Romy Schneider

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Romy Schneider
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Romy Schneider en 1973.
Nom de naissance Rosemarie Magdalena Albach
Naissance
Vienne, Autriche (à l'époque dans le Reich allemand)
Nationalité Drapeau d'Allemagne Allemande
Drapeau de France Française
Décès (à 43 ans)
Paris, France
Profession Actrice
Films notables Sissi
La Piscine
César et Rosalie
L'important c'est d'aimer
Le Vieux Fusil
Une histoire simple

Rosemarie Magdalena Albach, dite Romy Schneider (/ʁomi ʃnɛdɛʁ/[a] ; en allemand : /ˈʁomi ˈʃnaɪdɐ/[b]), est une actrice allemande[c] naturalisée française[1], née le à Vienne (aujourd'hui en Autriche, à l'époque dans le Reich allemand) et morte le à Paris (France)[2],[3].

Au début des années 1950, vers l'âge de 15 ans, elle commence sa carrière d'actrice dans le genre Heimatfilm. De 1955 à 1957, elle interprète l'impératrice Élisabeth d'Autriche, surnommée « Sissi », dans trois films — Sissi (1955), Sissi impératrice (1956) et Sissi face à son destin (1957) — qui lui valent succès et reconnaissance internationale.

En 1958, Romy Schneider rencontre l'acteur français Alain Delon avec lequel elle se fiance l'année suivante. Elle s'installe alors en France où elle joue dans des films à succès, acclamée par la critique et dirigée par des réalisateurs parmi les plus remarquables de l'époque. Sa relation avec Alain Delon prend fin en 1963, tandis qu'elle entame une brève carrière aux États-Unis, avant de revenir en France. Par la suite, elle se marie deux fois. En 1981, le fils de son premier mariage meurt dans un accident à l'âge de 14 ans. En , âgée de 43 ans, Romy Schneider est retrouvée morte dans son appartement parisien.

Romy Schneider obtient par deux fois le César de la meilleure actrice pour ses rôles dans les films L'important c'est d'aimer (1975) d'Andrzej Żuławski (le tout premier César de la meilleure actrice) et Une histoire simple (1978) de Claude Sautet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance (1938-1945)[modifier | modifier le code]

Romy Schneider naît en 1938 à Vienne — quelques mois après l'intégration de l'Autriche, du fait de l'Anschluss, au Reich allemand — au sein d'une famille de longue tradition artistique. Son arrière-grand-père paternel, Rudolf Retty (de) (Lübeck, 1845 - Leipzig, 1913), était acteur et metteur en scène et sa femme Kathe Retty née Schäfer était chanteuse. Ils sont les parents de Rosa (Retty puis Albach-Retty) (Hanau, 1874 - Baden, 1980), pensionnaire du Burgtheater. Rosa Retty, qui mourra plus que centenaire en 1980, épouse Karl Albach, officier de l'armée impériale austro-hongroise. Ce dernier renonce par amour à sa carrière militaire et devient par la suite avocat puis comédien. Rosa et Karl Albach ont un fils, Wolf Albach-Retty qui deviendra acteur[4]. Il épouse la comédienne allemande Magda Schneider. Cette dernière, née à Augsbourg en Souabe bavaroise, est la fille de Xaverius (ou Franz Xavier) Schneider et de Maria, née Meier-Hörmann.

Rosa Albach-Retty (1874-1980), la grand-mère paternelle de Romy Schneider.

Magda et Wolf Albach se rencontrent lors d'un tournage en 1933 — année où Wolf adhère au parti nazi[5] — et se marient en 1937 à Berlin[4]. Romy Schneider naît l’année suivante : son prénom de baptême, Rosemarie, est la contraction des prénoms de ses grands-mères, Rosa et Maria. En 1941, naît son frère Wolf-Dieter Albach, qui exercera la profession de chirurgien.

En octobre 1938, alors que Rosemarie n'est âgée que de quelques semaines, la famille Albach quitte Vienne en cours de nazification depuis l'Anschluss et s'installe dans la propriété de Mariengrund à Schönau am Königssee dans les Alpes bavaroises, près de Berchtesgaden[6],[7]. Le Berghof, le chalet d'Adolf Hitler situé à vingt kilomètres par la route[8] mais à environ six cents mètres à vol d'oiseau, est visible de l'autre côté de la vallée, quasiment à la même altitude. La Kehlsteinhaus dite le « Nid d'Aigle » de Hitler, où se réunissent des dignitaires nazis, offerte en 1939 au Führer par Martin Bormann, son éminence grise et grand ami de la famille Schneider, se trouve non loin du Berghof et du chalet de quatorze pièces des Albach[7].

Les époux Schneider-Albach, en raison de leurs engagements professionnels, ne sont que rarement présents. C'est d'abord une gouvernante qui s'occupe de Rosemarie la première année de sa vie puis la grand-mère maternelle de Romy, Maria Schneider, qui prend soin d'elle et de son frère lorsque leurs parents sont en tournage. Elle fréquente avec sa mère le cercle d'Adolf Hitler qu'elle rencontre[9].

La famille de la petite Rosemarie bénéficie de privilèges réservés aux proches du régime nazi : sa grand-mère paternelle Rosa Albach-Retty (admiratrice déclarée de Hitler et membre du Front patriotique autrichien) et son père Wolf (membre de soutien dès 1933 de la SS, rejoignant volontairement le Front du travail allemand, et membre actif à partir de 1938) sont inscrits sur la « Liste des privilégiés divins » nationaux-socialistes, selon Goebbels, en tant qu'artistes utiles au Reich, ou à la propagande nazie[5],[4]. Magda Schneider, qui pour sa part, a été exemptée d'impôt par le ministère de Propagande nazi, est une proche de Martin Bormann, homme réputé sans scrupules, dont les enfants jouent avec la petite Rosemarie[7]. À ce sujet, Romy Schneider déclarera en 1976 : « Je crois que ma mère avait une relation avec Hitler »[10],[11]. Adulte, elle a la volonté de s'affranchir de ce lourd passé en donnant à ses enfants des prénoms d'origine hébraïque, en l'occurrence David et Sarah[12],[7].

En 1943, son père Wolf rencontre l'actrice Trude Marlen (de) et quitte sa mère Magda[d]. Rosemarie, âgée de 4 ans et demi, est bouleversée et s'attache davantage à sa mère qu'elle admire profondément, ainsi qu'à son frère. Elle idéalise le père absent et projettera par la suite, dans sa rencontre avec ses futurs réalisateurs, l’image de son propre père[13].

En 1944, Romy entre à l'école primaire de Berchtesgaden alors que son père s'installe avec l'actrice Trude Marlen. Le divorce de ses parents est prononcé en 1945. À cette époque, l’Autriche est de nouveau indépendante, mais occupée par les armées alliées. Du fait de sa proximité avec les dirigeants du régime nazi, la fin de la guerre marque le début d'une longue pause dans la carrière de Magda Schneider[12].

Formation et débuts au cinéma (1949-1953)[modifier | modifier le code]

Pensionnat Schloss Goldenstein, fréquenté par Romy Schneider de 1949 à 1953.

À partir de 1949, Romy est placée en pensionnat à l'internat autrichien pour jeunes filles Goldenstein, une institution religieuse catholique dirigée par les sœurs augustines, située près de Salzbourg, qu'elle fréquente jusqu'en 1953. Cette année-là, elle obtient avec mention sa Mittlere Reife (de), l'équivalent du diplôme national du brevet français d’aujourd'hui, puis est censée rejoindre sa mère à Cologne.

Voulant devenir décoratrice ou illustratrice de livres pour enfants, Romy doit effectuer sa rentrée scolaire à l'École de dessin de mode à Cologne[14] mais elle rêve surtout d'une carrière d'actrice, comme le montre le journal intime qu'elle a reçu en cadeau à l'âge de treize ans et qu'elle baptise Peggy. Elle y raconte sa joie lorsqu'on lui confie un rôle dans la petite troupe de théâtre de son pensionnat[7].

Romy Schneider à l'affiche du film Mademoiselle Ange (Ein Engel auf Erden), sorti en 1959.

En 1953, sa mère se remarie avec le restaurateur colognois Hans Herbert Blatzheim (de), déjà père de trois enfants, membre du NSDAP mais essayant de protéger les Juifs de son équipe[5]. Romy, adolescente, ne s'entend pas avec ce parâtre qu'elle ne désignera que par l'expression de « deuxième mari de ma mère »[14]. Plusieurs fois, elle devra se cacher dans les toilettes pour échapper aux agressions quasi incestueuses[15] de ce quinquagénaire que sa mère laisse, comme le droit le lui permet, devenir son agent[16].

À cette époque, le producteur de cinéma Kurt Ulrich cherche une jeune fille pour tenir le rôle de la fille du personnage principal du film Quand refleuriront les lilas blancs, joué par sa mère Magda Schneider. Celle-ci propose sa propre fille, qui passe brillamment les essais en juillet 1953 et se révèle très photogénique[17]. Romy quitte alors le cursus scolaire, et, à quinze ans, apparaît pour la première fois à l'écran, sous le nom de « Romy Schneider-Albach ». Le film Quand refleuriront les lilas blancs connaît un succès immédiat et est suivi d'autres rôles. Mais c'est en incarnant l'impératrice d'Autriche Élisabeth de Wittelsbach, à partir de 1955, qu'elle fait une percée fulgurante[10].

Le « mythe » Sissi (1955-1957)[modifier | modifier le code]

Au début des années 1950, le réalisateur autrichien Ernst Marischka a pour projet de monter à l'écran l'histoire romancée de l’impératrice Élisabeth d'Autriche, dite « Sissi », née en 1837, épouse de l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche et assassinée en 1898 à Genève. Marischka a toujours été sensible à l'immense pouvoir de séduction de cette femme qui fut l'un des personnages les plus captivants de la fin du XIXe siècle, mais également celui dont les Autrichiens se souviennent avec le plus de nostalgie. Marischka avait déjà essayé de la populariser en 1932 dans une opérette où Paula Wessely tenait le premier rôle[18].

Karlheinz Böhm (l'empereur François-Joseph) et Romy Schneider (Sissi) dans Sissi (1955).

Pour Marischka, l'existence réelle d'Élisabeth de Wittelsbach révèle trop de tourments pour ne pas être romancée, et il ne souhaite conserver dans sa fiction que le passé glorieux et heureux de l'impératrice. Il ne gardera donc que les événements romantiques et les grands moments d'émotion en occultant tous les drames pénibles et les phobies qu'elle a réellement vécus. De plus, l'Autriche cherche à faire oublier son annexion à l'Allemagne nazie et à retrouver son prestige. Ernst Marischka « ne lésine pas » sur les moyens pour que le spectateur croie réellement côtoyer Sissi à son époque. Il vise très haut et sait que Romy Schneider, remarquablement secondée par sa mère qui interprète le rôle de la duchesse Ludovika, mère de l'impératrice, est prête à contribuer à la réussite du projet. Il choisit Karlheinz Böhm pour interpréter le rôle du jeune empereur François-Joseph.

Romy Schneider en 1955 dans le rôle de Sissi.

À sa sortie en 1955, le film Sissi déclenche un tel engouement populaire en Autriche et en Allemagne que les recettes du film dépassent celles d’Autant en emporte le vent[18]. En Europe, le film obtient la mention d'« œuvre culturelle »[19]. En Suisse et en France, le film bénéficie d'un lancement remarquable et est même ensuite diffusé gratuitement dans des écoles. Des prospectus de Romy Schneider sont distribués et on retrouve même son visage sur des boîtes d'allumettes et des briquets[19]. À Nice, Lille, Amsterdam, Anvers, Gand, Madrid et Helsinki, les records de fréquentation des salles de cinéma sont largement battus[19].

Le succès du film étant assuré, Marischka entreprend le tournage d’un deuxième épisode, Sissi impératrice (Sissi, die junge Kaiserin en allemand) avec un budget et une vision similaires à ceux du premier volet. En revanche, Romy Schneider comprend difficilement que l'on puisse faire un deuxième film. Elle se sent de plus en plus étrangère à ces personnages idéalisés et supporte de plus en plus difficilement les désagréments qu'on lui impose, comme celui de porter une lourde perruque[e] qui lui donne des maux de tête. Le réalisateur et le représentant de la UFA passent outre ses remarques afin de rendre le rôle plus réaliste[19]. En 1956, le second film reçoit un accueil similaire au premier. Romy est considérée comme « la meilleure chose importée d'Autriche après la valse »[7]. Des milliers de jeunes filles dans toute l'Europe adoptent alors le style « princesse » : cheveux longs bouclés, taille de guêpe et jupons bouffants.

En 1957, Romy Schneider entreprend le tournage du troisième épisode : Sissi face à son destin (Sissi, Schicksalsjahre einer Kaiserin en allemand) avec réticence et a hâte de se détacher du personnage auquel on l'identifie désormais. Au grand dam de son agent et beau-père — qui gère sa fortune et utilise ses cachets pour investir dans des hôtels et restaurants — et aussi de sa mère — qui utilise sa fille pour poursuivre sa propre carrière, déclinante depuis la fin du régime nazi[20] —, Romy s'oppose au tournage d'un quatrième épisode. Plus tard, elle déclarera même : « Je hais cette image de Sissi » et affirmera : « J’ai refusé les 80 millions[21] qu’on m’offrait pour tourner une quatrième mouture de Sissi »[22], bien qu'elle soit reconnaissante de la popularité que cette trilogie lui a apporté[23].

Dès 1953, Magda Schneider a décidé de prendre en charge la carrière naissante de sa fille qui a définitivement adopté le pseudonyme « Romy Schneider ». En outre, Magda parvient souvent à imposer aux réalisateurs de jouer auprès de sa fille. En 1957, elle va même jusqu'à interdire à sa fille de signer le contrat que Kirk Douglas lui propose lors de leur rencontre au Festival de Cannes. La jeune fille se rebelle alors et décide de désormais choisir elle-même ses rôles. Comme conséquence évidente, cette décision a un effet négatif sur la carrière professionnelle et la situation financière de sa mère[20].

Premières amours (1956-1959)[modifier | modifier le code]

Romy Schneider posant pour le sculpteur Marcel Mayer en 1959.

En 1956, Romy Schneider fréquente brièvement Toni Sailer, le triple champion du monde de ski alpin, rencontré lors d'un bal de valse autrichienne. Leur flirt est médiatisé en raison de leurs notoriétés respectives. Entre 1956 et 1957, Romy entretient une amourette avec l'acteur Horst Buchholz que sa mère Magda et son beau-père n'apprécient pas du tout car il a la réputation d'être un voyou[réf. nécessaire].

En 1957, Romy — accompagnée de sa mère — et Horst débarquent à Paris pour jouer dans le film Monpti. Rentrés à Munich pour tourner les intérieurs du film, les deux jeunes acteurs mettent fin à leur relation à cause du chantage que le mari de Magda a fait à Romy. Il lui aurait dit : « Tu choisis, c'est lui ou c'est moi ! » ; elle a choisi sa famille n'étant pas encore assez indépendante[réf. nécessaire].

L'année 1958 est « charnière » dans la vie professionnelle et privée de Romy Schneider : Pierre Gaspard-Huit lui propose le rôle principal de Christine, un remake de Liebelei de Max Ophüls, dans lequel sa mère avait tenu le rôle principal en 1933. Ayant le droit de choisir elle-même son partenaire, elle sélectionne sur photo le jeune premier Alain Delon et les producteurs arrangent une entrevue avec la presse dans les salons de l'aéroport d'Orly à Paris : les deux jeunes acteurs se rencontrent pour la première fois au pied d'un escalier mécanique[24]. Leurs premiers rapports sont houleux, Romy ne parlant pas français et trouvant Alain Delon trop arrogant. Cependant, durant le tournage, elle tombe amoureuse de son partenaire.

Le , les « fiancés de l'Europe » célèbrent leurs fiançailles officielles, organisées par la mère et le beau-père de Romy à Morcote en Suisse, au bord du lac de Lugano, devant la presse internationale, sans planifier de date pour un éventuel mariage. Échappant à sa mère qui la chaperonnait jusque dans ses films, Romy part alors s'installer avec Delon à Paris. Elle y abandonne son éducation bourgeoise pour découvrir les soirées de la capitale, l'anticonformisme et une jeunesse qui méprise l'argent. La presse allemande ne lui pardonne pas cette infidélité[12],[25].

Naissance d'une vedette (1960-1966)[modifier | modifier le code]

Alain Delon est en pleine gloire et tourne sans cesse tandis que Romy joue peu. Dans ses moments de déprime, elle rend visite à Marlène Dietrich qui devient sa confidente. Une complicité avec Jean-Louis Trintignant naît, en 1961, sur le tournage du Combat dans l’île d’Alain Cavalier, qui plus tard sera une liaison sur Le Train (1973), interrompue une fois le film achevé[26].

Delon lui fait apprendre l'italien et rencontrer Luchino Visconti qui fait monter sur scène le couple dans Dommage qu'elle soit une putain en 1961. Après ce triomphe, le réalisateur italien lui donne un rôle dans un sketch de Boccace 70 en 1962. À la fin du tournage, Visconti lui glisse au doigt un anneau en bois incrusté de deux diamants et d'un saphir qui ne la quittera plus jusqu'à sa mort. Cette même année, elle monte pour la première fois sur les planches en Allemagne, au théâtre de Baden-Baden, où elle joue en français, avec une troupe française, la pièce La Mouette d'Anton Tchekhov. Fin 1962, elle est hospitalisée pour surmenage ; Alain Delon est à son chevet.

Les producteurs américains, séduits, surnomment l'actrice « la petite fiancée du monde » et lui font de nombreuses propositions[27]. La Columbia lui offre alors un contrat de sept ans (pour sept films et un cachet d'un million de francs pour chacun de ses rôles). En 1962, Romy s'installe à Hollywood, qu'elle quittera en 1965. Elle y tourne un premier film avec Otto Preminger, Le Cardinal qui est un succès. En 1963, elle reçoit la première récompense française de sa carrière, l'Étoile de Cristal de l'Académie du cinéma pour sa prestation dans Le Procès. Néanmoins, sur son deuxième film pour la Columbia, Prête-moi ton mari, elle découvre que les techniques de l'Actors Studio (ainsi que la machinerie implacable de l'industrie du spectacle aux États-Unis) sont bien différentes des siennes. Maladroite dans cette comédie, elle est envahie par le stress, le trac et les doutes, notamment personnels : des photos de Delon accompagné d'une jeune femme circulent dans la presse. Ainsi, la presse américaine la surnomme « Miss Worry » (« Mademoiselle l'inquiète »)[28], et la conduit à des seconds rôles.

Romy Schneider en septembre 1965.
Romy Schneider en compagnie d'Anthony Quinn au Palais Garnier de Paris, en décembre 1963.

Elle rompt donc son contrat avec la Columbia et retourne à Paris après que son agent George Beaume lui a remis une lettre de rupture de quinze pages écrite par Alain Delon. Le 18 décembre 1963, elle trouve en rentrant dans leur hôtel particulier du 22, avenue de Messine quelques roses laissées sur la table du salon et un mot de son ex-fiancé : « Je suis à Mexico avec Nathalie. Mille choses. Alain » . Cette mise en scène est démentie par l'acteur[10]. Après cinq ans de passion orageuse, Alain Delon l'a ainsi quittée pour Nathalie Sand, enceinte de leur fils Anthony. Romy est évidemment très affectée par cette rupture[29].

En juin 1964, Romy obtient la « Victoire du Cinéma français », récompensant la « meilleure actrice étrangère de l'année ». La même année, elle tourne L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot, film inachevé pour lequel elle change radicalement d'image et révèle son potentiel érotique[30].

Le , à l'occasion de l'inauguration du restaurant Blatzheim à l'Europa-Center de Berlin-Ouest, elle rencontre l'acteur et metteur en scène de théâtre de boulevard berlinois Harry Meyen, d'origine juive. Encore marié, il divorce : ils peuvent se marier le 15 juillet 1966 à Saint-Jean-Cap-Ferrat — Romy est déjà enceinte de cinq mois — et s'installent dans la Winkler Straße à Berlin-Grunewald. Schneider prévoyait de faire du théâtre à Berlin, un souhait qui ne s'est pas réalisé, malgré plusieurs rendez-vous avec Boleslaw Barlog et Fritz Kortner pour mettre en scène une pièce[31]. Entre février et mars 1966, Romy Schneider tourne La Voleuse à Oberhausen[32] et à Berlin, dans lequel elle joue en compagnie de Michel Piccoli pour la première fois. Elle tourne ensuite pendant l'été le polar franco-britannique La Fantastique Histoire vraie d'Eddie Chapman. Le 3 décembre 1966, à l'âge de 28 ans, Romy donne naissance à son premier enfant, David Christopher Meyen (Meyen étant le pseudonyme du père, David s'appelle en réalité Haubenstock, comme le mentionne son état civil). L’actrice se retire alors de la vie publique pendant une année et demie pour s'occuper essentiellement de son fils à Berlin.

La « tragédie Romy Schneider » (1968-1982)[modifier | modifier le code]

Le 21 février 1967, le père de Romy Schneider meurt à Vienne d'un infarctus, à la suite d'un excès de trac, appréhension qui la fera elle aussi souffrir pendant toute sa carrière[33].

Vivant alors comme une épouse et une mère anonyme dans son appartement de la Winkler Straße à Berlin-Grunewald, sa carrière redémarre le jour où Jacques Deray lui offre, sur la suggestion d'Alain Delon, le rôle de Marianne dans La Piscine (1969), au cours duquel le couple Delon-Schneider se reforme dans la fiction ; ce n'est pas le cas dans la vie privée contrairement à ce qu'a pu suggérer la presse de l'époque[12].

En 1970, elle est la vedette principale, aux côtés de Michel Piccoli, du film dramatique de Claude Sautet Les Choses de la vie (Prix Louis-Delluc) qui lui assure une grande notoriété en France et marque le début d'une longue collaboration avec le metteur en scène (César et Rosalie en 1972 et Une histoire simple en 1978). Le magazine Paris Match a célébré Romy à l'été 1971: "Romy Schneider, 40 ans après Greta et Marlène, 15 ans après Marylin, le cinéma redécouvre une star."[34] Femme engagée, elle se prononce pour l'avortement libre et gratuit en signant en Allemagne dans le magazine Stern, l'équivalent du Manifeste des 343 publié en France dans Le Nouvel Observateur ; ce qui lui vaut d'être inquiétée par le tribunal de Hambourg[35]. Elle sort à cette époque avec le producteur américain Robert Evans[10]. En 1972, elle se sépare de son époux Harry Meyen.

Romy Schneider en 1971.

En 1973, pendant le tournage du film Le Train, elle vit une histoire d'amour intense avec son partenaire Jean-Louis Trintignant. Elle prendra fin trois mois plus tard, laissant l'actrice désespérée. Jean-Claude Brialy et Jacques Dutronc confirmeront l'importance de cette relation pour Romy Schneider, à qui Trintignant témoignera toujours son admiration et son affection[36].

En 1974, elle tombe dans une grave dépression après le tournage éprouvant de L'important c'est d'aimer d'Andrzej Żuławski, et à la suite de sa liaison interrompue avec Jacques Dutronc, autre vedette du film[37]. Ressurgissent alors les vieux démons de l'alcool et des médicaments que le milieu artistique de Harry Meyen lui a fait découvrir. Malgré la surveillance de son secrétaire Daniel Biasini, elle parvient à obtenir ces médicaments par l'intermédiaire de Marlene Dietrich, qui les lui fait transmettre dissimulés entre les pages de quelques livres[38]. En outre, elle fume jusqu'à trois paquets de cigarettes par jour, ce qui dégrade rapidement sa santé[39].

Le divorce houleux — Harry Meyen lui réclame la moitié de sa fortune en échange de la conservation de la garde de leur fils David — est prononcé le à Berlin-Ouest en l'absence des deux intéressés. Le , elle épouse Daniel Biasini à Berlin. Le 31 décembre 1975, vers 18 heures, elle ressent de violentes douleurs au ventre. Elle fait une fausse couche, et non pas à la suite d'un accident de voiture[40] (cet accident a en fait eu lieu en )[f], mais sans doute à cause d'un virus contracté au cours de l'extraction d'une dent de sagesse une semaine auparavant[41].

Le 21 juillet 1977, à l'âge de 38 ans, elle accouche prématurément d'une fille, la future actrice Sarah Biasini, à Gassin dans le Var. La césarienne l'a épuisée : elle reste une année entière auprès de sa famille puis reprend à nouveau le chemin des plateaux de cinéma. Ses rapports avec son mari se dégradent dès 1979 : Romy est souvent absente en raison de son métier et Daniel Biasini sort beaucoup la nuit. Elle part alors en vacances au Mexique seule avec Sarah mais, pendant son séjour, un télégramme adressé le 15 avril 1979 lui annonce le suicide à Hambourg de Harry Meyen, son ex-mari. Très affectée, elle rentre d'Acapulco pour assister à ses obsèques[42].

Elle divorce de Daniel Biasini en février 1981. La même année, sous la direction de Jacques Rouffio, elle commence le tournage de La Passante du Sans-Souci, que des incidents vont interrompre à plusieurs reprises. En , elle part comme tous les ans en cure de thalassothérapie à Quiberon. Elle s'y brise le pied gauche en sautant d'un rocher sur une plage, sous l'objectif du photographe Robert Lebeck. Le 23 mai, elle entre à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine pour une ablation du rein droit, à la suite de la détection d'une tumeur. Mais, par l'intermédiaire de Claude Berri, elle rencontre le producteur Laurent Pétin, célibataire, plus jeune qu'elle, avec lequel elle entame une relation amoureuse. Laurent Pétin lui redonne confiance et elle peut achever le tournage du film de Jacques Rouffio.

Le , son fils David, qu'elle a eu avec Harry Meyen, âgé de quatorze ans, passe le dimanche à Saint-Germain-en-Laye[43] chez les parents de Daniel Biasini (ex-beau-père de David). L'après-midi, vers 16 h 30, David est de retour à la maison mais le portail, haut de deux mètres, est clos. Pour ne pas déranger sa famille, il escalade le mur d'enceinte comme il en a l'habitude, mais perd l'équilibre et, dans sa chute, s’empale sur les pointes de métal de la grille : celles-ci lui perforent l'artère fémorale. Il meurt le soir même à l'hôpital. Des paparazzi, costumés en infirmiers, pénètrent dans le service funéraire pour photographier l'adolescent sur son lit de mort. Romy Schneider est anéantie : elle exprimera sa colère, quelques mois plus tard, dans une interview accordée à Michel Drucker diffusée dans l'émission Champs-Élysées en avril 1982 : « Que des journalistes se déguisent en infirmiers pour photographier un enfant mort… Où est la morale ? Où est le tact ? »[10].

Mort[modifier | modifier le code]

Tombe de Romy Schneider au cimetière de Boissy-sans-Avoir, dans les Yvelines.

Au matin du , Romy Schneider est retrouvée morte par son compagnon, Laurent Pétin, dans son appartement parisien du 11, rue Barbet-de-Jouy dans le 7e arrondissement. Elle avait 43 ans. La police retrouve sur son bureau une lettre inachevée (et un mot d'excuse pour sa fille ayant la rougeole) pour décommander une séance de photographie et d'interview qui porte une longue rature, montrant que l'actrice a dû s'effondrer en l'écrivant. Le magistrat Laurent Davenas préfère classer l'affaire sans autopsie pour, dit-il : « ne pas casser le mythe »[44].

Quant à savoir si elle s'est réellement suicidée par barbituriques, s'il s'agit d'un abus accidentel de ces produits ou d'une mort naturelle, le journaliste Guillaume Évin affirmera ultérieurement qu'« elle ne s'est pas suicidée… mais est morte de ses excès »[45]. En 2012 (anniversaire des trente ans de sa disparition), Claude Pétin, amie intime de Romy et belle-sœur de Laurent Pétin, prétend que la mort de Romy Schneider était absolument naturelle et n'avait pas été causée par un abus de barbituriques et d'alcool, comme l’avait spécifié la presse à l'époque[46]. En 2018, à l'occasion de la sortie du film-biopic Trois jours à Quiberon, sa fille Sarah Biasini est très critique sur l'image de Romy Schneider donnée dans ce film (notamment sur les références à l’alcoolisme supposé de sa mère, omniprésentes dans le film), et confirme que sa mère n'a jamais eu de dépendance à l'alcool ou aux médicaments[47].

Portant symboliquement une étoile de David autour du cou, elle est inhumée le au cimetière de Boissy-sans-Avoir, commune de sa maison de campagne achetée peu de temps auparavant. Les invités funéraires étaient son frère Wolf-Dieter, Gérard Depardieu, Jean-Claude Brialy, Michel Piccoli, Claude Sautet, Claude Lelouch, Jean Rochefort, l'ex-mari Daniel Biasini et Laurent Pétin. Le corps de son fils David, initialement enterré le à Saint-Germain-en-Laye, est transféré dans le caveau de sa mère[12].

À celle dont il dit qu'elle est le plus grand amour de sa vie, Alain Delon écrit sur un bout de papier : « Tu n'as jamais été aussi belle. Tu vois, j'ai appris quelques mots d'allemand pour toi : Ich liebe dich, meine Liebe. » (« Je t'aime, mon amour. »)[48]. Alain Delon n'est pas présent le jour de l'inhumation, ayant préféré se recueillir quelques jours après dans une plus grande discrétion. La mère de Romy Schneider est elle aussi absente ; elle meurt quatorze ans après sa fille[12].

L'un contre l'autre est le titre du film qui devait réunir pour la quatrième fois à l'écran le couple Delon-Schneider. Avec le décès de Romy, le projet est abandonné[49].

Le , lors de la 33e cérémonie des César, l'Académie des arts et techniques du cinéma décerne à titre posthume à Romy Schneider un Prix du souvenir, à l'occasion du 70e anniversaire de sa naissance. Alain Delon monte sur scène pour recevoir le prix et demande une ovation en l'honneur de l'actrice.

Durant le week-end du 29 au , sa tombe est profanée[50].

Filmographie[modifier | modifier le code]

La carrière de Romy Schneider est marquée par deux orientations divergentes : la première est celle des années de jeunesse, sous l'influence de sa mère Magda qui l'impose comme la jeune héroïne allemande typique, fraîche et tumultueuse, dans des films pastoraux et romantiques : l'ère des Sissi.

La seconde, plus sombre et complexe, prend un véritable tournant par ses interprétations dans Le Procès d'Orson Welles et La Piscine de Jacques Deray. Cette période plus tardive est le fruit d'une collaboration, parfois compliquée, avec des cinéastes exigeants tels qu'Alain Cavalier, Joseph Losey, Claude Sautet, Luchino Visconti, Andrzej Żuławski, Bertrand Tavernier ou encore Costa-Gavras et Orson Welles.

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

En allemand[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

En italien[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

L'étoile de Romy Schneider sur le Boulevard der Stars à Berlin.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Hommages et influence[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Le prix Romy-Schneider est une récompense attribuée chaque année depuis 1984 à une comédienne, espoir du cinéma français et francophone.

Hommages cinématographiques et télévisuels[modifier | modifier le code]

Autres hommages[modifier | modifier le code]

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Documentaires[modifier | modifier le code]

En allemand[modifier | modifier le code]

  • 1966 : "Romy, Anatomie eines Gesichts" de Hans-Jürgen Syberberg - documentaire allemand (58 min.)
  • 1994 : "Eine Nacht fur Romy Schneider" de Claudia Holldack - Documentaire allemand
  • 2003 : "Lebens Laüfe" de Heike Sittner - Documentaire allemand
  • 2007 : "Der Fall Romy Schneider" de Tamara Duve et Michael Jürgs - Documentaire allemand
  • 2009 : "Romy Schneider, Eine Nahaufnahme" de Julia Benkert - Documentaire allemand
  • 2010 : "Romy Schneider Legenden" de Michael Strauven - Documentaire allemand
  • 2015 : "History Romy Schneider" - Documentaire allemand (42 min.)

En français[modifier | modifier le code]

Portraits et hors séries dans la presse[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

En Allemagne[modifier | modifier le code]

  • 1982 : Schicksalsjahr'82 Stars geliebt und unvergessen Romy Schneider/Grace Kelly/Curd Jürgens, Bunte, 150 pages dont 45 consacrées à Romy.
  • 1982 : Romy Ihr Schicksal, ihre Welt, ihre Filme in 100 Bildern, Bunte Spezial, 59 pages, 100 photos.
  • 1992 : Romy Ihr Leben in Geschichten und Bildern, A die Aktuelle, 58 pages, 350 photos.
  • 1992 : Romy Schneider Zum 10. Todestag Ihre triumphe Ihre Tragödien, Das Goldene Blatt, Sonderheft Nr. 14, 52 pages.
  • 2004 : Romy Schneider Sissi war ihr Schicksal, Legenden Nr. 4, Frau im Spiegel, 100 pages, 200 photos.
  • 2018 : "Romy Schneider, Ein Schicksal vor der Kamera" - Der Spiegel Biographie, 122 pages, 78 photos.
  • 2018 : "Romy Schneider Spezial 80 Jahre Romy" Zeitblatt Magazin N° 3, 80 pages.
  • 2018 : "Romy Schneider : Rosemarie, Sissi, Romy !" Zeitblatt Magazin N° 2, 80 pages.
  • 2019 : "Romy's Bühne" Zeitblatt Magazin N° 3, 118 pages, 31 photos.

En Belgique[modifier | modifier le code]

  • 1982 : Romy Schneider Album souvenir, éditions Ciné-revue, 80 pages.
  • 1982 : Romy Schneider, Édition spéciale, éditions des Archers, 52 pages.

En Espagne[modifier | modifier le code]

  • 1975 : Romy Schneider No soy una ramera, Vidas secretas no 8.

Long métrage de fiction[modifier | modifier le code]

Publicités[modifier | modifier le code]

Romy Schneider a participé à la réalisation de plusieurs spots publicitaires télévisés, notamment pour le savon Lux en 1976 (ainsi que dans la presse) et la lessive Woolite (en) en 1978.

Dans la presse, dans les années 1950, elle prête son image pour la marque d'automobiles allemandes DKW, les collants Ergee, et l'appareil photographique Eura de la marque Ferrania.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  2. Prononciation en haut allemand standardisé retranscrite selon la norme API.
  3. Traduction de la note sur la page allemande de sa fiche Wikipédia :
    « Comme sa mère Magda Schneider était allemande et que son père, Wolf Albach-Retty, avait déjà acquis la nationalité allemande en 1937 (voir Michael Töteberg : Romy Schneider, p. 21), Romy Schneider recevait – et cela quel que soit son lieu de naissance – la citoyenneté allemande. Plus tard, elle a également adopté la nationalité française. En raison de son lieu de naissance et de ses ancêtres paternels, Romy Schneider est souvent considérée comme autrichienne. Elle n'a cependant jamais demandé la nationalité autrichienne, et l'un de ses carnets de l'été 1965 indique : « J'ai un passeport allemand, ma mère a un passeport allemand [...], je suis allemande. Mon père était autrichien. » (voir Renate Seydel : Ich, Romy - Tagebuch eines Lebens., p. 236). »
  4. La fille de Wolf Albach et de Trude Marlen, Sacha Darwin (soit la demi-soeur de Romy Schneider), deviendra elle aussi comédienne. Lire en ligne
  5. De 6 kg.
  6. Date où elle était enceinte de Sarah ; il est rapporté qu'elle a évidemment eu très peur de perdre ce futur bébé.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Isabelle Giordano : "Romy Schneider était toutes les femmes à la fois" », Europe 1.fr, 7 décembre 2017.
  2. État civil de Paris, 7e arrondissement, année 1982, acte de décès no 440, accessible en ligne p. 9/31.
  3. « 1982, Décès, 07 - Visionneuse - Archives de Paris (voir page 9) », sur archives.paris.fr (consulté le ).
  4. a b et c « Wolf Albach-Retty - CinéArtistes.com », sur www.cineartistes.com (consulté le )
  5. a b et c (de) « LEGENDEN : Diva mit Nazi-Trauma? », 38/2008, sur www.spiegel.de, Der Spiegel, (consulté le )
  6. S. Pommier et P.JB. Benichou, Romy Schneider, PAC, 1976, Coll. « Têtes d'Affiche », p. 16
  7. a b c d e et f Isaac Anéma, « Romy Schneider : Elle a grandi à l'ombre noire d'Hitler - France Dimanche », sur www.francedimanche.fr, (consulté le )
  8. S. Pommier et P.JB. Benichou, Romy Schneider, PAC, 1976, Coll. « Têtes d'Affiche », p. 17
  9. Apocalypse, la Seconde Guerre mondiale, Isabelle Clarke et Daniel Costelle, 2009.
  10. a b c d et e Jean-Marc Parisis, « Il était une fois Romy », sur Le Figaro,
  11. Cité également par la journaliste Alice Schwarzer dans le documentaire Conversation avec Romy Schneider de Patrick Jeudy (France, 2017, 52mn), diffusé sur Arte en 2018 [présentation en ligne].
  12. a b c d e et f Laurent Delahousse, « Romy Schneider. Ange et démons », émission Un jour, un destin, 28 mai 2012
  13. Emmanuel Bonini, La Véritable Romy Schneider, J'ai lu, 2005, coll. « J'ai lu Biographie », 315 p. (ISBN 978-2290330128) p. 15.
  14. a et b Emmanuel Bonini, op. cit. p. 17.
  15. (de)Andrea Surkus, « Auch das noch – Alice Schwarzer entdeckt Romy Schneider als Frauensymbol », in Süddeutsche Zeitung, 28 octobre 2007.
  16. Alice Schwarzer et Renaud Machart, « Les confessions nocturnes de Romy Schneider : des bandes-son restées privées pendant plus de 40 ans », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  17. S. Pommier et P.JB. Benichou, Romy Schneider, PAC, 1976, Coll. « Têtes d'Affiche », p. 22
  18. a et b S. Pommier et P.JB. Benichou, Romy Schneider, PAC, 1976, Coll. « Têtes d'Affiche », p. 30
  19. a b c et d S. Pommier et P.JB. Benichou, Romy Schneider, PAC, 1976, coll. « Têtes d'Affiche », p. 32
  20. a et b Documentaire « Romy Schneider, derniers secrets » de Sarah Briand et Fabien Boucheseiche (France, 2010) diffusé pour l'émission Un jour, un destin le 7 septembre 2010
  21. « 1 million de Marks » dans la narration du documentaire Conversation avec Romy Schneider.
  22. Paris Match no 1033 du 22 février 1969.
  23. Propos de l’actrice dans l'émission Radioscopie de Jacques Chancel du 13 mars 1970 ; écouter en ligne (partir de h 6 min 14 s).
  24. Institut National de l’Audiovisuel - Ina.fr, « Alain Delon : sa rencontre avec Romy Schneider », Les étoiles du cinéma, sur Ina.fr, (consulté le )
  25. « Tout le monde rêvait alors de l’avoir pour belle-fille », se souvenait sa costumière Ingrid Zoré. Son biographe allemand Michael Jürgs me précisa : « Quand elle est partie à Paris rejoindre Alain Delon, l’Allemagne l’a considérée comme une putain. Une traîtresse à la patrie dans un pays encore marqué par le nazisme. »[1]
  26. « Cet homme aurait pu être Jean-Louis Trintignant, dont, au fil des confidences qu’il nous a accordées, Jacques Dutronc glisse qu’il a été le véritable grand amour de la courte vie de Romy », Vanity Fair du 28.04.2015, "Romy Schneider, son histoire d'amour avec Jacques Dutronc" [2]
  27. Emmanuel Bonini, op. cit. p. 23.
  28. S. Pommier et P.JB. Benichou, Romy Schneider, PAC, 1976, coll. « Têtes d'Affiche », p. 89
  29. Emmanuel Bonini, op. cit. p. 31.
  30. Serge Bromberg et Ruxandra Medrea, documentaire L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot, 2010
  31. (de) Renate Seydel, Ich, Romy : Tagebuch eines Lebens, Langenmüller, 351 p. (ISBN 978-3784433967), p. 238
  32. (de) « Schornstein Nr. 4 mit Romy Schneider: Weltkino im Revier », sur wr.de,
  33. Guillaume Évin, Les mystères Romy Schneider, Timée-éditions, 2009, 140 p. (ISBN 9782354012014) p. 57.
  34. https://merveilleuseromy.typepad.fr/inoubliableromy/2007/11/paris-match---1.html
  35. S. Pommier et P.JB. Benichou, Romy Schneider, PAC, 1976, Coll. « Têtes d'Affiche », p. 125
  36. Quivy, Vincent, 1967-, Jean-Louis Trintignant : l'inconformiste, , 448 p. (ISBN 978-2-02-116894-5 et 2-02-116894-8, OCLC 990814904, lire en ligne)
  37. « Romy Schneider, son histoire d'amour avec Jacques Dutronc », Vanity Fair.
  38. Louis Bozon, Marlène La femme de ma vie, Michel Lafon, 1993, 264 p. (ISBN 2-908-65224-2) p. 130.
  39. Guillaume Évin, op. cit. p. 103-104.
  40. Information parfois relayée sur Internet.
  41. Ces informations ont été communiquées par le Dr Yllous — clinique privée de la rue Nicolo à Paris — à Daniel Biasini vers 1 heure du matin le  ; source : Daniel Biasini, Ma Romy, Éditions Michel Lafon, 1998, pp. 227-228 et 245
  42. S. Pommier et P.JB. Benichou, Romy Schneider, PAC, 1982, Coll. « Têtes d'Affiche », p. 125
  43. S. Pommier et P.JB. Benichou, Romy Schneider, PAC, 1982, coll. « Têtes d'Affiche », p. 141
  44. David Lelait-Helo, Romy, Télémaque, (ISBN 978-2753303201), p. 301.
  45. Guillaume Évin, op. cit. p. 123.
  46. « Révélation : "Romy ne s'est pas suicidée", selon une amie », sur leparisien.fr, .
  47. [vidéo] « La fille de Romy Schneider "scandalisée" », séquence de l'émission C à Vous (France 5) du 6 juin 2018, sur YouTube (mis en ligne le 6 juin 2018) :

    « Elle n'a jamais été dépendante aux médicaments ni à l'alcool [...] Sur un tournage, on fait une fête et on va boire [...] il ne faut pas partir sur des délires [...] Elle n'as pas le visage d'une femme marquée, abîmée par l'alcool et les médicaments [...] On ne peut pas dire n'importe quoi [...] J'aurais trouvé ça élégant [d'être consultée par les créateurs de ce film]. »

  48. Alain Delon, « Romy, adieu ma Puppele » (« ma petite poupée » en allemand), dans Paris Match no 1724, .
  49. P. Barbier et C. Dureau, Delon Romy : Ils se sont tant aimés, Éditions Didier Carpentier, , p. 117.
  50. « La tombe de Romy Schneider profanée », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  51. Dominique Borde, « Bientôt un film sur la vie de Romy Schneider », sur Le Figaro.fr, .
  52. (de) « Romy Schneider SWR », sur swr.de, .
  53. « Romy Schneider, le film », sur leparisien.fr, .
  54. « Romy Le Film Première affiche ! Moteur-Silence on tourne ! », sur skynetblogs.be, .
  55. voir sur le site, sur boulognebillancourt.fr. Accès limité
  56. Alexandre Carini, « Romy Schneider, un mythe éternel à Cannes », sur corsematin.com, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Biographies[modifier | modifier le code]

  • Gabor von Vaszary, Romy, Blüchert, 1957.
  • Sylviane Pommier et Pierre Jean-Baptiste Benichou, Romy Schneider, Coll. « Têtes d'Affiche » (dir. Francis Le Goulven), PAC, 1976 (complété et réédité en 1982).
  • Eric Neuhoff, Romy Schneider, Éditions solarstar, 1980
  • Frauke Hanck, Alfred Nemeczek et Pit Schröder, Romy Schneider und ihre Filme, Citadel-Filmbücher, Wilhelm Goldmann Verlag, 1980.
  • Hildegard Knef, Romy Betrachtung eines Leben, Albrecht Knaus, 1983.
  • Françoise Arnould et Françoise Gerber, Romy Schneider : princesse de l'écran, Éditions Favre, 1985.
  • Catherine Hermary-Vieille, Romy, Ed. Olivier Orban, 1986.
  • Georges Cohen, Romy Schneider, Ed. J'ai Lu Cinéma, 1988.
  • Renate Seydel, Romy Schneider - Images de ma vie, Schirmer/Mosel, 1988.
  • Romy Schneider, Moi, Romy, le journal de Romy Schneider, avec la collaboration de Renate Seydel, Éditions Michel Lafon, 1989.
  • Curt Riess, Romy Schneider, Verlag Arthur Moewig, 1990.
  • Michael Jürgs, Der Fall Romy Schneider, Paul List Verlag, 1991.
  • Martine Bartolomei, Romy Schneider, Éditions Soline, 1992.
  • Daniel Biasini, Ma Romy, Éditions Michel Lafon, 1998.
  • Robert Amos, Mythos Romy Schneider Ich verleihe mich zum träumen Je m'emprunte à rêver I lend myself to dream, Marion von Schröder, 1998 (allemand, français, anglais).
  • Alice Schwarzer, Romy Schneider Mythos und Leben, Knaur, 1998.
  • Marie Louise Steinbauer, Die andere Romy, Marion von Schröder, 1999.
  • Emmanuel Bonini, La véritable Romy Schneider, Pygmalion, 2001.
  • Bernard Pascuito, La double mort de Romy, Albin Michel, 2002.
  • David Lelait, Romy au fil de la vie, Payot, 2002.
  • Bettina Dahse, Romy "Ich hätte Ihnen so gern noch was gesagt...", Hoffmann und Campe, 2002.
  • Michael Petzel, Die junge Romy, Schwarzkopf & Schwarzkopf Verlag, 2002.
  • Sous la direction de Christian-Marc Bosséno et Yannick Dehée, Dictionnaire du cinéma populaire français des origines à nos jours, Éditions Nouveau Monde, 2004.
  • Sophie Guillou, Romy Schneider, Maren Sell éditions, 2006.
  • Bernard Pascuito, Les deux vies de Romy Schneider, Éd. Pocket, 2007.
  • Johannes Thiele, Romy Schneider, Éd. Place des Victoires, 2007 (traduit de l'allemand Romy Schneider Ihre Filme Ihr Leben Ihre Seele, Brandstätter, 2007).
  • Adrian Prechtel, Star-Legenden Romy, LangenMüller, 2007.
  • Evelyne Bloch-Dano, Romy, ma mère et moi (La Biographe), Éd. Le Livre de poche, 2008.
  • Thilo Wydra, Romy Schneider Leben Werk Wirkung, Suhrkamp Verlag, 2008.
  • Günter Krenn, Romy Schneider Die Biographie, Aufbau Verlag, 2008.
  • Jürgen Trimborn, Romy und ihre Familie, Droemer, 2008.
  • Johannes Thiele, Romy in Love, Thiele Verlag, 2008.
  • Karin Moser, Romy Schneider Filme. Rolle. Leben., filmarchiv austria, 2008.
  • Hans-Jürgen Tast, Romy Schneider Ein Leben auf Titelseiten, Kulleraugen-Visuelle Kommunication Nr 36, Kulleraugen-Verlag, 2008, (ISBN 978-3-88842-036-8).
  • Thomas Koebner & Fabienne Liptay, Film-Konzepte Nr 13 : Romy Schneider, Édition Text+Kritik, 2008.
  • Guillaume Évin, Les Mystères Romy Schneider, Éd. Timée, 2009.
  • Philippe Barbier - Christian Dureau, Delon Romy Ils se sont tant aimés, Éditions Didier Carpentier, 2009.
  • Daniela Sannwald et Peter Mänz, Romy Schneider Wien Berlin Paris, Henschel, 2009 (catalogue de l'exposition du même nom du au à Berlin).
  • Bertrand Tessier, Delon&Romy un amour impossible, Éditions du Rocher, 2010.
  • Philippe Crocq - Jean Mareska, Alain Delon et Romy Schneider Les Fiancés de l'Eternel, Alphée, 2010.
  • Guillaume Évin, Romy Schneider L'ultime star, collection Destins de stars, Éd. Timée, 2010.
  • Christian Dureau, Romy Schneider Des lilas blancs en enfer, Éditions Didier Carpentier, 2010.
  • Bernard Soares, Romy Schneider La femme passionnée, collection Une vie de légende, Mondadori, 2010.
  • C. McGivern, The Romy Schneider Story, Reel Publishing, 2010.
  • Henry-Jean Servat, Romy La légende, Hors-collection, 2011, ouvrage sur-dimensionné 28x34 cm. Album encyclopédique de collection
  • Jean-Pierre Lavoignat, Romy, Flammarion, 2012.
  • David Kuhn, Romy Schneider, coffret avec 5 photos (13x18cm) et 5 affichettes (60x80cm - Le Combat dans l'île, Les Choses de la vie, L'important c'est d'aimer, Une histoire simple, La Passante du Sans-Souci), collection Stars à l'affiche, Ipanema, 2012.
  • Pascal Lenfant, Romy Schneider La passion d'une vie, City, 2012.
  • David Kuhn, Romy Schneider En mots et en images, coffret avec 4 DVD (Le Procès, L'important c'est d'aimer, César et Rosalie, Les Choses de la vie), collection StudioCanal, Ipanema, 2012.
  • Günter Krenn, Alain&Romy Eine Amour fou, Aufbau Verlag, 2013.
  • Dominique Choulant, Romy Schneider, une quête d'Absolu, Éd.Lanore, 2021.

Recueils de photographies[modifier | modifier le code]

  • Sylviane Pommier, Romy Schneider album photos, PAC, 1983.
  • Robert Lebeck, Romy Schneider Letzte Bilder eines Mythos, Édition Stemmle, 1986.
  • Romy Schneider Portraits 1954-1981, Bibliothèque Visuelle, 1988.
  • Marie-Bernadette Dupuy, Sissi-Romy, l'album des films, Editions La douceur de vivre, 1990.
  • Giancarlo Botti, Romy - C'est la vie Photos des années à Paris, Schirmer/Mosel, 1992.
  • Eva Sereny, Romy à Rome - Tendres regards, Schirmer/Mosel, 1998.
  • Helga Kneidl, Romy Drei Tage im Mai, Lardon Media, 2001.
  • Michael Petzel, Die Junge Romy, Schwarzkopf & Schwarzkopf Verlag, 2002.
  • Isabelle Giordano, Elle s'appelait Romy..., Albin Michel, 2002.
  • Will McBride, Romy Schneider Souvenirs photographiques Paris 1964, Éditions de La Martinière, 2003.
  • Franz Xaver Lederle, Romy Die unbekannten Jahre, Gustav Lübbe Verlag, 2003.
  • Michael Petzel, Romy Schneider - Das grosse album - Fotografien von 1952 bis 1959, Schwarzkopf & Schwarzkopf Verlag, 2004.
  • Romy hommage photographique, Éditions du Collectionneur, 2005.
  • Romy Ich werde nie halbe Sachen machen, avec 2 CD (musiques de ses films), Earbooks – Edel Records, 2007 (allemand, français, anglais).
  • Beate Kemfert & Freddy Langer, Die Erinnerung ist oft das Schönste. Fotografische Porträts von Romy Schneider, Ed. Hatje Cantz, 2008 (édité à l'occasion de l'exposition du même nom du au en Allemagne - Opelvillen Rüsselsheim).
  • Serge Bromberg, Romy dans l'enfer, Albin Michel-Lobster, 2009.
  • Isabelle Giordano, Romy Schneider Film par film, Editions Gallimard Loisirs, coll. « Hors Série », 2017.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Guido Neumann, Romy Schneider Pièces de collection et raretés, avec 1 CD, Lemkulen Verlag, 2004 (allemand, français).
  • Guido Neumann, Romy Schneider Sissi - Kaiserliche Erinnerungen, Romy Schneider Archiv, 2002.
  • Guido Neumann, Romy Schneider Mythos Sissi, Romy Schneider Archiv, 2005.
  • Guido Neumann, Romy Schneider, Unvergessen !, Romy Schneider Archiv, 2006.
  • Guido Neumann, Romy Schneider Persönliche Erinnerungen, Romy Schneider Archiv, 2008.
  • Guido Neumann, Romy Schneider Autographien echt oder nicht echt ?, Romy Schneider Archiv, 2009.
  • Romy lebt !, Romy Schneider Archiv, 2010 (allemand, français, anglais).
  • Marc Meier, Romy Schneiders Kinderalbum, Hartum Verlag : Agentur-Neues-Denken, 2013.
  • Anne & Dirk Schiff, Romy hautnah ! Begegnungen, Eule Verlag, 2013.
  • Anne & Dirk Schiff, Romy Schneider Das private Fotoalbum, Eule Verlag, 2014.

Documentation[modifier | modifier le code]

documentaire présentant des extraits audio d'un entretien de Romy Schneider avec la journaliste allemande Alice Schwarzer, qui s'est déroulé le à Cologne.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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