Collobrières

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Collobrières
Collobrières
Place de la Libération.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Intercommunalité Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures
Maire
Mandat
Christine Amrane
2020-2026
Code postal 83610
Code commune 83043
Démographie
Population
municipale
1 908 hab. (2017 en augmentation de 2,91 % par rapport à 2012)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 17″ nord, 6° 18′ 35″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 776 m
Superficie 112,68 km2
Élections
Départementales Canton du Luc
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Collobrières
Liens
Site web http://www.collobrieres.fr/

Collobrières est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Collobrières est une commune située au cœur du massif des Maures. Le village est relié au reste du département par une route principale qui va de Cuers à Grimaud, et deux autres routes, une de Gonfaron à la route principale et l'autre, en aval du village en venant de Pierrefeu, quitte la route principale pour rejoindre Bormes-les-Mimosas par les Col de Babaou et Col de Gratteloup, ou au passage elle croise la route nationale 98 (France).

Une piste DFCI ouverte au public à certaines périodes de l'année permet aussi de relier Collobrières à Pignans via le sommet de Notre-Dame-des-Anges.

La commune est traversée par le Réal Collobrier, petit cours d'eau où l'on trouve des chevesnes, du barbeau méridional, du vairon ainsi que de nombreuses couleuvres d'eau et quelques tortues cistude. Le village est entouré de vignes. De profondes forêts de châtaigniers et de chênes-lièges le surplombent[1].

  • Communes limitrophes
Communes limitrophes de Collobrières
Puget-Ville, Carnoules (par un quadripoint), Pignans Gonfaron, Les Mayons La Garde-Freinet, Grimaud
Pierrefeu-du-Var Collobrières La Môle
La Londe-les-Maures Bormes-les-Mimosas

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient du provençal coulobro/colòbra[2] ("couleuvre"). Collobrières s'écrit Couloubriero en occitan provençal selon la norme mistralienne[3], ou bien Colobriera en occitan provençal selon la norme classique[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ruines de l'église Saint-Pons[4].

Le village de Collobrières est considéré comme la « capitale de la châtaigne ». Une fabrique de marrons glacés y est implantée depuis plusieurs décennies. La fête de la Châtaigne y est célébrée les trois derniers dimanches d'octobre de chaque année et offre à ses quelques milliers de visiteurs marché artisanal, course pédestre et animations en tous genres.

Collobrières a été fondée au XIIe siècle. Elle possède d'ailleurs un pont en pierre de cette époque (le Pont Vieux) et une église actuellement en rénovation (l'église Saint-Pons[5]).

En août 1863, un incendie détruit entièrement les forêts de chênes-lièges qui étaient une des principales richesses de la région ; s'étendant aux communes voisines du Puget, Cuers et Carnoules, il ravage 6 000 hectares de bois[6],[7].

Dans le contexte de la fin de la guerre d’Algérie, un hameau de forestage a été construit en novembre 1962 à 14 km du centre du village, à Capelude, à destination de familles de harkis. Le conseil municipal n'avait pas souhaité le voir implanté plus près. Finalement, en septembre 1970, les familles ont été transférées sur le site de La Capelle, plus proche, à 2,8 km du centre village[8].

Le , deux femmes gendarmes y trouvent la mort lors de l'interpellation d'Abdallah Boumezaar. Ce dernier parviendra à s'enfuir et sera finalement appréhendé quelques heures plus tard grâce à d'importants moyens mobilisés pour le retrouver[9]. Il sera condamné le 20 février 2015 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 30 ans de sûreté.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Collobrières (83).svg

Les armoiries de Collobrières se blasonnent ainsi :

D'azur au châtaignier d'argent accosté de deux couleuvres tortillées en pal et affrontées du même, à la bordure d'or chargée des mots COLL à dextre, OBR en chef et IERES à senestre en lettres capitales de gueules

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Christine Amrane UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2017, la commune comptait 1 908 habitants[Note 1], en augmentation de 2,91 % par rapport à 2012 (Var : +3,63 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8001 5091 4391 5401 6801 8251 8662 0081 978
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1402 3022 4102 3072 4872 1772 1722 2162 285
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2512 1321 9041 5081 5141 5451 5051 0051 055
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 1691 1761 1351 3371 4351 5961 6391 8431 921
2017 - - - - - - - -
1 908--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Collobrières est un petit village provençal ancien situé au fond d'une vallée du massif des Maures. Accroché à une colline, parcouru de petites ruelles escarpées, en escaliers ou calades, il est une véritable invitation à la promenade.

À voir : place de la Mairie, place Rouget-de-l'Isle, place de l'Église, église Saint-Pons, pont du XIIe siècle, chapelle Notre-Dame-de-Pitié-et-des-Sept-Douleurs[14].

La cloche de la mairie, de 1645, a été classée au titre des objets mobiliers par arrêté du 7 octobre 1981. À l’origine dans la chartreuse de la Verne, elle fut déplacée dans le clocher de l'ancienne église Saint-Pons de laquelle où fut placée à la Révolution, en 1873[15].

Dans les environs :

  • L'ancienne chartreuse de la Verne,
  • La chapelle Notre-Dame-des-Anges,
  • Le Plateau de Lambert avec les menhirs les plus hauts du Var[16] et le tronc de châtaignier millénaire.
    Tronc de châtaignier vide.
    Les menhirs du Lambert.

Spécialités : Les châtaignes (marrons), le vin (Cotes de Provence), le liège.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la direction régionale de l’environnement (DIREN) et Inventaire et protections réglementaires de l'environnement de la commune
  2. Lou tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félibrige, F. Mistral, vol. 1 p. 605 de l'édition CPM de 1979.
  3. Lou tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félibrige, vol. 1 p. 605 de l'édition CPM de 1979.
  4. Les ruines de Saint Pons
  5. L'église Saint Pons 
  6. Élisée Reclus, Les villes d'hiver de la Méditerranée et les Alpes Maritimes, Guides Joanne, p. 87.
  7. Fernand Depelchin, Les Forêts de la France, 1886 [1]
  8. Michel Roux, Les harkis, les oubliés de l'histoire, éd. la découverte, 1991, page 310 (ISBN 978-2-7071-2063-2).
  9. "Deux gendarmes abattues à Collobrières : le suspect passe aux aveux", varmatin.com, 18 juin 2012
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  14. La chapelle Notre Dame de Pitié et des Sept Douleurs
  15. Base Palissy du ministère de la culture et de la communication : Objets mobiliers
  16. Les menhirs du plateau Lambert à Collobrières
  17. « Tous les Justes de France - Var », sur yadvashem-france.org (consulté le 16 août 2015).