Pierrefeu-du-Var

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Pierrefeu-du-Var
Pierrefeu-du-Var
Le bourg vu de la chapelle Sainte-Croix.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Intercommunalité Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures
Maire
Mandat
Patrick Martinelli
2020-2026
Code postal 83390
Code commune 83091
Démographie
Population
municipale
6 068 hab. (2019 en augmentation de 0,31 % par rapport à 2013)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 37″ nord, 6° 08′ 35″ est
Altitude Min. 45 m
Max. 442 m
Superficie 58,36 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Pierrefeu-du-Var
(ville isolée)
Aire d'attraction Toulon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Garéoult
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Pierrefeu-du-Var

Pierrefeu-du-Var est une commune française située dans le département du Var en région française Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située à 7 km de Cuers[1], 17 km de Hyères, 29 de la ville de Toulon et 94 de Marseille.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Hameau de Bauvais, dans la plaine, à proximité de l'aérodrome
  • Hameaux les Platanes et les Vidaux[2], route de Pignans [RD 13]
  • Hameaux la Portanière[3],[4] et les Rouves, dans le vallon de Sauvecanne ; Saint-Jean[5], la Tuilière[6], les Davids[7], la Bastide des Cogolins, dans le vallon de Maraval.

Autres lieux-dits :

  • les Plantiers
  • la Joselette
  • la Joliette
  • Saint-Michel
  • Belle-Lame
  • la Sarreiris
  • le Logis
  • le Gré
  • Jean Court
  • Beaussenas
  • le Chaumadou
  • l'Issemble
  • le Pas du Cerf
  • le Pas de Garenne
  • le Pont de Fer
  • Sigou
  • Saint-René
  • le Barry
  • Sainte-Croix

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 150 mètres d'altitude et sa superficie est de 5 836 hectares. L'ouest de la commune est une vaste plaine viticole, appartenant à la dépression permienne qui s'étend de Toulon à Fréjus, en contournant le massif des Maures, qui occupe plus de 50 % de son territoire. Les sommets principaux sont : le Castellas (445 mètres), le Peyrol (350 mètres) et le Barry (149 mètres).

Site inscrit en 1943[8].

Le centre-ville est bâti à la fois sur le premier contrefort du massif des Maures (colline de Sainte-Croix) et sur la vallée qui s'étend a son pied. L'agglomération a ensuite débordé vers la colline de Saint-Michel, le vallon de Sigou et les collines alentours, avant de descendre à partir de la fin des années 90 sur les plaines entre l'hôpital et le camping, qui constitue aujourd'hui avec le récent complexe sportif du Pas de Garenne, la limite est de la ville.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité faible[9].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[10] :

Rivière le Réal Martin à la Portanière.
Du fait de la présence de nombreux cours d'eau, et de la topographie particulière de la commune, notamment dans la plaine, les inondations ont justifié l'intégration de la commune dans les programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI)[11],[12] du fait que bon nombre d'accès avaient parfois été coupés, rendant difficile d'atteinte l'agglomération de Pierrefeu, ainsi que la circulation entre quartiers[13].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csa dans la classification de Köppen et Geiger[14].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par les routes départementales 12 (Brignoles - Hyères), 13 (Pierrefeu - Riez), 14 (Cuers - Grimaud), 88 (Pierrefeu - La Londe) et 412 (liaison D12-D14, à l'origine portion de la route de Cuers à Hyères). L'autoroute A57 borde la commune au nord, la séparant de Puget-Ville, mais aucun échangeur n'est présent sur la commune, le plus proche étant celui de Cuers-Nord, à 6 kilomètres à l'ouest. La commune possède aussi quelques routes vicinales entretenues permettant soit l'accès à la foret domaniale des Maures, soit aux villages ou hameaux entourant l'agglomération principale de Pierrefeu (le chemin du Plan relie les quartiers nord de Pierrefeu à Cuers, le chemin de Maraval relie Pierrefeu à Notre-Dame des Anges, le chemin de Clouachière les hameaux du vallon de Sauvecanne à Puget-Ville, et le chemin des Hameaux, ces mêmes hameaux à Pierrefeu, par exemple, les chemins de Beaussenas, Belle-Lame, Chaumadou, l'Issemble et Maraval quant à eux permettent l'accès au massif des Maures et sont également des pistes DFCI).

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Aérodrome Cuers/Pierrefeu.
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Les aéroports les plus proches sont :

Ports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur :

  • Commune desservie par le réseau régional de transports en commun Zou ! (ex Varlib). Les collectivités territoriales ont en effet mis en œuvre un « service de transports à la demande » (TAD), réseau régional Zou ![15] (lignes 5831, 8803, 8810, 8820, 8823 et 8835).
  • Le Réseau Mistral de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée est également proche, l'arrêt de ligne régulière le plus près est à 9 kilomètres environ, sur la commune de La Crau (arrêt La Venne, ligne 49) et l'arrêt scolaire le plus proche est à 6 kilomètres environ (arrêt Mairie de Sauvebonne, ligne scolaire)

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen âge[modifier | modifier le code]

Ancien village médiéval, dont les premières apparitions dans les écrits remontent au XIe siècle. Petrafoci, Petrafog, Rochafog et enfin Pierrefeu-du-Var, tels sont les noms de la commune, au fil du temps. A appartenu à différentes seigneuries et comtés, avant d'être érigé en marquisat (XVIIe siècle). Le nom viendrait des « pierres à feu » ou bien encore de focus, dans le sens de foyers ou familles dits feux, au recensement des "feux" de 1471 alors au nombre de 69. On ne trouve pas de silex dans les Maures, mais des quartzites en abondance, roches blanches qui choquées l'une contre l'autre, donnent une étincelle, donc un effet de pierre à feu, d'où vraisemblablement le nom de la commune.

La plus haute Antiquité a laissé des traces sur son territoire où l'on peut encore voir des vestiges de plusieurs enceintes protohistoriques : le Castellas (342 m), le Peyrol (431 m), les Quatre Termes (415 m), devenu plus tard un prieuré bénédictin et enfin les David. Une occupation des IIe – Ier siècle av. J.-C. est documentée à la Sermette, puis au Jas de la Cappe au IVe siècle. Il semble que le territoire de Pierrefeu s'étendait sur le site de la colline du Peigros, colline qui culmine à 244 m, située au nord de la colline de Sainte-Croix. Des vestiges d'occupation ont été trouvés dans la plaine au lieu-dit Chapelle Sainte-Anne, entre les villes actuelles de Cuers et de Pierrefeu. C'est à la suite des guerres de religion qui ont dévasté le village que celui-ci s'installe sur la colline de Sainte Croix.

Historiquement, les premières origines de la commune datent du XIe siècle, "Petrafoc", dont les terres appartenaient à la seigneurie des vicomtes de Marseille. Aycard de Pierrefeu[16] fut chevalier et seigneur de Petra Fora[17]. Le , il était dit seigneur, en partie, de Petra Fora[18]. Jusqu'à la Révolution, la seigneurie ou terre de Pierrefeu a été la propriété de diverses familles, nobles ou non, de Provence. Parfois, plusieurs se la partagèrent simultanément. La terre de Pierrefeu fut érigée en marquisat par lettres patentes de , et enregistrées le à la Chambre des comptes de Montpellier, en faveur de Pierre Dedons, conseiller au Parlement[19].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1859, les héritiers et descendants des dernières familles seigneuriales, intentaient un procès contre la population de la commune de Pïerrefeu. En effet, ils se présentaient être « reconnus propriétaires exclusifs des terres, gastes, labours, vignes et oliviers, bois, essences de sapins, chênes lièges, chênes blancs, châtaigniers… ». Les demandeurs se voyaient déboutés et condamnés aux dépens par décision du tribunal civil de Toulon en date du , décision confirmée en appel, le , par un arrêt de la cour impériale d'Aix.

Enfin, on cite l'existence du Sauvage de Pierrefeu[20], qui vécut six ans dans la forêt, en se nourrissant de plantes[21].

Depuis 1900[modifier | modifier le code]

Durant le XXe siècle, Pierrefeu est affectée par les deux guerres mondiales, et accueille l'aérodrome civil et militaire (où sera basé le dirigeable Dixmude en 1921), puis le centre psychothérapique qui a fait la renommée du village dans les alentours.

Les cours d'amour à Pierrefeu[modifier | modifier le code]

Dans bien des châteaux de Provence, de l'an 1150 à l'an 1200, les grandes dames et les troubadours se réunissaient pour rendre des arrêts sur les questions brûlantes de l'amour. Un véritable code d'amour fut élaboré, dont les règles, parvenues jusqu'à nous, étaient pleines de finesse, de psychologie, de malice aussi. Le château de Pierrefeu garde le souvenir de deux de ces dames qui animèrent sa Cour d'amour : Rostangue dame de Pierrefeu, Mabille de Fos dame d'Hyères. On peut y ajouter Bertrane dame de Signes.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason de Pierrefeu-du-Var Blason
De gueules au rocher d'argent enflammé d'or et accompagné en chef (aux flancs) des lettres capitales P et F du même[22].
Détails
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pierrefeu-du-Var est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[23],[24],[25]. Elle appartient à l'unité urbaine de Pierrefeu-du-Var, une unité urbaine monocommunale[26] de 6 045 habitants en 2017, constituant une ville isolée[27],[28].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 35 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[29],[30].

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[31].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
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Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 3,8 % 222
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 0,4 % 25
Aéroports 2,4 % 144
Décharges 0,4 % 25
Vignobles 33,1 % 1950
Vergers et petits fruits 0,02 % 1
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 0,9 % 51
Forêts de feuillus 16,1 % 947
Forêts de conifères 0,4 % 26
Forêts mélangées 3,9 % 228
Végétation sclérophylle 38,6 % 2279
Source : Corine Land Cover[32]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Pierrefeu-du-Var a obtenu le label « Ville Internet @@ »[33].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Henri Paguet[37] DVG Ancien secrétaire de mairie

(démission)
Alexandre Bertrand    
Maurice Carmagnole   Directeur d'école
Aimé Graziani    
Roland Quercy SE Pharmacien chef des hôpitaux
Louis Coda PS  
Robert Giraud PCF Chirurgien dentiste

(décès)
André Blanc DVG  
en cours Patrick Martinelli [sans étiquette] Professeur certifié de mathématiques
1er vice-président de la CC Méditerranée Porte des Maures
Réélu en 2008, 2014 et 2020
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2020[modifier | modifier le code]

En 2020, le budget de la commune était constitué ainsi[38] :

  • total des produits de fonctionnement : 9 205 000 , soit 1 457  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 8 274 000 , soit 1 346  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 2 331 000 , soit 379  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 2 661 000 , soit 433  par habitant ;
  • endettement : 5 149 000 , soit 837  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 10,80 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 22,38 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 88,95 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2018 : médiane en 2018 du revenu disponible, par unité de consommation : 23 750 [39].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Pierrefeu-du-Var ne possède aucun jumelage avec d'autre ville.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Pierrefeu-du-Var dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 9000 équivalent-habitants[40].

Services publics[modifier | modifier le code]

Depuis le , la commune accueille la gendarmerie nationale (transfert des unités de Cuers et de Carnoules). La compétence territoriale s'étend sur les communes de Pierrefeu du Var, Cuers, Carnoules, Collobrieres, Puget-ville. Un nouveau casernement est implanté. Particularité du hall d'accueil de l'unité, elle présente une collection consacrée à la protection du patrimoine et à l'histoire de la gendarmerie (uniformes, documents, matériels, etc.) ayant pour thème « de la maréchaussée, à la gendarmerie », Elle est issue des collections de l ACSPMG (Association des Collectionneurs pour la Sauvegarde du Patrimoine de la Maréchaussée à la Gendarmerie, présidée par Nicolas MOULIN, conservateur des collections.L'inauguration officielle de l'unité s'est effectuée le .

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[42].

En 2019, la commune comptait 6 068 habitants[Note 3], en augmentation de 0,31 % par rapport à 2013 (Var : +4,68 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8518941 0231 1551 6931 2981 4451 5311 529
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5221 6931 8631 8361 8871 7361 8642 2672 374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8652 9662 7933 0923 4013 4433 2913 0533 510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 7673 9513 8723 9834 0404 3485 0105 0845 867
2017 2019 - - - - - - -
6 0456 068-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[45] :

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[49] :

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Rattrapée par l'urbanisation ces dernières années, la ville est un important centre de production agricole, grâce à sa superficie viticole. La commune de Pierrefeu du Var fait partie de la zone de production des Côtes-de-provence, ainsi que de celle de l'Huile d'olive de Provence AOC[54].
  • Ferme dite Domaine de Saint-Marc[55].
  • Ferme dite Bastide des Pellegrins[56].
  • Cabane dite le Château[4].
  • Fermes[57].
  • Maison du domaine de la Gordonne et sa cloche de 1654[58].

Industrie[modifier | modifier le code]

Le liège a généré une véritable industrie à Pierrefeu, une nouvelle corporation de métiers et il a inspiré des créateurs en tout genre : poètes, sculpteurs ou encore écrivains. La Bouchonnerie fut créée en 1899. Elle produisait annuellement, entre 1915-1920, 200 millions de bouchons mais également des produits en liège manufacturé. Elle occupait de 150 à 200 ouvrières et ouvriers. Les lièges provenaient la région mais aussi d'Algérie, puis du Portugal. En 1968, l'usine sombre dans une profonde crise et la fabrication s'arrête en 1971. Le liège doit subir de nombreuses opérations (bouillage, planchage…) et passer par de nombreuses machines (tireuse, tubeuse, tourneuse…), avant de devenir bouchon[59].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Hôtel Logis de France[60].
  • Chambres d'hôtes[61].
  • École primaire dite Gîte d'étape de La Portanière[62].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Poste[63].
  • Commerces de proximité à Pierrefeu-du-Var[64], Cuers, Puget-Ville, Solliès-Pont.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Croix.
La chapelle Sainte-Croix.
Centre-ville
  • Église paroisse Saint-Jacques-le-Majeur (XVIIe siècle)[65], restaurée aux XVIIIe et XIXe siècles : clocher carré à campanile et cloche de 1655[66]. Les visiteurs pourront y voir de très belles et anciennes statues en pierre ou carton-pierre dorées à la feuille, des ex-voto provenant de la chapelle Sainte-Croix ainsi que l'orgue reconstruit à partir d’éléments provenant essentiellement de celui du monastère de Saint-Paul de Vence, dont les sœurs souhaitaient se séparer[67].
  • Chapelle Sainte-Croix (XIe siècle)[68], ancienne chapelle seigneuriale : ex-voto du XVIIIe siècle, deux torchères et bois sculpté du XVIIe siècle.
  • Chapelle de Pénitents Gris Saint-Jacques le Majeur[69].
  • Chapelle du Centre hospitalier Henri Guérin[70], sur le site de l'Observatoire du patrimoine religieux.
  • Croix commémorant une mission des capucins, située du début de l'avenue du 8 mai 1945.
  • Croix monumentale (croix de mission)[71],[72].
  • Monuments commémoratifs :
    • Monument à des unités militaires - Aux Marins[73].
    • Monument aux morts dit monument de l'aviation[74].
    • Monument aux morts[75].
    • Monument au mort du Dixmude (1923)[76],[77].
    • Monument aux morts de la Guerre de 1914-1918[78],[79].
    • Plaque commémorative[80] de la guerre de 1914-1918.
Lieux-dits et écarts
  • Église Saint-Jean (Xe siècle), située au hameau du même nom.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château médiéval.
  • Château place du 15e Corps[81].
  • Château lieu-dit Sainte-Croix[82].
  • Ancienne usine à bouchons, devient patrimoine communal, se nomme aujourd'hui "Espace Bouchonnerie" et abrite la salle Malraux et la salle des Tonneaux.
  • Fontaines (Le Patti, place Wilson, square Duplessis-de Grenedan, rue Général-Sarrail, Saint-René, place Gambetta)[83],[84],[85],[86] et lavoirs[87],[88].
  • Le Bon Puits[89],[90].
  • Ancien moulin à huile[91].
  • Pont vieux[92].
  • Pont de Cuers[93].
  • Le trompe-l'oeil[94].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abbé Léon Spariat, majoral du Félibrige, curé de Pierrefeu de 1923 à 1934.
  • Martien Louis Terras (1841-1903)[95] a créé des hybrides de la vigne à Pierrefeu-du-Var, vers 1880-1890. Son Alicante Terras no 20, noir, a été planté dans toute la France, dès avant la Première Guerre mondiale[96].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lieux et itinéraires
  2. « Ecart lieu-dit les Vidaux », notice no IA00060236, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. « Ecart lieu-dit la Portanière », notice no IA00060233, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. a et b « Cabane dite le Château », notice no IA00060228, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. « Ecart lieu-dit Saint-Jean », notice no IA00121297, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. « Ecart lieu-dit la Tuilière », notice no IA00060235, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. « Ecart lieu-dit les Davids », notice no IA00060215, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. « Site inscrit en 1943 », notice no IA00060333, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Didacticiel de la règlementation parasismique
  10. L'eau dans la commune
  11. Les programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI)
  12. Arrêté du 26 novembre 2014 prescrivant l'élaboration du PPRI]
  13. PPRI vallée du Gapeau, arrêtés rendant immédiatement opposables certaines dispositions
  14. Table climatique
  15. Réseau régional de transports en commun
  16. 33-Petrafoco (Pierrefeu), Aycard de
  17. Perrat, Actes, p. 147.
  18. ibid.p. 147.
  19. AD13 B3369 f°1135
  20. Le "Sauvage" monte à Paris
  21. Le Sauvage de Pierrefeu
  22. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=2678
  23. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  24. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  25. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  26. « Unité urbaine 2020 de Pierrefeu-du-Var », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  27. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  28. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  29. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Toulon », sur insee.fr (consulté le ).
  30. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  31. Plan local d'urbanisme
  32. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  33. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le .
  34. Joseph Salvarelli, Les Administrateurs du département du Var (1790-1897). Notices biographiques (1897), pp.465-466 « [1]
  35. La fiche biographique de ROUX Auguste sur le Maitron en ligne
  36. a et b La fiche biographique de MERCIER Edmond sur le Maitron en ligne
  37. La fiche biographique de PAGUET Henri, Louis, Félix sur le Maitron en ligne
  38. Les comptes de la commune
  39. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  40. Description de la station PIERREFEU Village
  41. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  42. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  43. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  44. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  45. Établissements d'enseignements
  46. école maternelle de Pierrefeu
  47. école primaire Anatole France
  48. « Ecole primaire (Groupe scolaire) », notice no IA00060190, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  49. Professionnels et établissements de santé
  50. Centre hospitalier Henri-Guérin
  51. « Hôpital (hôpital psychiatrique départemental) », notice no IA00060208, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  52. « Maison dite Ancien Hôpital », notice no IA00060196, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  53. paroisse Saint Jacques le Majeur de Pierrefeu
  54. « Coopérative vinicole dite Coopérative les Vignerons de la Cave de Pierrefeu », notice no IA00121296, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  55. « Ferme dite Domaine de Saint-Marc », notice no IA00060234, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  56. « Ferme dite Bastide des Pellegrins », notice no IA00060229, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  57. « Fermes », notice no IA00060185, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  58. Notice no PM04000154, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la maison du domaine de la Gordonne
  59. « Usine de bouchons, puis cave vinicole », notice no IA00060199, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  60. La Clé des Songes
  61. Chambres d'hôtes
  62. « École primaire dite Gîte d'étape de La Portanière », notice no IA83000908, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  63. « Poste », notice no IA00060189, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  64. Commerces de proximité
  65. L'église actuelle, dédiée à Saint-Jacques-le-Majeur
  66. Notice no PM83000398, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de l'église Saint-Jacques-le-Majeur
  67. Travaux d'achèvement de l'orgue de l'église St Jacques le Majeur
  68. « Chapelle Sainte-Croix », notice no IA00060193, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  69. « Chapelle de Pénitents Gris Saint-Jacques le Majeur », notice no IA00060192, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  70. Chapelle du Centre Hospitalier Henri Guérin
  71. « Croix monumentale (croix de mission) », notice no IA00060194, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  72. « croix monumentale (croix de mission) », notice no IM83000896, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  73. Monument commémoratif
  74. Notice no IM83000898, base Palissy, ministère français de la Culture Monument aux morts dit monument de l'aviation
  75. Conflits commémorés : 1914-1918 - 1939-1945 - Indochine (1946-1954) - AFN-Algérie (1954-1962) - OPEX, OPérations EXtérieures, forces françaises hors de la métropole qui sont les détachements de l'armée française localisés hors du territoire européen de la France.
  76. « Monument aux morts dit Monument au Dixmude », notice no IA00060202, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  77. Notice no IM83000899, base Palissy, ministère français de la Culture monument au Dixmude
  78. « Monument aux morts de la Guerre de 1914-1918 », notice no IA00060201, base Mérimée, ministère français de la Culture la Sareiris
  79. Notice no IM83000897, base Palissy, ministère français de la Culture monument aux morts : de la guerre de 1914-1918
  80. Notice no IM83000901, base Palissy, ministère français de la Culture Plaque commémorative de la guerre de 1914-1918
  81. « Château place du 15e Corps », notice no IA00060195, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  82. « Château lieu-dit Sainte-Croix », notice no IA83000911, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  83. Une des sept fontaines de la ville
  84. Notice no IM83000900, base Palissy, ministère français de la Culture fontaine monumentale
  85. « Fontaine place du 15e Corps Gastée », notice no IA00060203, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  86. « Fontaine place du Marché », notice no IA00060204, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  87. « Fontaine, Lavoir place de la Concorde », notice no IA00060205, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  88. « lavoir ; établissement administratif communal », notice no IA83000912, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  89. Le Bon Puits
  90. « puits dit le Bon Puits », notice no IA83000913, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  91. « Moulin à huile », notice no IA00060198, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  92. « Pont vieux », notice no IA83000916, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  93. « Pont de Cuers », notice no IA83000915, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  94. Le trompe-l'oeil
  95. Les hybrideurs français
  96. Pierre Galet, Cépages et vignobles de France, 1, les vignes américaines, 1988, p 511.