La Grave

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La Grave
Vue du village de La Grave
Vue du village de La Grave
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Briançon-1
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Jean-Pierre Sevrez (DVG)
2014-2020
Code postal 05320
Code commune 05063
Démographie
Gentilé Gravarots
Population
municipale
487 hab. (2014)
Densité 3,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 49″ nord, 6° 18′ 24″ est
Altitude Min. 1 135 m – Max. 3 983 m
Superficie 126,91 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lagrave-lameije.com

La Grave est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Gravarots.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Grave, lithographie du XIXe siècle de Victor Cassien (1808 - 1893).

La Grave est située à 1 500 m d'altitude sur la rive droite de la haute vallée de la Romanche, dans le département des Hautes-Alpes. Elle se trouve à 10 kilomètres du col du Lautaret et à 35 kilomètres de Briançon. Le village est dominé au sud par l'imposant massif de la Meije (qui fait partie du parc national des Écrins), second sommet du massif des Écrins (3 982 m).

La commune est située dans le Géoparc des Alpes Cottiennes[1], qui a pour objectif d'illustrer les épisodes géologiques de la formation des Alpes dans la région de ce qui était au temps de l'Empire romain les Alpes Cottiennes. Ce géoparc est un projet transfrontalier de la Communauté de Montagne du Pinerolese, en Italie, et la Communauté de Communes du Briançonnais, en France, à laquelle appartient La Grave.

Le principal torrent traversant la commune est la Romanche.

Une partie de la commune de la Grave est située dans le parc national des Écrins et le territoire comporte des zones Natura 2000.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est constituée du bourg de la Grave et de six hameaux Fréaux, tandis que les autres hameaux que sont le Chazelet, les Terrasses, Ventelon, les Hières et Valfroide sont situés sur les versants de montagne situés au-dessus, à une altitude voisine de 1700m. D'autres hameaux ont existé dans les alpages, dont on peut voir des ruines et quelques maisons d'alpage rénovées accueillant des résidents en été uniquement ; ils sont accessibles par des pistes en terre ou des sentiers de randonnée : parmi ceux-ci, les Clots (au-dessus de Ventelon), le Puy Golèfre (entre La Grave et Villar-d'Arêne), le Clos Raffin (près du Plateau d'Emparis) et les trois hameaux des Rivets (au-delà du Chazelet dans le vallon de la Buffe).

La Grave est classée en zone de montagne[2], telle que définie par la Loi Montagne.

La commune possède un plan local d'urbanisme (PLU), approuvé le 8 septembre 2015 par son conseil municipal[3].

La Grave faisant partie de la Communauté de communes du briançonnais, elle est incluse dans les communes concernées par le schéma de cohérence territoriale (SCOT) du briançonnais[4], en cours de développement.

Dans un territoire sujet à divers risques naturels, elle a également un plan de prévention des risques prévisibles (PPR). Celui-ci rend en compte les risques naturels que sont le risque d'inondations torrentielles - lié aux torrents de montagne -, le risque de mouvements de terrain - regroupant les glissements de terrain, les cchutes de pierres et de blocs et les coulées boueuses -, le risque d'avalanches, le risque sismique - la commune étant classée en zone 3 (zone de sismicité modérée) -, les risques de tempête et les risques liés aux chutes de neige importantes. Il prend en compte le risque technologique lié au transport de matières dangereuses, essentiellement pour une desserte locale par la route départementale 1091, le transport de matières dangereuses étant interdit par cet axe pour la majorité des véhicules.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Grave : Du bas latin gravia, issu du pré-latin grava, petite pierre, désignant un terrain plat et sablonneux[5],[6].

Selon le Dictionnaire topographique de la France[7] du Comité des travaux historiques et scientifiques, La Grave et sa paroisse ont eu successivement les noms de :

  • Arena, 1101 (Cart. Ulc. p. 197)
  • Arene, 1137 (Cart. Ulc. p. 117) ; 1217 (Cart. Ulc. p. 45)
  • Arene inferiores, xive siècle (Cart. de Saint-Hugues, p. 272)
  • Arene, 1409 (Is. B, 2,994)
  • Ecclesia de Grava seu de Arenis inferioribus, 1497 (Cart. de Saint-Hugues, p. 285)
  • Ecclesia beate Marie de Grava, 1497 (Cart. de Saint-Hugues, p. 307)
  • Arene inferiores, 1497 (Cart. de Saint-Hugues, p. 381)
  • Grava Arenarum mandamento Oysencii, XVIe siècle (Pol.)
  • La Grave en Oysans (Carte de Cassini)[8]

Histoire[modifier | modifier le code]

La Grave au début du XXe siècle.

Période de l'Âge du Bronze[modifier | modifier le code]

Des vestiges archéologiques font apparaître des traces humaines sur le territoire de La Grave et Villar-d'Arêne durant l'Âge du Bronze.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Durant l'Empire romain, une voie romaine traverse le territoire de La Grave, pour relier Briançon à Grenoble. De petites communautés humaines existent déjà dans le secteur.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

La Grave fait partie de l'Oisans, et du Dauphiné à partir du XIe siècle. Elle fait partie du comté de Graisivaudan[9], puis du bailliage de Graisivaudan où elle se trouve, ainsi que Villar-d'Arêne, dans la Châtellenie de l'Oisans et plus particulièrement dans le Mandement de l'Oisans[9].

Le Dauphin Louis, qui deviendra Louis XI, modifie l'organisation administrative et judiciaire du Dauphiné en 1447 : les 7 bailliages initiaux sont remplacés par deux grands bailliages qui sont celui de plain pays et celui des montagnes, La Grave et Villar-d'Arêne faisant alors partie du second. Dans le même temps, sept tribunaux, ou vibaillages, sont créés, La Grave et Villar-d'Arêne étaient concernées par le vibailliage de Grenoble.

Pour la récolte des impôts, La Grave appartenait à la subdélégation de Grenoble[9].

La Grave et Villar-d'Arêne font, pendant le Moyen Âge, partie de l'évêché de Grenoble et de sa subdivision l'archiprêtré du Graisivaudan[9].

L'église romane de La Grave remonte au XIe et au début XIIe siècle. À l'intérieur, on trouve une piéta contemporaine de la construction de l'église, une statue de la vierge du XVIIe siècle, et un tableau naïf du XVIIIe siècle. À côté de l'église, se trouve la chapelle des pénitents, du XVIIe siècle, qui possède plusieurs pièces d'art religieux.

Sur le territoire de la commune, aux Hières, se trouve une autre église romane du XIIe siècle.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, les grands archiprêtrés du Moyen Âge sont morcelés en plus petits archiprêtés et en doyennés. L'un d'eux a pour siège La Grave et compte 4 paroisses : La Grave, Le Chazelet, Les Hières et Le Villard-d'Arène[9].

La Grave compte à travers les siècles des personnes de religion chrétienne catholique et des personnes de religion protestante[10]. Un manuscrit relève au XVIIe siècle l'existence de la paroisse protestante du Chazelet, créée en 1611, soit douze ans après la promulgation de l’Édit de Nantes par le roi Henri IV, en 1598, mettant fin aux guerres de religion et accordant des droits de culte, des droits civils et des droits politiques aux protestants dans certaines parties du royaume de France. Le manuscrit précise que les villages et hameaux alentours comprenaient nombres de personnes de religion protestante et qu'un temple existait aux Terrasses, hameau le plus proche du Chazelet[11]. Il fait aussi référence au village de Mizoën, situé de l'autre côté du Plateau d'Emparis et fief protestant. Ce même manuscrit laisse apparaître que les populations de la commune pouvaient être de l'une ou l'autre de ces religions et que le curé catholique résidait à La Grave. Au début du XVIIe siècle, Grenoble et Briançon, villes majeures aux alentours, étaient des places de sûreté protestantes[12]. Cependant, la révocation de l’Édit de Nantes en 1685 par Louis XIV change de nouveau le statut des protestants.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Suite à la Révolution française (1789), le nouveau découpage de la France en départements (1790) intégrait initialement la commune au département de l'Isère, situé sur le même bassin hydrographique et économique (à l'ouest du col du Lautaret). Mais les communes de La Grave et de Villar-d'Arêne souhaitaient être intégrées au département des Hautes-Alpes, vraisemblablement dans l'espoir de bénéficier du régime fiscal préférentiel de la République des Escartons. Lorsque l'Assemblée nationale abolit ce privilège fiscal, il était trop tard pour revendiquer une intégration au département de l'Isère. La Grave devient chef-lieu de canton, canton composé de deux communes : La Grave et Villar-d'Arêne.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Cascade des Fraux, lithographie de Victor Cassien au XIXe siècle (Cascade du saut de la pucelle, près du hameau des Fréaux).

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'alpinisme se développe. Des alpinistes s'illustrent dans la conquête des sommets environnants des Alpes. La Meije est cependant l'un des derniers sommets majeurs des Alpes a être gravi. Le Grand Pic de La Meije est conquis le 16 août 1877 par Emmanuel Boileau de Castelnau avec Pierre Gaspard et fils, par un itinéraire depuis la face sud du massif (accès par Saint-Christophe-en-Oisans).

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La seconde moitié du XXe siècle voit l’essor du tourisme sur la commune de La Grave, avec notamment la création de la station de sports d'hiver du Chazelet et la réalisation des téléphériques de la Meije[13]. Le tourisme estival est également développé, bénéficiant d'un site naturel et de sentiers de randonnée renommés.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En avril 2015, la commune voit sa principale route d'accès, la route départementale 1091, impactée par une fermeture pour plusieurs mois. à quelques kilomètres en aval de La Grave, près du barrage du Chambon, la montagne s'est mise en mouvement pour un volume estimé à 800 000 m3, menaçant la structure du tunnel du Chambon : ceci a entraîné la fermeture du tunnel et la coupure de la route départementale 1091 au niveau de celui-ci. L’accès au canton de la Grave ne se fait alors plus que par le col du Lautaret, ce qui met en péril son économie déjà fragile[14]. Pour pallier cette fermeture, la route de secours 1091, réalisée en urgence, est ouverte fin 2015. Des travaux de réparation et dérivation du tunnel sont débutés début 2016 afin de pouvoir ouvrir de nouveau la RD 1091 à la circulation[15]. Du 17 décembre 2016 au 6 mars 2017, a lieu une réouverture temporaire du tunnel, encore en travaux, afin de permettre le passage des automobiles pour la saison de sports d'hiver (la route de secours est close pendant cette période). Une nouvelle période de fermeture du tunnel pour travaux est prévue à partir du 6 mars 2017, accompagnée d'une réouverture de la route de secours. Une réouverture en journée du tunnel est ensuite prévue à partir du 13 juillet 2017. La fin des travaux et l'ouverture définitive du tunnel sont prévues pour la mi-décembre 2017[16],[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason de La Grave.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Edouard Izoard    
    Ernest Juge    
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Durand DVD Conseiller général
mars 2008 en cours Jean-Pierre Sevrez[18] DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Gravarots.

Un recensement de 1339 indique que La Grave, avec 320 « feux » (qui correspondaient au foyer ou à la famille, voir l'article Histoire du recensement de la population en France), est la paroisse la plus peuplée de l'Oisans (avant même Bourg-d'Oisans qui en compte 271)[19]. On multipliait alors ce nombre de feux par 5 ou par 6, les familles étant nombreuses, ce qui donnerait une estimation d'environ 1920 habitants à La Grave, selon certaines sources[19].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 487 habitants, en diminution de -1,22 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : 2,89 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 616 1 741 1 865 1 848 1 886 1 785 1 819 1 768 1 618
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 536 1 447 1 459 1 292 1 260 1 251 1 241 1 180 1 101
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 013 999 966 858 638 647 621 594 555
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
551 562 513 453 455 511 491 488 487
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006 [23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune repose sur l'agriculture (en nette régression) et le tourisme avec essentiellement : alpinisme, via ferrata, sports d'eaux vives, tourisme vert et sports d'hiver.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le Grand Pic de la Meije (3 982 m) et le glacier de la Meije, vus depuis le lac Noir sur le plateau d'Emparis.

La Grave est réputée pour son patrimoine naturel et architectural ainsi que pour les sports de montagne, été comme hiver.

La commune bénéficie d'un site montagnard exceptionnel, avec notamment le massif de la Meije, le massif des Écrins, le parc national des Écrins. En hiver, la commune comporte deux aspects différents pour le touriste : petit village de montagne typique d'une part avec une station de petites dimensions au Chazelet, et grand site de ski hors-piste de renommée internationale d'autre part avec les Vallons de la Meije[24],[25].

Sports d'hiver[26][modifier | modifier le code]

Gare des téléphériques - Bureau des guides.

La commune comporte deux domaines skiables très différents, permettant la pratique du ski, du snow-board et autres sports de glisse. Elle accueille également d'autres sports :

  • Le « domaine skiable des vallons de la Meije » (1 400 m3 560 m) permet à des skieurs chevronnés d'utiliser un domaine hors-piste réputé dans le monde entier. Créé en 1976, il s'agit d'un domaine skiable particulier dans la mesure où il n'existe pas de pistes sécurisées et balisées[Note 2] mais des itinéraires de montagne. Il est desservi par les téléphériques des glaciers de la Meije[27] (1 450 m3 190 m). Ces téléphériques sont prolongés, sur le glacier de la Girose, par deux téléskis permettant d'atteindre le Dôme de la Lauze (3 560 m), à proximité des pistes de la station des Deux Alpes. Les téléphériques des glaciers de la Meije sont les plus hautes remontées mécaniques de France, après le téléphérique de l'Aiguille du Midi (3 776 m) à Chamonix. Une compétition est organisée chaque année en avril : le Derby de La Meije.
  • Un domaine skiable adapté à une pratique familiale, plus réduit (4 téléskis et un télésiège, entre 1 740 m et 2 170 m) est situé sur le hameau du Chazelet, en contrebas du plateau d'Emparis. Il permet aux débutants de se familiariser avec le ski de piste.
  • Ski de randonnée
  • Alpinisme hivernal
  • Escalade
  • Cascade de glace
  • Parapente
  • Randonnée en raquettes à neige
  • Ski nordique sur le site de Villar-d'Arêne
  • Chiens de traîneau

Sports d'été[28][modifier | modifier le code]

Vue d'un des lacs du Plateau d'Emparis, en été
  • Alpinisme. Il existe de nombreux itinéraires d'alpinisme dans le secteur de la Grave, le plus célèbre d'entre eux restant l'ascension du Grand Pic de la Meije (3 982 m), dont la face nord domine de presque 1 000 mètres le glacier éponyme. Il s'y pratique également la cascade de glace ainsi que la via ferrata (au hameau des Fréaux).
  • Accès au massif de la Meije depuis les téléphériques des glaciers de la Meije (cf. ci-dessus concernant les sports d'hiver à la Grave) : de début juin à mi-septembre, ce qui permet de contempler les glaciers ou bien de commencer des courses de montagnes.
  • Randonnée pédestre. Plusieurs itinéraires partent de la Grave ou y transitent, notamment, le GR 50 (Tour du Haut-Dauphiné) et le GR 54 (Tour de l'Oisans).
  • Randonnée avec des ânes.
  • Running trail (avec notamment le Trail du Pays de la Meije[29]).
  • Escalade, via ferrata et via cordata.
  • Parapente.
  • VTT (avec notamment l'Ultra Raid de la Meije[30]).
  • Cyclisme sur la route de grands cols (col du Lautaret, col du Galibier) parcourus par le Tour de France.
  • Sports d'eaux vives : rafting.
  • Pêche.
  • Tennis.
  • Mini-golf.
Le refuge de l'aigle

Trois refuges de montagne se trouvent à la Grave[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Festivals culturels[modifier | modifier le code]

L'été accueille deux festivals culturels :

  • le festival Olivier Messiaen ;
  • les Rencontres de la Haute Romanche au Pays de la Meije[31] : créer sur le territoire et à partir du territoire, tel est le credo de cet événement novateur. Autre originalité, les lieux de création, de répétitions et de spectacle, sont aussi divers que révélateurs de l’esprit des Rencontres : tour à tour, granges, chapelles, églises, anciennes maisons de roulages ou encore cafés et gîtes hébergent les représentations artistiques.

Autres événements spécifiques[modifier | modifier le code]

  • Une fête des guides a lieu chaque été le 15 août depuis 1950. Cet événement célébrant les guides de haute montagne est composé d'une cérémonie, de démonstrations faites par les guides et d'animations proposées aux visiteurs[32].
  • Du 14 au 17 avril 2016, La Grave a accueilli la 24e édition des Piolets d'Or, un événement annuel majeur pour les alpinistes, habituellement organisé à Chamonix[33].
  • Chaque année a lieu le Derby de La Meije, qui rassemble 1100 compétiteurs et se déroule dans les vallons de celle-ci, dans un domaine hors-piste.
  • L'Ultra Raid de la Meije.
  • Le Trail du Pays de la Meije.
  • La foire aux bovins du Chazelet[34], une foire très ancienne qui a lieu chaque année, occasion de la vente de jeunes vaches laitières (races Abondance, Tarine) par des éleveurs locaux à des éleveurs et maquignons des départements de Savoie, Haute-Savoie et d'Italie, pour la production de fromages dont le Beaufort et le Reblochon. Le lieu est réputé pour ses jeunes bêtes nourries de l'herbe des pâturages alpins. Différents stands proposent des produits typiques de montagne.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La Meije et ses glaciers vus du Signal de La Grave.

L'environnement naturel de La Grave est marqué par les montagnes, la faune et la flore. Parmi les sites naturels les plus remarquables :

Sur la commune de La Grave, le site Plateau d'Emparis - Goléon[36] est classé zone Natura 2000[37], avec 26 habitats (milieux naturels) d'intérêt communautaire dont cinq sont prioritaires pour leur conservation.

Label Plus beaux villages de France[modifier | modifier le code]

La Grave bénéficie du label des plus beaux villages de France ; décerné par une association indépendante, ce label vise à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises (moins de 2 000 habitants) riches d'un patrimoine de qualité.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ensemble religieux composé de l'église paroissiale, d'une chapelle et du cimetière, à la Grave, classé monument historique depuis 1959[38]. Cet ensemble comprend l’Église paroissiale de l'Assomption : datant initialement du XIe siècle[39], elle est de style roman lombard, elle a connu des reconstructions ou modifications aux XVe, XVIIe et XIXe siècles[40]. Font aussi partie de l'ensemble religieux : le cimetière entourant l'église et la Chapelle des Pénitents Blancs[41] (Chapelle de Pénitents Blancs de L'Ordre de Notre-Dame de Gonfalons dit Musée d'Art Religieux[42]).
  • Église paroissiale Saint-Matthieu, dans le hameau des terrasses, classée dans sa totalité monument historique depuis 1988[43].
  • Église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, dans le hameau des Hières, classée dans sa totalité monument historique depuis 1991[44],[45].
  • Pont franchissant le Maurian, situé sur la route départementale 1091 entre la Grave et Villar-d'Arêne, classé monument historique en 1989[46].
  • Oratoire Sainte-Anne du Chazelet[47], souvent présent sur les photographies de la Meije prises depuis ce hameau.
  • Chapelle Notre Dame de Bon Repos, située sur un promontoire au bord d'un sentier entre le Chazelet et les Fréaux.
  • Chapelle Notre-Dame de Pitié, mentionnée dans l'Inventaire général du Patrimoine culturel français[48].
  • Téléphériques des glaciers de la Meije
  • Plusieurs constructions et éléments de construction de La Grave et ses hameaux sont inscrits à l'Inventaire général du Patrimoine culturel[48], créé par André Malraux en 1964 et ayant pour mission de recenser, étudier et faire connaître le patrimoine de la France[49]. Parmi ceux-ci : une ferme (dite montagne), des resserres typiques de ces villages (appelées chambres et greniers) construites à l'écart des maisons d'habitation pour les protéger des incendies, des plaques et des inscriptions vieilles de plusieurs siècles et du mobilier ancien[48].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas de Nicolay, né à la Grave en 1517, géographe du roi Henri II, puis de Charles IX. Grand voyageur, il est l'un des premiers Européens « modernes » à avoir décrit Alger. Auteur de Navigations et pérégrinations.
  • Olivier Messiaen passait tous ses étés à la Grave depuis 1950. En hommage au compositeur, le festival Messiaen s'est créé depuis quelques années.
  • Mgr Prosper-Amable Berthet, né le 17 février 1838 à La Grave, dans le hameau des Hières, nommé évêque de Gap le 24 avril 1889[50].
  • Honoré Pallias[51] (Honoré Pierre François Pallias, dit Pallias-Salomon), né le 13 juin 1833 à La-Grave-en-Oisans, dans le hameau des Terrasses[52], négociant en bonneterie à Lyon et bibliophile. Il a été correspondant de l'Académie delphinale ; membre titulaire de la Société d'archéologie ; d'histoire et de géographie de la Drôme ; correspondant de la Société d'études des Hautes-Alpes ; membre fondateur de la Société de topographie historique de Lyon ; membre titulaire puis secrétaire, président et trésorier de la Société historique, archéologique et littéraire de Lyon ; et memebre de la Société linnéenne de Lyon. Il a également été Conseiller général du canton de La Grave de 1879 à 1880. Il a publié plusieurs ouvrages[51].
  • Paul-Louis Rousset, curé de La Grave, guide, grand alpiniste et historien ayant écrit plusieurs ouvrages sur la région[53].

Accueil de tournages de films[modifier | modifier le code]

La commune accueille de temps à autre des tournages de films cinématographiques ou publicitaires.

En 2013, certaines scènes du film The Program ont été tournées à La Grave[54].

La Grave dans les Beaux-arts[modifier | modifier le code]

La Meije, vue du Hameau, les terrasses (La Grave), Charles Bertier
Souvenir de La Grave (montagne du Dauphiné), huile sur toile de Henri Blanc-Fontaine, en 1855.

Victor Cassien (1808-1893), lithographe, graveur, dessinateur et photographe français, a réalisé plusieurs lithographies avec pour sujets les environs de La Grave, tels la Cascade des Fraux (Fréaux). Le peintre français Henri Blanc-Fontaine (1819-1897) a réalisé l’œuvre Souvenir de La Grave (Montagne du Dauphiné)[55], en 1855 ; cette huile sur toile, qui a obtenu une mention honorable à l'Exposition universelle de Paris de 1855[56], est visible au Musée de Grenoble. Charles Bertier (1860-1924), peintre paysagiste français, a réalisé plusieurs œuvres inspirées du site de la Haute-Romanche, dont : La Meije et le Pont Maurian à la Grave-Htes Alpes[57],[58] ; La Meije vue du Chazelet ; La Meije, vue du hameau, les Terrasses (la Grave) ; Vallée de la Romanche au Pied-du-Col ; et Les Fréaux près de La Grave.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul-Louis Rousset, Au Pays de la Meije, Editions Didier & Richard, , 410 p.
  • Mercan A., Ces bonnes choses que l'on mange et savoure en Haut-Oisans : Ethnographie de l'alimentation en Haute-Romanche (La Grave et Villar d'Arène), Jardin botanique alpin du Lautaret, coll. « Les cahiers illustrés du Lautaret », , 79 p.
  • Joseph-Claude-Louis Colaud de La Salcette, De Grenoble au Bourg-d'Oisans, à la Grave et à Saint-Jean-de-Maurienne par le col du Galibier, en 1784, Grenoble, Allier, , 33 p.[59]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. à l'exception de la piste bleue du glacier de la Girose

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoparc des Alpes Cottiennes », sur geoparc-alpescottiennes.eu (consulté le 8 février 2017)
  2. « Liste des communes classées en zone de montagne », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr,‎ (consulté le 5 février 2017)
  3. « Site officiel de la mairie de La Grave, Plan local d'urbanisme », sur mairie-lagrave-lameije.jimdo.com (consulté le 8 février 2017)
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