Lyons-la-Forêt

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Lyons-la-Forêt
Les halles du XVIIe siècle.
Les halles du XVIIe siècle.
Blason de Lyons-la-Forêt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Romilly-sur-Andelle
Intercommunalité Communauté de communes de Lyons Andelle
Maire
Mandat
Thierry Plouvier
2014-2020
Code postal 27480
Code commune 27377
Démographie
Gentilé Lyonsais
Population
municipale
743 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 01″ nord, 1° 28′ 37″ est
Altitude Min. 67 m – Max. 178 m
Superficie 26,99 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lyons-la-foret.fr/

Lyons-la-Forêt (prononciation [liɔ̃s] « lionss ») est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie. Elle compte parmi « Les Plus Beaux Villages de France ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lyons-la-Forêt est situé pratiquement au centre de la forêt domaniale de Lyons qui donna son nom au village et à cette région du Vexin normand, le pays de Lyons. C'est aujourd'hui l'extrême nord-est du département de l'Eure mais jusqu'à la Révolution le pays de Lyons s'étendait jusqu'à Beauvoir-en-Lyons au nord et Neuf-Marché-en-Lyons au nord-est, communes désormais situées dans la Seine-Maritime.

Communes limitrophes de Lyons-la-Forêt[1]
Les Hogues Le Tronquay Lorleau
Beauficel-en-Lyons
Perriers-sur-Andelle (par un angle) Lyons-la-Forêt[1] Morgny
Charleval, Rosay-sur-Lieure Touffreville, Lisors, Puchay Ménesqueville

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Lieure coule en contrebas du bourg, après avoir pris sa source dans la commune voisine de Lorleau (littéralement « Lieure l'eau »), ensuite elle accueille le Fouillebroc (vieil anglais fūl brōc « ruisseau sale » Cf. Fulbrook à la Bretèque (Ménesqueville). Ce dernier prend sa source, dite de Sainte-Catherine, dans la forêt de Lyons et traverse l'abbaye de Mortemer. Augmentée des eaux du Fouillebroc, la Lieure se jette alors dans l'Andelle après Charleval.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village s'appelait à l'origine Saint-Denis, d'ailleurs l'église du village est placée sous le vocable de saint Denis. Lyons était jadis uniquement le nom de la forêt, comme semblent le montrer les attestations antérieures au XIIIe siècle.

Parmi les mentions anciennes, on trouve : Leons en 1015-1025 ; saltus Leonis en 1050 ; sylvam Leonum en 1051-1066 ; Leones in foresta en 1259[2] ; Lihons en Normandie en 1352 et 1481 et même Lions le chastel en 1391.

On note la présence de plusieurs toponymes similaires en France: Lihons (Leontium 1100), Liéhon (Liehons 1290), le Lion (Leontio 1166), etc[3].

Les latinisations d'après leo/leonis, lion, ne sont pas à prendre en considération et il convient de proposer *Licontio ou *Ligontio avec le suffixe -(o)nti-[3], attesté par ailleurs (Cf. : Mayence < Mogonti-acum ; Ressons < Rosontio et Besançon < Vesontio ou Sigonce < *Segontia). L'évolution phonétique de Lico-/ ligo- en Lio- représente une lénition de la consonne intervocalique c [k], phénomène régulier dans la formation de la langue française.

Le premier élément semble être l'hydronyme indo-européen (celtique [?]) lic / lig, bien identifié, et dont dérive aussi le nom de la rivière de Lyons : la Lieure (Loiris 1032 de *Licoris)[3]. Il peut être reconnu également dans le nom de la Loire, autrefois Liger, et dans le nom de lieu britannique Beverley du celtique bibro, castor et lic, rivière.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason de la commune de Lyons-la-Forêt se décrit :

de gueules aux deux lions affrontés d’or soulevant un sauvage de carnation habillé d’argent et tenant de sa senestre une massue renversée aussi d’or, à la bordure aussi d’argent chargée de six mouchetures d’hermine de sinople posées dans le sens de la bordure, au chef chargé de trois fleurs de lys d’or brochant sur le tout.

Historique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1706 17XX Charles Gohier    
17XX avant 1726 Charles Gehet   Procureur aux sièges de Lyons
an XII 1807 Louis Goutan   Manufacturier
1808 1812 Antoine Mazire   Marchand
1813 1816 Louis Goutan   Manufacturier
1816 1821 Labour    
1821 18XX Mazire    
1853 18XX Laisné[5]   Docteur
1905 1933 Louis Frédéric Boullenger    
1953 Aimé Holbé    
    Edgar Sizaire   Conseiller général honoraire de l'Eure
  1977 Philippe Debeaupuis    
1977 mars 2001 Henri Collard UDF-RAD Médecin, Conseiller général, Sénateur
mars 2001 mars 2008 Henri Collard UMP Médecin, Conseiller général
mars 2008 en cours Thierry Plouvier UMP-LR Clerc de notaire, Conseiller général puis départemental
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 743 habitants, en diminution de -1,07 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 650 1 674 1 754 1 660 1 650 1 608 1 524 1 538 1 609
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 441 1 443 1 391 1 370 1 323 1 269 1 260 1 223 1 185
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 157 1 042 1 000 931 856 818 792 878 781
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
749 880 772 734 701 795 754 742 743
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Graphique de l'évolution de la population 1794-1999

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges d'un ancien théâtre rural d'époque romaine (propriété privée)
  • Vestiges de l'ancienne résidence fortifiée des rois d'Angleterre et des rois de France de Philippe Auguste à Philippe le Bel (ISMH, propriété privée)
  • Église Saint-Denis (ISMH) XVe siècle avec éléments XIIe et XVIe siècles. Façade et nef en damier de grès et de silex
  • Ancien hôtel de la Maréchaussée XIIe et XVIIIe siècles (ISMH, propriété privée s'appuyant sur l'ancienne porte du château de Lyons (XIIe siècle, ISMH) et conservant les vestiges de l'ancien rempart (XIIe siècle, ISMH), voir ci-dessus)
  • Ancien couvent des Cordeliers XVIIe siècle. Créé en 1624, le couvent est utilisé jusqu'à la Révolution. Déclaré bien national en 1793, il accueille alors une manufacture de toiles imprimées puis une verrerie. Lors de l'incendie en 1852, l'église est détruite. Il reste aujourd'hui un bâtiment conventuel et le cloître (ISMH, propriété privée).
  • Hôtel de ville (ISMH) reconstruit en 1782 sur des fondations plus anciennes abritant jadis les cachots de la ville. Au premier étage, ancienne salle d'audience du bailliage.
  • Halles (ISMH) XVIIe siècle, restaurées en 1776 par le dernier seigneur de Lyons, le duc de Penthièvre.
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste[10]. Construite pour Jean de Nolléval en 1635, l'avant nef, la tribune et le campanile sont du XVIIIe siècle. Elle se trouve au lieu-dit de l'Essart Mador.
  • Ancien prieuré bénédictins Saint-Aubin de Villaine. Existant déjà au XIIe siècle, il dépendait de l'abbaye Sainte-Catherine du Mont de Rouen[11]. Aujourd'hui, il reste une chapelle du XVIIe siècle et le logis, remanié au XVIIIe siècle. C'est devenu une ferme[12].
  • Ancien couvent des bénédictines de Saint-Charles, adossé sur les vestiges de l'enceinte du château. Il abrite aujourd'hui l'école communale[13].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Lyons-la-Forêt dans la culture[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Guy Langlois y a écrit Mort et passion d'un amateur de jardins, roman de jeunesse, et Le fond de l'âme effraie, Prix du Quai des Orfèvres 2001, deux romans dont bien des scènes ont pour cadre Lyons-la-Forêt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Delattre, Emmanuel Delattre, L'Eure, les 675 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 296 p. (OCLC 52820568)
  • Commission régionale de Haute-Normandie. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Eure, canton de Lyons-la-Forêt. Paris: Imprimerie Nationale, 1976, 372 pages.
  • Auguste Le Prévost, Mémoires et notes pour servir à l'histoire du département de l'Eure., tome 2. Évreux: A. Hérissey, 1862-1869. [lire en ligne]
  • Michel Toussaint Chrétien Duplessis, Description géographique et historique de la Haute Normandie, Paris, P.-F. Giffart, 1740, p. 228-230. [lire en ligne]
  • Geneviève Bailly, Ravel à Lyons-la-Forêt, Paris, éditions Freylin, 2007 puis réédité en septembre 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]