Veolia

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Veolia
logo de Veolia

Logo de Veolia

Dates clés 1853 : création CGE
2000 : séparation de Vivendi
2014 : renommé Veolia
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : VIE
NYSE : VE
Slogan "Ressourcer le monde"
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Antoine Frérot
Actionnaires

Au 30 juin 2015 :

Activité Eau, propreté, services énergétiques et transport (etc...)
Filiales 106, notamment Veolia Eau, Veolia Propreté, Veolia Energie et Veolia Transdev
Effectif 173 959 (2015)
Site web veolia.com/fr
veolia.fr
Capitalisation 12,43 milliards d'euros (31 décembre 2015)
Fonds propres 9,683 milliards d'euros (2013)
Chiffre d’affaires en augmentation 24,965 milliards d'euros (2015)
Résultat net en augmentation 580 millions d'euros (2015)

Veolia (autrefois Veolia Environnement, Vivendi Environnement et précédemment Compagnie générale des eaux) est une multinationale française, chef de file mondiale des services collectifs[1]. Veolia propose à ses clients, collectivités locales et entreprises, une expertise dans trois domaines complémentaires : gestion du cycle de l’eau, gestion et valorisation des déchets et gestion de l’énergie.

Elle emploie plus de 173 000 salariés sur les cinq continents. Le chiffre d'affaires de Veolia en 2015 était de 24 965 millions d'euros[2]. L'entreprise est cotée à la bourse de Paris et l'a été à la bourse de New York[3] jusqu'à son retrait volontaire en 2014.

Au , son capital est détenu par : Caisse des dépôts et consignations 8,64 %, Groupe industriel Marcel Dassault 5,21 %, Velo Investissement (Qatari Diar) 4,64 %, Veolia Environnement 2,45% et Public et autres investisseurs 79,06 %[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Histoire ancienne[modifier | modifier le code]

Benne à ordures ménagères Veolia Propreté

La Compagnie générale des eaux avait comme ancêtre la Compagnie des Eaux de Paris des frères Périer, qui fut au cœur des grandes spéculations de la fin du règne de Louis XVI.

Elle naît plus tard du décret impérial de Napoléon III, le , la ville de Lyon s'engageant à acheter de l'eau (10 000 m³) à des conditions fixées par avance (17 francs le m³), non révisables sur 20 ans. C'est la première concession d'eau de l'histoire.

À Paris, la Compagnie n'obtient pas la concession, le préfet Haussmann préférant créer un service municipal de production et de distribution de l'eau. Mais la Compagnie générale des eaux ayant racheté les compagnies des eaux de Montmartre et des Batignolles, l'extension du périmètre de Paris, en 1859, conduit l'année suivante à un accord avec la municipalité (régime dit de la "régie intéressée").

Compagnie générale des eaux puis Vivendi[modifier | modifier le code]

De 1976 à 1996, la Compagnie générale des eaux se développe dans de nouveaux métiers sous la présidence de Guy Dejouany. Au début des années 1980, elle se diversifie en investissant dans la gestion des déchets, l'énergie, les transports, la construction et l'immobilier. Elle est alors spécialisée dans les délégations de services publics et les commandes des pouvoirs publics, proche des milieux politiques et dépendante des commandes de l'État et des collectivités territoriales.

En 1983, elle participe à la création de Canal+, la première chaîne de télévision payante en France. En 1989 elle prend le contrôle de la Société générale d'entreprises (SGE) et dans les années 1990, elle commence à investir dans les télécommunications et les médias et, en 1996, elle crée Cegetel, une société de téléphonie fixe et mobile, possédant les marques Tam Tam (pager), Le 7 (téléphone) et SFR (mobile). Elle entre dans le capital d'AOL Europe. Toutefois, au milieu des années 1990, la Générale des Eaux reste une société qui se concentre sur le marché français.

En 1996, Guy Dejouany choisit comme successeur une personne extérieure au groupe : Jean-Marie Messier. Ce jeune associé de Lazard arrive à la tête de la Compagnie Générale des Eaux le . La Générale des Eaux compte alors diverses activités, dont la plus importante est la distribution d’eau. Elle est également présente dans l'électricité, les télécommunications, le bâtiment, la propreté… S'étant lui-même affublé du surnom J2M, le nouveau président décide d'investir, à un rythme effréné et sous le feu des projecteurs, dans les nouvelles technologies et les médias. Il se rebaptise ensuite J6M pour « Jean-Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde », appellation attribuée selon lui par l’émission de Canal+, Les Guignols de l'info. En 1997, Messier vend les cliniques de la Compagnie Générale des Eaux. Début 1998, la CGE se rapproche d'Havas[5], lui aussi plus que centenaire, renforçant ainsi sa participation dans Canal+ et acquérant du même coup des actifs dans la publicité et les jeux vidéo.

En , la Compagnie Générale des Eaux change son nom en Vivendi. Le groupe compte alors deux pôles d'activités, la communication et l'environnement[6] :

  • le pôle environnement, les activités sont regroupées dans « Vivendi Environnement », comprenant notamment la Générale des Eaux, le leader mondial de son secteur, Dalkia, dans l'énergie, CGIS et SGE avec CBC, pour le BTP.

Le désengagement des activités traditionnelles du groupe se poursuit : en mai 1998, Vivendi cède sa participation de 25 % dans JCDecaux. L'année suivante, il vend SGE, son pôle de construction, qui sera à l'origine de Vinci, et CGIS.

Vivendi Environnement puis Veolia[modifier | modifier le code]

Logo 2000-2003

Le pôle environnement « Vivendi Environnement » est introduit en bourse en juillet 2000, Vivendi conservant plus de 70 % du capital[7]. Vivendi se désengage ensuite progressivement de « Vivendi environnement » (renommé « Veolia Environnement » en 2003). Le désengagement complet est achevé en juillet 2006[8]. Veolia est recentrée sur l'eau et les services aux collectivités. Elle est redevenue rentable.

En 2005, le nom « Veolia Environnement » est utilisé pour toutes les divisions du Groupe (eau, propreté, services énergétiques et transport) et un nouveau logo est créé.

Lancée en 2009, finalisée en , la fusion entre de Veolia Transport et Transdev a alors pour objectif de donner naissance au premier opérateur privé mondial de transport public[9] [10]. Cependant, le , Veolia Environnement en difficulté financière annonce son intention de céder ses activités dans les transports publics. En octobre 2013, la Caisse des dépôts reprend le contrôle exclusif de Veolia Transdev qui devient alors Transdev[11].

En 2014, EDF reprend les activités de Dalkia en France tandis que Veolia reprend à 100 % les activités de Dalkia à l’international[12].

En février 2016, Veolia annonce l'acquisition pour 350 millions de dollars de Kurion, une entreprise américaine créée en 2008 et spécialisée dans le traitement des déchets nucléaires ayant une faible radiation[13]. En juin 2016, Veolia annonce l'acquisition pour 325 millions de dollars des activités dédiées à l'acide sulfurique de l'entreprise Chemours, issue de la scission des activités de chimie de spécialité de DuPont[14].

Organisation[modifier | modifier le code]

En mai 2011, Veolia annonce la construction d'un nouveau siège regroupant plusieurs de ses implantations franciliennes à Aubervilliers, à proximité de la porte d'Aubervilliers dans le quartier du Millénaire. Destiné à recevoir 4 000 personnes, dont son département de recherche, le site doit ouvrir en 2016[15]. Ce déménagement est vu par certains observateurs comme une « punition » pour Paris, qui a décidé en 2010 de passer à une gestion publique de l'eau, via Eau de Paris, et rompre ainsi un des plus gros contrats de Veolia[16].

En juillet 2013, Veolia annonce le regroupement de ses activités par zone géographique et l'intégration des activités Eau et Propreté, à l'exception de la France où ces deux activités restent indépendantes[17].

Le chiffre d'affaire est réparti comme-suit par segment[2] :

  • France : 5 471,5 millions d’euros (2015)
  • Europe hors France : 8 574,7 millions d’euros (2015)
  • Reste du monde : 5 926,1 millions d’euros (2015)
  • Activités mondiales : 4 881 millions d’euros (2015)
  • Autres : 111,5 millions d’euros (2015)

Veolia est présent sur 5 continents[2] :

  • France : 51 892 salariés (2015)
  • Europe (hors France) : 63 701 salariés (2015)
  • Amérique du Nord : 8 901 salariés (2015)
  • Amérique Latine : 11 609 salariés (2015)
  • Afrique/Moyen-Orient : 12 417 salariés (2015)
  • Asie/Océanie : 25 439 salariés (2015)

Veolia Eau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Veolia Eau.

Veolia est le numéro un français des services de l'eau[18].

En 2012, Veolia Eau a réalisé un chiffre d'affaires de 12,078 milliards d'euros et a employé 89 094 personnes[19]. La répartition géographique du chiffre d'affaires est de 37,2 % en France, 30,2 % en Europe hors France, 8,8 % en Amériques, 16,2 % en Asie et 7,6 % en Afrique et au Moyen-Orient.

Veolia Propreté[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Veolia Propreté.

Veolia Propreté est le numéro deux mondial de la gestion et de la valorisation des déchets.

Son chiffre d'affaires en 2012 s'est élevé à 9,083 milliards d'euros avec une repartition géographique de 39 % en France, 38 % en Europe hors France, 9 % en Amérique du Nord, 12 % en Asie-Pacifique et 2 % dans le reste du monde.

En 2012, Veolia Propreté a employé 64 291 salariés[20].

Veolia Énergie - Dalkia[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dalkia.

Dalkia a réalisé un chiffre d'affaires 2012 de 7,664 milliards d'euros et a employé 49 824 salariés[21].

La répartition géographique de l'activité est de 42 % en France, 24 % en Europe Continentale, 14,5 % en Europe du Sud, 8 % en Europe du Nord, 3 % en Amérique du Nord, 1,5 % en Chine et 7 % dans le reste du monde.

En 2014, EDF reprend les activités de Dalkia en France tandis que Veolia reprend à 100 % les activités de Dalkia à l’international [22].

Veolia Transport puis Veolia Transdev[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Veolia Transdev et Veolia Transport.

Veolia Transport a été le premier opérateur privé de trains sur les rails de Réseau ferré de France[réf. nécessaire].

Depuis 2005, Veolia Transport gère six entreprises partenaires du réseau Eurolines[23].

En 2009, la CDC et Veolia annoncent leur intention de fusionner Transdev et Veolia Transport. Une introduction en bourse de la nouvelle entreprise, qui pourrait changer de nom, est alors prévue dans les 12 mois qui suivent la fusion[24].

En , Antoine Frérot exprime sa volonté de désengager Veolia de l'activité transport et de trouver un ou des actionnaires stratégiques pour Veolia Transdev[25].

En octobre 2013, c’est la Caisse des dépôts qui reprend le contrôle exclusif (60% du capital) de Veolia Transdev qui devient alors Transdev[26].

Le chiffre d'affaires de Veolia Transdev en 2013 est de 6,606 milliards d’euros [27]. Veolia Transdev emploie 86 000 personnes en 2013.

Direction de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Le siège situé aux 36-38 avenue Kléber à Paris 16e arrondissement

Directeur général[modifier | modifier le code]

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Au [28] :

Comités du conseil d'administration[29][modifier | modifier le code]

  • Comité des comptes et de l’audit, qui examine la pertinence des méthodes comptables et donne son avis sur les comptes du Groupe : Daniel Bouton (Président), Jacques Aschenbroich, Paul-Louis Girardot, Olivier Costa de Beauregard, Nathalie Rachou.
  • Comité des nominations et des rémunérations : Serge Michel (Président), Daniel Bouton, Louis Schweitzer, Olivier Costa de Beauregard.
  • Comité stratégique recherche, innovation et développement durable, créé en 2006, qui émet des recommandations sur les politiques de recherche et de développement durable : Jacques Aschenbroich (Président), Paul-Louis Girardot, Pierre-André de Chalendar, Marie Guillou, Thierry Dassault.

Comité exécutif[modifier | modifier le code]

Au [30] [31]

  • Antoine Frérot, président-directeur général de Veolia environnement
  • Laurent Auguste, directeur innovation et marchés
  • François Bertreau, directeur général adjoint chargé des opérations
  • Estelle Brachlianoff, directrice de la zone Royaume-Uni et Irlande
  • Philippe Capron, directeur général adjoint chargé des finances
  • Régis Calmels, directeur de la zone Asie
  • Philippe Guitard, directeur de la zone Europe centrale et orientale
  • Jean-Michel Herrewyn, directeur général adjoint chargé des entreprises de spécialité mondiale
  • Patrick Labat, directeur de la zone Europe du nord
  • Jean-Marie Lambert, directeur des ressources humaines
  • Helman le Pas de Sécheval, secrétaire général

Données financières[32][modifier | modifier le code]

(en M€)

Années 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Chiffre d'affaires consolidé 26 261 29 126 30 078 28 603 24 673 25 245 28 620 31 574 35 765 27 847 28 764 29 647 29 439 22 315 23 879 24 969
Résultat opérationnel consolidé 1 650 2 013 1 971 1 751 1 617 1 893 2 222 2 461 1 960 1 788 1 982 1 017 1 095 669
Résultat net consolidé part groupe 615 N/A 339 -2054 125 622 759 928 405 559 558 -489 394 -135 242 450
Fonds propres N/A N/A N/A 6 300 5 600 N/A N/A 10 191 9 532 10 131 10 804 9 835 9 125 9 683
Cash-flow libre N/A N/A -1525 168 694 555 901 906 -1 809 1 344 409 438 3 673 2 168
Endettement financier net N/A N/A 13 066 11 804 13 059 13 871 14 674 15 125 16 528 15 128 15 218 14 730 11 283 8 176 8 300 8 200

Veolia environnement répond aux exigences de conformité du standard financier MSI 20000.

Données boursières[modifier | modifier le code]

Actions et communication[modifier | modifier le code]

Fondation Veolia[modifier | modifier le code]

Logo de la Fondation Veolia

La Fondation Veolia soutient, en France et à l'étranger, des projets d'intérêt général concourant au développement durable. Ses domaines d'intervention prioritaires sont la solidarité, l'insertion professionnelle et l'environnement. Son originalité est de faire accompagner chaque projet par un parrain, collaborateur du Groupe, et d'encourager le mécénat de compétences, apportant ainsi à ses partenaires, associations et institutions, les savoir-faire de collaborateurs volontaires. Depuis sa création en 2004, la Fondation Veolia environnement a aidé plus de 1000 projets en France et à l'international et mené plus de 150 missions de compétences. La Fondation soutient des projets en apportant une aide financière et/ou les compétences de salariés volontaires, et mène des actions en urgence, en partenariat avec des organisations humanitaires.

Dès le lendemain du tremblement de terre d’Haïti, en janvier 2010, la Fondation Veolia a envoyé 20 tonnes de matériel d'urgence (unités de traitement d’eau) dans un avion affrété par la Croix-Rouge française, ainsi que des experts de Veolia, rejoints ensuite par des volontaires de Veolia Eau Guadeloupe, pour alimenter en eau les sinistrés[34].

En 2009, la Fondation Veolia environnement est intervenue :

  • auprès des sinistrés du séisme en Indonésie,
  • en République centrafricaine, auprès des réfugiés fuyant les conflits en République démocratique du Congo,
  • au Zimbabwe, pour aider la Croix-Rouge dans sa lutte contre l’épidémie de choléra…

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Le sigle Veolia environnement sur le 60 pieds IMOCA de Roland Jourdain au départ de la Route du Rhum 2010.

Depuis 2004, Veolia environnement sponsorisait le navigateur français Roland Jourdain. Celui-ci représentait Veolia environnement sur les circuits IMOCA et Extreme 40.

Le 10 février 2012, Veolia Environnement rompt son sponsoring à la surprise générale. Roland Jourdain se retrouve sans bateau ni financement à quelques mois de la première course du Multi One Championship, la Krys Ocean Race[35].

Institut Veolia environnement[modifier | modifier le code]

L'Institut Veolia environnement a été créé en 2001 comme un « outil de réflexion » sur les grands enjeux planétaires, comme le changement climatique, l'urbanisation, les questions économiques, sociologiques ou culturelles liées à l'environnement. L’Institut repose sur :

  • un comité de prospective regroupant 7 personnalités de renommée mondiale,
  • un réseau international de chercheurs et d'experts.

Innovation[modifier | modifier le code]

Veolia mobilise d’importants efforts pour la recherche et l’innovation. L'innovation est l'un des quatre attributs de la marque Veolia [36].

La cellule Recherche & Innovation de Veolia environnement est organisée en sept départements :

  • sciences du vivant ;
  • génie des procédés ;
  • énergie et procédés ;
  • modélisation, conduite ;
  • conception et ingénierie ;
  • environnement et santé ;
  • analyse.

Le Groupe dispose de 4 centres de recherche en France et 2 à l’étranger. La cellule Recherche & Innovation compte 850 experts (chercheurs et développeurs de terrain) et a noué 200 partenariats scientifiques avec des organismes privés et publics[37].

Les programmes[modifier | modifier le code]

La R&I de Veolia environnement a défini 9 programmes principaux de développement, au sein desquels sont gérés les projets de recherche :

  • Collecte tri / valorisation des déchets
  • Gestion durable des bâtiments et des villes
  • Optimisation énergétique
  • Transport
  • Performance environnementale et santé
  • Nouveaux métiers
  • Bioressources
  • Eau potable
  • Eaux usées

Veolia Innovation Accelerator[modifier | modifier le code]

Pour accélérer le processus d’innovation, Veolia environnement a mis en place le dispositif Veolia Innovation Accelerator. Il s’agit d’un programme de détection et de soutien des meilleures technologies (les « cleantech »), dans les start-up les plus innovantes. Les start-up sélectionnées bénéficient, via un partenariat avec Veolia, d’une réduction des coûts de développement technologique et d'industrialisation, ainsi que d’un accès facilité à leurs marchés-cibles.

Controverses[modifier | modifier le code]

Tramway de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Veolia, par le biais de sa filiale transport, est mis en cause avec Alstom dans l'affaire du Tramway de Jérusalem[38]. À ce titre et dans le cadre de la campagne pour les boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël, la banque néerlandaise ASN Bank s'est retirée de la société Veolia[39].

Veolia a fait depuis en partie marche arrière en revendant une partie de ses participations et en cherchant un opérateur pour le remplacer[40]

Toutefois, d'un point de vue juridique, Veolia, traîné en justice par l'Association France Palestine Solidarité et l'Organisation de Libération de la Palestine, a été innocenté en première instance, décision confirmée en cour d'appel, la cour d'appel rejetant l'intégralité des arguments des plaignants.

Water makes money[modifier | modifier le code]

Water makes money est un film documentaire[41] soutenant des thèses d'agissements répréhensibles de Veolia : corruption de fonctionnaires, achat de concessions sous forme de cadeaux pour les municipalités masquant des prêts aux intérêts élevés finalement payés par l'usager via la facturation du service d'eau privatisée, lobbying dans les universités[42]. Les intervenants sont scientifiques, membres de l'administration publique de plusieurs pays, spécialistes en biologie, économie, administration, défense de l'environnement, chercheurs, agriculteurs. En 2010 Veolia a déposé plainte pour diffamation. La chaîne de télévision Arte a maintenu la diffusion du film dans le cadre de son programme pour la Journée mondiale de l'eau, le 22 mars 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « France : les géants du CAC 40 ne tirent plus l'économie », Alternatives économiques,‎
  2. a, b et c Veolia, « Assemblée générale 2016 », sur Veolia,‎ (consulté le 8 juillet 2016)
  3. Euronext : VIE, NYSE : VE)
  4. a et b [PDF] Actualisation du document de référence 2014 : http://www.finance.veolia.com/docs/Actualisation-DDR-2014.pdf
  5. Article paru dans L'Humanité du 26 février 1998.
  6. Cette nouvelle dénomination plus internationale permet de se défaire de l'ancien nom, très lié aux activités dans l'eau.
  7. Histoire Vivendi environnement.
  8. Vivendi se désengage de Veolia.
  9. Fusion Veolia-Transdev, un «échec économique et financier» à court terme, Le Figaro, 10 février 2016
  10. Un géant du transport naîtra de la fusion Veolia-Transdev, le Parisien, 23 07 2009
  11. Transports : la Caisse des dépôts va prendre le "contrôle exclusif" de Veolia Transdev, Le Monde, 23 octobre 2013
  12. Dalkia: EDF et Veolia divorcent mais continuent de rivaliser, le Figaro, 26 juillet 2014
  13. Veolia expands in nuclear waste clean-up with Kurion acquisition, Reuters, 3 février 2016
  14. Veolia buys Chemours' sulphur recycling unit for $325 million, Reuters, 14 juin 2016
  15. « Veolia va s'installer à Aubervilliers », Les Echos.fr,‎ (consulté le 7 mai 2011)
  16. Martin Brésis, « Grand Paris : Veolia et le Sedif rêvent de reconstruire leur empire de l’eau en Île-de-France », sur Basta !,‎ (consulté le 3 décembre 2015)
  17. http://www.veolia.com/fr/medias/communiques/regroupement-activites-veolia-zones-geographiques.htm
  18. Classement des plus grosses entreprises du secteur Captage, traitement et distribution d'eau
  19. Document de référence 2009, pages 38-39
  20. Document de référence 2009, page 42
  21. Document de référence 2009, page 46
  22. Dalkia: EDF et Veolia divorcent mais continuent de rivaliser, le Figaro, 26 juillet 2014
  23. L'Europe à portée de bus Sur le site veolia-transport
  24. Archive wikiwix de « Veolia-Transdev nouveau leader du transport », article du 5 octobre 2010 sur « marches.lefigaro.fr ». Archive consultée le 26 janvier 2012.
  25. Myriam Chauvot, « Le désengagement de l'activité transport sort Veolia d'une ornière et soulage le marché », sur Les Echos.fr,‎
  26. Transports : la Caisse des dépôts va prendre le "contrôle exclusif" de Veolia Transdev, Le Monde, 23 octobre 2013
  27. Transdev abandonne Veolia et l’Europe, Usine Nouvelle, 26 mars 2013
  28. Le Conseil d'administration Sur le site veolia
  29. « Rapport annuel 2009, page 17 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2013-03-30, sur le site rapportannuel2009.veolia.com
  30. Comité exécutif, sur le site veolia.com
  31. Nomination de F. Bertreau, sur le site veolia.com
  32. L'espace finance - Veolia environment, sur le site finance.veolia.com
  33. [PDF] États financiers consolidés au 31 décembre 2015 : http://www.finance.veolia.com/docs/Notes-aux-etats-financiers-decembre-2015-26022016-2.pdf
  34. Haïti : les secours engagés dans une course contre la montre pour l’eau, sur Paperblog 16 janvier 2010
  35. « Veolia arrête le sponsoring », L'Équipe,‎ (consulté le 15 février 2012)
  36. (en)Our brand attributes, sur le site identity.veolia.com
  37. Rapport R&I 2010 http://www.veolia.com/veolia/ressources/files/1/3100,Livret-Veolia-R-I-FR,2010.pdf
  38. communiqué de l'association France-Palestine Solidarité, 15 décembre 2008
  39. Verschenen in Soemoed, jaargang 34, nummer 6 (november - december 2006), p. 23-25
    (en)Adri Nieuwhof, 26 novembre 2006 - (fr)traduction, 8 décembre 2006.
    Voir à ce sujet le dossier Veolia de Business & Human Right.
  40. Haaretz sources: http://www.haaretz.com/business/veolia-in-talks-to-sell-ailing-bus-unit-1.432046 ; http://www.haaretz.com/print-edition/news/officials-slam-racist-jerusalem-light-rail-survey-1.309620 ; http://www.haaretz.com/business/veolia-pulling-out-of-transit-contracting-sectors-in-israel-1.400458 ; http://www.haaretz.com/print-edition/business/dan-to-buy-5-stake-in-jerusalem-light-rail-from-veolia-1.7993 ; http://www.haaretz.com/news/palestinians-hope-to-derail-jerusalem-light-rail-project-1.262414 ; http://www.haaretz.com/print-edition/business/jerusalem-rail-operator-jumps-ship-tel-aviv-group-isn-t-even-responding-1.277545
  41. (en) Leslie Franke et Herdolor Lorenz, « Water makes money », Kernfilm avec Achille du Genestoux et La Mare aux canards, en collaboration avec Aquatac et ZDF/ARTE, soutien par Filmförderung Hamburg Schleswig-Holstein
  42. Pauline Grand d'Esnon, « "Water Makes Money" : le business de la gestion de l'eau en accusation », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Annexe[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Concurrence

Liens externes[modifier | modifier le code]