Jean Aicard

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Jean Aicard
Description de cette image, également commentée ci-après

Jean Aicard, ca. 1900.

Nom de naissance Jean François Victor Aicard
Naissance
Toulon
Décès (à 73 ans)
Paris
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français

Jean François Victor Aicard, né le à Toulon (Var) et mort le à Paris, est un poète, romancier et auteur dramatique français.

Ses parents[modifier | modifier le code]

Son père était un républicain saint-simonien, rédacteur dans des journaux d'opposition sous la monarchie de Juillet. Il meurt quand son fils a cinq ans[1]. Sa mère n'a pas reconnu son fils.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Aicard par le sculpteur Victor Nicolas (buste en bronze, 1931).
Maison natale de Jean Aicard à Toulon.
Tombe de Jean Aicard au cimetière de Toulon[2].
Un coin de table, où Jean Aicard est présent (debout à droite) aux côté de Rimbaud et Verlaine.

Jean Aicard naît le à Toulon (Var). Une plaque signale sa maison natale. Il fait ses études à Mâcon, où il fréquente Lamartine, puis au lycée de Nîmes, puis en droit à Aix-en-Provence.

Venu à Paris en 1867, il y publie un premier recueil, les Jeunes Croyances, où il rend hommage à Lamartine[3]. Le succès qu'il rencontre lui ouvre les portes des milieux parnassiens, grâce à son cousin, Pierre Elzéar. En 1869, il collabore au deuxième recueil du Parnasse contemporain[4]. En 1870, une pièce en un acte est produite au théâtre de Marseille. Pendant la guerre, il reste à Toulon dans sa famille. Après la guerre, il assiste aux dîners des Vilains Bonshommes et participe à la création de la revue La Renaissance littéraire et artistique[5]. En 1874, il publie Poèmes de Provence, qui font de lui le poète de cette région. En 1876, il collabore au troisième recueil du Parnasse contemporain.

En 1894, il devient président de la Société des gens de lettres. Le guide Paris-Parisien, qui le considère en 1899 comme une « notoriété des lettres », note le « romantisme méridional »[6] de son œuvre.

En 1909, il entre à l'Académie française au fauteuil de François Coppée.

Il est élu maire de Solliès-ville en 1920.

Jean Aicard meurt le à Paris.

Jean Aicard est l'un des poètes représentés sur le tableau Coin de table (1872) de Henri Fantin-Latour.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie
  • Les Jeunes Croyances, Alphonse Lemerre, 1867 disponible sur Gallica
  • Les Rébellions et les apaisements, 1871 ;
  • Les Poèmes de Provence, 1874, couronné par l'Académie française ;
  • La Chanson de l'Enfant, 1875, couronné par l'Académie française ;
  • Les Poèmes de Provence ; les cigales, 1878 ;
  • Miette et Noré, idylle provençale, 1880 ;
  • Le Dieu dans l’homme, Ollendorff
  • Maternités, 1886 ;
  • Le Livre des petits, 1886 ;
  • L'Éternel Cantique, 1886 ;
  • Lamartine, Ollendorff ;
  • Visite en Hollande, Fischbacher ;
  • Le Livre d’heures de l'amour, 1887 ;
  • Jésus, 1896.
Romans et nouvelles
  • Le pavé d'amour, 1880 ;
  • Au bord du désert, 1887 ;
  • Roi de Camargue, 1890 ;
  • Fleur d'abîme, 1894 ;
  • Notre-Dame-d'Amour, 1896, texte en ligne
  • L'Âme d'un enfant, 1898 ;
  • Tata, 1901 ;
  • Benjamine, 1906 disponible sur Gallica
  • Maurin des Maures, 1906 ;
  • L'Illustre Maurin, 1908 ;
  • Arlette des Mayons (roman de la terre et de l'école), 1917 ;
  • Gaspard de Besse : un bandit à la française, 1919 ;
  • Diamant noir.
Théâtre
  • Au clair de la lune, un acte en vers, Lemerre, 1870 ;
  • Pygmalion, un acte en vers, Lemerre, 1878 ;
  • Othello ou le More de Venise, drame en 5 actes en vers, Charpentier, 1881 ;
  • Smilis, drame en 4 actes en prose, Ollendorff ;
  • Mascarille, à-propos en vers, Lemerre ;
  • La Comédie française à Londres, Jouaust ;
  • La Comédie française à Alex. Dumas, Ollendorff ;
  • Le Père Lebonnard, 1889 ; pièce produite pour la première fois au Théâtre-Libre.
  • La Légende du Coeur, Théâtre antique d'Orange, 13 juillet 1903 ;
  • Le Manteau du Roi, Théâtre de la Porte-Saint-Martin, 22 octobre 1907 ;
  • Don Juan (xixe siècle), poème dramatique en 5 actes
Essai
  • Leconte de Lisle, librairie Fischbacher, 1887, texte sur Gallica.
  • La Vénus de Milo : recherches sur l'histoire de la découverte, d'après des documents inédits, 1874.

Archives[modifier | modifier le code]

  • Le fonds d'archives de l'écrivain est conservé aux archives municipales de Toulon.

Maisons[modifier | modifier le code]

  • À La Garde, près de Toulon, une maison ancienne, transformée en musée, concerne notamment J. Aicard, ancien occupant[7]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Jean Aicard, portrait au fusain par Félix Régamey (v. 1878).

Si l'on en croit Léon Daudet, Aicard possédait un tel talent pour réciter des vers qu'il transformait alors chaque poésie, même médiocre, en un chef-d'œuvre fugitif. Rimbaud n'avait pas dû être sensible à son charme, car on connaît l'épisode où il ponctuait du mot de Cambronne chaque vers d'un poème que récitait Jean Aicard[9]. C'est cependant à ce poète qu'il a dédié Les Effarés.

Hommages toponymiques posthumes[modifier | modifier le code]

Par ordre alphabétique des villes :

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Victor Duclos, Jean Aicard : Simple notice sur sa vie et ses écrits, éditions L. Duc, 1894.
  2. Tombeaux des Immortels, Où sont inhumés les académiciens français ?
  3. Constantin Lecigne, Jean Aicard, Éditions Sueur-Charruey, 1901.
  4. Violette Bouyer-Karr, Jean Aicard, Éditions du Var, 1921.
  5. Tony Marmottans, Jean Aicard, du poème au roman, éditions Université de Toulon et du Var, 2000.
  6. Paris-Parisien, Ollendorff, , p. 48
  7. Musée Jean Aicard Paulin Bertrand
  8. http://www.solliesville.fr/listeLieux00010068.html
  9. Cet épisode est discuté par Daniel A. De Graaf dans Arthur Rimbaud : sa vie, son œuvre, publié par L'Harmattan en 2005, ISBN 2-7475-8303-1, p. 93-94. Voir ici.
  10. José Rubio Arvelo et Michaël Crosa, Draguignan et ses rues : Les illustres illustrés, Éditions Livres de Provence, 2011.