Artigues (Var)

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Artigues
Village d'Artigues.
Village d'Artigues.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon
Maire
Mandat
Gabriel Magne
2014-2020
Code postal 83560
Code commune 83006
Démographie
Population
municipale
240 hab. (2014)
Densité 7,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 39″ nord, 5° 48′ 41″ est
Altitude Min. 351 m – Max. 641 m
Superficie 31,85 km2
Localisation

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Artigues

Artigues est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

L'accès au village d'Artigues se fait par la route départementale D 65, entre Rians et Esparron. La sortie de l'A8 la plus proche est la no 34, qui dessert Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.

L'aéroport le plus proche est celui de Toulon-Hyères. La gare TGV la plus proche est celle d'Aix-en-Provence.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Artigues
Ginasservis La Verdière
Rians Artigues Esparron

Saint-Martin

Puyloubier

Pourrières

Ollières

Relief[modifier | modifier le code]

La "Montagne d'Artigues" au sud du village, culmine à 693 m.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Artigues s'écrit Artiga en provençal selon la norme classique et Artigo selon la norme mistralienne[réf. nécessaire].

Géologie[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Il existe 3 zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, certaines de ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque, le plus élevé du département mais qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune d'Artigues est en zone sismique de faible risque « Ib »[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne traverse la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Une charte mentionne le « Castrum Artyga » dès 1032, et son église dès 1093. Alors que le village était habité jusqu'à milieu du XIVe siècle, le territoire connut un premier abandon, d'une cinquantaine d'années. Un second abandon eut lieu au XVIe siècle, jusqu'au début du XVIIIe siècle[2].

En 1774, lors de son deuxième voyage à Rome, le futur saint Benoît-Joseph Labre fut hébergé, alors qu’il était partout rejeté à cause de son état miséreux, par une famille de paysans, les Bellon, au hameau éponyme. Avant de repartir, Labre enseigna au chef de famille un « secret » de reboutage pour remettre les membres en place. Durant près de deux siècles les Bellon furent des rebouteux célèbres dans la région jusqu’au docteur Etienne Bellon qui n’eut ni fils ni successeur et, en tant que « médecin des pauvres » a droit aujourd’hui à une rue à son nom à Aix-en-Provence, où il exerçait son art. Au hameau des Bellons, la maison où fut reçu Labre existe toujours, occupée depuis 100 ans par la famille Brénoud.

Le « château des défrichements », ainsi appelait-on, vers l’an 1000, le site de l’actuel Artigues. Le seigneur Jeoffroy et son épouse, Scocie de Rians, firent alors don d’Artigues et ses terres à l’abbaye Saint-Victor de Marseille. En 1600, sous le roi Henri IV, Artigues se sépara de Rians. L’église paroissiale actuelle date de 1742. La grotte préhistorique de Rigabe, sur la commune d’Artigues, massif du Mont-Major, contient des traces d’occupation humaine vieilles de 40 000 ans. Le vin d’Artigues bénéficie du label « Coteaux d’Aix-en-Provence » [3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1986 mars 1989 Louis Pector Sans étiquette Chef d'Entreprise
mars 1989 en cours Gabriel Magne Sans étiquette exploitant agricole
Les données manquantes sont à compléter.

Gabriel Magne a parrainé Frédéric Nihous dans le cadre de l'élection présidentielle de 2007.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Artigues en 2009[4]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 12,00 % 0,60 % 6,15 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 10,66 % 0,90 % 23,44 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 93,88 % 4,80 % 23,44 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 11,65 % 1,47 % 8,55 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[5]).

Le budget annuel de la commune est d'environ 1 500 000 euros.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 240 habitants, en augmentation de 17,07 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
290 250 246 266 314 320 294 270 270
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
275 252 254 208 189 183 172 157 138
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
127 116 114 99 82 88 79 81 76
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
46 62 53 70 112 110 191 205 240
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Bourg castral, incluant l'église Sainte-Foy, l'ensemble du XIe siècle, inscrit à l'inventaire complémentaire des monuments historiques[2]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Janetti, sénateur du Var. Le village d’Artigues, a bénéficié de plusieurs bienfaits modernes à l’époque où le sénateur mitterrandiste du département, Maurice Janetti, avait pris en main l’aménagement du haut Var. Grâce aux interventions efficaces de l’élu, les dernières fermes ou hameaux (les Bellons, les Vernes, etc.) reçurent enfin la visite définitive de deux « fées » : l’électricité et l’eau courante [10].
  • Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, né le 16 mars 1940 à Marseille, chevalier de la Légion d'honneur, chevalier de l’ordre de la Pléiade, membre à vie de la Société des rédacteurs du Monde, grand-reporter émérite, chroniqueur à la Nouvelle Revue d’histoire, à Paris, blogueur sur le journal en ligne marocain le360, à Casablanca, auteur de dix ouvrages. Domicilié au hameau des Bellons, commune d’Artigues, où sa famille est propriétaire depuis 1925.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason d'Artigues

Les armes d'Artigues se blasonnent :

D'azur à la fasce d'argent chargée du mot ARTIGUES en lettres capitales de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Guide Var, par Michel de La Torre, Paris, 1989.
  • Péroncel-Hugoz J-P., Traversées de la France, Éditions Bartillat, Paris, 2004.
  • Le Guide Provence, Éditions Ouest-France, 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]