Jean Aicard

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Ne pas confondre avec Jean Aicard (1810 - 1853), son père, rédacteur de l'encyclopédie «Un Million de faits»
Jean Aicard
Nom de naissance Jean François Victor Aicard
Naissance
Toulon
Décès (à 73 ans)
Paris
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français

Jean François Victor Aicard, né le à Toulon (Var) et mort le à Paris, est un poète, romancier et auteur dramatique français.

Ses parents[modifier | modifier le code]

Son père était un républicain saint-simonien, rédacteur dans des journaux d'opposition sous la monarchie de Juillet. Il meurt quand son fils a cinq ans[1]. Sa mère n'a pas reconnu son fils.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Aicard par le sculpteur Victor Nicolas (buste en bronze, 1931).
Maison natale de Jean Aicard à Toulon.
Tombe de Jean Aicard au cimetière de Toulon[2].
Un coin de table, où Jean Aicard est présent (debout à droite) aux côtés de Rimbaud et Verlaine.

Jean Aicard naît le à Toulon (Var). Une plaque signale sa maison natale. Il fait ses études à Mâcon, où il fréquente Lamartine, puis au lycée de Nîmes, puis en droit à Aix-en-Provence.

Venu à Paris en 1867, il y publie un premier recueil, les Jeunes Croyances, où il rend hommage à Lamartine[3]. Le succès qu'il rencontre lui ouvre les portes des milieux parnassiens, grâce à son cousin, Pierre Elzéar. En 1869, il collabore au deuxième recueil du Parnasse contemporain[4]. En 1870, une pièce en un acte est produite au théâtre de Marseille. Pendant la guerre, il reste à Toulon dans sa famille. Après la guerre, il assiste aux dîners des Vilains Bonshommes et participe à la création de la revue La Renaissance littéraire et artistique[5]. En 1874, il publie Poèmes de Provence, qui font de lui le poète de cette région. En 1876, il collabore au troisième recueil du Parnasse contemporain.

En 1894, il devient président de la Société des gens de lettres. Le guide Paris-Parisien, qui le considère en 1899 comme une « notoriété des lettres », note le « romantisme méridional »[6] de son œuvre.

En 1909, il entre à l'Académie française au fauteuil de François Coppée.

Il est élu maire de Solliès-ville en 1920.

Jean Aicard meurt le à Paris.

Jean Aicard est l'un des poètes représentés sur le tableau Coin de table (1872) de Henri Fantin-Latour.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie
  • Jeanne d'Arc (Le rachat de la Tour), 27 avril 1866, imprimerie d'E. Aurel, Toulon
  • Les Jeunes Croyances, Alphonse Lemerre, 1867 disponible sur Gallica
  • Au Clair de la Lune, 1870, Alphonse Lemerre
  • Rébellions et apaisements, 1871, Alphonse Lemerre
  • Mascarille, 1873, Alphonse Lemerre
  • Pierre Puget, 1873, L. Laurent, Toulon (médaille d'or au concours de poésie de Toulon)
  • Poèmes de Provence, 1874, Alphonse Lemerre - couronné par l'Académie française
  • La Chanson de l'Enfant, 1876, Fischbacher - couronné par l'Académie française
  • Le Petit Peuple, 1879, Cayer
  • Les Poèmes de Provence ; les cigales, 1878
  • Miette et Noré, idylle provençale, 1880, Charpentier
  • Lamartine, 1883, Ollendorff
  • Le Dieu dans l’homme, 1885, Ollendorff
  • L'Éternel Cantique, 1885, Fischbacher
  • Maternités, 1886
  • Le Livre des petits, 1886, Delagrave
  • Le Livre d’heures de l'amour, 1887, Alphonse Lemerre
  • Jésus, 1896, Flammarion
  • Sauveteurs, 1898, Mouillet
  • Italie et France (vers), 1903, Crété
  • Hollande, Algérie (poèmes et prose), 1913, Flammarion
  • Le Témoin, (poèmes), 1914 - 1916, Flammarion
  • Le Jardin des enfants, 1914, Flammarion
  • La Légende du Chevrier, (adaptation musicale de Emile Dens), 1914, J. Poulalion
  • Le sang du sacrifice (poèmes), 1917, Flammarion
Romans et nouvelles
  • Roi de Camargue, 1890, Testard
  • Le pavé d'amour, 1892, Ollendorff
  • L'Ibis Bleu, 1893, Flammarion
  • Fleur d'abîme, 1894, Flammarion
  • L'été à l'ombre (nouvelles), 1895, Flammarion
  • Diamant noir (roman), 1895, Flammarion
  • Notre-Dame-d'Amour, 1896, Flammarion - texte en ligne
  • L'Âme d'un enfant, 1898, Flammarion
  • Mélita (roman bohème), 1898, Flammarion
  • Tata, 1901, Flammarion
  • Benjamine, 1906, Flammarion - disponible sur Gallica
  • Maurin des Maures, 1908, Flammarion
  • L'Illustre Maurin, 1908, Flammarion
  • Arlette des Mayons (roman de la terre et de l'école), 1917, Flammarion
  • Gaspard de Besse : un bandit à la française, 1918, Flammarion
  • Le fameux Chevalier Gaspard, 1908, Flammarion
  • Des Cris dans la mêlée, (prose), 1916, Flammarion
  • Le Rire de Maurin, 1923, Flammarion
  • La Gueuse des Marais, 1928, Flammarion
Théâtre
  • Au clair de la lune, comédie en un acte en vers, Alphonse Lemerre, 1870
  • Pygmalion, poème dramatique en un acte, Alphonse Lemerre, 1872
  • Othello ou le More de Venise, drame en 5 actes en vers, Charpentier, 1881
  • Smilis, drame en 4 actes en prose, Ollendorff
  • Mascarille, à-propos en vers pour l'anniversaire de Molière, Alphonse Lemerre, janvier 1873
  • La Comédie française à Londres, Jouaust
  • La Comédie française à Alex. Dumas, Ollendorff
  • Smilis, drame en quatre actes et en prose, 1884, Ollendorff
  • Le Père Lebonnard, 1889 ; pièce produite pour la première fois au Théâtre-Libre.
  • La Légende du Cœur, Théâtre antique d'Orange, 13 juillet 1903, Flammarion
  • Le Manteau du Roi, Théâtre de la Porte-Saint-Martin, 22 octobre 1907, Flammarion
  • Don Juan ou la Comédie du siècle, 1889 (xixe siècle), poème dramatique en 5 actes
  • Forbin de Solliès, pièce en 2 actes, 1920, Flammarion
  • La Milésienne, 1924, Flammarion
Essai
  • La Vénus de Milo : recherches sur l'histoire de la découverte, d'après des documents inédits, 1874, Sandez
  • Leconte de Lisle, librairie Fischbacher, 1887, texte sur Gallica.
  • Alfred de Vigny, mars 1914, conférence de la Revue Hebdomadaire, Flammarion
  • Comment rénover la France (prose), 1918, Flammarion

Archives[modifier | modifier le code]

  • Le fonds d'archives de l'écrivain est conservé aux archives municipales de Toulon.

Maisons[modifier | modifier le code]

  • À La Garde, près de Toulon, une maison ancienne, transformée en musée, concerne notamment J. Aicard, ancien occupant[7]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Jean Aicard, portrait au fusain par Félix Régamey (v. 1878).

Si l'on en croit Léon Daudet, Aicard possédait un tel talent pour réciter des vers qu'il transformait alors chaque poésie, même médiocre, en un chef-d'œuvre fugitif. Rimbaud n'avait pas dû être sensible à son charme, car on connaît l'épisode où il ponctuait du mot de Cambronne chaque vers d'un poème que récitait Jean Aicard[9]. C'est cependant à ce poète qu'il a dédié Les Effarés.

Hommages toponymiques posthumes[modifier | modifier le code]

Par ordre alphabétique des villes :

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Victor Duclos, Jean Aicard : Simple notice sur sa vie et ses écrits, éditions L. Duc, 1894.
  2. Tombeaux des Immortels, Où sont inhumés les académiciens français ?
  3. Constantin Lecigne, Jean Aicard, Éditions Sueur-Charruey, 1901.
  4. Violette Bouyer-Karr, Jean Aicard, Éditions du Var, 1921.
  5. Tony Marmottans, Jean Aicard, du poème au roman, éditions Université de Toulon et du Var, 2000.
  6. Paris-Parisien, Ollendorff, , p. 48
  7. Musée Jean Aicard Paulin Bertrand
  8. http://www.solliesville.fr/listeLieux00010068.html
  9. Cet épisode est discuté par Daniel A. De Graaf dans Arthur Rimbaud : sa vie, son œuvre, publié par L'Harmattan en 2005, (ISBN 2-7475-8303-1), p. 93-94. Voir ici.
  10. José Rubio Arvelo et Michaël Crosa, Draguignan et ses rues : Les illustres illustrés, Éditions Livres de Provence, 2011.