Correns

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Correns
Vue de Correns.
Vue de Correns.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Brignoles
Intercommunalité CA de la Provence Verte
Maire
Mandat
Michaël Latz
2014-2020
Code postal 83570
Code commune 83045
Démographie
Population
municipale
880 hab. (2014)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 16″ nord, 6° 04′ 42″ est
Altitude Min. 139 m – Max. 561 m
Superficie 37,06 km2
Localisation

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Correns est une commune française située en Pays de la Provence verte dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est le premier « village Bio de France ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Correns est située dans le centre du Var au nord de Brignoles, à l'entrée des gorges de la Bagarède et du Vallon Sourn, sur les rives de l'Argens.

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de Correns

Économie[modifier | modifier le code]

L’agriculture biologique est très développée sur la commune. On y compte un apiculteur, deux aviculteurs, un fromager, un maraicher, deux oléiculteurs, quatre viticulteurs labellisés « bio »[1] et même une épicerie spécialisée[2]. La commune a choisi comme slogan : CORRENS « 1er Village BIO de France ». La viticulture garde la place principale dans les productions.

Coopérative vinicole dite Société coopérative agricole[3],[4], moulin à huile, puis coopérative agricole (coopérative oléicole)[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Correno en 920.

L'étymologie la plus vraisemblable fait appel à la racine oronymique pré-indo-européenne kor une des variantes connues de kar (« pierre, rocher ») peut-être accompagnée ici du suffixe ligure -inc. Le village est dans un défilé aux parois abruptes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Correns.svg

Description : D'argent aux trois huchets d'azur[6].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • Quelques vestiges découverts dans l'abri de Sous-Ville témoignent de l'occupation du site depuis la Préhistoire.
  • La butte qui domine l'Argens fut sans nul doute occupée à l'époque pré-romaine par un oppidum transformé en citadelle à l'époque gallo-romaine.

Du temps des Romains[modifier | modifier le code]

  • Quelques villae s'établissent à Saint-Marc et à Sous-Ville. La première agglomération médiévale s'installe au Xe siècle au pied du fort Gibron, ancienne résidence des abbés de Montmajour.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le pape Serge IV accorda la même année des indulgences particulières à ceux qui assisteraient à la consécration de Notre-Dame de Correns, reprenant la tradition instaurée en 972 lors de la consécration de la première église. Depuis cette date, tous les vendredis 3 mai, Correns fête son "Pardon". À l'origine partielle, cette indulgence (catholicisme) devint plénière au XVIIe siècle, en vertu d'une bulle pontificale d'Urbain VII. Les péchés sont pardonnés à tous les fidèles qui pénètrent dans l'église par la "porte du Pardon", ouverte le 3 mai par l'évêque de Toulon. Les cérémonies commencent la veille à 2 heures de l'après-midi et se terminent le lendemain de la fête à la même heure.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Correns soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de Louis Ier et régente de leur fils Louis II. La reddition d’Aix a également pu jouer un rôle dans la volte-face de la communauté[7].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de religion, le chef protestant La Burlière s'était réfugié à Correns après avoir ravagé les terres du baron Humbert de Vins à Brignoles. À la tête de ses troupes, Hubert de Garde de Vins attaqua en 1578 Correns qui n'avait pas de remparts. La Burlière et ses hommes s'enfuirent pendant la nuit, mais ils furent rattrapés au moment où ils traversaient la forêt de châtaigniers : 400 protestants périrent dans la bataille.

En 1613, alors que la commune ne comptait que 1000 habitants, 53 235 fidèles vinrent en procession de toute la Provence, confesser leurs péchés aux 500 prêtres prévus pour l'occasion. De là vient le proverbe provençal "C'est le pardon de Correns" pour désigner de grands rassemblements populaires.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Michaël Latz PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les comptes 2006 à 2015 de la commune s’établissent comme suit[8],[9] :

Évolution financière en milliers d'€uros.
Postes 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Produits de fonctionnement 853 € 896 € 948 € 1 129 € 1 648 € 1 080 € 1 343 € 1 154 € 1 035 € 1 076 €
Charges de fonctionnement 762 € 883 € 835 € 1 018 € 1 628 € 975 € 1 028 € 1 051 € 1 043 € 1 019 €
Ressources d’investissement 537 € 1 017 € 765 € 1 825 € 2 138 € 758 € 399 € 835 € 435 € 438 €
Emplois d’investissement 394 € 1 142 € 1 490 € 1 441 € 2 003 € 1 444 € 627 € 564 € 422 € 421 €
Dette 533 € 756 € 778 € 1 639 € 1 604 € 894 € 809 € 752 € 778 € 755 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[10]

Fiscalité 2015

  • Taux d’imposition taxe d’habitation : 12,65 %
  • Taxe foncière sur propriétés bâties : 20,66 %
  • Taxe foncière sur les propriétés non bâties : 69,87 %
  • Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0 %
  • Cotisation foncière des entreprises : 0 %
  • Montant total des dettes dues par la commune : 755 000 euros. Population légale : 889 habitants, soit 849 euros par habitant.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 880 habitants, en augmentation de 7,71 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 569 1 485 1 533 1 514 1 516 1 511 1 314 1 335
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 528 1 289 1 153 1 124 1 083 1 008 895 808 782
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
770 652 653 577 608 625 582 472 515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
472 462 414 521 569 661 793 867 880
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

  • Monuments place du Général-de-Gaulle[15],[16],[17].
  • Église de Correns: Dans la nuit du 5 mai 1734, l'église s'écroula et fut reconstruite par Jean Pomet et Jean-Baptiste Franque, architectes avignonnais. Les travaux commencés en 1734 furent terminés en 1741. Le pape Clément XII autorisa pour la nouvelle église le transfert des indulgences accordées à l'ancienne. L'église est constituée d'une nef centrale à trois travées voûtées d'arêtes, flanquée de deux bas-côtés. L'abside renferme un maître-autel en bois doré baroque surmonté d'une Gloire entourée d'anges au-dessus d'un tabernacle sphérique. L'église est aujourd'hui confiée par l'évêque de Fréjus à la Communauté Saint-Jean.
  • Le vieux-village : village « descendu » : l'ancien village occupait la butte qui domine l'Argens. On y remarque de belles maisons Renaissance, des passages voûtés, des rues en escaliers, et une inscription du XVIIIe siècle, rue des Coulets. Il existe aussi un vieux lavoir avec une fontaine de 1862, fontaine aux mascarons et un vieil ormeau sur la place de l'Église.
  • L'enceinte du village : quelques restes de courtines entourent le château.
  • La tour de l'Horloge : beffroi du XVIe siècle surmonté d'un campanile cylindrique XIXe siècle[18].
  • Le fort Gibron[19] : sur la butte qui domine l'Argens, vestiges d'un donjon (6,20 m x 9,30 m) en bel appareil construit à l'intérieur d'une courtine quadrangulaire (20,15 m x 24,35 m) et contre lequel s'appuie l'ancien logis des abbés de Montmajour[20]. La dénomination « Gibron » n'apparaît qu'au XVIIIe siècle (en provençal, gibre signifie givre, verglas).
  • La porte Saint-Germain : classée monument historique, XIIe siècle, à herse, donne accès au vieux village.

D'après la légende, saint Germain se serait arrêté à Correns à son retour de Rome, devenant ainsi le patron du village.

  • Le vieux pont : à une arche, relie le vieux village construit sur la rive droite de l'Argens au faubourg de la rive gauche.
  • Les ruines de l'ancienne église : à l'ouest du village. Il ne reste qu'un pan de mur de l'ancien prieuré construit au Xe siècle. Le capitulaire de Sainte-Marie de Correns nous apprend que les moines possédaient au XIe siècle vingt églises en Provence et qu'ils installèrent en 1065 le système des droits de plantation de vignes dans leur juridiction. Dans les ruines du prieuré a été découverte une inscription latine, ainsi traduite : « sera damné quiconque transformera le prieuré en abbaye ».
  • Le calvaire monumental : situé à 1 km au sud-ouest du village. Croix en fer forgé placée au sommet d'une dolomie.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Château de Miraval derrière les vignes.
  • Jacques Rozier, cinéaste de la Nouvelle Vague, auteur notamment d'« Adieu Philippine » et des « Naufragés de l'île de la Tortue », réalisa en 1956 son deuxième court métrage « Rentrée des Classes » dont l’action est située à Correns et l’interprétation assurée essentiellement par les enfants et les habitants du village. Film panthéiste, inspiré par Jean Renoir et Jean Vigo, il raconte l'école buissonnière d’un enfant du village, préférant l'immersion dans une nature foisonnante et étincelante d'une journée de fin d'été à l'enfermement dans une classe close et sombre.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. site officiel de la commune consulté le 9 juin 2012
  2. L'épicerie de Brad Pitt
  3. « enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur) : coopérative vinicole dite Société coopérative agricole, La Fraternelle puis La Corrensoise », notice no PA00081562, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « coopérative vinicole dite Société coopérative agricole, L'Amicale puis La Corrensoise », notice no IA83001323, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « moulin à huile, puis coopérative agricole (coopérative oléicole) », notice no IA83001322, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Comté de Provence : Correns, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  7. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, cartes p. 417-418 et p. 419.
  8. Les Comptes des Communes, Analyse des équilibres financiers fondamentaux Les comptes des communes, Chiffres Clés - Fonctionnement - Investissement - Fiscalité - Autofinancement – Endettement : La Commune de Correns
  9. Correns: la dette en 2015
  10. Les comptes individuels des communes et des groupements à fiscalité propre (années 2000 à 2015)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), photographies de CAOA, S. Réol, Gaëtan Congès, Jean-Marie Michel (AFAN – INRAP), archives de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine, et service de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région PACA]
  16. Correns - église catholique Notre-Dame; Diocèse Fréjus-Toulon
  17. Le retable de l'église Notre-Dame, chef d'œuvre de l'art baroque
  18. Notice no PM83000200, base Palissy, ministère français de la Culture collectivité tour de l'horloge
  19. Aujourdʼhui, le Fort abrite les activités du Chantier
  20. Le fort Gibron
  21. « jardin du château de Miraval, pré-inventaire (jardins remarquables ; documentation préalable) », notice no IA83000382, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Dépêche de l'AFP
  23. article de l'express : mariage Jolie-Pitt