Vouvant

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Vouvant
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton La Châtaigneraie
Intercommunalité Pays-de-Fontenay-Vendée
Maire
Mandat
Jacky Roy
2014-2020
Code postal 85120
Code commune 85305
Démographie
Gentilé Vouvantais
Population
municipale
861 hab. (2014)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 20″ nord, 0° 46′ 11″ ouest
Altitude Min. 35 m – Max. 110 m
Superficie 20,20 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Vouvant est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

C'est le seul bourg fortifié de Vendée. Ses habitants sont appelés les Vouvantais.

En 2014, Vouvant a été élue 8e Village préféré des Français sur 22 villages sélectionnés pour l'émission présentée par Stéphane Bern et diffusée sur France 2.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Vouvant est située sur une colline surplombant la rivière la Mère sur trois côtés, au sud-est du département de la Vendée, entre Fontenay-le-Comte et La Châtaigneraie, dans le sud du Bocage vendéen, à proximité du marais poitevin et à une quarantaine de kilomètres des côtes.

Avec la commune voisine de Mervent, elle fait partie du massif forestier Mervent-Vouvant, un cadre naturel préservé.

Communes limitrophes de Vouvant
Cezais Antigny Saint-Maurice-des-Noues
Bourneau Vouvant Puy-de-Serre
Mervent

Géologie et relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 020 hectares ; son altitude varie entre 35 et 110 mètres[1].

La commune est localisée dans le Bas-Bocage vendéen. Les paysages sont moyennement vallonnés et sont traversés par une multitude de cours d'eau.

Vouvant est située dans un des méandres de la rivière Mère qui se jette dans la Vendée, à Mervent.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Vendée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Vulventus et Volventum Castrum au XIe siècle[2], l'étymologie en reste incertaine, peut-être d'un nom de personne latin Volventius d'après Dauzat et Rostaing[3]. Cependant Xavier Delamarre identifie un radical celtique -venta, -venton, présent dans plusieurs noms de localités en France et en Europe, et désignant un lieu d'abattage, c'est-à-dire un abattoir ou une aire de sacrifice[4]. Avec le préfixe volo- signifiant « en-bas, inférieur », il propose un composé *Volo-vento signifiant « l'abattoir d'en-bas » ou « l'aire de sacrifice inférieure »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1011, Guillaume le Grand d'Aquitaine « tombe sous le charme d’un éperon rocheux qui sertit en boucle une rivière », qu'il découvre lors d'une chasse tumultueuse[6]. C'est à cette époque qu'il entreprend de fortifier les marges nord-ouest de l'Aquitaine pour contenir les incursions Normandes remontant les vallées de la Vendée et de la Mère[6]. Il décide donc d'y édifier un château (probablement au Château-Neuf) ainsi qu'un ensemble monastique, lui permettant d'asseoir son autorité sur le Bas-Poitou[7]. Guillaume le Grand d'Aquitaine avait sûrement bâti antérieurement un petit château-fort (rendez-vous de chasse, au lieu-dit le Petit Château)[7].

En 1028, l'église de Vouvant est consacrée[6]. Elle a été bâtie par Théodelin (abbé de Maillezais), auquel Guillaume avait concédé le terrain, sous une condition, y bâtir une église et un monastère[8].

En 1050, les remparts de la forteresse de Guillaume le Grand d'Aquitaine sont construits. Le pont-levis et les portes de la ville sont mis en place[6]. Le prieuré commence à être édifié. À la fin du XIe siècle, l'église Notre-Dame de Vouvant est achevée. C'est une vaste construction de neufs travées et trois vaisseaux[6].

À partir de 1190, la seigneurie de Vouvant passe aux mains de la famille des Lusignan[7]. En effet, à la fin du XIe siècle, Dame Alix (Mirabilis) de Vouvant et Mervent épouse en première noce Robert de Mauléon, puis en seconde Thibaut Chabot de Sainte-Hermine, auquel elle apporte les seigneuries de Vouvant et de Mervent. Leur descendante, Eustache Chabot (1160-1229), dame de Vouvant et Mervent, épouse Geoffroy Ier de Lusignan (1155-1223)[9]. Vouvant entre donc dans la famille des Lusignan, qui sera opposée tantôt au roi de France, tantôt au roi d'Angleterre (conséquence des deux mariages d'Aliénor d'Aquitaine)[7].

Au XIIe siècle, le prieuré est remanié. Eustache Chabot, alors dame de Lusignan, donne ses directives. C'est alors que se construit le portail de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption[6]. Geoffroy de Lusignan et son épouse Eustache Chabot, identifiée dans la littérature par Jean d'Arras à la fée Mélusine vont avoir plusieurs enfants, dont Geoffroy II de Lusignan, identifié à Geoffroy-la-Grand'Dent par le même Jean d'Arras, qui est célèbre pour ses hauts faits et méfaits guerriers. Son frère Guillaume, moins connu, a épousé la marquise de Mauléon d'où est issue une fille, Valence Eustache, mariée à Hugues Ier L'Archevêque de Parthenay, dont la descendance mène aux familles royales de France.

En 1214, le château de Vouvant est assiégé par Jean Sans-Terre (fils du roi d'Angleterre et d'Aliénor d'Aquitaine). Le Poitou va en effet passer aux mains de l'Angleterre, par le mariage d'Henri II Plantagenet et d'Aliénor d'Aquitaine[6].

En 1241, les Lusignan, et particulièrement Geoffroy la Grand'Dent ne veulent pas se soumettre au roi Saint-Louis. En effet, Hugues de Lusignan (dit Le Brun) avait refusé l'hommage à Alphonse de Poitiers, comte du Poitou (frère sur roi Saint-Louis) et s'était enfermé dans la forteresse de Vouvant[8]. Le roi va donc lancer des offensives et va confisquer la ville de Vouvant pour en faire une terre d'Église[7]. Les Lusignan, et Geoffroy la Grand'Dent, vont à la suite des ces offensives se soumettre au roi Saint-Louis, qui, en mai 1242, va franchir le portail de l'église Notre-Dame de Vouvant pour rendre grâce à Dieu de sa victoire sur les Lusignan[6]. Le château sera reconstruit et modifié par Geoffroy la Grand'Dent, puisque la bataille l'a endommagée très lourdement[7],[9]. C'est de cette période que date la construction de la tour Mélusine, symbole du pouvoir royal[7].

En 1248, Geoffroy II de Lusignan (dit La Grand'Dent) meurt sans descendance et est mis en terre dans l'église Notre-Dame de Vouvant[6],[7]. La seigneurie rentre dans la famille des Parthenay l'Archevèque[7], une des premières en Poitou. La fin de l'époque médiévale est donc tout aussi faste pour Vouvant.

Au XIVe siècle, avec la guerre de Cent Ans, le château de Vouvant subit encore des modifications (enceinte élargie, donjon restauré)[7].

En 1415, le roi confie la seigneurie de Vouvant à Arthur de Richemont[8].

En 1453, la chute des Anglais entraîne le renouveau de l'art religieux dans la région. La façade nord de l'église de Vouvant reçoit son complément : la apôtres attablés (pour la Cène), les apôtres contemplant Jésus dans son Ascension, la Sainte Vierge avec l'enfant Jésus à gauche, et saint Jean de Patmos à droite[6].

En 1458, la Seigneurie de Vouvant échoit à Jean, bâtard d'Orléans[6],[7].

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

En 1588, Vouvant est à son apogée, mais les guerres de Religion auront raison de sa puissance et de sa beauté. Les Huguenots attaquent la Poterne, sans succès, laissant 200 morts sur le terrain[6]. L'église Notre-Dame-de-l'Assomption est incendiée, la voûte de la nef s'effondre, et la crypte est comblée. En 1656, Jacques Raoul de La Guibourgère (évêque de la Rochelle) évoque dans le compte rendu de sa visite pastorale que « l’Église fort belle et fort vaste autrefois, par le malheur des guerres a été toute ruinée : Il n’y a plus que le chœur et les deux chapelles aux deux côtés du chœur qui soient voûtés... »[6],[10]. C'est donc selon lui, les guerres de Religion qui ont provoquées cet incendie.

En 1694, Vouvant revient finalement à la couronne de France[7]. La cité médiévale va dès lors vivre une période faste, mais de très courte durée, puisque la couronne royale sous le règne de Louis XIV s'en désintéresse. Vouvant est alors mise en adjudication en 1718[7].

En 1715, le Père de Montfort vient prêcher sa mission en l'église de Vouvant. Celle-ci subit encore des réparations incessantes[6].

Temps révolutionnaires[modifier | modifier le code]

En 1793, les grands chefs vendéens viennent prier dans l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, avant de donner l'assaut à Fontenay-le-Comte[6].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la situation exceptionnelle de Vouvant devient petit à petit un frein à son développement. Cela s'accentue très fortement lorsque se pose la question de l'exploitation des mines de houilles sur le bassin de Vouvant[7].

En 1840, l'église de Vouvant est classée Monument Historique par Prosper Mérimée[11].

Entre 1872 et 1884, l'église est en partie restaurée[6]. La crypte, comblée en 1588 est redécouverte en 1882[6]. C'est en 1885, que l'inauguration de l'église restaurée a eu lieu. Malheureusement, un mur provisoire est construit entre la nef et la partie de l'église servant au culte, cette nef n'ayant pas pu être restaurée[6].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Entre 1943 et 1947, un projet visant à reconstruire trois des six travées de la nef en ruine voit le jour. Ce projet n'aura pas de suite, celui-ci étant très onéreux[6].

En 1984, Madame Bourseguin, alors maire de Vouvant, fait recouvrir la nef Théodelin, jusqu'alors découverte[6].

Au XXe siècle, avec l'essor du tourisme et le souhait par les familles d'une vie à la campagne, la situation exceptionnelle de Vouvant redevient un atout[7].

Des lettres de Louis XI datant du 8 juillet 1482 nous indiquent que Vouvant et Mervent étaient du ressort de Saint-Maixent, et que, par une commission du 2 septembre 1505 (donnée par André de Vivonne, sénéchal du Poitou), les ressorts et juridictions de Vouvant et Mervent restent au siège de Poitiers[8].

Les lettres patentes du Roi Louis XIV datée du 6 décembre 1648, portant érection de la terre de Rohan en Duché Pairie en faveur de monsieur de Chabot, indiquent que « Toutes les maisons impériales, royales et souveraines de l'Europe d'où vient que les rois nos prédécesseurs, tant de la branche dite communément de Valois que celle de Bourbon, soit à cause de la dite alliance de Luxembourg, soit aussi parce que tous les rois de France et toutes les branches royales, descendent médiatement d'une fille de Chabot qui fut Dame Eustache, femme de Geoffroy de Lusignan. etc.[12] ». Cela ferait de Vouvant par Eustache Chabot le berceau des familles royales, Valois et Bourbon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Gérard Belaud   Comptable retraité
2001 2014 Gilles Berland   Retraité de la fonction publique territoriale
2014 en cours Jacky Roy   Guide touristique
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune de Vouvant n'est pas jumelé.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 861 habitants, en augmentation de 0,12 % par rapport à 2009 (Vendée : 5,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
462 892 898 997 1 180 1 185 1 187 1 256 1 300
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 321 1 331 1 314 1 307 1 312 1 340 1 556 1 379 1 365
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 302 1 296 1 255 1 089 1 054 1 070 1 022 1 020 1 042
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 006 935 835 777 829 867 789 844 861
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006 [16].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la commune occupait le 10 727e rang au niveau national, alors qu'elle était au 9 791e en 1999, et le 185e au niveau départemental sur 282 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (35 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 28,8 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 9,2 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 40,6 %).
Pyramide des âges à Vouvant en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,8 
90 ans ou +
3,1 
11,1 
75 à 89 ans
21,0 
15,9 
60 à 74 ans
16,5 
21,5 
45 à 59 ans
17,8 
18,6 
30 à 44 ans
19,7 
13,3 
15 à 29 ans
12,6 
17,8 
0 à 14 ans
9,2 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château-fort des Lusignan[modifier | modifier le code]

Tour Mélusine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour Mélusine.
Tour de la fée Mélusine (vue de la place du Bail).
La tour Mélusine (vue de l'ouest).

La tour Mélusine est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques[19] depuis 1927.

Donjon ou tour de guet datant de 1242, c'est le seul vestige de l'ancien château-fort des Lusignan, qui était séparé du bourg fortifié par un fossé sec[20].

Selon la légende, elle est construite, comme le reste de la forteresse, en une nuit, par la fée Mélusine de « trois dornées de pierre et d’une goulée d’Ev ». Cette tour est inédite pour l'époque, de par sa hauteur (45 m depuis le bas du fossé) et sa forme cylindrique. En effet, la plupart des châteaux de cette région et de cette époque sont de style Niortais, carrés avec des tours pleines à chaque angle[21].

L'intérieur de la tour comporte deux salles voûtées en coupole (utilisées comme salles d'expositions), où la légende de la fée Mélusine est contée. La base carrée de la tour indique la hauteur de la courtine qui entourait le bail (enceinte fortifiée), aujourd'hui place publique.

Depuis 2015, la tour et les remparts sont ornés des armoiries de Geoffroy de Lusignan, seigneur de Vouvant, offertes à la commune de Vouvant par l'association Patrimoines du Vouvantais[22].

Fortifications[modifier | modifier le code]

Les fortifications sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1984[19].

En 1050, les premiers remparts sont construits en terre et en bois. Ces mottes féodales seront par la suite remplacées par des fortifications en pierres[23].

Les remparts que l'on peut actuellement observer datent du XIIIe siècle. C'est à cette époque que la famille Lusignan construit un nouveau château (aujourd'hui place du Bail) et édifie les remparts, ainsi qu'une trentaine de tours[20].

En 1526, d'après les récits de l'époque[23], la cité médiévale de Vouvant est composée de plusieurs bâtiments dont une tour carrée du côté du village, une chapelle, deux puits, une douve sèche séparant le château-fort du village, et un pont-levis reliant la motte féodale du Château-Neuf au donjon[23].

La poterne (porte dérobée dans les remparts), située à l'ouest du village, est la seule porte du château fort encore conservée dans les remparts[23]. Ces remparts sont longés par le chemin des Rangies (échelles sommaires utilisées par les assaillants)[20].

Église Notre-Dame-de-l'Assomption[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[24], classée Monument Historique en 1840 par Prosper Mérimée[11], est édifiée au XIe siècle sous l'impulsion de Guillaume le Grand d'Aquitaine.

Pont roman[modifier | modifier le code]

Le pont roman, situé à l'entrée est du village et datant du XIIIe siècle, était auparavant constitué de cinq arches, dont seulement trois sont encore visibles ; deux sont de style roman, la troisième est de style gothique. Ce pont donnait accès à la porte aux Moynes, l'une des trois entrées de l'ancien château fort des Lusignan[25].

Il est inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques depuis 1927[26].

Un jardin à la française est situé à proximité de ce pont, et borde la rivière Mère.

Grotte de Lourdes[modifier | modifier le code]

La réplique de la grotte de Lourdes.

La grotte de Vouvant est une reproduction de la grotte de Lourdes. Réalisée sous l'impulsion de la mission de 1958, elle est située à l'est de Vouvant, sur la berge de la Mère, et est accessible par une passerelle de bois[27].

Lavoir public[modifier | modifier le code]

Le lavoir public, restauré au XXe siècle, est utilisé par les lavandières jusqu'en 1970[28]. Il subsiste des vestiges de son utilisation : la cheminée, la cuve en fonte à bouillir le linge[28].

Massif forestier de Mervent-Vouvant[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêt de Mervent-Vouvant.

Le massif forestier de Mervent-Vouvant est une forêt de 5 518 ha couvrant 25 % du territoire de la commune de Vouvant (519 ha). C'est la forêt la plus importante de Vendée, où le chêne est majoritairement présent. Ce massif forestier est traversé par deux cours d'eau, la Mère et la Vendée, qui se rejoignent sur la commune de Mervent[29].

Ce massif forestier connaît plusieurs appellations au fil du temps : Forêt Royale de Vouvant, Forêt Impériale de Vouvant, puis, en 1965 Massif Forestier de Mervent-Vouvant, à la suite de la création de l'Office national des forêts[29].

L'on y trouve le Natur'Zoo, le parc d'attractions de Pierre Brune, une base de loisirs, des lieux de pèche, etc.

Labels[modifier | modifier le code]

Vouvant est la seule commune de Vendée à être labellisée « un des Plus Beaux Village de France[30] ». Elle obtient ce label après « l'opération Village » pour la rénovation des façades menée à partir de 1983.

Le village obtient deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris 2014[31].

Vouvant est également classée comme une Petite cité de caractère[32].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Vouvant attire en moyenne 110 000 visiteurs par an (hôtel, chambre d'hôte, camping à la ferme, village de vacances, MFR)[33].

En 2015, l'Office de tourisme de Vouvant enregistre un record d'affluence, avec plus de 11 000 passages (dont 8 300 durant les mois de juillet et août). Ainsi, l'augmentation se situe à plus de 4% (plus 2 % de Français et plus 12% d'étrangers[33]).

Apparitions médiatiques[modifier | modifier le code]

Le , Vouvant apparaît dans le documentaire Les Carnets de Julie - La Vendée, entre Terre et Mer (France 3), présenté par Julie Andrieu[34].

Le , Vouvant apparaît dans l'émission Le Village préféré des Français (France 2), produite par Morgane Production. Le village se classe 8e sur les 22 villages sélectionnés[35],[36].

Le et le , le village apparaît dans le documentaire Les 100 lieux qu'il faut voir : La Vendée, des Sables-d'Olonne au marais poitevin - Saison 3 - Episode 7 (France 5), produit par Morgane Production[37].

Le , un reportage consacré à Vouvant, intitulé Visite dans le dernier village fortifié de Vendée, est diffusé lors du journal de 13h (TF1) présenté par Jean-Pierre Pernaut[38].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Burelé d'argent et d'azur, au lion contourné de gueules brochant sur le tout

Devise[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. « Toponyme, Mervent », sur toponymes-archives.vendee.fr (consulté le 16 mai 2016).
  3. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 2e édition, Paris, Librairie Guénégaud, , 729 p. (ISBN 2-85023-076-6).
  4. Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne, Arles, Éditions Errance, , 384 p. (ISBN 978-2-87772-483-8), p. 27 ; voir, notamment, Bouvante et Volvent dans la Drôme.
  5. Delamarre 2012, p. 277.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Patrimoines du Vouvantais, La Merveille de Vouvant, 24 p. (lire en ligne)
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o (fr) « La naissance de Vouvant en Vendée », sur Vouvant (consulté le 27 mai 2016)
  8. a, b, c et d Comte E. de Monbail, Notes et croquis sur la Vendée, 204 p. (lire en ligne), p. 72-77
  9. a et b « Francis Moreau - Les Châteaux de Mélusine », sur fmoreau.recit.free.fr (consulté le 27 mai 2016)
  10. « Archives de la Vendée - Fichier historique du diocèse de Luçon », sur recherche-archives.vendee.fr
  11. a et b « Église de Vouvant », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Notice historique et généalogique sur la Maison de Chabot, p. 226
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 21 juin 2011)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 21 juin 2011)
  19. a et b « Enceinte fortifiée », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. a, b et c (fr) « les fortifications de vouvant datant du XIIIe siècle », sur Vouvant (consulté le 29 mai 2016)
  21. « Patrimoines du vouvantais - La Tour Mélusine de Vouvant », sur patrimoines-du-vouvantais.fr (consulté le 18 mai 2016)
  22. « Les armoiries de Lusignan sur la tour Mélusine », sur ouest-france.fr (consulté le 18 mai 2016)
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