Correns

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Correns
Vue de Correns
Vue de Correns
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Brignoles
Intercommunalité Communauté de communes Comté de Provence
Maire
Mandat
Michaël Latz
2014-2020
Code postal 83570
Code commune 83045
Démographie
Population
municipale
875 hab. (2012)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 16″ N 6° 04′ 42″ E / 43.4877, 6.078443° 29′ 16″ Nord 6° 04′ 42″ Est / 43.4877, 6.0784  
Altitude Min. 139 m – Max. 561 m
Superficie 37,06 km2
Localisation

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Correns est une commune française située en Pays de la Provence verte dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est le premier « village Bio de France ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Correns est situé dans le centre du Var au nord de Brignoles, à l'entrée des gorges de la Bagarède et du Vallon Sourn, sur les rives de l'Argens.

Économie[modifier | modifier le code]

L’agriculture biologique est très développée sur la commune. On y compte un apiculteur, deux aviculteurs, un fromager, un maraicher, deux oléiculteurs et quatre viticulteurs labellisés "bio"[1]. La commune a choisi comme slogan : CORRENS « 1er Village BIO de France ». La viticulture garde la place principale dans les productions.

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Correns.svg

Description: D'argent aux trois huchets d'azur

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • Quelques vestiges découverts dans l'abri de Sous-Ville témoignent de l'occupation du site depuis la Préhistoire.
  • La butte qui domine l'Argens fut sans nul doute occupée à l'époque pré-romaine par un oppidum transformé en citadelle à l'époque gallo-romaine.

Du temps des Romains[modifier | modifier le code]

  • Quelques villae s'établissent à Saint-Marc et à Sous-Ville. La première agglomération médiévale s'installe au Xe siècle au pied du fort Gibron, ancienne résidence des abbés de Montmajour.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • À la suite d'une donation intervenue en l'année 920, Correns dépend de la puissante abbaye de Montmajour-les-Arles.
  • En 1011, Edelbergt de Châteaurenard et sa femme Mathilde fondent à Correns une nouvelle abbaye pour femmes.

Le pape Serge IV accorda la même année des indulgences particulières à ceux qui assisteraient à la consécration de Notre-Dame de Correns, reprenant la tradition instaurée en 972 lors de la consécration de la première église. Depuis cette date, tous les vendredi 3 mai, Correns fête son "Pardon". À l'origine partielle, cette indulgence devint plénière au XVIIe siècle, en vertu d'une bulle d'Urbain VII. Les péchés sont pardonnés à tous les fidèles qui pénètrent dans l'église par la "porte du Pardon", ouverte le 3 mai par l'évêque de Toulon. Les cérémonies commencent la veille à 2 heures de l'après-midi et se terminent le lendemain de la fête à la même heure.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Correns soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de Louis Ier et régente de leur fils Louis II. La reddition d’Aix a également pu jouer un rôle dans la volte-face de la communauté[2].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de religion, le chef protestant La Burlière s'était réfugié à Correns après avoir ravagé les terres du baron Humbert de Vins à Brignoles. À la tête de ses troupes, de Vins attaqua en 1578 Correns qui n'avait pas de remparts. La Burlière et ses hommes s'enfuirent pendant la nuit, mais ils furent rattrapés au moment où ils traversaient la forêt de châtaigniers: 400 protestants périrent dans la bataille.

En 1613, alors que la commune ne comptait que 1000 habitants, 53 235 fidèles vinrent en procession de toute la Provence, confesser leurs péchés aux 500 prêtres prévus pour l'occasion. De là vient le proverbe provençal "C'est le pardon de Correns" pour désigner de grands rassemblements populaires.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Michaël Latz PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les comptes 2005 à 2012 de la commune s’établissement comme suit [3],[4],[5]:

Évolution financière.
Postes 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Produits de fonctionnement 929 000 € 853 000 € 896 000 € 948 000 € 1 129 000 € 1 648 000 € 1 080 000 € 1 343 000 €
Charges de fonctionnement 745 000 € 762 000 € 883 000 € 835 000 € 1 018 000 € 1 628 000 € 975 000 € 1 028 000 €
Ressources d’investissement 845 000 € 537 000 € 1 017 000 € 765 000 € 1 825 000 € 2 138 000 € 758 000 € 399 000 €
Emplois d’investissement 776 000 € 394 000 € 1 142 000 € 1 490 000 € 1 441 000 € 2 003 000 € 1 444 000 € 627 000 €
Dette 588 000 € 533 000 € 756 000 € 778 000 € 1 639 000 € 1 604 000 € 894 000 € 809 000 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[6]:

Fiscalité 2012

  • Taux d’imposition Taxe d’habitation : 11,99 %
  • Taxe foncière sur propriétés bâties : 19,89 %
  • Taxe foncière sur les propriétés non bâties : 67,07 %
  • Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0 %
  • Cotisation foncière des entreprises : 0 %
  • Montant total des dettes dues par la commune : 809 000 €uros. Population légale : 830 habitants, soit 975 €uros par habitant.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 875 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 569 1 485 1 533 1 514 1 516 1 511 1 314 1 335
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 528 1 289 1 153 1 124 1 083 1 008 895 808 782
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
770 652 653 577 608 625 582 472 515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
472 462 414 521 569 661 793 867 875
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame: Place du Général de Gaulle[9].

Dans la nuit du 5 mai 1734, l'église s'écroula et fur reconstruite par Jean Pomet et Jean-Baptiste Franque, architectes avignonnais. Les travaux commencés en 1734 furent terminés en 1741. Le pape Clément XII autorisa pour la nouvelle église le transfert des indulgences accordées à l'ancienne. L'église est constituée d'une nef centrale à trois travées voûtées d'arêtes, flanquée de deux bas-côtés. L'abside renferme un maître-autel en bois doré baroque surmonté d'une Gloire entourée d'anges au-dessus d'un tabernacle sphérique.

  • Le vieux-village: Village "descendu": l'ancien village occupait la butte qui domine l'Argens. Belles maisons Renaissance; passages voûtés, rues en escaliers, inscription du XVIIIe siècle, rue des Coulets, vieux lavoir avec fontaine de 1862, fontaine aux mascarons et vieil ormeau sur la place de l'église.
  • L'enceinte du village: Quelques restes de courtines entourent le château.
  • La tour de l'Horloge: Beffroi du XVIe siècle surmonté d'un campanile cylindrique XIXe siècle.
  • Le Fort Gibron: Sur la butte qui domine l'Argens, vestiges d'un donjon (6,20 m x 9,30 m) en bel appareil construit à l'intérieur d'une courtine quadrangulaire (20,15 m x 24,35 m) et contre lequel s'appuie l'ancien logis des abbés de Montmajour.

La dénomination "Gibron" n'apparaît qu'au XVIIIe siècle (en provençal, gibre signifie givre, verglas).

  • La porte Saint-Germain : classée monument historique, XIIe siècle, à herse, donne accès au vieux village.

D'après la légende, saint Germain se serait arrêté à Correns à son retour de Rome, devenant ainsi le patron du village.

  • Le vieux pont: A une arche, relie le vieux village construit sur la rive droite de l'Argens au faubourg de la rive gauche.
  • Les ruines de l'ancienne église : À l'ouest du village. Il ne reste qu'un pan de mur de l'ancien prieuré construit au Xe siècle. Le capitulaire de Sainte-Marie de Correns nous apprend que les moines possédaient au XIe siècle vingt églises en Provence et qu'ils installèrent en 1065 le système des droits de plantation de vignes dans leur juridiction. Dans les ruines du prieuré a été découverte une inscription latine, ainsi traduite : « sera damné quiconque transformera le prieuré en abbaye ».
  • Le calvaire monumental : situé à 1 km au sud-ouest du village. Croix en fer forgé placée au sommet d'une dolomie.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jacques Rozier, cinéaste de la Nouvelle Vague, auteur notamment d’ « Adieu ¨Philippine » et des « Naufragés de l’île de la Tortue », réalisa en 1956 son deuxième court métrage « Rentrée des Classes » dont l’action est située à Correns et l’interprétation assurée essentiellement par les enfants et les habitants du village. Film panthéiste, inspiré par Jean Renoir et Jean Vigo, il raconte l’école buissonnière d’un enfant du village, préférant l’immersion dans une nature foisonnante et étincelante d’une journée de fin d’été à l’enfermement dans une classe close et sombre.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal,‎ 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 367 : Correns
  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ , 495 p.
    Correns p. 441 et Carte n°14 Provence-Alpes-Côte d'azur, B.38.688.87

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. site officiel de la commune consulté le 9 juin 2012
  2. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, cartes p. 417-418 et p. 419.
  3. Les Comptes des Communes, Analyse des équilibres financiers fondamentaux Les comptes des communes, Chiffres Clés - Fonctionnement - Investissement - Fiscalité - Autofinancement – Endettement : La Commune de Correns
  4. Proxiti - Informations locales concernant la Commune de Correns
  5. Correns: la dette en 2011
  6. Les comptes individuels des communes et des groupements à fiscalité propre (années 2000 à 2012)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  9. Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), photographies de CAOA, S. Réol, Gaëtan Congès, Jean-Marie Michel (AFAN – INRAP), archives de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine, et service de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région PACA]
  10. Dépêche de l'AFP
  11. article de l'express : mariage Jolie-Pitt