Artigues (Var)

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Artigues
Artigues (Var)
Village d'Artigues.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Gabriel Magne
2014-2020
Code postal 83560
Code commune 83006
Démographie
Gentilé Artiguais, Artiguaises
Population
municipale
248 hab. (2016 en augmentation de 21,57 % par rapport à 2011)
Densité 7,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 39″ nord, 5° 48′ 41″ est
Altitude Min. 351 m
Max. 641 m
Superficie 31,85 km2
Localisation

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Artigues est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La commune, située entre Rians et Varages, se trouve à 40 km d'Aix-en-Provence.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La montagne d'Artigues au sud du village, culmine à 693 m. Bois du Mont-Major au nord. Le village domine la vallée du Grand Vallat.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe trois zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, certaines de ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque, le plus élevé du département mais qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune d'Artigues est en zone sismique de faible risque « Ib »[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[2].

Article détaillé : Climat du Var.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'accès au village d'Artigues se fait par la route départementale D65, entre Rians et Esparron, ainsi que par la D3, entre Rians et Ollières[3]. La sortie de l'A8 la plus proche est la no 34, qui dessert Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Commune desservie par le réseau régional Zou ! (ex-Varlib)[4].

Lignes SNCF[modifier | modifier le code]

  • La gare TGV la plus proche est celle d'Aix-en-Provence.
  • L'ancienne gare d'Artigues, sur la ligne Central-Var des Chemins de fer de Provence, aujourd'hui disparue.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[5] :

  • Vallat du Carm.

Artigues dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 250 équivalent-habitants[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Artigues s'écrit Artiga en provençal selon la norme classique et Artigo selon la norme mistralienne[réf. nécessaire].

C'est un toponyme qui peut avoir le sens d'une « terre défrichée ».

Histoire[modifier | modifier le code]

La grotte préhistorique de Rigabe, sur la commune d’Artigues, massif du Mont-Major[7], contient des traces d’occupation humaine vieilles de 40 000 ans[8].

Une charte mentionne le « Castrum Artyga »[9] dès 1032, et son église dès 1093. Alors que le village était habité jusqu'à milieu du XIVe siècle, le territoire connut un premier abandon, d'une cinquantaine d'années. Un second abandon eut lieu au XVIe siècle, jusqu'au début du XVIIIe siècle[10].

Le « château des défrichements », ainsi appelait-on, vers l’an 1000, le site de l’actuel Artigues. Le seigneur Jeoffroy et son épouse, Scocie de Rians, firent alors don d’Artigues et ses terres à l’abbaye Saint-Victor de Marseille[11],[12]. En 1600, sous le roi Henri IV, Artigues se sépara de Rians.

En 1600, Artigues se sépare de Rians dont elle dépendait jusqu’alors.

L’église paroissiale actuelle dédiée à sainte Foy date de 1742.

En 1774, lors de son deuxième voyage à Rome, le futur saint Benoît-Joseph Labre fut hébergé, alors qu’il était partout rejeté à cause de son état miséreux, par une famille de paysans, les Bellon, au hameau éponyme. Avant de repartir, Labre enseigna au chef de famille un « secret » de reboutage pour remettre les membres en place. Durant près de deux siècles les Bellon furent des rebouteux célèbres dans la région jusqu’au docteur Etienne Bellon qui n’eut ni fils ni successeur et, en tant que « médecin des pauvres » a droit aujourd’hui à une rue à son nom à Aix-en-Provence, où il exerçait son art. Au hameau des Bellons, la maison où fut reçu Labre existe toujours, occupée depuis 100 ans par la famille Brénoud[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1986 mars 1989 Louis Pector sans étiquette chef d'entreprise
mars 1989 En cours Gabriel Magne sans étiquette exploitant agricole
Les données manquantes sont à compléter.

Gabriel Magne a parrainé Frédéric Nihous dans le cadre de l'élection présidentielle de 2007.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2016, la commune comptait 248 habitants[Note 1], en augmentation de 21,57 % par rapport à 2011 (Var : +4,25 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
290250246266314320294270270
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
275252254208189183172157138
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
127116114998288798176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
46625370112110191205240
2016 - - - - - - - -
248--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[18] :

  • Les élèves de la commune débutent leur scolarité à l'école primaire de Saint-Martin-de-Pallières. Elle accueille 80 élèves, de 3 communes différentes[19].
  • Écoles primaires à Rians, La Verdière, Ginasservis,
  • Collèges à Vinon-sur-Verdon, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Barjols,
  • Lycées à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[20] :

  • Médecins à Rians, Ginasservis, La Verdière,
  • Pharmacies à Rians, Pourrières, Vinon-sur-Verdon,
  • Hôpitaux à Brignoles, Pertuis

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique d'Artigues dépend du diocèse de Fréjus-Toulon, et dispose d'un lieu de culte, l'église Sainte-Foy, rattaché à la paroisse de Rians[21].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Artigues en 2009[22]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 12,00 % 0,60 % 6,15 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 10,66 % 0,90 % 23,44 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 93,88 % 4,80 % 23,44 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 11,65 % 1,47 % 8,55 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[23]).

Le budget annuel de la commune est d'environ 1 500 000 euros.

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[24] :

  • total des produits de fonctionnement : 368 000 , soit 1 496  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 282 000 , soit 1 145  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 63 000 , soit 256  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 49 000 , soit 198  par habitant ;
  • endettement : 82 000 , soit 333  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 10,00 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,60 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 93,88 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 644 [25].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le plan local d'urbanisme de la commune a été approuvé le 18 janvier 2018[26].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Grotte préhistorique de La Rigabe[35].
  • Deux tours gallo-romaines[36].
  • Église Sainte-Foy, église paroissiale actuelle de 1742[37],
son autel, retable et tableau d'autel[38],
et sa cloche de 1676[39],[40].
  • Bourg castral, "castrum Artyga"[41], incluant l'église Sainte-Foy, l'ensemble du XIe siècle, inscrit à l'inventaire complémentaire des monuments historiques[10].
  • Le château construit à la fin du XVIe siècle[42],[43], et son parc de châtaigniers et de chênes.
  • Quatre oratoires[44],[45].
  • Dans le domaine de la Modeste une tour et un très beau pigeonnier[46].
  • Fontaine et lavoir[47].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Janetti, sénateur du Var. Le village d’Artigues, a bénéficié de plusieurs bienfaits modernes à l’époque où le sénateur mitterrandiste du département, Maurice Janetti, avait pris en main l’aménagement du haut Var. Grâce aux interventions efficaces de l’élu, les dernières fermes ou hameaux (les Bellons, les Vernes, etc.) reçurent enfin la visite définitive de deux « fées » : l’électricité et l’eau courante [48].
  • Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, né le 16 mars 1940 à Marseille, chevalier de la Légion d'honneur, chevalier de l’ordre de la Pléiade, membre à vie de la Société des rédacteurs du Monde, grand-reporter émérite, chroniqueur à La Nouvelle Revue d'histoire, à Paris, blogueur sur le journal en ligne marocain le360, à Casablanca, auteur de dix ouvrages. Domicilié au hameau des Bellons, commune d’Artigues, où sa famille est propriétaire depuis 1925.
  • Jean-Baptiste de Gautier de la Molle (avocat général au Parlement d'Aix) qui a construit le château à la fin du XVIe siècle.
  • Marcel Marius Bellon, né le 31 janvier 1897 à Artigues.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason d'Artigues

Les armes d'Artigues se blasonnent :

D'azur à la fasce d'argent chargée du mot ARTIGUES en lettres capitales de gueules[49].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sismicité du Var sur le site de la préfecture
  2. Table climatique
  3. carte d'état major de la préfecture du Var
  4. Réseau régional Zou ! (ex Varlib)
  5. L'eau dans la commune
  6. Description de la station GRAND HUBAC
  7. Grotte de Roquerousse (grotte Rigabe)
  8. Ka grotte de La Rigabe
  9. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Victor de Marseilles, publié par M. Guérard
  10. a et b Notice no IA83001208, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Le Var : ses monuments, ses sites, ses objets d'art, ses légendes, Volume 1, par Jean Belgrano, Impr. Nouvelle, 1966, "Le 5 janvier 904, deux habitants de Rians, Jeoffroy et Scocie, son épouse, s'en vinrent trouver l'abbé de St-Victor pour lui faire don de toutes les propriétés leur appartenant, et sur lesquelles se trouvaient autrefois un monastère détruit par les Sarrasins"
  12. Le dévotion monastique féminine en Provence (fin Xe-XIe siècles), par Eliana Magnani
  13. La Famille Bellon
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. Établissements d'enseignements
  19. école primaire
  20. Professionnels et établissements de santé
  21. fiche de la paroisse Sainte-Foy
  22. « Impôts locaux à Artigues », taxes.com
  23. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  24. Les comptes de la commune
  25. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  26. PLU
  27. L'Escalagau, élevage d'escargots
  28. Le Guide Var, par Michel de La Torre, Paris, 1989.
  29. Chambre d'hôtes
  30. Le Passe "Tant"
  31. Parc photovoltaïque au lieu-dit "Font-Salade"
  32. Parc éolien
  33. Projet éolien d’Artigues et d’Ollières. Défrichement aux lieux-dits « Carraire Ouest » et « Carraire Est »
  34. Projet éolien d’Artigues et d’Ollières
  35. Le Paléolithique moyen de la grotte de Rigabe (Artigues, Var), par M. Escalon de Fonton, H. de Lumley. Gallia Préhistoire Année 1960 3 pp. 1-46
  36. Tours gallo-romaines
  37. Église Sainte-Foy
  38. Notice no PM83002542, base Palissy, ministère français de la Culture autel, retable et tableau d'autel : Sainte Foy de Conques au pied de Marie et Jésus
  39. Notice no PM83000020, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de l'église-Sainte-Foy
  40. Cloche de l'église
  41. « bourg castral d'Artigues », notice no IA83001208, base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. Le château
  43. Historique du château et du village d'Artigues
  44. Les oratoires dans l'espace rural varois, par Joël Candau. Le Monde alpin et rhodanien. Revue régionale d’ethnologie Année 1985 13-2-3 pp. 83-107
  45. Les titulatures d'oratoires dans le département du Var, par Joël Candau. Le Monde alpin et rhodanien. Revue régionale d’ethnologie Année 1990 18-1-2 pp. 65-84
  46. La tour et le pigeonnier de "La Modeste"
  47. Lavoirs du Var
  48. Péroncel-Hugoz J-P., Traversées de la France, Éditions Bartillat, Paris, 2004
  49. Verdon Mont-Major : Artigues, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  50. , par Eugene Bonifay, Paris