Pourrières

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Pourrières
Image illustrative de l'article Pourrières
Blason de Pourrières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Intercommunalité CA de la Provence Verte
Maire
Mandat
Sébastien Bourlin
2014-2020
Code postal 83910
Code commune 83097
Démographie
Population
municipale
4 877 hab. (2014)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 12″ nord, 5° 44′ 00″ est
Altitude Min. 239 m – Max. 872 m
Superficie 56,32 km2
Localisation

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Pourrières est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Pourriérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama depuis le chemin Saint-Pierre.
Entrée par la route de Pourcieux.

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé à la limite des Bouches-du-Rhône, à l'est de la montagne Sainte-Victoire, le village occupe un coteau dominant la plaine viticole arrosée par l'Arc. Le point culminant se trouve au sud de la commune, dans le massif du mont Aurélien.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le centre est à 3 km au nord de la N7, à 27 km d'Aix-en-Provence et 16 km de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Le tracé de l'autoroute A8 empiète également sur le territoire de la commune.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Outre les transports scolaires existants, la commune est desservie par le réseau de transports du Var Varlib[1].

La gare SNCF la plus proche est la Gare d'Aix-en-Provence.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicités dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer ;
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel ;
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque, le plus élevé du département mais qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Pourrières est en zone sismique de très faible risque Ia[2].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[3] :

  • rivière l'arc,
  • ruisseaux le magnier, la tune, de saint-pancrace, de montvallon, de sainte-catherine.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est de type Climat méditerranéen avec été tempéré ("Csb" selon la classification de Köppen)[4].

La commune a fait l’objet de trois arrêtés de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle relatifs aux mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pourrières s'écrit en provençal Pourriero selon la norme mistralienne et Porriera selon la norme classique.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

La localité est citée en 1145 comme De Poreriis ; la tradition donne comme étymologie probable soit le vocable latin Campi Putridi, en raison du charnier laissé par Marius après la bataille d'Aix, où il écrasa les Cimbres et les Teutons en 102 av. J.-C., soit du provençal pòrri (les poireaux, abondants à Pourrières). Il est plus probable que le nom provienne du caractère perché du village (podium reriis), la plupart des villages voisins de la haute vallée de l'Arc ayant cette désignation : Peynier : podium nigra, le puy noir ; Puyloubier ; Pourcieux ou encore le Pain de munition : podium munita, le pic fortifié, triple enceinte de pierre de l'âge du fer sur Pourrières au nord de la commune.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Isnard de Glandèves (1340-1409), viguier de Marseille (1380), lieutenant du sénéchal (1405), fut seigneur de Cuers, de Pourrières et de Glandèves. Il fut le premier enfant de Guillaume Féraud de Glandèves, seigneur de Cuers et de Thorame et de Louise de Villeneuve. Il fut selon le baron du Roure "un des seigneurs les plus puissants et les plus considérés de Provence[6]". Il fut l'objet de la reine Marie de Blois qui le couvrit de dons.

Jean de Sabran (?-av.1384), capitaine d'Aix (1367), châtelain d'Aix (1370), viguier de Marseille (1381), fut seigneur d'Ansouis et grand chambellan de la reine Jeanne[7]. Il était le troisième fils de Guillaume de Sabran, baron d'Ansouis et comte d'Ariano. Jean épousa avant 1351, Isoarde de Roquefeuil, dame de Puyloubier, de Belcodène et de Mimet, fille d'Isnard de Puyloubier, seigneur de Puyloubier et de Roquefeuil[8]. Il eut de longs problèmes avec son frère Guillaume au sujet de l'héritage paternel, si bien que la reine Jeanne dut intervenir. Le 9 mars 1351, il prêta hommage pour Puyloubier à la reine Jeanne[9].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le roi de France, Charles VI, intervient et envoie le sénéchal de Beaucaire, Enguerrand d’Eudin, qui fait la conquête du château de Pourrières à l’été 1383. Lorsque Louis Ier meurt et que sa veuve, Marie de Blois, arrive en Provence pour défendre les droits de son fils Louis II, elle réclame que le sénéchal lui cède la ville, ce qu’il refuse par instruction du roi de France[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la pyramide d'argent, maçonnée de sable, sur un piédestal aussi d'argent sur lequel sont gravés ces deux mots CAIVS, MARIVS, l'un sur l'autre, en lettres capitales aussi de sable, le tout accosté en chef des lettres P et S capitales d'or.
Commentaires : Dans la version moderne du blason (non représentée), le nom de Pourrières est écrit sur le monument et ce sont les initiales de Caius Marius qui apparaissent en chef[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Vigne, céréales, melons.
  • Coopérative vinicole[12].

La commune fait partie de la zone d'appellation Côtes-de-provence Sainte-Victoire.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Pourrières fait partie des 37 communes du Pays de la Provence Verte labellisé Pays d’art et d’histoire et de la Communauté d'agglomération de la Provence Verte qui compte 28 communes membres.

Commerces[modifier | modifier le code]

Le château de Roquefeuille[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Sébastien Bourlin UMP Chargé de cours
mars 1989 2001 Jacques Gouirand    
mars 1977 1989 Michel Delenne    
mai 1960 1977 Marius Michel    
octobre 1947 1960 Fernand Estrailler    
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[14] :

  • total des produits de fonctionnement : 4 575 000 , soit 995 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 4 541 000 , soit 987 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 2 555 000 , soit 555 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 1 721 000 , soit 374 par habitant.
  • endettement : 3 684 000 , soit 801 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 15,68 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 28,97 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 102,07 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 877 habitants, en augmentation de 9,42 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 750 1 700 1 773 1 853 1 893 1 818 1 766 1 726 1 716
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 719 1 780 1 720 1 664 1 549 1 380 1 295 1 171 1 181
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 165 1 174 1 152 949 971 1 008 930 866 897
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
905 980 1 270 1 718 2 631 3 985 4 389 4 493 4 877
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Groupe scolaire[19]:

La commune dispose de deux écoles maternelles et d'une école élémentaire[20].

Les collèges se trouvent à Trets, Rousset, Peynier, Saint-Maximin-la Sainte-Baume et les lycées à Fuveau, Peynier, Saint-Maximin-la Sainte-Baume[21]

Santé[modifier | modifier le code]

Les établissements hospitaliers les plus proches sont à Ollioules, Toulon, La Garde, Brignoles, Gassin, La Seyne-sur-Mer, Draguignan[22].

Cultes[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-du-Bois, de l'ancien couvent des Minimes (les Hermentaires) : Culte catholique, Diocèse de Fréjus-Toulon[23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis-Chrysostome Michel (1797-1853), dit Michel de Bourges, avocat et homme politique, né dans la commune.
  • Émile Rigaud (Pourrières, 1814 – Aix-en-Provence, 1890), maire d'Aix-en-Provence de 1849 à 1863.
  • Germain Nouveau (1851-1920), poète, ami de Verlaine et de Rimbaud.
  • Joseph Pascal (1886-1982), écrivain, enseignant à Pourrières[24].
  • La pianiste Jacqueline Eymar (1922-2008), Grand Prix du Disque pour Le Zodiaque de Georges Migot, qui a consacré sa carrière à la musique de chambre avec le Trio Kehr (Allemagne), a vécu de 1984 jusqu'à sa mort aux Hermentaires, commune de Pourrières.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le couvent des Minimes.
Domaine du Planet vu du ciel.
  • Hôtel de ville[25],[26].
  • L'église Saint-Trophime[27], et ses deux cloches du XVIIIe siècle[28],[29] .
  • Ancien couvent des Minimes[30], fondé en 1568 et qui cessa toute activité en 1770.
  • Le Mémorial de Caius Marius[31],[32].
  • La place du Château, belvédère.
  • Ruines du château de Roquefeuil, berceau d'une Famille de Roquefeuil. La famille de Roquefeuil[33], en Provence, est issue des vicomtes de Marseille, et s'est éteinte au XVIIIe siècle. Elle tient son nom d'un fief de Roquefeuil (1340), situé sur la commune. Elle commença avec Raymond de Roquefeuil (1293), cinquième fils de Burgondion (+1246), vicomte de Marseille, seigneur de Trets et d'Ollières, et de Mabille d'Agoult, et prit fin avec Gabrielle d'Agoult d'Ollières, dame de Roquefeuil, héritière de cette branche cadette de la famille d'Agoult d'Olières, mariée le au château de Roquefeuil à Pourrières avec Pierre Isoard de Chénérilles.
  • La fontaine du XVIe siècle[34] [35].
  • Monument aux morts[36],[37],[38].
  • Centre Européen de Modélisme Aérien (CEMA) au Domaine du Planet[39],[40].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Plan des lignes du réseau
  2. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  3. L'eau dans la commune
  4. Le climat à Pourrières
  5. Porter à connaissance communal : Retrait-gonflement des sols argileux
  6. Baron du Roure, Glandèves, p.14
  7. AD du 13, 1 mi 33, parch
  8. Gérin-Ricard, Actes, tableau généalogique
  9. Gérin-Ricard, Actes, p.217
  10. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 407 et 413 (note 61).
  11. Sainte Baume Mont Aurélien : Pourrières, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  12. « coopérative vinicole La Fraternelle », notice no IA83001361, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Le château de Roquefeuille
  14. Les comptes de la commune
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. Groupe scolaire
  20. Établissements scolaires
  21. Collèges et lycées
  22. Les établissements hospitaliers
  23. Chapelle Notre-Dame-du-Bois, de l'ancien couvent des Minimes (les Hermentaires)
  24. Joseph Pascal
  25. Hôtel de ville
  26. Ancien hôtel de ville puis maison
  27. Eglise Saint-Trophime
  28. Notice no PM83000427, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1726
  29. Notice no PM83000426, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1727
  30. « Couvent des Minimes (ancien) », notice no PA00081692, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Tombeau romain dit Trophée de Marius », notice no PA00081694, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Fontaine (vieille)
  33. « bourg castral de Roquefeuil », notice no IA83001261, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Fontaine (vieille) », notice no PA00081693, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. Fontaine, dite Belle Fontaine
  36. Monument aux morts
  37. Mémoires de guerre du Var : le monument aux morts
  38. Les Monuments aux Morts du Var de la Guerre 1914-1918 : Pourrières. par Daniel Mouraux administrateur de la Shha
  39. Centre d'études et d'essais pour modèles autonomes (CEEMA)
  40. Centre Européen de Modélisme Aérien