainte-Baume ou l'Issole prend sa source; enfin la D13 et la D39 en direction de Cabasse permettent d'explorer le massif du Bessillon, cousin de la Sainte-Baume et lointain prolongement du massif de la Sainte-Victoire.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie du réseau départemental Varlib[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Vraisemblablement, le nom provient de celui d'un propriétaire terrien de l'époque gallo-romaine possédant un domaine sur les rives de l'Issole traversant la commune. D'après Auguste Longnon, Flassans viendrait de Flaccianus, de Flaccius, personnage dont la juridiction devait s'étendre sur les lieux actuels, suivi du suffixe latin de propriété -anum.

Nous ne connaissons pas le nom gaulois indigène antérieur que ce pays devait porter.

Pourtant des fouilles ont mis au jour les preuves d'une occupation humaine très ancienne en divers endroits de son territoire, et ce, depuis les temps préhistoriques : silex de l'âge du bronze, recueillis sur les berges de l'Issole, oppidum avec céramiques et vestiges de cabanes sur la colline de Maunier, villa gallo-romaines à la Grande-Bastide, au Coudonnier, à Saint-Baillon, à Saint-André, à la Seigneurie, au Petit Campdumy, sépultures à tegulæ, pièce de pressoir à huile, urnes cinéraires, etc. en différents sites.

Il semble indubitable, d'autre part, que les domaines actuels de Pique-Roque, de Saint-Martin, de l'Aubréguière, de Rouvède, de Campagne-Neuve et autres ont succédé aux fundi (domaine agricole de l'époque gallo romaine, rassemblé autour d'une "villa") des temps gallo-romains et mérovingiens avec leurs bonnes terres et leurs sources abondantes.

Ce ne sera qu'au Moyen Âge que, à la suite des troubles et des incursions barbares ayant apporté l'insécurité, des forteresses féodales s'établiront sur des hauteurs choisies et offriront leur refuge, quand habitants de la plaine et des fermes d'alentour en sentiront le besoin. C'est ce que nous nommons aujourd'hui le Vieux-Flassans, ou "Ville",

La fin de l'Empire romain[modifier | modifier le code]

À partir du Ve siècle, fin de l'Empire romain du fait du passage plus ou moins définitif des peuplades germaniques, la provincia gallo-romaine ne connut pas de gros bouleversements politiques, contrairement à d'autres parties de l'ancien Empire romain, jusqu'aux invasions sarrasines (XIIe siècle). Mais en fait nous ne savons que très peu de choses sur la période allant du Ve au Xe siècle, sinon qu'il a dû y avoir une certaine permanence des institutions politiques issues de la période gallo-romaine (maintien du droit romain et de l'influence de l'église catholique romaine).

Concernant Flassans, jusqu'au Xe siècle environ, l'habitat semble avoir été très dispersé entre les grandes propriétés foncières établies sur les lieux des anciennes fundi gallo-romaine (Pique Roque, Rouvède…).

Le haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À partir du IXe ou Xe siècle, la Provence a subi de grandes misères et de nombreux ravages et pillages. C'est certainement à cette période que les habitants de « Flacianis » se sont regroupés autour de la forteresse féodale, lieu aujourd'hui en ruine et appelé « ville » ou « Vieux Flassans ». Sur l'emplacement d'un oppidum romain, un poste de guet fut élevé au Xe siècle par Hugues d'Arles pour prévenir des incursions sarrasines, qui venaient de la côte et du massif des Maures où ils s'étaient installés.

Du XIe siècle à la Révolution[modifier | modifier le code]

À l'époque féodale, les Pontevès furent les premiers seigneurs de Flassans. À ce titre au XIVe siècle ils firent agrandir le château qui devint sous Jean de Pontevés, grand sénéchal de Provence, le quartier général des catholiques provençaux. Les protestants s'en emparèrent et le démantelèrent.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Mais ce dernier, entre les mauvais souvenirs qu'il a laissé lors de sa tentative de conquête en 1368[11] et la confusion des premières années sur la réalité de la mort de Jeanne Ire[12], ne se rallie que peu de communautés. Le village de Flassans est conquis par le parti angevin au début de la guerre (avant 1385)[13].

À partir du XVIIe siècle, les familles de Carcès et de Simiane, ont de nombreuses possessions foncières sur la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Flassans-sur-Issole est membre de la communauté de communes Cœur du Var de 37 829 habitants, créée en janvier 2002[14].

Les onze communes composant la communauté de communes en 2012 sont (par ordre alphabétique) :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'un plan local d'urbanisme[15].

En matière d'urbanisme intercommunal, qui fixe les orientations générales et objectifs, la commune de Flassans-sur-Issole fait partie intégrante du schéma de cohérence territoriale (SCoT) de la communauté de communes Cœur du Var[16],[17].

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[18] :

  • total des produits de fonctionnement : 3 409 000 , soit 1 004  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 279 000 , soit 822  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 1 378 000 , soit 406  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 1 417 000 , soit 417  par habitant.
  • endettement : 1 156 000 , soit 341  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 13,39 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 9,60 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 44,06 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible par unité de consommation : 19 722 [19].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 2008 Paul Rougon DVD Viticulteur retraité
Réélu en 1983, 1989, 1995 et 2001
mars 2008 mai 2020 Bernard Fournier UMP-LR Viticulteur
6e vice-président de la CC Cœur du Var
Réélu en 2014
mai 2020 En cours Jean-Louis Portal   Viticulteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2017, la commune comptait 3 533 habitants[Note 1], en augmentation de 9,41 % par rapport à 2012 (Var : +3,63 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9548788681 0261 2541 2671 4401 4601 598
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6901 7911 7331 7521 7101 4401 2981 2641 171
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1541 1031 049931947925846834858
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8919629051 0401 5011 9342 5393 0363 424
2017 - - - - - - - -
3 533--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Églises et monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption :

Elle date de la fin du XIXe siècle. Sa construction commence vers 1859, par l'entrepreneur Amic sur un projet de l'architecte Rougier. Un nouveau projet est dressé en 1866 par Henri Revoil, architecte diocésain. Les travaux sont effectués par les entrepreneurs toulonnais Pascal Gassier et Léandre Reynier. Un 1er acte de réception de l'ouvrage est dressé en 1871) et elle est achevée en 1873[24]. Son style s'inspire des églises romanes des XIe et XIIe siècles. À l'intérieur on peut voir une fresque, en assez mauvais état, peinte par un artiste local représentant la descente de la croix et la mise au tombeau[25].

  • Église paroissiale Notre-Dame-de-Salles :

Église reconstruite dans le troisième quart du XVIIe siècle sur l'emplacement de l'ancienne église paroissiale[26]. Les travaux sont réalisés par Jean Carles maître maçon de Besse-sur-Issole et Guillaume Amic maître maçon au Luc. La réception des travaux a lieu en 1673. Elle fut l'église paroissiale jusqu'en 1871, puis elle fut vendue en 1924. Depuis, le clocher et la première travée se sont écroulés. Désaffectée, elle a servi de salle de cinéma jusque dans les années 1970. Rénovée, elle sert aujourd'hui de salle de conférence et cinéma itinérant.

  • Chapelle Saint-Roch :

Située dans le village à l'angle de la route menant à Gonfaron et de celle de Pignans[27]. Cette chapelle a été construite par Reboul, maçon à Besse-sur-Issole, à la suite d'un vœu fait par les Flassanais pendant la peste de 1722, en l'honneur de saint Roch pour sa protection contre celle-ci, un autel lui est consacré, avec un tableau le représentant. La façade et le clocher arcade ont été refaits au XIXe siècle[28].

  • Chapelle Saint-Antoine[29].
  • Notre-Dame-de-Consolation :

Construite en 1559 dans le vieux Flassans (Ville), elle fut restaurée dans les années 1970, et on peut y voir un tableau avec la Vierge consolatrice[30].

  • Chapelle de Saint-Bernard[31].
  • Chapelle Saint-Aquilée (saint Achille) :

Depuis longtemps en ruine, elle se situe sur les hauteurs sud de Flassans, à proximité du quartier des Planes. Sa construction avait été autorisée en 1672 par l'évêque de Fréjus, en remplacement d'une ancienne chapelle[32].

À l'emplacement de l'actuel domaine viticole se trouvait la maison de Peirasson. Située à environ quatre kilomètres au sud-est de Flassans, il s'agissait d'une ferme d'origine templière, dont il reste des vestiges de la chapelle[35], qui existait déjà au milieu du XIIIe siècle (elle serait antérieure à 1204). La « commanderie » était constituée des vestiges d'une chapelle, de logements, d'écuries, d'une aire à battre, d'un jardin[36], de puits, d'une grotte, d'une magnanerie, les vestiges d'un four à pain. La production de vin y est déjà constatée. Du XIVe siècle au XIVe siècle, le domaine appartenait à la commanderie hospitalière de Beaulieu qui se trouvait sur la commune de Solliès-Pont. En 1631, le fermier reçut l'autorisation de construire un four à pain, aujourd'hui détruit. Le cadastre de 1812 ne mentionne pas la chapelle. Un puits porte la date 1891. Le domaine a subi des remaniements aux XIXe et XXe siècles. À la maison du Temple de Peirasson s'attachaient les noms de : Bernard de Montdragon, commandeur en 1256 ; Bernard de Revel, précepteur en 1296 ; Pierre Ricavi, précepteur en 1303 ; et Raymond des Angulis en 1308.

Autres lieux remarquables[modifier | modifier le code]

Construction en 1912 (date portée sur la façade) d'après les plans de l'architecte Boyer par l'entrepreneur Mistre. Elle fut agrandie en 1925 d'après les plans des architectes Boyer et Bernard par les entreprises Mistre et Brunat. De nouveaux travaux furent effectués en 1935 par les entreprises Mistre et Michelfelder. Dans les années 1970 de nouvelles réceptions et cuves extérieures furent installées, par l'architecte Trouillou et l'entrepreneur Malamaire[39].
  • Pont romain[40].
  • Pont d'Italie ; Petit Candumy[41],[42].
  • Oppidums : site Mauniers[43], site Candumy[44].
  • le moulin à huile :
Ce moulin ne figure pas sur le cadastre de 1812 mais pourrait dater des années 1820. Acheté par la commune de Flassans, il a été restauré et transformé en salle polyvalente dans les années 1980, et sert, entre autres, aujourd'hui de bibliothèque municipale[45].
  • le lavoir Saint-Michel : date du milieu du XIXe siècle[46].
  • Les ruines du château dit "des Ponteves"[47],[48]: situé sur les hauteurs nord du village[49].
  • Le lac Redon :
C'est un lac dit temporaire, il est inondé seulement à certaines périodes de l'année, après de fortes pluies, puis est soumis à de longues périodes de sécheresse, le plan d'eau ressemble alors à une prairie. Le lac Redon, comme le lac de Bonne Cougne et le lac Gavoty (respectivement à Gonfaron et Besse-sur-Issole) a été cédé au conservatoire du littoral par ses propriétaires, afin de préserver cet espace unique et la flore qui l'habite. On peut citer l'Armoise de Molinier[50] qui est l'espèce emblématique des lacs Gavoty et Redon. Ce sont les deux seuls sites connus au monde qui hébergent cette plante, découverte en 1966 par hasard[51].
  • La ferme de Saint-Charles, dite château Saint-Charles, propriété de la famille ab der Halden[52].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé, appelée mademoiselle de Condé, avait hérité de sa mère, la princesse de Rohan-Soubise, épouse en premières noces de Louis-Joseph de Bourbon, des biens situés en Provence, dont ceux de Flassans.

James Daw alias Dawes, baron de Flassans[53] avec institution de majorat par lettres patentes du 21 août 1828, né le 14 novembre 1799 à St. Helens de l'Ile de Wight et décédé le 18 juillet 1831 à l'hôtel Meurice à Calais d'un mal inexpliqué (peut-être a-t-il été empoisonné) et inhumé à St-Helens. Le baron de Flassans fut écuyer ordinaire et directeur des chasses et équipages du prince de Bourbon-Condé dont il reçut 200 000 francs et hérita huit chevaux, cinq voitures, une calèche de voyage, une diligence de ville et un tilbury. Il était le propre neveu de Sophie Dawes, baronne de Feuchères, maîtresse de Louis VI Henri de Bourbon-Condé.

Bernard Gavoty : né à Paris en 1908, d'une famille originaire de Provence où son père, puis lui-même, possédait un domaine important "Campdumy" à Flassans-sur-Issole. Il fut organiste, critique musical, puis producteur d'émission de télévision ("Le monde de la musique", Anicroche", "les grands mystères de la musique"…).

Jean V de Pontevès dit le comte de Carcès, est né en 1510 et est mort le à Flassans. Capitaine français des guerres de religion, ayant opéré essentiellement en Provence.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Flassans-sur-Issole (83).svg

Les armoiries de Flassans-sur-Issole se blasonnent ainsi :

De sinople à la brebis paissante d'or.[54]

Foires et fêtes[modifier | modifier le code]

  • 12 mai à Saint-Achquilée, n'est plus fêté depuis des décennies ;
  • 20 août (Saint-Bernard) ;
  • 15 août (fête locale) ;
  • Vendredi : marché sur la place de la Mairie ;
  • Chaque premier et 3e dimanche du mois : brocantes (voir blog "FLASSANS").

Lire Itinéraires de mémoire du centre Var, édition Daric Axel Graisely, préface maire de Cabasse Régis Dufresne, (ISBN 291602705 X)/.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ecart », notice no IA00127293, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Moulin à farine », notice no IA00127294, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Ferme dite Château Saint-Charles », notice no IA00127305, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Ferme dite Château Saint-Bâillon », notice no IA00127307, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Études complémentaires au Débat Public. Études d'environnement. Présentation de la section élémentaire Nord Toulon – Plaine des Maures
  6. Didacticiel de la réglementation parasismique
  7. L'eau dans la commune
  8. Identification et caractérisation de la ressource majeure à préserver pour l’alimentation en eau potable, juillet 2011
  9. Table climatique
  10. Transports routiers
  11. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 405.
  12. Alain Venturini, « Vérité refusée, vérité cachée : du sort de quelques nouvelles avant et pendant la Guerre d'Union d'Aix (1382- 1388) », Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public. 24e congrès, Avignon, 1993. p. 183-185.
  13. G. Xhayet, op. cit., p. 416.
  14. Communes appartenant au Groupement Fiscalisé : Communauté de communes Cœur du Var et les Comptes des communes : Commune Flassans-sur-Issole
  15. Plan local d'urbanisme
  16. "Cœur du Var"
  17. Schéma de cohérence territoriale, État d’avancement dans le département du Var : Cœur du var : Flassans-sur-Issole
  18. Les comptes de la commune de Flassans-sur-Issole
  19. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  24. L'église Notre-Dame de l'Assomption
  25. « Eglise paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption », notice no IA00127274, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Eglise paroissiale Notre-Dame-des-Salles », notice no IA00127275, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Chapelle Saint-Roch », notice no IA00127276, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. La chapelle Saint-Roch
  29. « chapelle Saint-Antoine », notice no IA83000787, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Chapelle Notre-Dame-de-Consolation », notice no IA00127296, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Chapelle Saint-Bernard », notice no IA00127309, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Chapelle Sainte-Aquilée », notice no IA00127311, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Joseph-Antoine Durbec (préf. Jacques Juillet), Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes, Grenoble, Le Mercure Dauphinois, , 430 p. (ISBN 978-2-9138-2613-7, présentation en ligne), p. 173-186
  34. Rapport sondages au lieu-dit Champ-romain, domaine de Peyrassol. 2006. Marc Borréani
  35. « Commanderie, Ferme de Templiers, d'Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem », notice no IA00127300, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « jardin de la commanderie de Peyrassol », notice no IA83000386, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Monument aux morts de la Guerre de 1914-1918 », notice no IA00127277, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Notice no PM83000297, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la tour de l'horloge
  39. « Coopérative vinicole dite Cellier Saint-Bernard », notice no IA00127286, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Pont Romain », notice no IA00127292, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. Pont d'Italie ; Petit Candumy
  42. Pont d'Italie ; de petit Candumy
  43. Oppidum site Mauniers
  44. oppidum site Candumy
  45. « Moulin à huile », notice no IA00127287, base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « Lavoir ; fontaine », notice no IA83000767, base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. château dit "des Ponteves"
  48. Le château des Pontevès
  49. « Château », notice no IA00127282, base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. Artemisia molinieri Quézel, M.Barbero & R.J.Loisel, 1966, Armoise de Molinier (Français) (Equisetopsida Asterales)
  51. Zones humides temporaires du Centre Var, édité par Espace Naturel de Provence et le Conservatoire et Étude des Écosystèmes de Provence
  52. Ferme dite château Saint-Charles, patrimoine-de-france.com, consulté le 23 janvier 2018.
  53. Daw, Dawes, Daws, Dawes de Flassans
  54. Coeur du Var Plaine des Maures : Flassans-sur-Issole, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau