Attentat du 14 juillet 2016 à Nice

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Attentat du 14 juillet 2016 à Nice
Vue de la promenade des Anglais, lieu de l'attaque.
La promenade des Anglais, lieu de l'attaque.
Carte

Localisation Nice, France
Cible Promenade des Anglais
Coordonnées 43° 41′ 40″ nord, 7° 15′ 36″ est
Date
Vers 22 h 40 (UTC+2)
Type Tuerie de masse
Armes Camion-bélier 19 tonnes[1], arme de poing
Morts 86[2]
Blessés 458[2]
Auteurs Mohamed Lahouaiej-Bouhlel
Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique (revendiqué)
Mouvance Terrorisme islamiste

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Attentat du 14 juillet 2016 à Nice

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L'attentat du 14 juillet 2016 à Nice est une attaque terroriste islamiste au camion-bélier, qui s'est déroulée à Nice (Alpes-Maritimes, France) dans la soirée du sur la promenade des Anglais.

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien domicilié à Nice, conduit un poids lourd sur la promenade sur près de deux kilomètres, prenant pour cible une foule de civils, à l'issue du feu d'artifice donné pour la fête nationale. L'attaque cause la mort de 86 personnes et fait 458 blessés[2]. L'attentat est revendiqué le 16 juillet par l'organisation terroriste État islamique (dite « Daech »).

Déroulement des faits[modifier | modifier le code]

Attaque[modifier | modifier le code]

Début et fin de l'attaque.

Le à Nice lors des festivités de la fête nationale française, un feu d'artifice se déroule de 22 h à 22 h 20 et réunit près de 30 000 personnes. Vers 22 h 30, peu après la fin du feu d'artifice, un poids-lourd blanc de 19 tonnes (un camion Renault Midlum de livraison[3]) provenant du quartier Magnan débouche sur la partie laissée libre de circulation de la promenade des Anglais, au niveau de l'hôpital Lenval[4].

Le chauffeur, filmé par des caméras de surveillance, est venu chercher son camion en vélo, avant de ranger ce dernier à l'arrière du véhicule[5]. Il s'engage sur la promenade des Anglais, feux de circulation éteints, à 22 h 32[6]. Sur 400 mètres, il prend de la vitesse (roulant à près de 90 km/h)[5], afin de forcer, au niveau de l'intersection du boulevard Gambetta, le barrage policier (constitué d'une voiture de police, de barrières de foule et de séparateurs de voies[7]) qui délimite la partie de la promenade traditionnellement dévolue aux piétons le jour de la fête nationale, en montant sur le trottoir[8].

Une fois franchi ce barrage, le camion est filmé effectuant plusieurs embardées de droite à gauche[6] en percutant la foule massée sur le trottoir sud (côté mer) et les trois voies de la chaussée sud de la promenade[9]. Il essaie de rester le plus possible sur le trottoir afin d'y causer le maximum de victimes avant d'être confronté à des obstacles — dont un auvent de bus et une pergola — puis de revenir sur la chaussée[10]. La course du véhicule est ralentie devant l'hôtel Negresco : un homme en scooter lâche son deux-roues et s'accroche sur le marche-pied du camion pour tenter, en vain, d’entrer dans la cabine du chauffeur[11].

Le camion Renault Midlum arrêté (visible à l'arrière-plan) sur la promenade des Anglais, en face du palais de la Méditerranée, le 15 juillet 2016.

Le conducteur du camion tire à plusieurs reprises avec un pistolet de calibre 7,65 mm sur des agents de la Police nationale qui ripostent avec des Sig-Sauer 9 millimètres[5], le pourchassent et tentent de le neutraliser[12]. Le camion fait encore 300 mètres pour s'arrêter à 22 h 50 face au palais de la Méditerranée (les pneus crevés et le pare-brise criblé de balles) où deux policiers de la BST abattent le conducteur[13], mais ces derniers ne sont pas rassurés, ayant peur d'une explosion soudaine. La tuerie se déroule sur une distance de 1,7 km, entre les numéros 11 et 147, provoquant la mort de 86 personnes et suscitant un important mouvement de panique[14]. Certains des blessés le sont en ayant sauté sur la plage de galets plusieurs mètres en contrebas[15].

Réactions immédiates[modifier | modifier le code]

Le dispositif Orsec, le plan blanc sont rapidement déclenchés et le plan Vigipirate est rehaussé en « alerte-attentats » dans les Alpes-Maritimes [16],[17].

Le High Club, une discothèque sur la promenade des Anglais et l'hôtel Negresco sont transformés en hôpital de campagne, assurant le triage médical, et le palais de la Méditerranée en PC de sécurité. Une cellule psychologique est mise en place au centre universitaire méditerranéen[18].

Sur place, des individus pillent des cadavres de victimes pour voler leurs effets personnels (téléphones portables, poupée de petite fille)[19].

Mode opératoire[modifier | modifier le code]

Le camion loué par le terroriste a pu circuler et rester garé près de la promenade des Anglais, alors que la circulation était en théorie interdite un jour férié dans le centre-ville[20]. Frédéric Gallois, ancien patron du GIGN, estime que les forces de l'ordre ont été confrontées à un « mode opératoire extrêmement difficile à contrer qui correspond aux consignes de l'État islamique[21] ». Ce mode opératoire utilisant un véhicule-bélier a déjà été utilisé par le passé, en France et dans plusieurs autres pays, avec des mobiles et des circonstances divers[22],[23].

Le mode opératoire employé présente aussi des similitudes avec ce message de propagande, diffusé en 2010 par une branche d'Al-Qaïda[24] : « Utilisez un camion comme une tondeuse à gazon. Allez dans les endroits les plus densément peuplés et prenez le maximum de vitesse pour faire le plus de dégâts. Si vous avez accès à une arme à feu, utilisez-la pour finir le travail ». Ces similitudes font s'interroger sur l'inspiration que le tueur aurait pu trouver dans ces recommandations[25].

Une telle utilisation de véhicules par des djihadistes a lieu en près de Londres lors du meurtre de Lee Rigby et en lors de l'attentat de Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec[26].

Communication de crise[modifier | modifier le code]

L'application système d’alerte et d’information des populations (SAIP) du gouvernement français signale cet attentat à h 34 le 15 juillet, tandis que les réseaux sociaux, dont la fonctionnalité contrôle d'absence de danger Facebook, sont plus réactifs[27].

Victimes[modifier | modifier le code]

Cible[modifier | modifier le code]

Les précédents attentats en France avaient pour cible les commerces (années 1980), les transports (années 1990), les militaires et les enfants juifs (2012), les journalistes, les policiers et les commerces juifs (janvier 2015), les loisirs populaires (rencontre sportive, terrasses, concert, novembre 2015), les militaires, les policiers et les églises (2015, 2016). Auxquels s'ajoutent les attentats visant des français à l'étranger, qu'il soient militaires ou touristes[réf. souhaitée].

L'auteur de l'attentat a choisi le lieu emblématique de la métropole qu'il habitait. La date est celle de la fête nationale, mais aussi celle de la Prom Party (fête de la Promenade des anglais), un des plus grands projets de la mairie de Nice depuis quelques années, à grand renfort de campagnes de publicité nationale et internationales, notamment dans les magazines de compagnies aériennes. D'ailleurs, de nombreuses victimes sont des touristes étrangers venus en France[réf. souhaitée].

Bilan des victimes[modifier | modifier le code]

Au lendemain de l'attentat, le 15 juillet à h du matin, un bilan provisoire fait état de 84 morts, 18 personnes en urgence vitale absolue, 31 en urgence relative[28],[29]. Le bilan est comparable à l'attaque du Bataclan du 13 novembre 2015 qui fit 90 morts, et plusieurs centaines de blessés, mais où les terroristes étaient 3. Le ministère de la Santé indique que, en tout, 188 patients ont été pris en charge et, le 15 juillet dans l'après-midi, une cinquantaine de personnes sont encore entre la vie et la mort[30]. Vers 17 h, le procureur de la République de Paris, François Molins, qui fait le point de l'enquête dans sa première conférence de presse, annonce un bilan provisoire de 84 morts (dont 13 enfants et adolescents) et 202 blessés de 18 nationalités différentes, dont 52 en état d'urgence absolue[31]. L'évaluation officielle du nombre de blessés est ultérieurement revue à la hausse. Pour leur rendre hommage, des mini biographies des victimes sont rendus publiques [32].

Le 17 juillet, le pronostic vital de 18 blessés est encore engagé (sur 85 personnes toujours hospitalisées)[33]. Au 21 juillet, le nombre de blessés au pronostic vital incertain est de 15[34]. Le , le bilan passe à 85 morts après le décès de Pierre Hattermann, 55 ans, originaire de Passy en Haute-Savoie. Son épouse et un de leurs enfants faisaient déjà partie des victimes au soir de l'attentat[35]. Le 18 août, un autre blessé meurt des suites de l'attentat[36].

Quelques fausses victimes attirées par les indemnisations sont démasquées, tel ce couple de Cannes qui affirmait avoir été présent près du stade de France le 13 novembre 2015 et qui avait escroqué le Fonds de garantie des victimes du terrorisme, est condamné en décembre 2016 à 6 et 3 ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Grasse après qu'ils ont prétendu être sur la promenade des Anglais le 14 juillet[65].

Enquêtes[modifier | modifier le code]

Enquête judiciaire[modifier | modifier le code]

Profil de l'auteur[modifier | modifier le code]

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel

Portrait de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel.
Information
Naissance
M'saken, Drapeau de la Tunisie Tunisie
Décès (à 31 ans)
Nice, Drapeau de la France France
Cause du décès Abattu par la BST de la police française
Tuerie de masse
Affaires Attentat de Nice
Victimes 86 morts et 458 blessés
Pays Drapeau de la France France
Ville Nice

Le conducteur du camion, identifié par ses papiers d'identité, sa carte bancaire et ses empreintes digitales retrouvées à l'intérieur du véhicule, se nomme Mohamed Salmène Lahouaiej-Bouhlel[66]. Tunisien né à M'saken le [67], il souffre selon son père d'une dépression entre 2000 et 2004[68] avant de quitter en 2005 la Tunisie pour la France où il épouse une Niçoise franco-tunisienne[69]. Régularisant sa situation, il dispose d'une carte de résident[70].

Père de trois enfants, Lahouaiej-Bouhlel est décrit par divers témoins comme un mari violent[71] ; selon l'avocat de son épouse, il frappait régulièrement et harcelait psychologiquement cette dernière[72]. En instance de divorce, il a dû quitter le domicile conjugal pour s'installer route de Turin, dans le quartier des anciens abattoirs de Nice[73]. Il exerce au moment des faits la profession de chauffeur-livreur pour une société « située dans une zone industrielle à Carros[74] ».

Les recherches sur sa personnalité révèlent qu'il menait une vie sexuelle débridée, multipliant les conquêtes sexuelles masculines comme féminines : Le Parisien cite une source proche de l'enquête qui le qualifie d'« obsédé sexuel au regard des auditions de ses différents partenaires »[75],[72]. Divers témoins le décrivent comme peu religieux[76], buvant de l'alcool et mangeant du porc. Des musulmans du quartier disent ne jamais l'avoir vu à la mosquée et avoir eu l'impression d'un homme qui « se foutait de la religion »[71]. Consommateur de drogues, il fréquentait par ailleurs assidûment des cours de salsa, où il s'était surtout fait remarquer comme un « dragueur lourd », au comportement parfois inquiétant[77].

Il est connu des services de police pour des faits de délinquance depuis 2010, son casier judiciaire comportant cinq condamnations pour violences, vols et dégradations[78], mais pas pour radicalisation, ne faisant pas partie des fichés S du département[79]. En janvier 2016, il percute des voitures avec sa camionnette de travail, probablement parce qu'il s'était endormi au volant[80]. Placé à cette époque sous contrôle judiciaire, il écope le 24 mars d'une peine de six mois de prison avec sursis pour violence volontaire (commis avec une arme par destination, en l'occurrence une palette), lors d'une altercation en marge de cet accident de la route[81].

Motivations[modifier | modifier le code]

S'appuyant sur les témoignages des personnes mises en garde à vue, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve évoque l'hypothèse d'une radicalisation « très rapide » du tueur[82]. Les auditions révèlent qu'environ deux semaines avant les faits, il avait abandonné alcool, femmes et salsa, s'était laissé pousser la barbe et avait commencé à tenir des propos extrémistes[83]. Il avait également vidé son compte en une semaine et vendu sa voiture la veille du 14 juillet[84]. Cette hypothèse d'une radicalisation rapide semble être démentie en octobre 2016 par de nouvelles informations relatives à la fréquentation de possibles islamistes radicaux un an avant l'attentat[85]. Cependant, selon le dossier d’instruction consulté par Le Monde, aucun des mis en cause ne semble lié à la mouvance djihadiste, pas davantage que Mohamed Lahouaiej Bouhlel[86].

Préparation de l'attentat[modifier | modifier le code]

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel semble avoir entamé des repérages à pied dès l'été 2015 comme en atteste un selfie pris le sur la promenade des Anglais au côté du maire Christian Estrosi[87],[6]. Lahouaiej-Bouhlel loue le un camion auprès d'une agence de location de véhicules de Saint-Laurent-du-Var[88] et le récupère le 11 juillet[89]. D'après le quotidien Libération, il a besoin d'un permis poids lourds « C » — qu'il possédait de par son activité professionnelle[90]. —, d'une carte de conducteur[Note 2], d'un chèque de caution de 1 600 euros et de prépayer la location avant de prendre le volant[91]. Dès juillet 2016, l’enquête montre que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel effectue trois retraits de 500 euros sur son compte en banque et vend sa voiture la veille de l’attentat[92].

Malgré l'arrêté municipal interdisant la circulation sur la promenade des Anglais aux véhicules de plus de 3,5 tonnes, le camion blanc de 19 tonnes conduit par Lahouaiej-Bouhlel est filmé une première fois le 11 juillet peu avant 10 h par la caméra no 173 du centre municipal de supervision urbain en train d'effectuer des repérages pour son forfait[6]. Il circule sur la promenade des Anglais, feux de détresse allumés, monte sur le trottoir bordant la mer, fait mine de se garer, repart, puis effectue même un demi-tour, toujours sur le trottoir, et de repartir en sens inverse. En trois jours, le camion est filmé sur cette voie à onze reprises et manœuvre sur le trottoir de la promenade des Anglais à trois reprises pendant une trentaine de minutes cumulées sans susciter d'intervention de la police municipale, selon un procès-verbal d'enquête de la Sous-direction anti-terroriste révélé par la revue en ligne Mediapart fin décembre 2016[6]. Le véhicule aurait dû être restitué à l'agence de location le 13 juillet, ce que Lahouaiej-Bouhlel omet de faire[93]. Le 14 juillet à 19 h 25, Lahouaiej Bouhlel se prend en photo encore sous une pergola de la promenade des Anglais avant de se diriger vers son camion[6].

Investigations judiciaires[modifier | modifier le code]

Une fois le crime commis, la cellule de crise de la section antiterroriste du parquet de Paris est activée et le parquet de Paris se saisit d'une enquête pour « assassinats et tentatives d'assassinats en bande organisée en lien avec une entreprise terroriste », « tentatives d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique » et « association de malfaiteurs terroristes en vue de préparer des crimes d'atteintes aux personnes ». Les investigations sont confiées aux services de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et de la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI)[94],[95].

Des armes factices (un deuxième pistolet en plus du pistolet automatique de calibre 7,65 mm, deux répliques de fusils d'assaut kalachnikov et M16 ainsi qu'une grenade percée), sont trouvées à l'intérieur de la cabine[12]. Sont également découverts des cartouches percutées et des cartouches non percutées, un téléphone portable et des documents en cours d'analyse[96]. Des témoins ont entendu le terroriste crier plusieurs fois « Allahu akbar »[97].

Dès le 15 juillet vers h 30, la police mène des perquisitions rue de Turin au domicile de l'auteur de l'attaque[98] et, ailleurs dans Nice, au logement de son épouse dont il a été exclu en 2012 pour des faits de violences conjugales[99]. Divers matériels informatiques et de téléphonie sont saisis mais aucune arme et aucun explosif ne sont retrouvés[100]. Son épouse est placée en garde à vue à 11 h[101], mais rapidement mise hors de cause[102]. En fin d'après-midi, une nouvelle personne de l'entourage du criminel est mise en garde à vue et le 16 juillet entre h et h, trois autres hommes sont également placés en garde à vue[103].

Le 17 juillet, deux nouvelles interpellations ont lieu dans l'entourage du tueur[104]. L'exploitation de son téléphone portable montre qu'il a envoyé le 14 juillet à 22 h 27 le SMS « amène plus d'armes, amènes en 5 à C. »[104], à l'un des gardés à vue[105]. Le 21 juillet, cinq suspects (un couple d’Albanais – Artan Henaj, 38 ans et Enkeledgia Zace, 42 ans ; Ramzi Arefa, un Franco-Tunisien de 21 ans né à Nice ; Chokri Chafroud, un Tunisien de 367 ans né à Sousse ; Mohamed Oualid Ghraieb, un Franco-Tunisien de 40 ans)[106] sont déférés au palais de justice en vue de mises en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, après leur garde à vue à la Sous-direction anti-terroriste[107]. Artan Henaj et Enkeledja Zace et Ramzi Arefa sont tous trois suspectés d'avoir fourni un pistolet au tueur, sans avoir forcément eu connaissance de son projet[108]. Ces personnes soupçonnées de lui avoir fourni un soutien ou une arme sont placées en détention provisoire[107],[109].

Le , Hamdi Zagar, 36 ans, est interpellé. Le suspect était une connaissance de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel depuis environ un an et apparait notamment sur un selfie avec celui-ci devant le camion, il est de ce fait soupçonné d'avoir été informé du projet de l'attentat. Ce dernier a mis en examen et placé en détention provisoire le pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle[110].

Le , trois hommes interpellés le 12 décembre et suspectés d'avoir joué un rôle dans la fourniture d'armes à Mohamed Lahouaiej Bouhlel, sont mis en examen et placés en détention provisoire. Un homme de 31 ans né en Tunisie est mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Il est soupçonné d'avoir joué le rôle d'intermédiaire entre le couple d'Albanais et Ramzi Arefa. Les deux autres, âgés de 24 et 36 ans, sont mis en examen pour « complicité d'association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « infraction à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste ». Né en Albanie et cousin d'Artan Henaj, l'homme de 24 ans est suspecté d'être impliqué dans une transaction liée à une kalachnikov[108]. Le rôle d'un des premiers mis en examen, Chokri Chafroud, apparaît aux enquêteurs comme « un mentor influent sur la personnalité instable de son ami ». Le , il avait envoyé à Mohamed Lahouaiej Bouhlel un message lui suggérant : « Charge le camion, mets dedans 2 000 tonnes de fer (…) coupe lui les freins mon ami et moi je regarde. » À ce stade des investigations, rien ne permet d'établir que l'attaque de Nice ait été téléguidée depuis les zones tenues par l'État islamique[108],[111].

Contexte[modifier | modifier le code]

Dans un contexte de recrudescence d'attentats djihadistes, Patrick Calvar, directeur général de la Sécurité intérieure, dans son audition le à huis clos devant la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015[112], a prévu de la part des mouvements terroristes des modes opératoires qui évitent de sacrifier trop de leurs combattants tout en créant le maximum de dégâts, citant notamment l'emploi de voitures piégées[113].

Abou Mohammed al-Adnani, porte-parole de l'État islamique, déclare dans un message audio diffusé en  : « Si vous ne pouvez pas trouver d'engin explosif ou de munition, alors isolez l'Américain infidèle, le Français infidèle, ou n'importe lequel de ses alliés. Écrasez-lui la tête à coups de pierre, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le[114]. »

Le , un homme fonce sur des militaires patrouillant dans le cadre de l'Opération Sentinelle sur le parking de la mosquée de Valence, contraignant ces derniers à riposter après sommations d'usage et le blessant grièvement[115]. Toutefois, la piste terroriste a été écartée par les enquêteurs[116].

Selon l'analyse des spécialistes de l'islam, du Moyen-Orient et du terrorisme William McCants (en) et Christopher Meserole, « quatre des cinq pays où le niveau de radicalisation est le plus élevé dans le monde sont francophones, y compris les deux premiers d'Europe (la France et la Belgique) » ». Leurs travaux soulignent surtout que la culture politique française ne serait pas adaptée à la lutte contre le terrorisme, avec une laïcité cristallisant souvent des conflits inutiles autour des signes ostentatoires religieux dans l'espace public (voir les affaires du voile islamique) et que le grand nombre de jeunes chômeurs urbains est un terreau fertile de radicalisation et de recrutement djihadiste[117].

Annonce[modifier | modifier le code]

Le au matin, l'État islamique revendique via Telegram cette attaque par l'organe de propagande et de communication Amaq liée au groupe djihadiste[118]. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel est qualifié de « soldat » et l'agence déclare qu'il « a mené l’opération d'écrasement en réponse aux appels à viser les ressortissants des pays de la coalition »[119],[120],[121].

Le jour même, selon une source proche de l'enquête, le ministère de l'Intérieur a bien pris acte de la revendication mais cherche à l'authentifier[122].

Questions autour de la revendication[modifier | modifier le code]

Plusieurs médias s'interrogent sur l'éventuel caractère opportuniste de cette revendication[123],[124],[125]. D'autres sources comme le criminologue Alain Bauer et le journaliste spécialisé David Thomson, cité par Le Monde, soulignent que l'État islamique n'a jusqu'à présent jamais publié de revendication gratuite, même dans le cas où cela aurait pu servir sa propagande[126],[127]. Pour le journaliste Wassim Nasr, spécialiste pour France 24 du djihadisme, les cas de radicalisation rapide ne sont pas exceptionnels[128]. Pour autant, le ministre de l'Intérieur déclare le 18 juillet à l'antenne de RTL : « Il faut savoir maintenant quels sont les liens entre celui qui a commis cet attentat abject et les réseaux terroristes. Pour l’instant ces liens n’ont pas été établis par l’enquête »[129]. Le procureur François Molins, en rappelant les éléments de l'enquête lors de sa conférence de presse du 18 juillet, précise néanmoins que le tueur avait un « intérêt certain pour la mouvance djihadiste ». Il indique que du 1er au 13 juillet, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a visionné « quasi quotidiennement des vidéos de sourates du Coran et des anachîd, ces chants religieux utilisé par la propagande de l'État islamique » et que des photos « de cadavres, de combattants de l'EI arborant le drapeau de l’organisation, des couvertures de Charlie Hebdo, des portraits de Ben Laden et de Mokhtar Belmokhtar » ont été retrouvés dans son ordinateur[130].

Selon Europe 1, le 18 juillet au début de l'enquête, « si Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait bien un lien avec l'Etat islamique, cela n'avait en fait rien à voir avec la religion » et « l'hypothèse privilégiée par les enquêteurs reste donc celle d'un homme qui aurait trouvé, grâce à la propagande de l’État islamique, un mode opératoire et une raison d'assouvir ses pulsions sanglantes »[131]. Cependant, Europe 1, à la suite de l'enquête, confirme le 27 juillet le lien idéologique peut-être indirect avec l'EI et « le caractère prémédité » de l'attentat. « Même si aucun lien n'a encore été établi à ce stade de l'enquête entre Mohamed Lahouaiej Bouhlel et l'organisation État islamique, les résultats de l'exploitation de l'ordinateur de ce Tunisien de 31 ans viennent étayer la thèse d'un individu s'étant radicalisé "très rapidement" »[132].

Affaire du faux avocat[modifier | modifier le code]

Peu de temps après le massacre, Me Corentin Delobel affirme être l’ancien avocat commis d'office de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel dans une affaire antérieure. Interrogé par de nombreux médias, il invente de toutes pièces le profil du meurtrier. Risquant des poursuites disciplinaires du Conseil de l'Ordre des avocats, il appelle le bâtonnier de Nice pour lui avouer qu’il s’était trompé le après-midi. Néanmoins, il accorde au moins une nouvelle interview au sujet de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Le , l’avocat fait une tentative de suicide, alors qu'il était convoqué par le bâtonnier. Les motivations de cette imposture et de cette tentative de suicide restent inconnues[133].

Contexte sécuritaire[modifier | modifier le code]

Le matin précédant l'attentat, lors de l'allocution présidentielle télévisée suivant le défilé militaire, le président de la République François Hollande annonçait la fin prochaine de l'état d'urgence, mis en place après les attentats du 13 novembre 2015 et prolongé à trois reprises (le 20 novembre[134], le 16 février[135] et le 19 mai[136]) pour une fin prévue au , après le Tour de France[137].

Contexte local[modifier | modifier le code]

Nice est la ville du jihadiste Omar Diaby, l'un des plus importants recruteurs de djihadistes pour la Syrie, où sont partis plus d'une centaine de Niçois, ce qui en fait une des villes les plus touchées de France[138],[139].

La ville avait déjà été ciblée par la menace djihadiste quelques semaines après les Attentats de janvier 2015 à Charlie Hebdo et à l'Hyper Cacher de Vincennes : le , Moussa Coulibaly, originaire de la banlieue parisienne, agresse au couteau trois militaires qui montaient la garde devant un centre communautaire juif à Nice[138].

Dès 2014, un projet d'attentat très avancé et évité de justesse visait le carnaval de Nice. Arrêté en février 2014 à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes) alors qu'il venait de passer quinze mois en Syrie, le jeune Franco-Algérien Ibrahim Boudina aurait planifié un attentat à l'explosif visant le carnaval qui devait débuter deux jours plus tard, en s'inspirant du double attentat du Marathon 2013 de Boston (3 morts et plus de 250 blessés). Les perquisitions permettent la saisie de trois canettes remplies de TATP, capables de produire l'effet de plusieurs dizaines de grenades[139].

Réponse sécuritaire intérieure[modifier | modifier le code]

Dans son allocution télévisée prononcée peu avant h le , le président François Hollande annonce le rappel de la réserve opérationnelle et la demande de prolongation de l'état d'urgence, qui devait normalement expirer le , pour trois mois[140]. Le 16 juillet, le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve appelle « tous les citoyens patriotes qui le souhaitent » à rejoindre la réserve opérationnelle[141]. Dans la nuit du 19 au 20 juillet, l'Assemblée nationale vote la prolongation de l'état d'urgence pour six mois, au lieu des trois mois annoncés par le président, par 489 voix pour, 26 oppositions et 4 abstentions[142].

Réponse militaire extérieure[modifier | modifier le code]

Article connexe : Opération Chammal.

Le , le président François Hollande annonce l'intensification des frappes aériennes contre l'État islamique en Syrie et en Irak[143] alors que l'attentat n'a pas encore été revendiqué par l'État islamique, qui ne le fera que le lendemain.

Réactions[modifier | modifier le code]

Réactions nationales[modifier | modifier le code]

Façade de l'hôtel de ville de tours avec deux drapeaux français en berne.
Drapeaux en berne à Tours à la suite de l'attentat.

Réactions des autorités[modifier | modifier le code]

Le président de la République François Hollande, qui se trouvait en Avignon, rentre à Paris, et se rend à la cellule interministérielle de crise où l'attend le Premier ministre Manuel Valls, alors que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve se rend à Nice dans la nuit[144]. Un conseil restreint de Sécurité et de Défense se tient le à 9 heures[145]. Il déclare ensuite dans une allocution que « c'est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste » et « nous devons tout faire pour (…) lutter contre le fléau du terrorisme[146]. ».

Le Premier ministre Manuel Valls annonce, au nom du président de la République, trois jours de deuil national à compter du [147].

Réactions des politiques[modifier | modifier le code]

Selon Georges Fenech, président LR de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats du 13 novembre 2015 et qui venait de rendre son rapport : « J'entends aujourd'hui l'annonce de quelques mesures par le président de la République, notamment l'état d'urgence. Mais on voit bien que l'état d'urgence, qui est en ce moment appliqué, n'empêche pas ces actions. Il nous annonce aussi un renforcement de Sentinelle. Notre rapport pose la question de la pertinence de la force Sentinelle. Souvenez-vous qu'elle était présente devant le Bataclan et qu'aucun ordre ne lui a été donné pour ouvrir le feu. Tout ça nous paraît être en deçà de ce que nous devons faire aujourd'hui. Il faut véritablement passer à la vitesse supérieure.[148] ». Fenech plaide pour un « Guantánamo à la française[149] ». Selon Sébastien Pietrasanta, rapporteur PS de la même commission d'enquête parlementaire, la France est une « cible molle (en) » occidentale (les « cibles molles » sont des zones d'habitation, des zones commerciales ou encore des quartiers d'affaires), au contraire d'une « cible dure » (zones protégées)[150].

L'attentat de Nice intervenant moins d'un an avant l'élection présidentielle de 2017, il est sujet à débat entre les différents partis politiques français. À droite et entre autres chez Les Républicains, la politique de François Hollande qui a appelé à l'« unité nationale » est mise en cause. Il est notamment critiqué pour avoir annoncé, quelques heures avant l'attentat de Nice, la fin de l'état d'urgence. L'ex-maire de Nice Christian Estrosi reproche au gouvernement son manque d'actions[Note 3] et s'interroge sur la facilité avec laquelle le camion a pu forcer le barrage[151]. Le , Nicolas Sarkozy déclare lors d'une interview : « on ne va pas tous les six mois revenir pour pleurer des victimes, donc il y a un moment, qui va venir bientôt, où il va falloir dire les choses, non pas pour les dire mais pour les faire »[152]. La réaction outrancière du député LR des Yvelines Henri Guaino qui affirme le 15 juillet à l'antenne de la radio RTL qu'« il suffit de mettre un militaire avec un lance-roquettes à l'entrée de la promenade des Anglais et il arrêtera un camion de 15 tonnes »[153] suscite l'indignation de l'éditorialite de la Voix du nord Jean-Michel Bretonnier qui déplore que ce « personnage respecté à droite comme à gauche » tienne des propos qui résonnent « comme un gros bang dans le vide de la pensée » pointant les risques de l'usage d'une « arme de guerre, avec un effet de recul considérable, utilisé dans une foule de trente mille personnes, contre un camion lancé à vive allure et zigzaguant ! C’est la douleur qui égare notre homme[154]. » Candidat à la primaire de la droite, Alain Juppé estime quant à lui « que l'attentat aurait pu être évité ». En réaction, François Hollande et plusieurs de ses ministres, dont Manuel Valls, se disent indignés. Des socialistes comme Gérard Sebaoun parlent de « vautours » pour évoquer ces attaques venues de la droite[155]. Dans un communiqué publié sur le site du Front National, Marine Le Pen condamne l'attentat, adresse ses condoléances aux victimes et à leurs familles et désire vouloir prendre les « mesures de prévention et de répression, et [...] éradiquer le fléau du fondamentalisme islamiste[156] ».

Libération met en garde contre « la surenchère, l’hystérie démagogique et ultra-sécuritaire (qui) ne rendent service à personne », mettant en exergue les déclarations d'Henri Guaino pour qui un militaire avec un lance-roquettes aurait arrêté le camion, Frédéric Lefebvre qui demande l’état de siège et Nicolas Dupont-Aignan qui réclame l’expulsion systématique des étrangers condamnés au terme de leur peine[157]. Jean-Marie Colombani dénonce des « réactions excessives » de la part de la classe politique en vue de l'élection présidentielle de 2017[158].

Polémiques entre la ville de Nice et l'État[modifier | modifier le code]

Très rapidement après l'attentat, une vive polémique naît entre le député et ancien maire de Nice Christian Estrosi et le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve sur les tâche respectives de l’État et de la Ville dans la surveillance des lieux publics le soir du 14 juillet ainsi que le visionnage des image de la vidéosurveillance[6]. À la suite à différentes polémiques politiques et journalistiques, le ministère de l'intérieur a décidé de saisir l’inspection générale de la Police nationale (IGPN) afin de procéder « à une évaluation technique du dispositif de sécurité et d’ordre public tel qu’il a été conçu puis mis en œuvre à Nice dans la soirée du 14 juillet et dans la nuit qui a suivi ». Les conclusions de l'enquête devant être rendue la semaine suivante[159]. Cette enquête concerne les deux barrages : le barrage de la rue Gambetta où la police municipale dévie la circulation, et le barrage situé au début de la promenade, rue Meyerbeer, à proximité de l’hôtel Westminster, où la police nationale assure la sécurité. Le rapport de « mission technique d'évaluation » rendu le par la directrice de l'IGPN Marie-France Moneger-Guyomarc'h, estime que le dispositif de sécurité « bâti sur la base d'une appréciation globale de la menace terroriste privilégiant l'hypothèse d'agresseurs piétons et armés s'en prenant à la foule », n'était « pas sous-dimensionné[160] ».

La policière municipale responsable du centre de vidéosurveillance urbain (CSU) Sandra Bertin accuse — avec le soutien de Christian Estrosi — le ministère de l’intérieur d’avoir exercé des pressions sur elle afin qu’elle modifie son rapport sur le déploiement des forces de l’ordre le soir du 14 juillet. Cependant, le procureur de la République de Nice annonce le classement sans suite du signalement pour « délit d’abus d’autorité » le [161]. La ville de Nice annonce vouloir déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile sur les mêmes faits[161]. La policière municipale doit être jugée le par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris pour diffamation envers le Ministre de l'intérieur[161],[6]. Le jour-même de la révélation le par Mediapart des multiples repérages effectués par le Mohamed Lahouaiej-Bouhlel attestés par l’exploitation des images du CSU, alors qu'au lendemain des attentats de janvier 2015 Christian Estrosi disait « à peu près convaincu que, si Paris avait été équipée du même réseau [de caméras] que [celui de Nice], les frères Kouachi n'auraient pas passé trois carrefours sans être neutralisés et interpellés[162] », la Ville de Nice et Christian Estrosi annoncent vouloir porter plainte pour diffamation[87].

Réactions des religieux[modifier | modifier le code]

Le président de la conférence épiscopale, Georges Pontier, archevêque de Marseille, appelle à la prière, à la solidarité et à l'unité, tout comme de nombreux évêques[163], parmi lesquels André Marceau, évêque de Nice[164]. Le , deux cérémonies en hommage aux victimes se tiennent à Nice : une première à 18 h en l'église Saint-Pierre-d'Arène, une seconde à 18 h 30 à la cathédrale Sainte-Réparate, en présence de Nicolas Sarkozy, Christian Estrosi et Marion Maréchal-Le Pen[165]. Une messe à l'intention des victimes est célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris, le , par Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris[163],[166].

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a, de son côté, exprimé « son immense émotion et sa consternation » et a appelé « à l'unité de tous les citoyens dans cette nouvelle terrible épreuve qui endeuille toute la communauté nationale »[167] . Celui de la Grande Mosquée de Nice a indiqué que trente victimes décédées étaient musulmanes[168]. Lors de l'hommage rendu aux victimes le samedi 15 octobre 2016 à Nice, France 2 a indiqué que vingt-deux victimes étaient de confession musulmane[169].

Réactions de spécialistes[modifier | modifier le code]

Selon le politologue Gilles Kepel, sur France Inter, les Français sont immatures et le débat politique est « […] minable, pas du tout à la hauteur du défi. Notre classe politicienne est nulle face à cela, elle donne le sentiment de courir derrière l'événement, d'être intéressée surtout par ses chamailleries […] le logiciel de ce terrorisme-là n'a toujours pas été compris par le pouvoir politique, quel qu'il soit […] On est dans une autre dimension, il ne s'agit pas de dire qu'on va faire appel à la réserve, tout le monde sait que les forces de l'armée et de la police sont épuisées ». Pour lui, le personnel politique n'a pas les ressources morales et intellectuelles pour comprendre l'ennemi et son fonctionnement, et discerner son objectif déclaré d'épuisement des forces de l'ordre et de conditionnement à une logique de guerre civile[170].

Pour l'ancien directeur de la DST, Yves Bonnet, sur France 24, il est nécessaire de rétablir le service militaire en France puisque les forces de l'ordre sont épuisées et que le besoin en effectif ne serait pas de vingt mille, mais de trois cents mille hommes, et de mettre en place des barrages routiers comme en Algérie pour pouvoir filtrer les véhicules terrestres à moteur et contrôler en particulier les camions[171]. Pour Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense, la France, après être montée en première ligne en Syrie et en Irak, se trouve à présent dans la même situation que lors de la guerre d'Algérie, face à une guerre qu'elle a, d'ores et déjà, politiquement perdue[172].

Hommages[modifier | modifier le code]

Le 5 août 2016, un « rassemblement citoyen » en hommage aux victimes est organisé par les Niçois, après l’interdiction d’une manifestation[173].

Plusieurs éléments d'hommage à l'attentat de Nice du 14 juillet 2016 sont présents sur le Monument à la République (Paris, 30 juillet 2016).

Un hommage national en présence du président de la République François Hollande est organisé à Nice. Prévu initialement le 14 octobre et reporté en raison des prévisions météorologiques, il a lieu le 15 octobre[174].

Cinq personnes sont faites chevalier de la Légion d'honneur en janvier 2017, dont Magali Cotton, policière en faction sur la promenade des Anglais. Après avoir vainement tenté une première fois d'arrêter le camion, la gardienne de la paix court pour rattraper le camion tout en essuyant des coups de feu du terroriste puis tire avec d'autres collègues. Sont également faits chevaliers Gaëtan Roy, policier de 32 ans, Pierre Binaud, un sapeur-pompier aux 36 ans de service, et deux « civils » : Alexandre Niguès, un grutier qui a pédalé vers le camion avant de s'accrocher à la portière pour freiner sa course, et Franck Terrier, « l'homme au scooter » qui a lui aussi risqué sa vie le 14 juillet. Dix-sept autres personnes impliquées dans les secours (policiers, pompiers, médecins...) sont également décorées de l'Ordre national du Mérite[175],[176].

Le , un monument temporaire a été inauguré sur la promenade des Anglais, dans les jardins de la villa Masséna, près de l’hôtel Negresco. C'est la fontaine utilisée lors de l’hommage national rendu le 14 octobre, où 86 roses avaient été déposées par des lycéens, surmontée d’un cœur formé par les noms des disparus, réalisé par le club de football de l’OGC Nice[177]

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

Page d'accueil de Google France le 15 juillet 2016, arborant un bandeau noir en réaction à l'attentat.
Page d'accueil de Google France les 15, 16 et 17 juillet 2016 en réaction à l'attentat.

Des comptes d'utilisateurs de Twitter affiliés à l'État islamique ont célébré l'attaque de Nice[13]. Le hashtag #PortesOuvertes, déjà utilisé après les attentats de novembre 2015, a vite réapparu sur les réseaux sociaux pour pouvoir héberger les nombreuses victimes[178],[179],[180].

Certaines chaînes de la TNT ont orné leur logo d'un bandeau noir ; quelques sites web ont rendu hommage aux victimes de la tuerie tels que Google ou YouTube.

Tensions dans la population[modifier | modifier le code]

Après les attentats, il est fait état en ville d'une libération de la parole raciste et d'altercations verbales[181],[182] ainsi que des provocations dans d'autres communes, comme des inscriptions menaçantes sur le mur de l’enceinte d'une mosquée de Bron[182]. Le climat est de nouveau alourdi en août avec une polémique dans plusieurs communes du sud de la France qui ont pris des mesures d'interdiction du port du burkini. L'arrêté municipal du Maire de Nice est finalement suspendu le 28 août par le tribunal administratif, estimant qu’il constituait un abus de pouvoir en l’absence de risques avérés de troubles à l’ordre public[183].

Le 11 octobre 2016, il est découvert au matin une tête et la peau d'un sanglier devant l'entrée de la mosquée En-Nour de Nice, quelques jours avant le jugement de deux hommes poursuivis pour avoir déposé une carcasse de sanglier le 8 juin devant la même mosquée, deux jours avant son ouverture[184].

Traitement médiatique[modifier | modifier le code]

En termes de diffusion d'images jugées choquantes et d'informations non ou peu sourcées, cet événement entraîne de la part de certains médias ce qu'une autre partie de la presse ou le CSA considère comme des dérives, telles la diffusion par LCI des « photos trash, témoignages inutiles de personnes totalement déboussolées […], des personnes qui ont clairement besoin d'aide psychologique plutôt que d'une interview par téléphone », la propagation d'une rumeur infondée de prise d'otages[185] ou encore l'attitude de journalistes de France 2 qui interrogent un homme à côté du cadavre de son épouse[186]. La direction de l'information de France Télévisions présentera ses excuses pour cette diffusion d'« images brutales[187] ». Le CSA appelle « les télévisions et les radios à la prudence et à la retenue »[188]. Le compte Twitter de WikiLeaks intègre à son fil une vidéo filmée par un homme sur la Promenade des Anglais qui avance au milieu des corps sans vie et des flaques de sang et des cris des vivants[189].

Dans les jours qui suivent l'attentat, le CSA reçoit 430 signalements pour des images jugées choquantes[190]. Il décide de saisir un rapporteur indépendant pour déterminer si des sanctions doivent être prises à l'encontre de France 2. Aucune mesure n'est prise contre les autres chaînes[190].

Conséquences pour l'industrie touristique et culturelle[modifier | modifier le code]

Nice est la deuxième ville touristique du pays qui accueille chaque année quatre millions de visiteurs. Selon l’office de tourisme de la ville, elle représente à elle seule 40 % des flux touristiques de la côte d'Azur et capte 1,5 milliard d'euros de retombées économiques chaque année. Selon Roger Marion, ancien chef de la division nationale anti-terroriste, « le véritable objectif des terroristes aujourd'hui, c'est d'attaquer des cibles qui constituent des nœuds économiques, de s'attaquer au tourisme »[191]. La ville va devoir faire face à des difficultés dans son secteur touristique. À long terme, une part des cent cinquante mille emplois touristiques de la région pourraient être menacés[192].

Le concert de Rihanna qui devait avoir lieu au stade Allianz Riviera de Nice le lendemain est annulé[193]. Plusieurs évènements estivaux sont annulés à Paris[194]. L'édition 2016 de la braderie de Lille, des championnats d'Europe de cyclisme sur route à Nice et plusieurs feux d'artifice du 14 juillet, du 15 ou 16 août sont également annulés[195].

La sortie française du jeu Pokémon Go, initialement prévue pour le 15 juillet, est repoussée à la fin de semaine suivante par respect pour les victimes et pour limiter les risques liés à la formation d'attroupements spontanés dans l'espace public[196].

Le film Bastille Day, sorti le 13 juillet dans deux cents trente salles en France, est retiré à partir du 16 juillet du fait de certaines similitudes du scénario avec l'attentat[Note 4],[197].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Incluant deux personnes esto-russes.[réf. nécessaire].
  2. Chaque conducteur routier est dans l'Union européenne détenteur d’une carte à puce, rigoureusement personnelle, qui identifie son titulaire et qui est authentifiée par le boîtier chronotachygraphique embarqué du véhicule. Voir : http://www.chronoservices.fr/fr/carte-chronotachygraphe/conducteur.html
  3. Selon la préfecture des Alpes-Maritimes soixante-quatre policiers nationaux, quarante-deux policiers municipaux et vingt militaires (soit cinq patrouilles, dans le cadre de la mission Sentinelle), étaient positionnés « en périphérie immédiate » de la promenade, trente mille personnes étant dispersées sur quatre ou cinq kilomètres pour assister au feu d'artifice. Cf.« Les informations à retenir après l’attentat de Nice où 84 personnes ont trouvé la mort », sur lemonde.fr, .
  4. Une situation similaire s'était déjà produite à la suite des attentats du 13 novembre 2015 lorsque la sortie du film Made in France avait été annulée.

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hanane Charrihi et Eléna Brunet, Ma mère patrie, Paris, Éditions de La Martinière, (ISBN 2732481882) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Marc Magro, Soigner. Nice, 14 juillet 2016, Paris, First Editions, (ISBN 2-412-02426-X, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]