Rochefort-en-Terre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rochefort.

Rochefort-en-Terre
Rochefort-en-Terre
Place centrale de Rochefort-en-Terre.
Blason de Rochefort-en-Terre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Questembert
Intercommunalité Questembert Communauté
Maire
Mandat
Jean-François Humeau
2014-2020
Code postal 56220
Code commune 56196
Démographie
Gentilé Rochefortais, Rochefortaises
Population
municipale
632 hab. (2015 en diminution de 4,24 % par rapport à 2010)
Densité 518 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 01″ nord, 2° 20′ 07″ ouest
Altitude Min. 22 m
Max. 80 m
Superficie 1,22 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
Rochefort-en-Terre

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Rochefort-en-Terre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rochefort-en-Terre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rochefort-en-Terre
Liens
Site web rochefort-en-terre.fr

Rochefort-en-Terre [ʁɔʃfɔʁ ɑ̃ tɛʁ] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. En 2016, Rochefort-en-Terre a été élu "Village préféré des Français"[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Rochefort-en-Terre

La commune de Rochefort-en-Terre, de petite superficie, est bâtie sur le flanc sud d'une crête rocheuse bordée au nord par les Landes de Lanvaux. Elle est entourée par les communes de Pluherlin et de Malansac. Le ruisseau de Saint-Gentien (ou Gueuzon), modeste affluent de rive droite de l'Arz, forme un méandre qui entoure et sert de limite à la commune au sud, à l'est et au nord-est, un de ses affluents lui servant de limite au nord-ouest du finage communal, lequel a un relief assez accidenté : si les cours d'eau précités coulent entre 40 mètres côté amont pour le ruisseau de Saint-Gentien à son entrée sur le territoire communal (au niveau de l'étang du Moulin neuf) et 23 mètres d'altitude (à la sortie du territoire communal), le château se trouve à l'emplacement du point le plus élevé, à 63 mètres d'altitude.

Article détaillé : Étang du Moulin neuf.

La partie rurale est très peu étendue et se trouve essentiellement à l'ouest et au sud-ouest de la ville ancienne (quartiers de la Mare, la Vacherie et la Croix aux Moines) où se développe la périurbanisation, la ville ancienne ne pouvant s'étendre en raison de son emplacement exigu et des mesures de protection du site.

La ville est traversée par la D 777 (ancienne Route nationale 777) qui se dirige vers l'ouest vers Questembert et vers l'est vers La Gacilly, une déviation, la D 777a permettant de contourner la ville par le nord. Au sud-est, La D 21 relie Rochefort-en-Terre à Malansac. Questembert et Malansac disposent de gares sur la Ligne ferroviaire de Rennes à Quimper via Redon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme latine Rupes Fortis en l'an 1260[2].

Roc'h-an-Argoed en breton.

Si le toponyme français est une traduction littérale du toponyme latin, la traduction du toponyme breton serait "Rocher de l'Argoat", « Rocher du pays des terres ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Le prieuré Saint-Michel de la Grêle fut fondé dès le XIe siècle par l'un des premiers seigneurs de Rochefort à l'emplacement de la chapelle Saint-Michel[3].

La cité est dotée au XIIe siècle d'un château construit sur l'éperon rocheux par les seigneurs de Rochefort. Il a été construit selon un plan pentagonal[4] et prend la place d'anciennes fortifications gallo-romaines. Le bourg se développe à partir du château et son nom apparaît en 1260 sous la forme de Rupes castris[5]. Il comporte de nombreux services administratifs et est le siège d'une seigneurie puissante : dès le XIIe siècle, la châtellenie de Rochefort figure parmi les principales seigneuries du pays vannetais[6]. Le domaine seigneurial s'étendait sur plus de 5 000 hectares[7].

Le plus ancien seigneur de Rochefort connu est Thibaud, qui vivait en 1280. Cette seigneurie fut érigée en châtellenie en 1304 en faveur de Thébaud par le duc Jean Ier de Bretagne ; Guillaume IV de Rochefort fut évêque de Léon entre 1349 et 1346 ; en 1349, la seigneurie passa aux mains de la maison de Rieux par le mariage le de Jean III de Rieux (1377-1431), avec Jeanne de Rochefort. En 1440 Jean de Rieux fonda le monastère des Cordeliers de Saint-François de Bodelio[8], situé à Malansac. Le , Jean IV de Rieux, sire de Rieux et de Rochefort, ordonne que pendant toute sa vie, en l'église de La Tronchaye, soient dits tous les jours « matines, prime, tierce, sexte, none, vêpres et complies, avec une messe votive, à diacre et sous-diacre, comme dans les églises cathédrales ou collégiales ». En conséquence il créa six chapelains et un doyen, et assigna aux premiers trente livres monnaie de rente, et aux seconds quarante livres, et quinze livres qu'il promit pour l'entretien du luminaire. Son fils Claude de Rieux (1497-1532), rendit cette fondation perpétuelle par ses lettres du [9].

La châtellenie s'étendait sur une dizaine de paroisses ; au sud, celles de Limerzel, Questembert, Péaule, Caden fournissaient les ressources issues de la culture et de l'élevage ; au nord, celles de Pluherlin et Malansac le bois des Landes de Lanvaux ; au centre se situait le bourg aux fonctions artisanales et commerçantes[10].

Article détaillé : Château de Rochefort-en-Terre.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Rochefort-en-terre : lavoir (rénové) datant du XVIe siècle.

La chapelle Saint-Roch, dédiée à saint Roch, fut construite en 1527 après l'éradication d'une épidémie de peste.

Pendant les Guerres de la Ligue, en novembre 1592, le prince de Conti et le maréchal d'Aumont assiégèrent la ville et le château de Rochefort, qui résistèrent à ces attaques « et à plus de 2 500 coups de canons qui ne purent faire une brèche pour l'assaut ». Le , le duc de Mercœur fit lever le siège. En 1594, Nicolas de Talhouët prit le château et le fit raser. Il a été depuis reconstruit et appartint au XVIIIe siècle à la maison de Nétumière[11].

Jean-Baptiste de Larlan Kercadio[12] et son fils François Julien de Larlan Kercadio[13], tous deux comtes de Rochefort, furent aussi tous les deux présidents à mortier au Parlement de Bretagne. En 1737, leur petit-fils et fils « haut et puissant seigneur Messire Jean Anne Vincent Larlan de Kercadio[14], chevalier (...) », mousquetaire, est comte de Rochefort, marquis de la Dobrays, seigneur de Questembert, etc.. et des châtellenies de Malestroit et autres lieux[15].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Rochefort en 1778 :

« Rochefort ; petite ville et trève de la paroisse de Pluherlin, près de la rivière d'Ars ; à 7 lieues à l'est de Vannes, son évêché, à 15 lieues de Rennes et à 4 lieues ½ de Redon, sa subdélégation. Le séjour de l'endroit est très agréable. On y remarque un très beau château et une collégiale.(...) Rochefort, Keralio et annexes forment une haute justice, qui appartient à Madame de Nétumière[16]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Alexandre Bloch : Défense de Rochefort-en-Terre, 29 avril 1793 (tableau de 1885, Conseil général du Morbihan).

En mars 1793, le château fut pris par les chouans. Trois patriotes moururent au cours de la bataille. La commune a pris les noms de Rochefort-des-Trois et de Roche-des-Trois pendant quelques années[17].
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1800, Rochefort est chef-lieu de canton. Une activité industrielle s'y développe autour des ardoisières, des clouteries et tanneries.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Rochefort en 1843 :

« Rochefort : commune formée de l'ancienne ville et paroisse de ce nom, aujourd'hui cure de 2e classe. En 1790, Rochefort fut créé chef-lieu de district. Il y a aujourd'hui en cette ville bureau de poste, brigade de gendarmerie à pied, bureau d'enregistrement, perception des contributions directes. (...) Rochefort est une petite ville située au fond d'un vallon abrupt que forme l'une des extrémités de la chaîne ds montagnes schisteuses dans laquelle est l'exploitation ardoisière de Malansac. Les ruines du vieux château qui donna son nom à cette ville la dominent encore et semblent, du haut de leur colline rocheuse, veiller sur elle. La collégiale de La Tronchaye (...) a subsisté telle que le maréchal de Rieux l'avait instituée. Depuis, elle est devenue l'église paroissiale de Rochefort ; c'est un édifice irrégulier, dont la construction peut remonter aux premières années du XVe siècle. Sa façade nord est assez belle, mais elle semble avoir été enfouie par l'élévation assez extraordinaire du cimetière, qui la borde. Les tombeaux des seigneurs de Rochefort étaient dans cette église ; ils furent détruits pendant la Révolution. L'on dit qu'une sainte Vierge et un saint Joseph ne sont autres que deux statues d'une comtesse et d'un comte de Rochefort, sauvées alors de la destruction. (...) Le vieux château de Rochefort, à demi ruiné du temps de la Ligue, puis rebâti, a été détruit dans les guerres de la Révolution, à la suite d'un combat entre les insurgés bretons et les Républicains, qui s'en emparèrent. Il y a foire le deuxième lundi de chaque mois ; marché tous les mardis. (...) Géologie : schiste argileux. On parle le français[18]. »

L'abbé Pierre Marot, précédemment recteur de Sérent, fut curé de Rochefort-en-Terre pendant 21 ans à partir de 1844[19]. Il fit des recherches archéologiques, découvrant des objets de l'âge de pierre et de l'âge du bronze[20].

Un teste publié en 1887 présente les ardoisières exploitées depuis longtemps à Rochefort-en-Terre : « La société actuelle date de 1860 (...) : elle exploite (...) quatre carrières à ciel ouvert ou en galerie. Elle occupe 350 à 400 ouvriers et produit 16 000 000 d'ardoises [par an] (...), expédie ses ardoises dans toute la France. (...). Il convient, au sujet de l'ardoise de Rochefort, d'insister sur sa dureté, son élasticité et sa résistance à la flexion, qualités premières de tout schiste ardoisier »[21].

En 1892, la commune prend le nom de Rochefort-en-Terre.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Vers la fin du XIXe siècle, Naïa, une sorcière connue, hantait à Rochefort-en-terre le vieux château ruiné des Rieux. « Instruite, intelligente, crainte et respectée, elle fait le bonheur des photographes. On la prétend capable de manipuler les braises, de lire entre les lignes de la main, de prédire l'amour, de parler au démon Gnâmi et, bien entendu, de jeter des sorts... »[22].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Article détaillé : Naïa la sorcière.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Ex-voto de Renaud de la Frégeolière, aviateur, « pour sa main conservée, avril 1918 », dans l'église Notre-Dame de la Tronchaye.

À partir de 1903, Alfred Klots, propriétaire du château, invite des peintres dans la cité et met en place les activités touristiques. Il eut l'idée en 1911 de lancer un concours à travers la ville : celui des « fenêtres fleuries », devenu au fil du temps celui des « villages fleuris »[23].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Rochefort-en-Terre porte les noms de 24 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[24]. Parmi eux, Alphonse Maigné "tombé glorieusement sur le champ de bataille au Four de Paris[25] (Argonne) le âgé de 29 ans" selon une plaque commémorative située dans la chapelle du château de Rochefort-en-Terre[26].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Rochefort-en-Terre porte les noms de 5 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[27].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Deux soldats originaires de Rochefort-en-Terre (Raymond Denis et Arthur Le Borgne) sont morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine, le premier en 1946 en Cochinchine, le second en 1949 au Tonkin[28].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2009, la commune entre dans la communauté de communes de Questembert.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Rochefort-en-Terre (Morbihan).svg

Les armoiries de Rochefort-en-Terre se blasonnent ainsi :


Vairé d’or et d’azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Rochefort-en-Terre 1.
La mairie de Rochefort-en-Terre 2.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Pierre Legal    
1792 1793 Jean-Louis Duperron    
1793 1795 Mathurin Ramet    
1795   Jy Haudebert    
1798 1800 François Augustin Le Clainche    
1800 1815 Jean Mace    
1815   François Augustin Le Clainche    
1815 1827 Julien Lacambre    
1827 1832 Dominique Robin    
1832 1834 Désiré Charles Dany    
1834 1840 François Marie Vignard    
1840 1842 Ambroise Félix Moigno    
1842 1847 Charles Adolphe Desgoulles    
1847 1848 Alphonse Lamarre    
1848 1852 Jacques Juhel    
1852 1865 Joseph Herveou    
1865 1869 Jacques Juhel    
1869 1871 Vincent Gruel    
1872 1874 Jean-Marie Simon    
1874 1882 Joseph-Marie Digo    
1882 1888 Jean Bahon    
1888 1891 Jean-Marie Juhel    
1891 1893 Joseph Le Besconte    
1893 1904 Louis Gruel    
1904 1929 Gurval Poirier    
1929 1934 Jules Gruel    
1934 1939 Victor Limon Duparcmeur    
1939 1947 Léonine de Saint-Quentin    
1947 1977 Jean Blanchard    
1977 1995 René Belliot RPR Conseiller général
1995 1999 Marie-Thérèse Le Brun    
1999 2001 Lucienne Abgrall    
2001 en cours Jean-François Humeau    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

En 2015, la commune comptait 632 habitants[Note 1], en diminution de 4,24 % par rapport à 2010 (Morbihan : +3,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
615596555695695697732735767
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
730676692678706658637644653
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
685737716638604575555682609
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
662670599613645693683662640
2015 - - - - - - - -
632--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

La croissance de la population de Rochefort-en-Terre entre 1990 et 2007 est due à son solde migratoire. Le solde naturel négatif (- 3,8 %) a été compensé par le solde migratoire positif (+ 4 %). Cette tendance a commencé entre 1975 et 1982 en s'accentuant de recensement en recensement : 75/82 - 1 % et + 1,3, 82/90 - 2 % et 2,7 %, 90/99 - 2,7 % et + 3,5 %. Ainsi la population se renouvelle par un apport de population. Au recensement de 2007, 57,2 % de la population habitait la commune depuis plus de 5 ans. Les nouveaux arrivants venant en majorité du département du Morbihan (30,3 %), 1,9 % de la Bretagne, 8,1 % d'une autre région de la France métropolitaine, 0,8 % d'un Département d'Outre Mer et 1,7 % d'un autre lieu.

La commune abrite, en 2007, 378 logements soit 68 de plus qu'en 1999 : 77,, 6 % de maisons et 21,8 % d'appartements. Ce sont principalement des résidences principales (73,1 %), avec une petite part de logements secondaire (20,1 % et quelques logements vacants (6,8 %). Le parc immobilier comprend une majorité de logements anciens (50,2 % achevé avant 1949). La cité s'est dotée régulièrement de nouveaux logements, principalement des maisons, : 11,2 % entre 1949 et 1975, 27,5 % entre 1975 et 1989 et 11,2 % entre 1990 et 2004. 45,6 % des logements principaux ont plus de cinq pièces.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cité comporte de nombreux monuments historiques :

  • plusieurs maisons anciennes dans la grande rue dont le Café Breton, une maison du XVIe siècle possédant une tourelle[33],
  • entre la collégiale et les halles, quatre immeubles du XVIe siècle et XVIIe siècle[34].

Une chapelle est mentionnée au XIIe siècle à Rochefort. Elle était de style roman comme le montre l'empreinte dans le mur Nord du transept et le clocher. L'église actuelle a été en grande partie construite au XVe siècle : église paroissiale, elle est érigée en collégiale par le maréchal Jean de Rieux en 1498. Elle se dote alors de stalles et s'orne d'un jubé qui a été déplacé à la tribune. Agrandie et restaurée en 1533 par le Seigneur de Rochefort, elle est dotée d'une façade gothique flamboyant.

Au XVIIe siècle, le chœur où officiaient les chanoines est fermé par un retable de pierre. La collégiale est agrandie d'une nouvelle nef au sud pour accueillir les paroissiens. La collégiale est restaurée et accueille deux retables venant de l'ancien couvent de Bodélio en Malansac. En 1802, Rochefort devient paroisse et doyenné.

En 1925, la collégiale est classée monument historique. De grands travaux ont été entrepris pour cela. Le chœur est réaménagé par l'enlèvement du retable de pierre qui est placé dans l'arrière chœur. deux vitraux sont composés : un au chevet et un au transept sud représentant la découverte de la statue de Notre-Dame-de-la-Tronchaye. La collégiale abrite, sans doute depuis le XIIe siècle, la statue de Notre Dame-de-la-Tronchaye trouvée dans un arbre par une bergère. Rochefort est devenue depuis ce temps là un lieu de pèlerinage. En 1925, le pape a autorisé de couronner la statue de la Vierge Marie.

Article détaillé : Église Notre-Dame-de-la-Tronchaye.
Article détaillé : Calvaire de Rochefort-en-Terre.
  • Le château de Rochefort a été construit au XIIIe siècle. Ce château primitif a été ruiné pendant les guerres de la Ligue et une seconde fois en 1793. En 2013, la municipalité a acquis le château. Dans les caves, elle a implanté un musée des arts de l'imaginaire fantastique, le Naïa museum.
Article détaillé : Château de Rochefort-en-Terre.
  • La chapelle Saint-Roch (construite initialement en 1527, détruite pendant la Révolution, reconstruite en 1854-1855[36].
  • La chapelle Saint-Michel (détruite au XVIIe siècle, reconstruite au début du XXe siècle[37].
  • Un vieux puits.
  • les halles.
  • Une maison de retraite a été construite au XVIIIe siècle.
  • Une glycine de couleur mauve, plus que centenaire, recouvre la façade et le pignon ouest de la mairie.

École[modifier | modifier le code]

La commune compte une école primaire de 60 élèves : l'école Sylvain-Pradeau.

Distinctions touristiques[modifier | modifier le code]

La commune a obtenu différents labels :

Par ailleurs, Rochefort-en-Terre est arrivé en première place du classement 2016 de l'émission télévisée Le Village préféré des Français[38].

Le village est élu « merveilleux Village de Noël » le [39], durant l'émission de TF1 qui l'a choisi en fonction des illuminations, des spécialités culinaires ou encore des traditions de Noël.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Tableaux représentant Rochefort-en-terre et ses environs[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marie Rose de Larlan de Kercadio de Rochefort, marquise des Nétumières, fille du seigneur de Rochefort, et épouse du parlementaire breton Charles Paul Hay des Nétumières, dont le portrait peint en 1750 par Jean-Étienne Liotard est conservé au Detroit Institute of Arts - Michigan, USA.
  • Le peintre suisse Marius Borgeaud y a peint durant une dizaine d’années, à partir de 1909.
  • Françoise d'Amboise aurait séjourné à Rochefort-en-Terre où habitait son oncle de Rieux vers 1460. C'est dans la collégiale qu'elle aurait fait le serment solennel de ne pas se remarier. Elle a sa statue dans l'église.
  • Marie-Louise Trichet est venue à Rochefort-en-Terre au XVIIIe siècle pour signer l'acte de fondation de la maison de retraite.
  • Le peintre américain Alfred Klots, à l'origine du renouveau de la cité.
  • Naïa la sorcière
  • La chanteuse Tonia Le Goff

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. Palmarès des villages fleuris

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.rochefortenterre-tourisme.bzh/histoire-et-patrimoine/rochefort-en-terre-village-prefere-des-francais/
  2. Dans les archives du Prieuré de Madeleine de Malestroit
  3. http://www.infobretagne.com/rochefort-en-terre.htm
  4. « Château », notice no PA00091638, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1, 1990, n 1598
  6. A. Chédeville, N-Y Tonnerre, La Bretagne féodale XIe-XIIIe siècle, Rennes, 1987, p. 124.
  7. J-P Leguay, Hervé Martin, Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532, Rennes, 1982, p. 213.
  8. http://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/56-Morbihan/56123-Malansac/89573-anciencouventdeCordeliersdeBodelio
  9. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 4, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist04og/page/136
  10. A. Chédeville...op. cit. , p. 170.
  11. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 4, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist04og/page/136
  12. Jean-Baptiste de Larlan Kercadio, né le à Rennes, décédé en 1717.
  13. François Julien de Larlan Kercadio, né le à Rennes, décédé le au château de Rochefort.
  14. Jean Anne Vincent Larlan de Kercadio, né le , décédé en 1771.
  15. "Bulletin de la Société polymathique du Morbihan", 1938, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65611422/f70.image.r=Rochefort-en-Terre?rk=665239;2
  16. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 4, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist04og/page/136
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Châteauneuf-du-Faou », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 2 décembre 2012)
  18. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjawOe05-HdAhWNZlAKHYFDCPAQ6wEILjAB#v=onepage&q&f=false
  19. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63574834/f7.image.r=Rochefort-en-Terre
  20. Émile Cartailhac, "Dictionnaire archéologique de la Gaule : époque celtique", tome II, H-Z, 1875-1923, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9763804h/f519.image.r=Rochefort-en-Terre?rk=472105;2
  21. "L'Écho des mines et de la métallurgie", n° du 12 juin 1887, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57401961/f5.image.r=Rochefort-en-Terre?rk=278971;2
  22. Erwan Chartrier-Le Floch, "Clichés armoricains" (1870-1930). Une Bretagne pittoresque et insolite", Coop Breizh, 2017, (ISBN 978-2-84346-822-3)
  23. Stéphane Bern - Le village préféré des français, La France et ses villages, page 90, (ISBN 978-2-226-25929-5).
  24. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=25973
  25. https://argonne1418.com/photos-depoque/four-de-paris/
  26. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=80776
  27. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=25973
  28. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=25973
  29. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  33. http://www.culture.gouv/public/mistral/ merime
  34. http://www.gouv.fr/public/mistral/merime
  35. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merime
  36. http://www.rochefort-en-terre.fr/les-croix-et-les-calvaires/
  37. http://www.rochefort-en-terre.fr/les-croix-et-les-calvaires/
  38. Justine Sauvage, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel, « Rochefort-en-Terre sacré village préféré des Français! », sur francebleu.fr, (consulté le 8 juin 2016).
  39. « Rochefort-en-Terre consacré "merveilleux village de Noël" », sur Ouest-France, (consulté le 29 décembre 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]