Salernes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Salernes
Salernes
Pont du Gourgaret, sur la Bresque, à Salernes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Intercommunalité Dracénie Provence Verdon agglomération
Maire
Mandat
Cédric Dubois
2020-2026
Code postal 83690
Code commune 83121
Démographie
Gentilé Salernoise, Salernois
Population
municipale
3 800 hab. (2018 en diminution de 0,21 % par rapport à 2013)
Densité 97 hab./km2
Population
agglomération
93 hab.
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 49″ nord, 6° 14′ 00″ est
Altitude Min. 184 m
Max. 481 m
Superficie 39,3 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Salernes
(ville-centre)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Flayosc
Législatives Huitième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
City locator 14.svg
Salernes
Géolocalisation sur la carte : Var
Voir sur la carte topographique du Var
City locator 14.svg
Salernes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Salernes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Salernes
Liens
Site web http://www.ville-salernes.fr

Salernes est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont les Salernois.

Salernes est connue pour ses tomettes hexagonales et pour ses poteries.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 39,3 km2[1] et se trouve à 22 kilomètres à l'ouest de Draguignan et à 9 kilomètres au sud d'Aups.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village se situe dans une dépression entourée de collines dont l'altitude varie entre 300 et 400 mètres.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Salernes est traversée par les routes départementales 31 et 560.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les réseaux de lignes régulières Zou et Tedbus[2].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicités dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer ;
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel ;
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque, le plus élevé du département (mais qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne 21 communes du nord du département.

Dans le Var, 82 communes sont classées en risque négligeable (zone 0), 50 en zone de sismicité très faible mais au risque non négligeable (Ia), et 21 en zone de sismicité faible (Ib).

Salernes est classée en zone Ia[3],[4].

Hydrographie et eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Commune située à proximité du confluent des rivières de la Bresque et la Braque[5].

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[6] :

  • rivière la Bresque[7],
  • vallons de la Brague ; de Pelcourt ; de Combe Amère ; de l'Hôpital ; de Gaudran ; de Pierre Ambert ; de Riforan,
  • ruisseau des Esparus[8].

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Salernes est membre de la Dracénie Provence Verdon agglomération de 110 019 habitants en 2019[9], créée le 31 octobre 2000. Les communes composant la CAD en 2012 sont (par ordre alphabétique) :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Salernes dispose d'un plan local d'urbanisme[10],[11].

La commune de Salernes dépendra du schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la Dracénie[12] en cours d'élaboration.

Typologie[modifier | modifier le code]

Salernes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Salernes, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[16] et 6 055 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[17],[18]. La commune est en outre hors attraction des villes[19],[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dès le Paléolithique Supérieur (Aurignacien), environ 35 000 ans avant notre ère[21], l'homme établit son habitat dans le bassin de Salernes (Baume de la Bouissière et Baume du Pin).
Le Néolithique (5000-2000 av. J.-C.) occupe également une place importante dans ce milieu écologique favorable qui d'après R. Boyer et A. Taxil explique « l'importance et le caractère ininterrompu de l'habitat préhistorique ». La Baume de Fontbrégoua fut ainsi occupée par l'homme pendant dix millénaires, de 12 000 jusqu'à 2000 av. J.-C.
À l'âge du bronze, entre 1800 et 750 av. J.-C., s'installe dans la vallée un habitat de petites huttes (céramiques) auquel succède à l'âge du fer un habitat perché et fortifié (oppida celto-ligures de Gandelon, de la Croix-Solliès, de la Bouissière et de la Mure).
L'occupation romaine est attestée par la présence d'un habitat de plaine dispersé (villa de Saint-Jean et de Notre-Dame de Pitié) et de fragments de tombeaux en brique romaine (quartier Saint-Loup).

Du Moyen Âge à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Pendant les invasions sarrasines, l'habitat se regroupe autour de la forteresse seigneuriale, à l'emplacement qu'il occupe toujours.
Au XIe siècle, Salernes est possession de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille qui a installé à Villecroze un monastère bénédictin.
Athanulphe cède à l'abbaye marseillaise tous ses droits sur la villa Saint-Jean. À leur tour, Vital et son épouse Suzanne donnent deux champs dont l'un est appelé "Camp Long" (Gandelon).
Les Pontevès sont au XIIe siècle les premiers seigneurs du lieu. En 1189, la seigneurie passe par mariage dans la maison des Castellane[22]. D'après Garcin, Salernes aurait été fondée au XIVe siècle par des familles italiennes qui, venant de Salerne, ville du Royaume de Naples, s'établirent en Provence à la suite de la reine Jeanne.

À cette époque le village est situé sur la route du sel qu'empruntent les sauniers depuis Hyères jusqu'aux Alpes. L'abbé Saglietto découvrit près de la source Saint-Barthélémy, au quartier des Murres, des vestiges de Salernes. Les "Murres" étaient des citernes, qui, remplies d'eau et de saumure, permettaient par évaporation la fabrication du sel.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Salernes, Georges de Castellane, soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[23]. Au contraire de son seigneur, la communauté villageoise soutient Charles de Duras, même si elle finit par se rallier à la dynastie angevine[24].

Au XVIe siècle, Honorée de Castellane-Salernes épouse Ange de Pontevès seigneur de Buoux. En 1639, leur fille unique épouse Louis de Galléan, seigneur des Issarts en faveur duquel les terres de Salernes sont érigées en marquisat par lettres patentes de mars 1653[25]. En 1769, la famille des Issarts s'étant éteinte, la seigneurie est vendue à Louis de Gallifet[26].

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[27]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute se produit à Salernes les 25 et 26 mars[28] : des paysans de la commune et des villages voisins[29] manifestent contre leur seigneur[30]. L’émeute va de maison en maison, pour faire annuler des dettes[31], puis fait pression sur le seigneur pour faire annuler des amendes, et restituer une terre abusivement achetée[32]. On dresse aussi, en guise de menace de mort, une potence devant la maison du curé[33]. Dans un premier temps, la réaction consiste dans la création d’une garde bourgeoise[34] et le rassemblement d’effectifs de la maréchaussée sur place. Des poursuites judiciaires sont diligentées, mais les condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août[35].

Histoire de la tomette de Salernes[modifier | modifier le code]

Les prémices de l’activité céramique[modifier | modifier le code]

Atelier de tomettes à Salernes.

Salernes, village du Haut Var, est réputé depuis le début du XIXe siècle pour sa production de carrelage rouge hexagonal appelé : « tomette ». Originellement, le village était basé sur une économie agricole. On produisait de l’huile, du vin, des figues, du blé, des haricots, des melons et des pêches. On trouvait également des filatures de soie, des fabriques de chapeaux et de draps grossiers.

Dès la fin du XVIIIe siècle, les habitants de Salernes ont commencé à exploiter la richesse des ressources locales pour améliorer leur niveau de vie d’agriculteur. Ils commencèrent à produire de la faïence comme à Varages, mais après la Révolution, le marché de la faïence diminue progressivement. Salernes se reconvertit dans la fabrication par la terre cuite. Ainsi à partir des années 1830, des dizaines de petits ateliers se sont créés sur le territoire : fabriquant des tuiles, des briques, des tuyaux, des malons et des poteries utilitaires, pour les besoins locaux.

Cependant, la qualité exceptionnelle des gisements d’argile de Salernes - argile rouge ferrugineuse - a poussé les fabricants de Salernes à se spécialiser dans la fabrication d’un mono-produit : le malon hexagonal rouge appelé tomette[36].

1850 : Une activité prospère, la « Tomette de Salernes »[modifier | modifier le code]

Fabrique de tomettes provençales de Salernes dans les années 1930.

Dès 1850, cette activité a pris une ampleur considérable. Plus qu’une simple activité artisanale, la céramique devient très tôt une activité commerciale, fer de lance de l’économie du pays. Pour répondre à la demande extérieure toujours plus importante, de nouvelles fabriques se sont construites et les petits ateliers implantés çà et là à Salernes, ont été agrandis. Ainsi le quartier de Saint-Romain apparaît. La tomette est un matériau léger et d’une grande résistance qui a conquis le marché du bâtiment. La tomette est un ancien carreau utilisé pour faire le parterre dans une ancienne maison, style toulousaine. Avec l’expansion des constructions du littoral, les commandes de tomettes abondent. Les fabriques de Salernes alimentent les magasins des négociants de Toulon - Marseille et Nice.

Les produits sont exportés en Afrique du Nord, Afrique du Sud, Italie, en Amérique, ils transitent par les ports de Toulon et Marseille. On fait appel à une main-d’œuvre étrangère pour assurer la production, l’activité reste cependant saisonnière.

L’industrie de la tomette a connu de grandes périodes de gloire tout au long du XIXe siècle. Malgré les crises économiques, les guerres, la concurrence des produits étrangers, l’activité céramique s’est maintenue jusque dans les années 1950. Elle s’est ainsi transmise de génération en génération, sans que l’on puisse noter de grands changements.

1950 : Vers un nouvel essor[modifier | modifier le code]

Dès 1950, de nouveaux produits apparaissent sur le marché : grès - granito - linoléum. Ces derniers sont des concurrents directs de la tomette.

Après la Seconde Guerre mondiale, la tomette est utilisée pour la reconstruction des maisons : exemple le port de Toulon.

La tomette reste un produit peu coûteux que l’on emploie pour les constructions HLM du Sud de la France et d’Afrique du Nord.

On constate cependant que la tomette a vieilli, le consommateur a envie de produits nouveaux. Le déclin de l’industrie céramique est annoncé, des fabriques ferment. À partir des années 1960, les céramistes se sont adaptés aux nouvelles demandes du marché. Salernes invente le « carreau rustique » aux formes et couleurs variées. Trèfles - mauresques - fleurs de lys, inondent le marché.

Dès 1970, l’activité céramique de Salernes prend un nouvel essor.

Salernes ne produit plus seulement des carreaux en terre cuite brute. Les céramistes introduisent l’émail et le décor ainsi que les supports en lave émaillée. Le carreau devient un élément esthétique et non plus un simple revêtement de protection.

De nos jours, 15 céramistes et 15 potiers perpétuent la tradition céramique à Salernes[37], [38], [39]. La commune, soucieuse du devenir économique de sa ville, s’est investie dans un projet de « Maison de la Céramique Architecturale » Terra Rossa pour promouvoir la filière carrelage et art de la maison. Cette structure rend hommage aux générations de céramistes qui se sont succédé. Elle se doit de devenir l’élément clef pour transmettre le savoir, maintenir et développer la création, la production, la communication[40].

Blason Salernes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est appelée Salèrna en provençal classique et Salerno en provençal de norme mistralienne.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Les armoiries de Salernes se blasonnent ainsi[41] : De gueules, à un château donjonné de trois tours d'or[42].

Économie[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les comptes 2010 à 2019 de la commune s’établissent comme suit[43],[44] :

Évolution financière en milliers d'€
Postes 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Produits de fonctionnement 4 517 € 5 036 € 4 780 € 5 065 € 4 939 € 5 642 € 5 484 € 4 155 € 5 418 € 5 746 €
Charges de fonctionnement 4 219 € 4 250 € 4 371 € 4 863 € 5 026 € 4 974 € 4 749 € 4 640 € 4 861 € 5 370 €
Ressources d’investissement 1 177 € 1 370 € 1 088 € 1 019 € 1 756 € 1 146 € 1 937 € 1 393 € 2 641 € 1 478 €
Emplois d’investissement 1 155 € 909 € 1 805 € 1 465 € 2 389 € 1 184 € 1 192 € 1 000 € 2 320 € 2 169 €
Dette[45] 3 604 € 3 392 € 3 174 € 2 890 € 2 700 € 2 499 € 2 854 € 2 631 € 3 286 € 3 024 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[46],[47].
Éléments de fiscalité locale 2019
Postes en milliers d’€ en € par habitant Moyenne de la strate
Taxe d’habitation (y compris THLV) : taux voté : 16,46 % 1 328 € 333 € 203 €
Taxe foncière sur les propriétés bâties : taux voté : 25,33  % 1 612 € 405 € 237 €
Taxe foncière sur les propriétés non bâties : taux voté : 95,62 % 85 € 21 € 13 €
Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : taux voté : 0,00 % 0 € 0 € 0 €
Cotisation foncière des entreprises : taux voté :0,00 % 0 € 0 € 0 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[48].

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2018 : Médiane en 2018 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 920 [49].

Mairie de Salernes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Henri Roques[61] PCF Cheminot puis cultivateur, président de la délégation municipale
Conseiller général du canton de Salernes (1945 → 1951)
Élu en 1945, réélu en 1947
Les données manquantes sont à compléter.
Raymond Nicoletti PS puis DVG
puis DVD
Entrepreneur en électricité
Conseiller général du canton de Salernes (1970 → 2004)
Vice-président du conseil général du Var [Quand ?]
Réélu en 1983, 1989 et 1995
Claude Laugier SE-DVD Retraité
Conseiller général du canton de Salernes (2004 → 2008)
juin 2020 Nicole Fanelli-Emphoux PS Retraitée de la fonction publique
Conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur (2004 → 2008)
Conseillère générale du canton de Salernes (2008 → 2015)
13e vice-présidente de la CA dracénoise
Suppléante à la présidence de la CRPA Provence-Alpes-Côte d'Azur
Réélue en 2014
en cours Cédric Dubois[62] DVG Cadre de la fonction publique

De 1852 à 1860, la liste républicaine est systématiquement victorieuse des élections. Le préfet la remplace par une commission municipale qu’il nomme, ainsi que le maire[55], suivant l’article 57 de la constitution.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[63]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[64].

En 2018, la commune comptait 3 800 habitants[Note 2], en diminution de 0,21 % par rapport à 2013 (Var : +3,8 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3792 4172 4212 5412 5102 6102 5442 6292 613
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8233 0063 2503 0082 8623 2902 8142 8302 713
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6532 5632 5112 1752 6672 6322 4292 1832 288
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 2332 3622 4692 8823 0123 2693 5983 5743 851
2018 - - - - - - - -
3 800--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[65] puis Insee à partir de 2006[66].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Établissements d'enseignements[67] :
    • Écoles maternelles et primaires[68],
    • Collèges à Aups,Lorgues, Barjols, Draguignan,
    • Lycées à Lorgues, Draguignan, Brignoles.

Santé[modifier | modifier le code]

  • Professionnels de santé : médecins[69],
  • Établissements de santé à Brignoles, Draguignan.
  • Une maison de Santé Pluriprofessionnelle est en cours de construction à Aups (distante de 9 km)[70], intégrant des paramédicaux et un lieu ressource "Social et solidaire". Elle devrait ouvrir début 2020.
  • L'hôpital le plus proche est le Centre hospitalier de la Dracénie et se trouve à Draguignan, à 22 km[71],[72]. Il dispose d'équipes médicales dans la plupart des disciplines[73] : pôles médico-technique ; santé mentale ; cancérologie ; gériatrie ; femme-mère-enfant ; médecine-urgences ; interventionnel.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique, paroisse de Salernes, diocèse de Fréjus-Toulon[74].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Église de Salernes.

C'est un édifice de style roman communément daté du XIIIe siècle[75]. Il est doté d'un clocher roman à la croisée du transept et d'un campanile du XVIIe siècle. Les murs extérieurs ont été rehaussés et la toiture couverte de tuiles rondes. La nef centrale a une voûte en berceau brisé avec doubleaux.
Côté nord, les fonts baptismaux sont en marbre de Brignoles et une toile du XIXe siècle représente le baptême de Jésus. L'autel du rosaire a été sculpté en 1665 par Garbegier de Monestières (sculpteur)[76] . Une descente de la croix, copie d'un tableau de Rubens exposé à la cathédrale d'Anvers se trouve dans l'autel du Sacré-Cœur[77] . L'orgue de l'abbé Marchal[78] est de 1975[79],[80].

Château[modifier | modifier le code]

Il existait déjà au XIe siècle et il n'en subsiste que des ruines dominant le village. Sa destruction serait due à un incendie survenu en 1676 alors qu'il était habité par Joseph dit de Bourbon d'Acigne[81].

Site de Saint-Barthélémy[modifier | modifier le code]

La légende dit : Au pied des rochers, dont les sommets s'irisent au point du jour des couleurs les plus tendres et sous la verdure coule la jolie source de Saint Barthélémy. À une époque fort lointaine où les nymphes des bois se baignaient dans les eaux de la source, les dieux d'alors, jaloux de leur beauté et pour en défendre l'accès aux mortels, coupèrent les rochers à pic. Et lorsque de séduisants chevaliers vinrent sur les bords de l'onde, les nymphes disparurent, les plongeant dans un profond désarroi. Pris de pitié pour ces malheureux humains, les dieux les changèrent en peupliers. C'est depuis ce jour que des arbres grandissent sur les berges.
Un grand parc ombragé avec tables de pique-nique et espaces de détente est à la disposition des visiteurs. Tout le long du vallon, des grottes offrent une aire de jeu pour les enfants. Le fond de la gorge est propice au développement d'une flore peu habituelle dans le département qu'il faut respecter et protéger.

Orme de Salernes[modifier | modifier le code]

L'orme de Salernes et l'atelier du savetier en 1909.

Vieil orme planté en 1683, qui a ensuite servi d'habitation à un artisan savetier. Ce dernier a sûrement provoqué un incendie en 1868, durant lequel l'arbre aurait brûlé pendant plusieurs jours[82]. Mais l'orme a subsisté, l'habitation de l'artisan en moins... aujourd'hui l'orme a disparu reste la place où il se trouvait.

Autres patrimoines[modifier | modifier le code]

  • Le pont du Gourgaret, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1981[83].
  • Fontaine place de la Révolution, inscrite au titre des monuments historiques depuis 1926[84].
  • Lavoir.
  • Chapelle Saint-Jacques (dite aussi Notre-Dame-de-Bon-Secours), XIXe siècle[85].
  • Sanctuaire et le monastère Notre-Dame-de-Clarté[86].
  • Monument aux morts inauguré le 13 novembre 1921[87],[88].
  • Maison de la Céramique Architecturale Terra Rossa[89], créée dans une ancienne usine, et conçue par Jean-Michel Wilmotte, avec des jardins dessinés par jean Mus.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La ville de Salernes
  2. réseau de lignes régulières Tedbus
  3. Le risque sismique dans le Var
  4. Communes soumises au risque séisme
  5. Le Plan de Gestion Piscicole de la Bresque : La Braque est un affluent rive gauche qui a été placé en réserve totale de pêche. La commune de Salernes dispose d'un site de pêche en famille au niveau des « Jardins de la Bresque ». Parcours de pêche des AAPPMAs La Bresque à Salernes, pp. 7-17-18
  6. L'eau dans la commune
  7. Rivière La Bresque
  8. Ruisseau des Esparus
  9. Communes appartenant au Groupement Fiscalisé : CA DRACENOISE
  10. Plan local d'urbanisme
  11. PLU, sur Géoportail de l'urbanisme
  12. Le SCOT de la Dracénie
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  14. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  16. « Unité urbaine 2020 de Salernes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 5 avril 2021).
  17. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  18. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  21. Salernes, Itinéraires archéologiques Communes du Var : Grottes et sanctuaires, par Jeannine de Ridder et Émilie Michaud-Jeannin, Bulletin annuel de l'association Environnement-Var.
  22. Bernard Falque de Bezaure, Sur les traces des Templiers du Var, des Alpes-Maritimes, Domaine de l’Olympe, Les Milles (13290), Provençalement Vôtre, , 183 p. (ISBN 2-914438-05-2, lire en ligne)
    Salernes : p. 87 : Le domaine Templier de Salernes fut constitué par une donation des Seigneurs de Salernes, Boniface de Castellane en 1195
    .
  23. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 409 et 410 (note 42).
  24. Geneviève Xhayet, op. cit., cartes p. 417-418 et p. 419.
  25. Enregistré au parlement d'Aix par L.P. de mars 1653. Éric Thiou in Dictionnaire des titres et des terres titrées en France sous l'ancien régime. Mémoire & Documents, 2007 (AD13, B3357, f°1001)
  26. Canton de Salernes
  27. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  28. M. Cubells, op. cit., p. 310.
  29. M. Cubells, op. cit., p. 316.
  30. M. Cubells, op. cit., p. 312.
  31. M. Cubells, op. cit., p. 318.
  32. M. Cubells, op. cit., p. 320.
  33. M. Cubells, op. cit., p. 317.
  34. M. Cubells, op. cit., p. 321.
  35. M. Cubells, op. cit., p. 322.
  36. Carnets varois de patrimoine no 1 : Céramique varoise, p. 16 Salernes : les carreaux de la renommée
  37. Guide du Tourisme industriel et technique en Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse, Monuments, Étapes et Curiosités, Paris, Éditions Solar, , 152 p. (ISBN 2-263-01872-7)
    Collection EDF – La France contemporaine. pp. 111-112 Carrelages Boutal, La poterie du Soleil
    .
  38. Découverte de la Céramique et artisans (céramique, Poterie…)
  39. Itinéraires Céramique
  40. Musée Terra Rossa. Le musée Terra Rossa, conçu autour d’une ancienne fabrique de tomettes par Jean-Michel Wilmotte, architecte urbaniste et designer, retrace la tradition céramique dans le canton de Salernes.
  41. Vexillologie et Héraldique Provençale : Salernes
  42. L'Armorial des villes et villages de France : Salernes
  43. Les comptes détaillés de la commune de Salernes : Chiffres Clés - Fonctionnement - Investissement - Fiscalité - Autofinancement – Endettement
  44. Salernes : la dette en 2019
  45. en 2005 l'endettement était de 364  et 759  en 2019 par habitant
  46. Finances locales 2019 sur la base Alize du ministère des Finances.
  47. Dette 2019 = 3 024 000 euros : 3 982 habitants en 2019 = 759  par habitant
  48. Les comptes individuels des communes et des groupements à fiscalité propre (année 2019)
  49. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  50. a et b Émilien Constant, De la Seconde à la Troisième République..., p 123
  51. Révoqué pour non-dénonciation d’un charivari anti-royaliste.
  52. Émilien Constant, De la Seconde à la Troisième République..., p 125
  53. a et b Émilien Constant, De la Seconde à la Troisième République..., p 132
  54. Démissionne à la suite d'une pétition pour l’installation d’un second médecin au village
  55. a b c et d Émilien Constant, De la Seconde à la Troisième République..., p 135
  56. Émilien Constant, De la Seconde à la Troisième République..., p 136-137
  57. Émilien Constant, De la Seconde à la Troisième République..., p 138
  58. Émilien Constant, De la Seconde à la Troisième République..., p 155
  59. La fiche biographique de ESBÉRARD Gabriel, Onésippe sur le Maitron en ligne
  60. Le docteur Blanc assurera une intérim de 3 mois pendant son congé maladie.
  61. La fiche de ROQUES Henri, Marie sur le Maitron en ligne
  62. Élections municipales : surprise à Salernes, Cédric Dubois est élu nouveau maire
  63. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  64. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  65. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  66. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  67. Établissements d'enseignements
  68. École élémentaire
  69. Médecins à Salernes, Villecroze, Tourtour
  70. Maison de Santé Pluriprofessionnelle à Aups
  71. Centre hospitalier de la Dracénie
  72. Professionnels et établissements de santé
  73. « Département de l’Information Médicale », sur ch-dracenie.fr (consulté le 1er janvier 2019).
  74. Église Saint-Pierre
  75. Salernes - Saint-Pierre
  76. Notice no PM83000534, base Palissy, ministère français de la Culture retable, tableau : la Donation du Rosaire
  77. Notice no PM83000535, base Palissy, ministère français de la Culture tableau : la Descente de croix
  78. L’abbé André-Marie Marchal
  79. L'orgue de tribune
  80. Pour un nouvel orgue
  81. Les sites autour de Salernes : Vallon de Saint Barthélemy, Croix Solliès, le vieux château, Ermentrude de Salernes
  82. Le Haut-var d’antan
  83. « Pont du Gourgaret sur la Bresque », notice no PA00081731, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  84. « Fontaine », notice no PA00081730, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  85. Paroisse Saint Pierre
  86. Dominicaines-Notre-Dame-de-Clarté, 2 quartier de la Combe
  87. Monument aux morts
  88. Historique et description du monument aux morts
  89. Maison de la Céramique Architecturale Terra Rossa
  90. Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017), p. 145
  91. Page de mémoire de Pierre Moinot En 1986, Pierre Moinot quitte la Cour, deux ans avant l’âge de sa retraite, pour s’installer dans la propriété qu’il a achetée en 1980 au milieu des champs de lavande du Haut Var, au nord de Salernes, mitoyenne de celle de Philippe Baer, en souvenir de « la joie des voyages que nous faisions ensemble si gaiement, à la recherche des châteaux ou des églises romanes62 », en conclusion d’une amitié de plus de cinquante ans dont la richesse dépasse de beaucoup celle de la seule action administrative, fût-elle culturelle.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]