Ars-en-Ré

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Ars-en-Ré
Le chenal, l'arrivée à l'ancien port
Le chenal, l'arrivée à l'ancien port
Blason de Ars-en-Ré
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Canton Île de Ré
Intercommunalité Communauté de communes de l'île de Ré
Maire
Mandat
Jean-Louis Olivier
2014-2020
Code postal 17590
Code commune 17019
Démographie
Gentilé Arsais
Population
municipale
1 282 hab. (2014en diminution de -2.95 % par rapport à 2009)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 29″ nord, 1° 30′ 57″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 15 m
Superficie 10,95 km2
Localisation

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Ars-en-Ré
Liens
Site web www.arsenre.com

Ars-en-Ré est une commune du sud-ouest de la France, située sur l'île de Ré, pôle d'équilibre du canton de l'Île de Ré, faisant partie de l'arrondissement de La Rochelle, dans le département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine.

La commune appartient, depuis 2011, au réseau « Villages de pierres et d'eau », label initié par le conseil général, afin de promouvoir des sites exceptionnels présentant la particularité d'être situés au bord d'une étendue d'eau (mer, rivière, étang…)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation d'Ars sur l'île de Ré

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ars-en-Ré[2]
Saint-Clément-des-Baleines Océan Atlantique
Ars-en-Ré[2] Loix
Océan Atlantique La Couarde-sur-Mer

Village et port sur la côte nord et dans la partie ouest de l'île de Ré par 46° 12′ 29″ N, 1° 30′ 57″ O. Son port, le plus important de l'île de Ré, situé au fond du fier d'Ars (étendue d'eau pénétrant les terres et bordée de marais), l'on y accède par un chenal, traversant les marais salants. Une écluse ferme le bassin à flot, de 250 places. En 1994, un nouveau bassin à flots (Port de la Criée) de 130 places est créé, à l'entrée du chenal. Il est inauguré en juin 1995. Cent cinquante places, sur bouées et filières, dans l'avant port et le chenal, portent la capacité à 550 places, principalement dédiées à la plaisance. Une plage, sur la côte sud de l'île, bordée d'une digue protégeant les terres, va jusqu'au phare des Baleines, à la pointe ouest de l'île.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune, alors nommée Ars, porte le nom de La Concorde[3], redevient Ars en 1793.

La commune prend son nom actuel « d'Ars en Ré » le .

Ses habitants sont appelés les Arsais[4]. Ils ont pour surnom les Casserons : le casseron est le « bébé » de la seiche, un animal d'eau salée (céphalopode décapode) que l'on trouve fréquemment sur l'île de Ré.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Charente-Maritime.

Le prince de Soubise y fut battu en 1624[5].

En 1874, la commune de Saint-Clément-des-Baleines est détachée de la commune d'Ars[3], savoir les cinq hameaux de le Guillieux, le Chabot, la Tricherie, le Griveau et le Godinand.

Port important à l'époque du sel, jusqu'au début du XXe siècle.

Gabelle du sel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie d'Ars-en-Ré
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1926 1966 Jacques Moinet Rad. Conseiller général
1966 1971 François Vignon    
1971 1973 Odette Vironneau    
1973 1995 Émile Gaudin UDF  
1995 en cours Jean-Louis Olivier UMP puis LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 282 habitants, en diminution de -2,95 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 600 3 643 3 602 3 612 3 875 3 609 3 668 3 700 4 043
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 776 3 547 3 486 3 171 2 012 2 034 2 024 1 897 1 727
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 560 1 434 1 392 1 173 1 113 1 045 984 854 919
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
913 915 961 1 023 1 165 1 294 1 318 1 280 1 282
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (40,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,1 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune, par tranches d'âge, est, en 2007, la suivante :

  • 45,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 10,5 %, 15 à 29 ans = 12,8 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 36,4 %) ;
  • 54,1 % de femmes (0 à 14 ans = 11,6 %, 15 à 29 ans = 11,6 %, 30 à 44 ans = 13,7 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 43,3 %).
Pyramide des âges à Ars-en-Ré en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
4,1 
14,7 
75 à 89 ans
18,8 
21,2 
60 à 74 ans
20,4 
22,1 
45 à 59 ans
19,8 
18,3 
30 à 44 ans
13,7 
12,8 
15 à 29 ans
11,6 
10,5 
0 à 14 ans
11,6 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture, vigne, pommes de terre (AOC).
  • Marais salants.
  • Nautisme, pêche.
  • Tourisme.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village fait partie des plus beaux villages de France.

  • Le port, avec son nouveau bassin à flot, à l'entrée du chenal d'accès.
  • L'église Saint-Étienne. Son clocher, peint en noir et blanc, sert d'amer aux marins.
  • La Maison du Sénéchal, demeure datant de la seconde moitié du XVIe siècle malgré la présence d'éléments médiévaux tels que les échauguettes et l'escalier à vis dans la tour hors d'œuvre[11].
  • L'ancienne raffinerie à sel dont une partie des éléments est inscrite aux monuments historiques[12].
  • La redoute du Martray[13].
  • Le Martray, endroit le plus étroit de l'île de Ré (quelques dizaines de mètres).
  • La batterie « Karola », du Mur de l'Atlantique (terrain militaire)[13].
  • L'ancienne gare du « petit train de l'Île de Ré » (1898), sur le port.
  • Vestiges d'anciens moulins à vent, reconvertis en habitations.
  • Le fier d'Ars et les marais salants.
  • Le spot de surf de la pointe de Grignon.

Légendes[modifier | modifier le code]

Selon l'une des légendes, la création de l'île de Ré proviendrait de terribles séismes ayant englouti une cité romaine nommée "Antioche", dont les ruines seraient visibles uniquement par beau temps.

Concernant Ars-en-Ré, des navigateurs de l'Égypte antique, envoyés par Ramsès II, auraient voulu faire le tour du Monde et se seraient échoués au Martray, à quelques kilomètres de là. Ils y auraient construit une petite pyramide[14].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or semé de fleurs de lys d'azur, à une nef de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Treize villages unis pour le meilleur et pour le pire, article de Thomas Brosset paru dans Sud Ouest, 10 février 2011
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Les gentilés de Charente-Maritime
  5. Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p. 149
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à Ars-en-Ré en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 septembre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 septembre 2010)
  11. Châteaux, manoirs et logis, éd. Association Promotion Patrimoine, 1993, p. 30
  12. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00105304
  13. a et b R. Desquesne, R. Faille, N. Faucherre et P. Prost, Les fortifications du littoral - La Charente Maritime, éditions Patrimoine et Médias, (ISBN 2-910137-03-1)
  14. « Ratis, l'île de Ré », sur mediolanum-santonum.fr (consulté le 2 mai 2016)