Vouvant

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Vouvant
Vouvant
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Blason de Vouvant
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton La Châtaigneraie
Intercommunalité Pays-de-Fontenay-Vendée
Maire
Mandat
Jacky Roy
2014-2020
Code postal 85120
Code commune 85305
Démographie
Gentilé Vouvantais(es)
Population
municipale
860 hab. (2015 en augmentation de 0,94 % par rapport à 2010)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 20″ nord, 0° 46′ 11″ ouest
Altitude 80 m
Min. 35 m
Max. 110 m
Superficie 20,42 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Vouvant est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

C'est le seul bourg fortifié de Vendée[1],[2]. Ses habitants sont appelés les Vouvantaises et Vouvantais[3].

Le village est classé parmi « Les Plus Beaux Villages de France » depuis 1988[4].

En 2014, Vouvant est élu 8e Village préféré des Français sur les 22 villages sélectionnés pour l'émission présentée par Stéphane Bern et diffusée sur France 2[5],[6].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Le bourg de Vouvant est situé sur une colline surplombant sur trois côtés la rivière Mère. La commune se localise au sud-est du département de la Vendée, entre Fontenay-le-Comte et La Châtaigneraie, dans le sud du Bocage vendéen, à proximité du marais poitevin et à une quarantaine de kilomètres des côtes[7].

La commune fait partie du massif forestier de Mervent-Vouvant, plus grande forêt du département de la Vendée[8].

Communes limitrophes de Vouvant
Cezais Antigny Saint-Maurice-des-Noues
Bourneau Vouvant Puy-de-Serre
Mervent

Géologie et relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 020 hectares ; son altitude varie entre 35 et 110 mètres[9].

La commune est localisée dans le Bas-Bocage vendéen[3]. Les paysages sont moyennement vallonnés et sont traversés par une multitude de cours d'eau.

Le bourg de Vouvant est situé dans un des méandres de la rivière Mère, qui prend, au nord du bourg, les eaux du Vend (appelé aussi ruisseau de Chambron ou ruisseau de Broue[10]) en provenance de Saint-Maurice-des-Noues[11],[12],[13]. La Mère se jette plus au sud dans la Vendée, à Mervent.

Le territoire communal est délimité par plusieurs cours d'eau : le Petit Fougerais au sud-ouest, le ruisseau des Verreries au sud-est ainsi que la Mère et le ruisseau de Chambron au nord[7].

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Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Vendée.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune de Vouvant est traversée du sud-est au nord-ouest par une route départementale, la RD31, allant de Saint-Hilaire-des-Loges à Chantonnay[11]. Cette dernière porte plusieurs noms lors de son passage dans le bourg : rue de la Filée, rue de la Visitation, place de l'Église, rue du Duc d'Aquitaine et rue du Château Neuf[7].

Deux autres routes départementales desservent Vouvant avant de rejoindre la RD31 au niveau du bourg : la RD89 en provenance de Puy-de-Serre et la RD30 traversant la commune d'est en ouest (et qui se confond avec la RD31 lors de la traversée du village)[7].

À deux kilomètres du centre-bourg, le territoire communal est traversé par la RD938T reliant les villes de La Châtaigneraie et Fontenay-le-Comte[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est attesté sous différentes formes au fil des siècles[14],[15],[16] :

L’étymologie de ce toponyme reste incertaine. Plusieurs explications paraissent possibles :

  • Vouvant (Vulventus, du latin Volvere signifiant « onduler » ou « coulant »[17]) étant situé à la confluence de deux cours d'eau (la Mère et le Vend[10], dont l'origine vient du celtique Mor-Ven ou vend signifiant « noires montagnes »[11]), son origine étymologique pourrait tout simplement provenir du fait que le lieu soit entouré d'eau sur trois côtés. En effet, cette étymologie apparaît dans l'acte de donation portant création de la ville daté des premières années du XIe siècle (entre 1016 et mars 1019)[14],[11] : « [...] loco qui propter influentem aquam Vulventus dicitur fecique [...] », ce qui signifie « [...] un lieu qu'on appelle Vouvant à cause de l'eau qui s'y insinue [...] »[18],[19],[20] ;
  • l'étymologie fait peut-être référence au nom latin d'une personne, Volventius, d'après Dauzat et Rostaing[21] ;
  • Xavier Delamarre identifie un radical celtique -venta, -venton, présent dans plusieurs noms de localités en France et en Europe, et désignant un lieu d'abattage (abattoir ou aire de sacrifice). Avec le préfixe volo-, signifiant « en bas, inférieur », il propose un composé Volo-vento signifiant « l'abattoir d'en bas » ou « l'aire de sacrifice inférieure »[22].

Dans de nombreux écrits historiques, le nom de la commune est orthographié Vouvent au lieu de Vouvant[15],[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan de la cité médiévale.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Fondation de Vouvant par Guillaume le Grand d'Aquitaine[modifier | modifier le code]

Aux environs de l'an Mil, Guillaume le Grand d'Aquitaine (IIIe comte de Poitou et Ve duc d'Aquitaine) « tombe sous le charme d’un éperon rocheux qui sertit en boucle une rivière », qu'il découvre, selon la légende, lors d'une chasse tumultueuse[24]. C'est alors que le comte-duc prend conscience de la position exceptionnelle du lieu, promontoire rocheux boisé situé dans un méandre cerné sur trois côtés par la rivière Mère. C'est également à cette époque qu'il entame la fortification des marges nord-ouest de l'Aquitaine pour contenir les incursions Normandes remontant les vallées des rivières de la Vendée et de la Mère[24]. En effet, ces terres « ingrates et plus accidentées du massif ancien » situées au nord du territoire dirigé par le compte-duc sont peu occupées. C'est pourquoi Guillaume le Grand et l'abbé Théodelin de Maillezais entreprennent la construction de châteaux et d'églises sur ce territoire afin d'y contrôler la grande barrière forestière de Vouvant et Mervent[25]. Le comte-duc décide donc d'édifier un château ainsi qu'un ensemble monastique sur le site de Vouvant, lui permettant d'asseoir son autorité sur le Bas-Poitou[26].

La première mention de Vouvant se trouve dans un acte écrit de donation à destination de la communauté de Maillezais dans le but de développer le territoire bas-poitevin. Le document portant création de Vouvant n'est donc pas une charte de fondation, mais un acte de donation comme l'indique le mot latin « testamentum » à la fin du document (« testamentum » signifiant « acte écrit de donation à un établissement religieux » durant le haut Moyen Âge[25]). Cet acte, rédigé au passé par Guillaume le Grand d'Aquitaine, est daté après l'an 1016 et avant le mois de mars 1019. En effet, sa troisième épouse Agnès de Bourgogne, avec qui il s'est marié vers l'an 1016, est citée à la fin de l'acte de donation. Aussi, l'évêque de Poitiers Gislebert, également témoin de la rédaction de cet acte, disparaît après le mois de mars 1019[25]. C'est donc dans la période délimitée par les années 1016 et 1019 que se situe la fondation du bourg castral de Vouvant[27].

Vue sur le site du premier château de l'an Mil (le Petit-Château - au centre) séparé par la Mère du site de Vouvant-Bourg (à gauche) où se situe l'église.

Une lecture attentive de l'acte de donation de Guillaume le Grand[20] effectuée par l'association Vendée Bas Poitou en 2017[28] indique que, suite à l'importance donnée au temps des verbes employés et aux indications topographiques, la connaissance sur la fondation de la ville évolue :

  • Tout d'abord, le site du premier château construit par de duc d’Aquitaine se localise à l'emplacement du lieu-dit du Petit-Château et non à celui du Château-Neuf comme indiqué dans de nombreux ouvrages. L'acte distingue en effet le site où est implantée l'église de celui du château situé sur un autre « mont » à proximité : « erat [...] juxta illud castrum mons qui [...] ». Le château et l'église se trouvent donc sur deux « monts » différents séparés par la rivière Mère.
  • De plus, l'église et le château du compte-duc ont été érigés au même moment (imparfait « erigebam » donnant en français « tandis que j'érigeais »).
  • Enfin, le plateau est déjà déboisé et une église est déjà construite par l'abbé Théodelin sur le site de Vouvant avant que Guillaume lui accorde l'importante donation de 1016-1019 dont fait l'objet l'acte de donation.

Placuit etiam mihi Willelmo construendi castrum in loco qui propter influentem aquam Vulventus dicitur fecique, divino nutu tactus, cogitavi aliquando ut quemadmodum erigebam illud castrum ad mei nomen honoris, ita ad nomen honoris Christi construerem inibi monasterium in honorem Dei Genitricis, quatenus ipsa pro me et pro cuncto genere meo ad pium Dominum Filiumque suum interpellatrix esse dignetur. Erat enim juxta illud castrum mons qui ex omni parte claudebatur aqua, nisi ex parte modica. Advocavi ergo abbatem præfati monasterii Malliacensis nomine Tedelinum rogavique eum ut de loco illo sylvam abscinderet, et ecclesiam fabricaret, quod ipse libenti animo adimplevit ; disposuisque ipsam ecclesiam cum omnibus ecclesiis et rebus ad eam pertinentibus S. Petro Malliacensi esse subjectam. [...] Hoc testamentum suprascripti cœnobii Malleacensis ego, Willelmus Aquitanorum dux et comes Pictavæ civitatis manu propria firmavi, et loco sancto superius denominato contradidi omnia quæ hic sunt prænotata, et filiis etiam meis jussi firmare Willelmo et Odoni cum uxore Agnete et domno Gisleberto episcopo cum suo nepote Isemberto, fidelibus etiam quamplurimis meis quorum nomina hic sunt denotata.

— Guillaume le Grand, IIIe comte de Poitou et Ve duc d'Aquitaine[25],[20],[29] (extrait de l'acte écrit de donation daté entre 1016 et mars 1019)

« Il m'a plu aussi, à moi Guillaume, de construire un château, situé en un lieu qu'on appelle Vouvant à cause de l'eau qui s'y insinue, et je l'ai fait par la volonté de Dieu : j'ai pensé un jour que, tandis que j'érigeais ce château pour la dignité de mon honneur, de même, je devais, en ce qui me concerne, pour la dignité de l'honneur du Christ, construire un monastère en l'honneur de la Mère de Dieu, afin qu'elle juge digne d'être celle qui interpelle pour moi et pour toute ma lignée Dieu le Père et son Fils ; il y avait en effet près de ce château un mont qui, était presque entièrement entouré d'eau ; j'ai donc fait venir l'abbé Théodelin du susdit monastère de Maillezais et je lui ai demandé d'y défricher la forêt et d'y bâtir une église, ce qu'il a volontiers accompli ; j'ai décidé que cette église, avec toutes les églises et biens qui en relèvent, soit sujette de Saint-Pierre de Maillezais. [...] Cet acte écrit de donation en faveur du susdit monastère de Maillezais, moi, Guillaume, duc des Aquitains et de la cité de Poitiers, je l'ai confirmé de ma propre main et j'ai remis au saint monastère tout ce qui a été noté ci-dessus et j'ai ordonné aussi à mes fils Guillaume et Eude, en même temps qu'à mon épouse Agnès et au seigneur évêque Gislebert et à son neveu Isembert ainsi qu'à un grand nombre de fidèles dont les noms sont indiqués. »

En 1026 ou 1028, l'église de Vouvant semble être consacrée[28],[24]. Elle est bâtie par Théodelin, abbé de Maillezais, auquel Guillaume avait concédé le terrain, à la condition d'y bâtir une église et un monastère[15],[23].

Aux environs de l'an 1045, la construction du château et du bourg semble prendre fin. C'est vers cette année 1045 que le châtelain Hélie de Vouvant est nommé par le comte-duc pour diriger la forteresse[27],[30]. Un texte présent dans la Chronique de Saint-Maixent et daté vers le mois de décembre 1045 indique en effet que c'est ce châtelain qui est seigneur de Vouvant : « quodam milite nomine Helia qui tunc temporis in castello, qui dicitur Vulvent, dominatum tenebat »[31],[32]. Le château-fort, situé sur le site du Petit-Château, se présente très probablement sous la forme d'un château en bois sur motte[33]. Il est fort possible qu'une première muraille, fabriquée en bois et en terre, soit érigée autour du bourg castral où est implantée l'église[27],[33]. C'est également vers 1045 que la construction du prieuré Sainte-Marie débute et que le pont-levis ainsi que les portes de la ville commencent à être mis en place[24].

L'identité des seigneurs de la seconde moitié du XIe siècle est peu connue[11],[27],[34]. Il y aurait eu, dans l'ordre chronologique : Guillaume de Vouvant (qui approuve des actes donnés par Pépin, alors prince de Talmont), puis Bouchard, Raoul et Vossard vers 1065. Le comte de Poitou et duc d'Aquitaine décide ensuite de transmettre la forteresse de Vouvant à Robert Bourgoin (1035-1098). C'est sa fille Bourgogne de Craon (née vers 1060) qui reçoit Vouvant en dot avant 1080 lors de son mariage avec Aimery III de Rancon (1055-1091)[27].

Le , Guillaume VIII d'Aquitaine, comte de Poitou et duc d'Aquitaine, séjourne au château de Vouvant lors de sa visite dans le Bas-Poitou[27].

À la fin du XIe siècle, l'église priorale est achevée : c'est une vaste construction de deux bas-côtés, neuf travées et trois vaisseaux[24],[17]. La nef est composée de dix gros piliers carrés supportant des voûtes d'arêtes et des voûtes en plein cintre. Une tour informe est présente dans un des bas-côtés de cette nef et renferme un escalier[11].

Deux mottes castrales sont présentes autour du bourg castral. La première située au lieu-dit du Petit-Château (sur le site où le comte-duc a érigé son château) et la seconde localisée au lieu-dit du Château-Neuf. Cependant, la date de construction et la fonction précise de celles-ci sont, pour le moment, encore inconnues[27]. Ces deux mottes castrales servent, par la suite, de seconde enceinte à la ville fortifiée sous la forme de deux forts avancés permettant un contrôle renforcé du site[11].

Construction d'un véritable château en pierre[modifier | modifier le code]

En 1110, les seigneurs de Parthenay s'allient avec ceux de Lusignan et font la guerre contre Guillaume IX d'Aquitaine, comte de Poitou et duc d'Aquitaine[33]. Après deux ans de lutte, c'est le compte-duc qui triomphe face à ses vassaux. Il décide alors de renforcer les défenses de ses seigneuries afin de ré-asseoir et de maintenir de façon durable son autorité. Il fait ainsi construire un authentique château en pierre sur le site de Vouvant-Bourg (actuelle place du Bail) vers le milieu du XIIe siècle. C'est de cette époque que date très certainement la construction de la tour carrée à contreforts ronds à chaque angle, de type niortais (cette tour fait alors office de donjon au château-fort)[33],[35],[36].

Au début du XIIe siècle, c'est Geoffroy de Rancon (né vers 1085), fils de Bourgogne de Craon et de Aimery III de Rancon, qui tient la forteresse de Vouvant[37]. En 1123, plusieurs textes rapportent ainsi la présence de Geoffroy de Rancon à Vouvant, notamment dans la grande salle du château lors de la réception de ses hôtes ainsi que dans sa chambre[27] (« [...] apud Volventium, in camera Gaufridi de Rancum [...] » signifiant en français « [...] à Vouvant, dans la chambre de Geoffroy de Rancon [...] »[38]) .

L'ère des Lusignan[modifier | modifier le code]

Entre 1140 et 1150, la seigneurie de Vouvant-Bourg passe aux mains de la famille de Lusignan. En effet, Bourgogne de Rancon (née vers 1120 et décédée après 1169), fille de Fossifia de Moncontour et de Geoffroy de Rancon, épouse Hugues VIII de Lusignan (1106-1173)[27],[37]. Il semble que la dot associée à ce mariage soit le château de Vouvant[39],[27],[40]. Apportée en dot, Vouvant entre donc dans la famille de Lusignan, qui sera opposée tantôt au roi de France, tantôt au roi d'Angleterre (conséquence des deux mariages d'Aliénor d'Aquitaine)[26]. Malgré ce passage du contrôle de Vouvant aux Lusignan, les chartes précisent que c'est Bourgogne de Rancon qui reste la propriétaire légitime de la forteresse[41].

À la mort du premier fils de Bourgogne de Rancon et de Hugues VIII de Luisgnan en 1169, c'est leur troisième fils Geoffroy Ier de Lusignan (1150-1224) qui hérite de ses biens. Avec le consentement de sa mère, Geoffroy fonde un anniversaire à la mémoire de son frère en 1169 et donne des droits à l'abbaye de L'Absie sur le territoire de Vouvant « dans le fief de Thibaud Chabot ». Cela indique donc que la famille Chabot tient des droits sur Vouvant à cette époque. Il s'agirait très probablement de la seigneurie du Petit-Château de Vouvant[27],[37].

Il convient donc de bien distinguer les divers fiefs situés à Vouvant : celui de Vouvant-Bourg et celui du Petit-Château de Vouvant. En effet, tandis que Vouvant-Bourg devient la propriété de la famille de Lusignan, le Petit-Château de Vouvant demeure aux mains de la famille Chabot (le fief du Petit-Château de Vouvant est réuni avec celui de Vouvant-Bourg uniquement à partir du XVIIe siècle)[27].

Avant 1200, Geoffroy Ier de Lusignan épouse Eustach(i)e Chabot (1160-1229)[11],[42],[43],[44]. En effet, Richard Cœur de Lion aurait donné la main de la riche héritière Eustach(i)e Chabot à Geoffroy Ier en récompense de son courage en Terre-Sainte[27]. Ce mariage a très probablement permis de réunir les deux fiefs de Vouvant[37], même si la famille Chabot semble rester propriétaire de la seigneurie du Petit-Château de Vouvant jusqu'au XIVe siècle[11],[45]. C'est également suite à ce mariage que naît la seigneurie de Vouvant-Mervent, issue de l'association des deux seigneuries de Vouvant et de Mervent.

Au XIIe siècle, le prieuré Sainte-Marie est remanié : Eustach(i)e Chabot donne ses directives et fait construire le portail de l'église ainsi que l'abside et les deux absidioles[24]. L'ensemble du chevet et la crypte font l'objet de modifications[46]. Concernant cette dernière, elle sert de lieu de prière aux moines et est utilisée comme sépulture pour les seigneurs locaux[17].

Geoffroy Ier et son épouse, Eustach(i)e (identifiée dans la littérature à la fin du XIVe siècle, par Jean d'Arras, à la fée Mélusine) vont avoir plusieurs enfants, dont Geoffroy II de Lusignan (né vers 1198[47]), célèbre pour ses hauts faits et méfaits guerriers (Geoffroy-la-Grand'Dent selon Jean d'Arras). Son frère Guillaume, moins connu, épouse la marquise de Mauléon, qui ont une fille, Valence de Lusignan, mariée à Hugues II de Parthenay-l'Archevêque[47].

Au début du XIIIe siècle, les Lusignan refusent de reconnaître la suzeraineté du roi d'Angleterre et nouveau comte du Poitou Jean sans Terre (fils du roi d'Angleterre Henri II et d'Aliénor d'Aquitaine, dont leur mariage fait passer le Poitou aux mains des anglais)[24],[33].

En 1202, une reconnaissance de Jean Sans Terre affirme que Vouvant est le chef-lieu d'une viguerie : « vigeriam turris de Vovent »[23],[48].

En 1214, après avoir pris le château de Mervent le 18 mai, le château de Vouvant est assiégé pendant trois jours par Jean sans Terre[11],[49]. En effet, après le meurtre d'Arthur de Bretagne, ses domaines situés en France sont confisqués. Jean sans Terre entreprend alors de rentrer dans ses anciennes possessions en 1214. Il débarque à la Rochelle avec une armée de Barbançons et part en direction du Poitou. Après avoir assiégé et remporté Mervent le 18 mai, il se rend dès le lendemain devant le château de Vouvant. Ce dernier, alors défendu par Geoffroy Ier et ses deux fils, est assiégé pendant trois jours par des pierriers anglais[49]. Le troisième jour, Hugues IX de Lusignan (alors comte de la Marche) ménage « un traité suivi de la reddition de Vouvant » auprès de Jean, sans lequel la cité aurait été sûrement remportée de force. Jean sans Terre quitte Vouvant le 24 mai et retourne à Parthenay le [49]. Les jours suivants, il entre en paix définitive avec les Lusignan suite à la reconnaissance de la suzeraineté de ces derniers en faveur du roi d'Angleterre[11],[49].

Après avoir été nommé roi de France en 1223, Louis VIII entreprend de s'emparer des dernières possessions acquises par les Anglais en France. En mai 1224, Geoffroy II (devenu seigneur de Vouvant après la mort de son père en 1224) se rend alors à Bourges, sur la volonté de son épouse Clémence de Châtellerault[47] ayant l'appréhension d'une guerre imminente, pour se soumettre à Louis. Le roi accepte son hommage à une seule condition : lui livrer le château de Vouvant à chacun de ses passages en Poitou pour lui permettre d'y entretenir une garnison durant toute la période de ses voyages[49].

Au mois de , Geoffroy II de Lusignan passe un accord avec le roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt et lui remet momentanément les châteaux de Vouvant et Mervent lors de sa brève apparition en Poitou[11],[37],[50].

En 1241, les Lusignan, et notamment Geoffroy II, ne veulent pas se soumettre au roi de France Saint-Louis. En effet, Hugues X de Lusignan refuse l'hommage à Alphonse de Poitiers (nouveau comte du Poitou et frère de Saint-Louis) durant les fêtes de Noël 1241 à Poitiers[49] et s'enferme dans la forteresse de Vouvant[23]. Le roi lance des offensives et confisque la ville de Vouvant pour en faire une terre d'Église[26]. Les Lusignan, et Geoffroy II, à la suite de ces offensives, se soumet à Saint-Louis, qui franchit le portail de l'église en mai 1242 pour rendre grâce à Dieu de sa victoire[24]. Le château, très lourdement endommagé, est réparé et modifié sur ordre du roi[26],[33],[42].

Plans de la tour Mélusine, donjon du XIIe siècle ou XIIIe siècle.

C'est très probablement entre la fin du XIIe siècle[51] et le début du XIIIe siècle[27],[37],[52] ou en 1242[26],[33], que de nouvelles fortifications sont construites en avant des anciennes et que la tour Mélusine est élevée. Symbole du désir d'ostentation de l'époque, cette haute tour ronde permet alors la défense du nord-ouest de l'éperon. Elle se compose de cinq niveaux, dont deux niveaux voûtés en coupole accessibles par un escalier à vis dont l'entrée est située en hauteur. Le premier niveau voûté possède une cheminée et permet d'accéder au chemin de ronde du château-fort. Le second niveau possède, quant à lui, une cheminée ainsi que des latrines à conduit biais (avec un débouché vers l'extérieur)[53]. La tour Mélusine possède donc deux fonctions : résidentielle et défensive[27]. Les nouvelles fortifications du bourg, d'une longueur d'environ 2,2 km[54], sont flanquées d'une trentaine de tours[55]. Les plus imposantes de ces tours sont localisées sur les parties nord et est et se présentent sous la forme de tours demi-circulaires d'une hauteur d'une dizaine de mètres renfermant chacune une salle voûtée[56]. Ces salles sont desservies par une entrée à hauteur de la cour et possèdent « trois archères simples » chacune. L'accès au chemin de ronde s'effectue par l'extérieur et non par l'intérieur de ces mêmes salles[37]. Ce sont dans ces tours situées au nord-est que se situe la perception (Recepte) de la seigneurie de Vouvant où les habitants viennent payer les divers impôts seigneuriaux[33].

L'ère des Parthenay-l'Archevêque[modifier | modifier le code]

L'inscription présente dans l'abside.

En 1248, Geoffroy II de Lusignan meurt et est mis en terre dans l'église Notre-Dame[24],[26] comme il l'avait indiqué dans son testament daté de 1247[47]. Une inscription du XIIIe siècle présente à l'intérieur de l'abside touchant au portail à droite lui est attribuée[57] : « QVONDAM PRÆCLARVS SED NVNC CINIS ATQE FAVILLA † »[11], signifiant « autrefois célèbre, maintenant cendre et poussière ». Décédé sans descendance légitime, la seigneurie de Vouvant passe aux mains de la couronne[47]. Le roi Saint-Louis la transmet ensuite à l'abbaye de Saint-Maixent qui en confie la garde à Hugues II de Parthenay-l'Archevêque (marié en 1247 à Valence de Lusignan, héritière des fiefs de son oncle Geoffroy II). Au mois de , Hugues II rend hommage de ses seigneuries à Alphonse de Poitiers, comte de Poitiers et frère de Saint-Louis[11]. La seigneurie entre dès lors dans la famille des Parthenay-l'Archevêque, une des premières en Poitou[26].

En , un accord concernant l'exécution du testament de Geoffroy II de Lusignan est conclu entre Valence et Hugues II, d'une part, et les exécuteurs testamentaires, G. Fort et Fouque Petit, d'autre part[47]. Dans son testament de 1247, Geoffroy II lègue notamment un revenu annuel de cent marcs d'argent à sa femme Aude ainsi que cent livres en argent comptant à ses trois enfants Arpin, Aelis et Bourgogne[47].

En 1261, Hugues II de Parthenay-l'Archevêque prête hommage à l'abbé de Saint-Maixent[33].

Au cours du XIIIe siècle[27] ou avant la Guerre de Cent Ans au XIVe siècle[33], le château de Vouvant subit encore des modifications. Au XIVe siècle, les Parthenay-l'Archevêque réparent en effet les fortifications de leurs possessions situées en Poitou, Saintonge et Aunis et y installent des garnisons afin d'en assurer la défense[58]. Concernant Vouvant, le donjon est restauré et l'enceinte est élargie à la superficie totale de l'actuelle place du Bail détachée du bourg castral par un fossé sec[33],[26].

À la fin du mois de , l'archevêque de Bordeaux et futur pape Bertrand de Got entame une visite des abbayes et églises de son archidiocèse et se rend notamment à Vouvant[59].

En 1349, les châtellenies de Parthenay, Vouvant et Mervent sont réunies en un seul fief à la demande de Jean Ier de Parthenay-l'Archevêque, seigneur de Parthenay[27],[60]. Le , les ressorts de Vouvant et Mervent, qui dépendaient jusqu'alors de la juridiction de Fontenay-le-Comte sont transférés à Saint-Maixent à la suite du traité de Brétigny[61].

L'ère d'Arthur de Richemont[modifier | modifier le code]

Ancienne motte castrale fortifiée au XVe siècle.

En 1415, Arthur de Richemont combat Jean II de Parthenay-l'Archevêque (seigneur de Parthenay et allié des Anglais) et investit Vouvant après s'être emparé de Parthenay[23],[33]. En 1419, Jean II vend ses baronnies de Vouvant et de Mervent au dauphin régent Charles VII[62],[63]. En 1424, Charles VII, devenu roi de France, dispose les seigneuries de Vouvant et Mervent en faveur d'Arthur, dont ce dernier prend possession en 1427 et les conserve jusqu'à sa mort, en 1458[11]. Il entreprend alors de grands travaux d'aménagements au château de Vouvant. Il fait ainsi construire une nouvelle enceinte fortifiée au nord-ouest du château baronnial, l'enceinte du Château-Neuf, incluant l'ancienne motte castrale. Cette enceinte, dont les tours sont adaptées à l'artillerie, est composée d'un châtelet (formé de deux tours en fer à cheval) ainsi que de trois ou quatre tours[33]. Il fait également appel à Jean Vayron (maître-maçon) pour réparer quelques bâtiments de la cité fortifiée, dont les logis et la chapelle du château[64] et construire une tour d'artillerie, la tour Babon, dont la localisation est inconnue[27],[65].

En 1453, la chute des Anglais entraîne le renouveau de l'art religieux dans la région. Le portail de la façade nord de l'église de Vouvant se voit surmonté d'une partie triangulaire et reçoit son complément : les apôtres attablés (pour la Cène), les apôtres contemplant Jésus dans son Ascension, la Sainte Vierge avec l'enfant Jésus, à gauche, et Saint Jean de Patmos, à droite[24].

L'ère des d'Orléans-Longueville[modifier | modifier le code]

En 1458, la seigneurie de Vouvant échoit à Jean de Dunois, bâtard d'Orléans[24],[26]. En effet, avec la mort d'Arthur de Richemont le , le domaine de Vouvant et Mervent entre dans le domaine royal ; puis, Charles VII en fait don à Jean de Dunois (petit-neveu de Jean de Parthenay par le biais de sa deuxième femme Marie d'Harcourt, dame de Parthenay)[11],[66],[67].

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Des lettres de Louis XI, datant du , indiquent que Vouvant et Mervent étaient du ressort de Saint-Maixent, et que, par une commission du , donnée par André de Vivonne, sénéchal du Poitou, les ressorts et juridictions de Vouvant et Mervent restent au siège de Poitiers[23].

Blason de la commune de Vouvant présent sur une plaque de rue.

Vers 1500, de nouvelles armes sont données à la seigneurie de Vouvant-Mervent. Elles sont décrites comme suit : « ung escu burelé d'argent et d'azur à deux serpents de gueullés ». Celles-ci remplacent les armes des seigneurs de Parthenay et font très certainement référence à la légende de la fée Mélusine et aux seigneurs de Lusignan de part la présence de deux serpents ainsi que d'un burelé d'argent et d'azur. Les armes attribuées à la seigneurie sont visibles dans un ouvrage daté de 1516 dont le texte est orné des armoiries associées aux divers fiefs tenus par Louis Ier d'Orléans-Longueville[68]. Elles sont restées par la suite le symbole de la commune de Vouvant, cette dernière s'en étant inspirée pour son blason.

Au XVIe siècle, une fontaine monumentale est érigée en l'honneur de la fée Mélusine au centre de la cour principale du château-fort. Uniquement alimentée par l'eau de pluie, elle se présente comme un bassin en granit supporté par quatre figures en calcaire à l’effigie de la fée. Au dessus de la cuve, une autre représentation de Mélusine est présente tenant un miroir dans une main et un peigne dans l'autre, lançant de l'eau par les seins. Une seule des quatre figures de Mélusine est encore conservée dans le parc du château privé de la Recepte[11],[69].

En , la ville de Vouvant et ses fortifications font l'objet de réparations. En effet, un document daté de cette date et conservé par les Archives nationales indique la « réparation des portantz, murailles et cloustures, fortiffications et resparation de la dite ville de Vouvant »[70].

En 1526, la description de la ville de Vouvant indique qu'elle possède plusieurs portes d'accès[27],[71],[55],[35],[36] :

  • Au nord : la « Porte Bouguerin », sous la forme d'une tour carrée avec accès par pont-levis ;
  • À l'est : la « Porte aux Moynes », vraisemblablement sous la forme d'un châtelet entouré de deux tours, dont l'accès est assuré par le pont médiéval ;
  • À l'ouest : la « Porte Saint-Louis », « Poterne de Saint-Louis »[72] ou « Poterne ». Selon la tradition, c'est par cette porte que le roi Saint Louis entre dans la cité fortifiée en 1242 lors de sa victoire sur les Lusignan.

« La dicte ville est assise en une montaigne basse, circuye et environnée d'eau de toutes pars, sauf du cousté du château et devers la porte Bouguerin estant de lad. ville, et aussi environnée lad. ville de toutes pars de montaignes plus hautes que n'est lad ville et est de mauvaise advenue. Laquelle ville a deux portes principalles, l'une appellée la porte aux moynnes, par devant laquelle a ung pont dormant soubz lequel passe la rivière appellée Mère, et lad. porte frement sans pons levys touteffoys les habitants durant qu'ilz en voullant faire ung. Et par le dedans de lad. ville en tirant à main droicte on va dud. portal aux moynnes au portal et porte Bouguerin, en les queulx deux portaux sont les murs de lad. ville garnyz de tours à chacun pan de mur, et par le dehors sont les d. murs garnyz de douhes, au long desquelles douhes est lad. rivière de la Mère. Et lequel portal Bouguerin est carré à quatre carrez et se fermet à pont leveiz et portes fermentes, et y souloit avoir ung ratteau que les habitants ont baillé à reffayre à Jehan Mayner ensemble celluy de la porte aux moynes. Et anprès lad. porte Bouguerin est la porte de lad. ville dud. portal Bouguerin, à laquelle un pan de mur qui se tousche aud. chasteau et est assis à travers la douhe dud. chasteau et de lad. porte aux moynnes en tirant aud. chasteau et l'autre partie de la muraille de lad. ville laquelle est garnie de tours à chacun pan de mur. Et par le dehors et autour desd. douhes est la rivière et jusques aud. chastel, léquel chastel fait la clousture par icelluy cousté des deux boutz de lad. ville. Auquel cousté senextre de lad. muraille a une pouterne fermante de porte pour aller de lad. ville à Fontenay-le-Compte. Et on mellieu d'icelle ville devant l'église dud. lieu sont les halles de lad. ville, du bout desquelles est l'auditoyre où se tient la jurisdiction, lesquelles halles et audictoire sont en bon estat et reparation. »

— Description de la ville effectuée par les maîtres Guillaume Rousselet (de Châteaudun), François du Doet (de Parthenay) et François Caillaud (de Vouvant) en 1526[36]

Dans cette même description, il est également indiqué que le château-fort se compose[35],[36] :

  • d'un pont-levis associé à une porte pour accéder au château. Cette porte d'entrée serait surmontée d'une chapelle[27] ;
  • d'une tour carrée à contreforts à l'entrée du château, accolée à l'enceinte de celui-ci, et assortie, à l'avant, de deux tours rondes ;
  • d'une chapelle (adossée à la tour Mélusine[1]) ;
  • de deux puits (un devant la chapelle et l'autre au milieu de la cour du château) ;
  • d'une douve sèche séparant le château-fort du village fortifié ;
  • d'une poterne permettant l'accès, par le biais d'un pont-levis[73], à l'enceinte fortifiée du Château-Neuf par la tour Mélusine (donjon).

« Aussi avons descript le chasteau dud. Vouvent, par davant lequel a une place et à l'entrée dud. chasteau ung pont levys et une porte, pour entrer une beste chargée et homme dessus à cheval, jougnant d'une grosse tour carrée dud. chastel. Et quant on est dedans à mains dextre est lad. tour carrée, laquelle tour est faicte par le devant à deux petites tours rondes maximes, et de la quelle grousse tour est cheut partie par le dedans du chastel. Aussi a certaines tours maximes et une autre grant tour entre laquelle a une cuisine, où a présent demouret le lieutenant du cappitaine, souloit avoir une salle basse et une salle haulte et par dessoubz lad. salle basse est la cave, et au bout de lad. salle haute est la chapelle dud. chasteau, laquelle est voultée, lesquelles chouses sont toutes tumbées en ruyne ; et de l'autre cousté a une pouterne ou yssue pour saillir en un jardin appelé Chasteauneuf, et on milieu du d. chasteau a une cour et en icelle un puys, en my le milieu, et ung autre puys devant la chapelle dud. chasteau. »

— Description de la ville effectuée par les maîtres Guillaume Rousselet (de Châteaudun), François du Doet (de Parthenay) et François Caillaud (de Vouvant) en 1526[36]

Tandis que Vouvant est à son apogée durant la Renaissance, les guerres de Religion vont avoir de lourds impacts sur sa puissance et sa beauté[26].

Durant cette période de conflits religieux entre catholiques et protestants, la cité médiévale se range du côté des catholiques[11]. Malgré cela, le château de Vouvant héberge des membres du camp adverse. Ainsi, durant une trêve en 1586, Charles-Emmanuel de Savoie-Nemours (duc de Nemours) est reçu au sein du château-fort[11]. L'année suivante, le , le roi de Navarre et futur roi de France Henri IV séjourne au château de Vouvant après le siège donné à Fontenay-le-Comte[61]. En 1588, les huguenots, sous l'ordre du duc de la Trémoille[33], attaquent la poterne, sans succès, laissant 200 morts sur le terrain[24]. Ils essayent tout d'abord de mettre le feu, avant de tenter une escalade de plein jour des remparts mais sont chassés par Malicorne (gouverneur du Poitou de 1585 à 1603)[23]. L'église est incendiée, la voûte de la nef s'effondre et les piliers sud sont détruits[11]. Ainsi, alors que Jean Collart, vicaire général de Maillezais, trouve que l'église de Vouvant est « fort bien voultée et couverte » en 1601, cette dernière est décrite comme « toute ruinée » en 1656[15]. En effet, Jacques Raoul de La Guibourgère (évêque de la Rochelle) évoque dans le compte rendu de sa visite pastorale de 1656, que « l’Église fort belle et fort vaste autrefois, par le malheur des guerres a été toute ruinée : il n’y a plus que le chœur et les deux chapelles aux deux côtés du chœur qui soient voûtés »[15],[24]. La destruction partielle de l'église semble donc se situer au début du XVIIe siècle.

Les lettres patentes du roi Louis XIV, datées du , portant érection de la terre de Rohan en Duché Pairie en faveur de monsieur de Chabot, indiquent que « [...] toutes les maisons impériales, royales et souveraines de l'Europe d'où vient que les rois nos prédécesseurs, tant de la branche dite communément de Valois que celle de Bourbon, soit à cause de la dite alliance de Luxembourg, soit aussi parce que en effet tous les rois de France et toutes les branches royales, descendent médiatement d'une fille de Chabot qui fut dame Eustache, femme de Geoffroy Ier de Lusignan [...] »[44]. Cela ferait de Vouvant, par Eustach(i)e Chabot, le berceau des familles royales Valois et Bourbon.

Au XVIIe siècle, les chapiteaux romans de l'église Notre-Dame sont remplacés par des chapiteaux ioniques. La voûte supportant le chœur ainsi que deux petites travées de ce dernier sont démolis. La crypte est alors comblée par des débris de toutes sortes. Un redallage complet du chœur est par la suite effectué provoquant un abaissement de son niveau et la disparition de l'entrée de la crypte s'ouvrant sur le transept[46].

Le retour à la couronne[modifier | modifier le code]

En 1694, Vouvant revient à la couronne de France du fait de l'extinction de la lignée issue de la descendance de Jean de Dunois, par le décès de Jean-Louis d'Orléans-Longueville (abbé de Longueville)[11],[26].

Le , un procès-verbal, effectué par Charles Moriceau (seigneur de Cheusse et sénéchal de Fontenay) lors de la prise de possession de Vouvant par Louis XIV, décrit le château-fort, indiquant qu'il mesurait environ 270 m de périmètre et se composait, à l'époque, de quatre tours « presque ruinées », ainsi que du donjon (tour Mélusine)[35],[36],[61].

« [...] nous nous sommes transportés [...] audit chasteau de Vouvant, quy nous a pareu estre un ancien chasteau basti sur la croupe d'un rocher environné de fossés secqs taillés dans le rocq, revesteus de mœurs et flanqué de quatre tours presque ruynées sur lesquelles nous avons trouvé six pièces de canons de fer de dix à douze livres de balles, et un fauconneau aussi de fer, et que dairière ledit chasteau, il y a un ancien donjon y joignant dans lequel est le trezor des tiltres et papiers de laditte seigneurie, et ayant fait toizer ledit chasteau pas lesdits experts en notre présence, il nous ont rapportés quil contient en son circuit cent quarante toizes [...] »

— Charles Moriceau, seigneur de Cheusse et sénéchal de Fontenay[61]

Les jours suivants, les procès verbaux de la prise de possession des domaines appartenant à la seigneurie de Vouvant-Mervent se poursuivent. Ainsi, le , Charles Moriceau, accompagné par M. de la Haye et M. Palliot, effectue la visite de « lapartement du donjon, des halles dudit Vouvant du parcquet, des prisons, du four banal et de la maison apelée la Recepte despendente de la ditte seigneurie de Vouvant exploitée par Jacques Rochais »[61].

Le , les biens de l'hôpital situé au lieu-dit du Vivier, dont le prix est affermé à 820 livres en 1646, sont réunis à l'Hôtel-Dieu de Fontenay-le-Comte[61].

En , une gruerie et un bailliage royal sont créés dans la ville de Vouvant[23],[74]. Le siège royal du bailliage semble se localiser dans le bâtiment de la Vieille Cure situé au no 16 rue de l'Ancienne-Cure[17]. La création de ce siège de bailliage permet à la cité de régner sur une quarantaine de paroisses[75] détenues auparavant par la sénéchaussée de Fontenay-le-Comte[33],[76]. À cette époque, une large partie du Bas-Poitou relève alors de deux juridictions royales secondaires que sont la sénéchaussée de Fontenay-le-Comte et le bailliage de Vouvant[3],[76]. La cité médiévale vit, dès lors, une période faste, mais de très courte durée, puisque la couronne royale, sous le règne de Louis XIV, s'en désintéresse. En effet, « comme la ville de Vouvant est très petite, mal peuplée et presque inaccessible par les roches qui l'environnent et des chemins impraticables, le siège a été transféré à la Châtaigneraie presque aussitôt sa création »[11]. Le siège royal du bailliage de Vouvant est donc délocalisé par la suite dans la ville mieux desservie de La Châtaigneraie-sur-Vouvant[17],[77],[78]. La gruerie de Vouvant est, quant à elle, supprimée dès le mois de sur ordre du roi[79].

En 1715, le Père de Montfort vient prêcher sa mission en l'église de Vouvant, alors que cette dernière nécessite de nombreuses réparations[24].

Les domaines de Vouvant ainsi que son château en ruine sont mis en adjudication au château du Louvre le [26],[33],[61].

Définitivement abandonné, le château-fort situé place du Bail (excepté la tour Mélusine) est alors démantelé au cours du XVIIIe siècle[80].

Au cours du mois d', lors de la démolition du château-fort, « quatre à six pièces de canon de quatre livres de balles » sont retrouvées (elles étaient déjà répertoriées en 1694)[61]. Le , Savary de Calais demande alors que ces canons (qui sont, selon lui, « inutiles dans un endroit isolé ») soient donnés à la ville de Fontenay qui en possède uniquement deux[61].

Temps révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Au cours de la période révolutionnaire, seul un petit nombre d'habitants de la commune prend part à l'insurrection royaliste. L'armée vendéenne passe seulement deux fois dans le bourg de Vouvant, les 14 et , pour se rendre à Fontenay-le-Comte[11],[61]. Lors de leur second passage, l'armée et les grands chefs vendéens assistent à une messe solennelle célébrée dans l’église Notre-Dame[24].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle le centre-bourg de Vouvant est réaménagé : les rues et places sont aérées, de nouveaux bâtiments publics ainsi que de nouvelles habitations plus alignées et homogènes sont construites. La rue du Duc d'Aquitaine est par exemple élargie dès les années 1860 suite aux nombreux accidents survenus dans cette rue étroite dont la largeur n’excède pas 3 à 4 mètres. Concernant les édifices publics, c'est à cette époque que sont érigées les deux écoles communales du village ainsi que la nouvelle mairie (aujourd'hui salle polyvalente)[80]. Malgré ces nouveaux aménagements, la grande majorité des remparts de la commune sont conservés. Seules deux des trois portes fortifiées sont détruites au cours du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle[81] afin de permettre une circulation facilitée à travers le bourg. Par la suite, une nouvelle route est créée à l'entrée est de la cité fortifiée. Une partie des remparts situés à proximité de l'actuelle tour du Couvent est alors percée au cours du XIXe siècle et un nouveau pont, plus large que le vieux pont médiéval, est construit[1],[82].

Au milieu du XIXe siècle, les derniers vestiges de l'ancien château-fort des Lusignan, mis à part la tour Mélusine ainsi qu'un reste de tour d'enceinte, sont détruits et enfouis sous l'actuelle place du Bail[55]. La municipalité fait ainsi niveler la place dans les années 1820 et décide d'y planter des arbres, d'y installer 12 bancs en pierre de taille ainsi que de restaurer la base des remparts soutenant la place[83]. Le site devient alors une grande esplanade et est utilisé en tant que champ de foire jusqu'au milieu du XXe siècle[55],[80]. La commune vit dès lors une période assez active avec l'organisation de 12 foires annuelles très fréquentées et renommées où sont vendus chevaux, bêtes à cornes et porcs[11].

En 1835, l'abside principal de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption est décoré par des peintures simulant des marbrures[11].

En 1838, des habitants curent le puits de la place du Bail et y retrouvent un vieux canon sous 12 ou 15 m de décombres[11],[84]. Ce canon date probablement du siège de Vouvant par Arthur de Richemont contre Jean II de Parthenay-l'Archevêque (seigneur de la cité qui s'était alors rangé du côté des Anglais) qui s'est tenu en 1415. Le canon en fer, considéré comme extraordinaire, est déposé dans les années 1840 aux Archives de la préfecture de Bourbon-Vendée. Un autre canon est retrouvé et entreposé dans la salle du rez-de-chaussé de la tour Mélusine[2].

En 1840, l'église de Vouvant est la première église du département de la Vendée à être classée monument historique par Prosper Mérimée[85],[86].

En 1843, un rapport de la Société française d'archéologie, rédigé par MM. de La Fontenelle ainsi que du reste des membres de la commission, émet les conclusions concernant les monuments historiques susceptibles de fixer l'attention du gouvernement. Parmi ces monuments, une demande de classement au titre des monuments historiques concerne le château-fort de Vouvant[87].

Au XIXe siècle, la situation exceptionnelle de Vouvant devient petit à petit un frein à son développement. Cela s'accentue très fortement lorsque se pose la question de l'exploitation des mines de houilles sur le bassin de Vouvant[26]. Dans un but d'exploitation de l'important bassin houiller de Vouvant, la municipalité essaye d'attirer l'attention des diverses administrations dès les années 1860 en demandant une desserte de la commune par l'installation d'une ligne de chemin de fer[11],[80]. La ligne demandée, allant de Cholet à Fontenay-le-Comte, et la gare de Vouvant-Cezais sont aménagées en 1884 avant d'être mises en service le [88]. Ces aménagements, réalisés trop tardivement, ne permettent donc pas un développement économique du village lié à l'exploitation du bassin houiller de Vouvant[80]. La ligne de Breuil-Barret à Velluire désservant la gare de Vouvant-Cezais est fermée au cours du XXe siècle[17].

Lors de la séance du Congrès archéologique de France tenue à Fontenay le , Benjamin Fillon affirme que Vouvant est la seule ville murée du Moyen Âge en Vendée[2]. Le , les membres du Congrès archéologique de France se déplacent à Vouvant[2]. Ils évoquent que l'église Notre-Dame est « excessivement remarquable du point de vue de l'art » et qu'il convient de conserver la nef qui est « certainement la plus ancienne de la contrée ». Il est également précisé qu'une crypte est présente sous le chœur de l'église (Octave de Rochebrune raconte d'ailleurs qu'il a pu y pénétrer en rampant). Cette crypte est alors obstruée par de la terre et des pierres, les voûtes d'arêtes y sont effondrées et des vestiges de peintures murales y sont encore observables. Concernant le château-fort, il est indiqué qu'une tour « très élevée » (la tour Mélusine) est « ce qui reste de plus important de l'édifice ». Un petit réduit à « voûte cylindrique ogivale », renfermant un vieux canon, est présent au rez-de-chaussé. L'accès au sommet de la tour se fait par le biais d'un escalier en pierre en « très-mauvais état ». Enfin, des ruines peu importantes du Petit-Château sont encore observables.

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En 1877, une description de la topographie de Vouvant est réalisée par la Société d'émulation de la Vendée[89]. La commune possède alors trois moulins à eau sur la rivière Mère (le moulin Froment, le moulin à seigle et le Moulin-Neuf) ainsi que cinq moulins à vent situés à l'ouest du bourg (les moulins Genest, Ribreau, Brizard, du Petit-Colinaud et des Vignes).

Restaurations majeures de l'église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Dès les années 1880, en raison de l’état de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption demandant de grands travaux de consolidations, un ambitieux projet de restauration voit le jour[11],[24],[61]. Ainsi, l’architecte du gouvernement Victor Loué (1836-1890)[90] est saisi par la municipalité de Vouvant afin d’effectuer le projet dont les plans sont exposés au Salon des Artistes Français en 1879. Le , la commission des monuments historiques estime que les parties les plus intéressantes à restaurer sont le chœur et le transept, et demande une diminution des travaux prévus. Le projet initial de 200 000 francs est alors ramené à 150 000 francs. La commission accepte la réalisation des travaux suivants : réfection du portail, des absides, du transept, de la crypte, des piles de la croisée du transept et de la coupole lézardée du transept[11]. Cependant, pour atteindre l’abaissement du prix du projet, elle met de côté les travaux visant à remplacer la flèche en mauvais état par un nouveau beffroi surmonté d’une nouvelle flèche, et ajourne la construction de la sacristie[91].

Le , le projet de 150 000 francs est approuvé par le ministère des Beaux-Arts. Son exécution est autorisée dès le par ce même ministère[11].

Malgré un projet encore très coûteux, son financement ne pose pas de problèmes particuliers et se décompose comme suit : la fabrique prévoit de donner 50 000 francs, le ministère des Beaux-Arts 50 000 francs également et le ministère du Culte 20 000 francs. Les 30 000 francs restants sont trouvés auprès du département de la Vendée et de la commune de Vouvant. À cela se rajoute des dons de deux habitants du village de l’ordre de 10 000 francs et de 5 000 francs. Avec cette rentrée d’argent inattendue, le curé de Vouvant, M. l’abbé Laurent, décide de procéder lui-même au financement du nouveau beffroi ainsi qu’à la réalisation d’un nouveau dallage, d’un perron monumental, des nouvelles portes et de nouveaux autels néo-gothiques. Les travaux de restauration débutent dès l’année 1882. Durant la période des travaux, de nouvelles rentrées d’argent arrivent, et M. l’abbé Laurent décide de mener à bien les projets supplémentaires qu’il voulait voir réaliser[91].

Ainsi, entre 1882 et 1884, l'église est en partie restaurée par l’architecte Victor Loué[24],[61] : la flèche surmontant le clocher est remplacée par un clocher octogonal de style néo-roman, le chœur et trois travées de la nef sont reconstruites. La crypte, comblée au XVIIe siècle, est redécouverte en 1882 lors de la suppression du dallage existant au niveau du chœur[92],[61]. Concernant cette dernière, la restauration dont elle a fait l'objet est extrêmement critiquée par les membres de la Société française d'archéologie[46]. En effet, après le déblaiement de la crypte effectué en 1882, le style architectural de celle-ci évolue. La voûte d’arêtes d'origine était « formée par une série d'entrecroisements de berceaux brisés » comme l'indiquaient les amorces de la voûte visibles le long des murs (des indices évoquent aussi la probable présence de berceaux en plein cintre avant leurs remplacements par des berceaux brisés lors des remaniements effectués au XIIe siècle). L'architecte Loué a donc décidé de faire reconstruire la voûte dans un style XIe siècle tandis que la partie inférieure (colonnes et chapiteaux) conserve son style originel du XIIe siècle. La différence entre la crypte d'origine et la crypte restaurée est visible grâce à la photographie prise par Jules Robuchon juste après le déblaiement.

C'est en 1885 que l'inauguration de l'église restaurée a lieu. Un mur provisoire est construit entre la nef datant du XIe siècle et la partie de l'église servant au culte, cette nef n'ayant pas pu être restaurée[24].

Cependant, le curé du village et l'architecte Loué décèdent tous les deux entre 1889 et 1890 (en pour le premier et en pour le second). Les quelques travaux restants sont alors réalisés par l’architecte Abel Filuzeau de Luçon. C’est à cette même période que l’architecte des monuments historiques, Chaine, chargé d’apurer les comptes découvre que la caisse de la fabrique est vide. Les aménagements supplémentaires voulus par le curé ne sont donc jamais réglés par la fabrique à l’entrepreneur. En 1898, un procès a lieu au cours duquel la fabrique est condamnée à payer. Au final, c’est l’État qui régularise l’entrepreneur le suite à la séparation intervenue entre l’Église et l’État en 1905[91].

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Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Façade de la mairie actuelle donnant sur la place de l'Église.

En 1920, la mairie de Vouvant est délocalisée dans le bâtiment actuel situé place de l'Église. Ce bâtiment, construit au XVIIIe siècle et légué à l'évêché de Luçon en 1855 pour la fondation d'une école, héberge l'école privée de filles de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle[80],[93]. Ce n'est donc qu'à partir de 1920 que la mairie quitte le bâtiment rue Théodelin (actuelle salle polyvalente) pour s'installer, avec la nouvelle école publique mixte, dans cette bâtisse localisée en plein centre-bourg[93].

Vers 1922, un monument commémoratif à la mémoire des Vouvantais tombés au cours de la première Guerre mondiale est érigé place de l'Église. Il se compose d'un piédestal avec palme surmonté d'une reproduction de la statue d'Eugène Bénet, « Le Poilu Victorieux »[93].

Le , le vieux pont et la tour Mélusine sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[94],[95].

Vue sur le marché couvert et l'église Notre-Dame en 1931.

Le , un bâtiment contigu au chevet de l'église Notre-Dame est classé au titre des monuments historiques ; le terrain sur lequel est bâti l'église y est quant à lui classé le [85].

En , les sœurs de l'ordre de la Visitation fuient la ville de Dreux bombardée et s'installent en à Vouvant dans une vaste bâtisse localisée place Saint-Louis. Le Monastère de la Visitation prend forme les années suivantes avec l'ajout d'un étage et la construction d'un cloître ainsi que d'une chapelle. En , l'ordre de la Visitation est transféré dans le monastère de La Roche-sur-Yon afin d'occuper une place plus importante dans le département[80],[96].

Entre 1943 et 1947, un projet de reconstruction de l'église Notre-Dame voit le jour. Celui-ci vise à reconstruire les trois travées de la nef du XIe siècle en ruine et à les raccorder avec la partie dédiée au culte. Cependant, le projet n'a pas de suite. En effet, le curé de Vouvant ne dispose que de 100 000 francs tandis que le projet s'élève à 6 146 000 francs[24].

Le , le barrage-écluse de Vouvant situé en bas de la « Poterne » est inauguré par le maire monsieur Baudry[97]. Ce barrage-écluse est par la suite détruit du fait de la mise en service, en 1978, du barrage situé à l'ouest du bourg[98].

En 1958, la grotte de Vouvant est construite face aux remparts sud-est, de l'autre côté de la rivière Mère[99]. Elle est érigée par des Vouvantais à la demande de l'Abbé Guéry, curé du village, afin de fêter le centenaire des apparitions survenues à Lourdes en 1858. La reproduction de la grotte de Lourdes est bénie le par l'évêque de Luçon Mgr Antoine-Marie Cazaux[100].

En 1978, le barrage de Vouvant est mis en service sur la rivière Mère à l'ouest du bourg[98]. Ce barrage, permettant la création d'une retenue de 300 000 m3 pour une hauteur d'eau de 5,5 m[98], entraîne alors la disparition des nombreux moulins à eau implantés sur la Mère et ses affluents.

Le renouveau lié à la mise en valeur du patrimoine[modifier | modifier le code]

En , la maire, Andrée Bourseguin, fait appel à l'entreprise Benaiteau pour consolider la tour Mélusine, alors que le sommet de cette dernière est envahi d'arbres[101].

De 1983 à 1987[102], Vouvant connait un nouveau tournant : la commune (par le biais de sa maire, Andrée Bourseguin), alors en déclin, lance l'« Opération Village » grâce à l'opportunité donné par la Délégation Régionale à l'Architecture et l'Environnement (DRAE) ; cette opération consiste en la revitalisation du bourg en mettant en valeur les nombreux monuments de la commune et en rénovant les façades des maisons particulières et petits commerces dans le but de redonner à ces édifices leur style ancien[103],[104]. Ces grandes transformations se concrétisent par l'obtention du label « Un des Plus Beaux Villages de France » en 1988[4]. Depuis 1986, Vouvant poursuit cette dynamique en misant sur la pérennité et le développement des petits commerces ainsi que sur la préservation et la mise en valeur de son patrimoine (enceinte fortifiée, église, vieux pont, etc.). Ainsi, avec l'essor du tourisme et le souhait par les familles d'une vie à la campagne, la situation de Vouvant redevient un atout[26].

Le , les parties subsistantes de l'enceinte fortifiée (dont la place du Bail, les remparts entourant le bourg, ainsi que les tours de l'enceinte fortifiée du Château-Neuf), à l'exception des constructions ajoutées ultérieurement, sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[95].

En 1984, Andrée Bourseguin fait recouvrir la nef Théodelin (seule partie subsistante de l'église priorale du XIe siècle) jusqu'alors découverte[24].

En 1985, une large zone située sur les communes de Antigny, Bourneau et Vouvant devient un site inscrit sous le nom de « La ville de Vouvant et la vallée de la Mère ». Ce site pittoresque, d'une superficie de 305,43 ha, est inscrit par arrêté du [105].

À partir de 1987, l'entreprise Benaiteau est sollicitée par la municipalité pour procéder à plusieurs restaurations : réfection des remparts (), maçonnerie de la porte de la poterne (), consolidation des remparts (), rénovation de l'extérieur de la tour Mélusine (), mise hors d'eau de l'église ()[101].

En 1995, le village de Vouvant fait partie de la liste des projets « Patrimoine 2000 » sélectionnés par l'Assemblée départementale de la Vendée afin de mettre en valeur le patrimoine touristique et culturel. Pour le village, cela consiste en la restauration de la tour Mélusine et de la maison du Bail (située place du Bail) par le Conseil Général de la Vendée[106].

En 1996, l'association de loi 1901 des « Petites Cités de Caractère de Vendée » voit le jour dans le département de la Vendée à l'initiative des communes de Foussais-Payré, Vouvant et Nieul-sur-l'Autise. Cette association, créée suite à la réunion de ces communes, est élaborée en lien direct avec celle du même nom déjà existante à l'échelle de la région Pays de la Loire. Par la création de cette association, Vouvant obtient le label « Petite Cité de Caractère » à partir de l'année 1996[107].

Entre les années 1997 et 2002, un dispositif de la région Pays de la Loire est mis en place afin de subventionner des travaux de propriétaires habitant dans le centre ancien protégé de la commune. Durant cette période de cinq ans, 68 demandes sont enregistrées. Le total des subventions accordées s'élève à 266 943 [108].

Début 2007, quatre pans de remparts situés sur le domaine privé s'écroulent en raison de la forte humidité de l'hiver 2006/2007[109]. Les travaux de remise en état de ces parties du mur d'enceinte sont effectués les mois suivants.

En 2014, la commune de Vouvant est sélectionnée pour participer à l'émission Le Village préféré des Français. Elle se classe 8e du classement final opposant les 22 villages sélectionnés[5],[6].

Début , un pan de rempart situé sur la place du Bail s'effondre en raison de nombreuses précipitations, cette zone de la place étant très concernée par l'accumulation des eaux de pluies[110],[111]. La municipalité fait alors appel à l'entreprise Métay-Phélippeau pour la reconstruction de ce pan de rempart dont les travaux se déroulent début [112],[113].

Le , la tour Mélusine est fermée au public. En effet, l'escalier en pierre permettant l'accès à l'entrée de la tour présente un ventre important avec un détachement du parement provoquant des ouvertures dans les joints et des fissures[114]. L'accès est de nouveau autorisé en , avec la consolidation provisoire de l'escalier par l'étaiement du mur de soutènement[115]. L'étai, réalisé par l'entreprise Benaiteau, est composé de madriers en bois fixés sur un socle en béton armé[116].

En 2015, l'église est partiellement rénovée par l'entreprise Benaiteau : restauration partielle des couvertures de la nef et des bas-côtés et restauration ponctuelle des contreforts des bas-côtés[117].

Le , la pendule de l'église est remplacée. L'ancien cadran en bois recouvert d'une tôle et cerclé de zinc, conçu par un habitant du village, datait de 1908[118].

Bac à chaîne « Les Îles ».

Le , un bac à chaîne, baptisé « Les Îles », est inauguré par Cécile Barreau (vice-présidente du conseil départemental de la Vendée) et Jacky Roy (maire de la commune). Ce bac, installé sur l’espace naturel sensible des « rives de la Mère », permet la traversée de la rivière au niveau du nord-est du bourg, à proximité du château de la Recepte. Il est ainsi possible de faire le tour de la cité médiévale, en longeant les remparts et le cours d’eau[119].

Le , la municipalité organise une réunion publique afin de connaître l'avis des habitants sur la possibilité de la création d'une commune nouvelle[120]. Ainsi, deux tiers des habitants présents s'expriment en faveur d'une fusion, en indiquant comme arguments principaux de réunification la relation avec le massif forestier et la valorisation du patrimoine architectural[121]. Par la suite, quatre communes manifestent leur intérêt de se regrouper avec la commune de Vouvant : Faymoreau, Foussais-Payré, Mervent et Puy-de-Serre. Cependant, à la suite d'une réunion intercommunale organisée en , la commune de Mervent annonce vouloir attendre le prochain mandat avant de réfléchir à une possible fusion[122]. Le , lors d'une réunion organisée par l'association des maires de France, le regroupement communal reste d'actualité et se précise. En effet, lors de cette réunion, les élus des quatre communes votent à la majorité en faveur d'un regroupement, avec la volonté de la création d'une commune nouvelle entre Faymoreau, Foussais-Payré, Puy-de-Serre et Vouvant effective au [123],[124]. En , la Commission nationale de toponymie propose le nom de La Forêt-sur-Vendée comme toponyme de la commune nouvelle[125]. Lors d'une réunion du durant laquelle les maires et adjoints des quatre communes sont réunis, le projet concernant la création de la commune nouvelle est reporté au prochain mandat[126].

En , la cité médiévale de Vouvant est sélectionnée par le conseil régional des Pays de la Loire dans le cadre d'un nouveau dispositif d'aide à la réhabilitation de biens de particuliers dans les centres anciens protégés des communes labellisées « Petites Cités de Caractère ». Ces aides permettent aux propriétaires privés, souhaitant effectuer des travaux de rénovation (façades, toitures, ouvertures), de bénéficier de 25 % de subventions (20 % à la charge de la région et 5 % à la charge de la commune)[108],[127],[128]. Le , la convention de mise en oeuvre du programme d'aide est signée à la mairie de Vouvant. Le dispositif est mis en place pour une période de deux ans, soit de 2018 à 2020[129].

En 2018, deux projets sont lancés dans la commune : rénovation de l'église Notre-Dame et création du lotissement du Bocage à l'ouest du bourg[130]. Concernant la rénovation de l'église, la première tranche de travaux porte sur la réfection de l'installation électrique et sur le sol de la nef dédiée au culte[131]. Lors du dégagement d'une baie romane présente dans la nef Théodelin, des vestiges de décors peints sont découverts[130]. Suite à cette trouvaille, des travaux sont prévus afin de consolider et sauvegarder ces décors.

Résumé historique[modifier | modifier le code]

Le passé historique de Vouvant et de l'occupation du site peut se résumer en quatre grandes étapes[28],[132],[133] :

  • Vouvant I : premier château situé au lieu-dit du Petit-Château et édifié par Guillaume le Grand d'Aquitaine avant 1016-1019, possession des Chabot durant les XIIIe siècle et XIVe siècle, puis des Bastard de la Cressonière notamment[11],[45]. Défrichement de la forêt, puis construction du monastère sur le site de Vouvant-Bourg par les moines de Maillezais suite à l'importante donation de 1016-1019 attribuée par Guillaume.
    • jusqu'au XVIIe siècle, le fief du Petit-Château de Vouvant reste distinct de celui de Vouvant-Bourg[27] ;
    • une chapelle, la « Chapelle-Papaud » ou la « Chapelle de la Grange », était présente sur une terre voisine au Petit-Château. Celle-ci est fondée au XVIIe siècle par Barnabé Baudéan de Parabère (baron du Petit-Château de Vouvant, seigneur de Rousselière et lieutenant des armés du roi). Le fondateur de cette chapelle étant décédé en 1702, la chapelle est abandonnée puis est supprimée en 1738 par l'évêque Monseigneur de Menou. Tous les biens de cette chapelle ont, par la suite, été réunis à la cure de Vouvant pour la fondation d'un vicariat[11] ;
    • le , les membres du Congrès archéologique de France, en visite à Vouvant, indiquent qu'il existe des ruines peu importantes du manoir du Petit-Château[2] ;
    • jusqu'en 1866, une imposante tour « en forme de pyramide »[37] appartenant au château-fort est encore présente, mais un propriétaire la fait détruire pour en vendre les pierres[11] ;
    • il est indiqué, dans un ouvrage de 1893, que le Petit-Château se présente comme une cour quadrangulaire possédant un puits en son centre et étant entourée par une enceinte de « murs forts épais et bien bâtis »[61].
    • en 2015, un habitant du lieu-dit du Petit-Château découvre un mur datant de l'an Mil, appartenant très certainement à un burgi, maison avec des cultures en terrasses, qui entourait le premier château[134].
  • Vouvant II : édification d'un nouveau château à l'emplacement de l'actuelle place du Bail, par Guillaume IX d'Aquitaine au début du XIIe siècle.
  • Vouvant III : fortification de la cité et modification du château-fort par la famille des Lusignan, aux XIIe siècle et XIIIe siècle ; ce sont les fortifications visibles actuellement, dont la tour Mélusine fait partie.
  • Vouvant IV : édification de l'enceinte fortifiée du Château-Neuf, au nord du château-fort, par Arthur de Richemont au XVe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1826 juin 1831 Marie-Jacques Guery[135] (né en 1772)   Propriétaire
juin 1831 octobre 1831 Louis-Madeleine Creuzeron[135]    
octobre 1831 1835 Jacques Chaigneau[135] (né en 1772)   Notaire
1835 1840 Marie-Jacques Guery[135] (né en 1772)   Propriétaire
1840 1871 Félix Chaigneau[135] (né en 1800)   Docteur en médecine
1871 1876 Hector Epaud[135] (né en 1825)   Notaire
1876 1904 Félix Chaigneau[135] (né en 1840)   Propriétaire cultivateur
1904 1908 Eugène Boutin[135] (né en 1848)   Propriétaire cultivateur
1908 1918 Louis Grignon[135] (né en 1856)   Notaire
         
? 1995 Andrée Bourseguin[102]    
1995 2001 Gérard Belaud   Comptable retraité
2001 2014 Gilles Berland   Retraité de la fonction publique territoriale
2014 en cours Jacky Roy   Guide touristique
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune de Vouvant n'est pas jumelée.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[136]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[137].

En 2015, la commune comptait 860 habitants[Note 1], en augmentation de 0,94 % par rapport à 2010 (Vendée : +5,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4628928989971 1801 1851 1871 2561 300
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3211 3311 3141 3071 3121 3401 5561 3791 365
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3021 2961 2551 0891 0541 0701 0221 0201 042
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 006935835777829867789844860
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[138] puis Insee à partir de 2006[139].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la commune occupe le 10 727e rang au niveau national, alors qu'elle était au 9 791e en 1999, et le 185e au niveau départemental sur 282 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (35 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 28,8 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 9,2 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 40,6 %).
Pyramide des âges à Vouvant en 2007 en pourcentage[140]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,8 
90 ans ou +
3,1 
11,1 
75 à 89 ans
21,0 
15,9 
60 à 74 ans
16,5 
21,5 
45 à 59 ans
17,8 
18,6 
30 à 44 ans
19,7 
13,3 
15 à 29 ans
12,6 
17,8 
0 à 14 ans
9,2 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[141]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Vouvant possède deux établissements d'enseignement :

Lieux culturels[modifier | modifier le code]

Divers établissements à vocation culturelle sont implantés dans la commune[144] :

  • la nef Théodelin, partie de la nef de l'église Notre-Dame datant du XIe siècle transformée en salle d'exposition,
  • l'Espace Lusignan, ancienne école privée transformée en salle d'exposition,
  • et divers ateliers d'artistes disséminés dans le village.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête des plantes et du jardin 2018.

De nombreux événements sont organisés tout au long de l'année[145],[146],[144],[147] :

  • La dégustation de la galette des rois, organisée en janvier par l'Amicale Laïque de Vouvant.
  • Les échappées de Mélusine, course d'orientation organisée en février.
  • Le salon Mélusin'Art, organisé de fin avril à fin mai dans la nef Théodelin par l'association Vouvant Village de Peintres.
  • La marche du muguet, organisée le 1er mai par l'USVBC (club de football Union Sportive Vouvant Bourneau Cezais) avec l'organisation de plusieurs parcours de randonnée.
  • La fête des plantes et du jardin, organisée sur la place du Bail durant un dimanche de la fin du mois de mai par le comité des fêtes communal.
  • Le Raid Mélusine, organisé durant le dernier week-end du mois de juin par l'équipe des échappées de Mélusine.
  • Le vide grenier, organisé sur la place du Bail le premier dimanche du mois de juillet par l'Amicale Laïque de Vouvant.
  • Le marché, organisé sur la place du Bail tous les lundis matin durant la période allant de juin à mi-septembre.
  • La fête de la musique, organisée sur la place du Bail à la fin du mois de juin.
  • La fête du 14 juillet, organisée pendant l'ensemble de la journée avec des animations sur la place du Bail. Un feu d'artifice est tiré près de la rivière Mère à la tombée de la nuit.
  • Les Journées européennes du patrimoine, organisées mi-septembre dans l'ensemble du bourg avec un accès gratuit à la tour Mélusine et des visites guidées notamment.
  • Le marché de Noël, organisé fin novembre dans le centre du bourg.

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs services de santé sont présents[148],[149] :

  • un cabinet médical,
  • un cabinet infirmier,
  • une pharmacie,
  • un EPHAD,
  • un service ambulancier,
  • divers services de kinésithérapie
  • et un cabinet de psychothérapie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue générale de la cité médiévale depuis le calvaire de Montfort.

Enceinte fortifiée du XIIe siècle-XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enceinte fortifiée de Vouvant.

Au XIe siècle, les premiers remparts sont construits en terre et en bois. Ces mottes féodales seront par la suite remplacées par des fortifications en pierres[71].

Les remparts que l'on peut actuellement observer datent de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle[27]. C'est à cette époque que la famille Lusignan construit un nouveau château (aujourd'hui place du Bail) et édifie les remparts flanqués d'une trentaine de tours[55].

En 1526, d'après les récits de l'époque[71],[35], la cité médiévale de Vouvant est composée de plusieurs bâtiments dont une tour carrée (donjon primitif), une chapelle, deux puits, une douve sèche séparant le château-fort du village, et une poterne permettant l'accès à l'enceinte fortifiée du Château-Neuf par le donjon[71].

Au XIXe siècle, les remparts situés à l'est sont percés pour permettre un accès facilité au bourg, avec la construction d'un pont plus large que le vieux pont[1],[82].

Les parties subsistantes de l'enceinte fortifiée sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le [95].

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Tour Mélusine[modifier | modifier le code]

Plan du château-fort de Vouvant, à l'emplacement de l'actuelle place du Bail.
Article détaillé : Tour Mélusine.

La tour Mélusine, donjon daté entre la fin du XIIe siècle[51] et le début du XIIIe siècle[27],[37],[52], est le seul vestige de l'ancien château-fort des Lusignan, qui était séparé du bourg fortifié de Vouvant par un fossé sec[55].

Selon la légende, elle est construite, comme le reste de la forteresse, en une nuit, par la fée Mélusine de « trois dornées de pierre et d’une goulée d’Ève ». Cette tour est inédite pour l'époque, de par sa hauteur (45 m depuis le bas du fossé) et sa forme cylindrique ; la plupart des donjons de cette région et de cette époque sont de style « niortais », carrés avec des tours ou contreforts pleins à chaque angle[150].

La tour Mélusine est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le [95].

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Tour du Couvent[modifier | modifier le code]

Une partie des remparts situés à l'est du bourg de Vouvant, avec la tour du Couvent à gauche.

La tour du Couvent[17], appelée aussi tour de la Visitation, est une tour demi-circulaire flanquant la partie est des remparts du bourg fortifié. Malgré la démolition d'une partie des remparts situés à proximité immédiate de la tour au XIXe siècle[1], elle est l'une des tours les mieux conservées de l'enceinte. La tour est érigée, comme le reste des remparts, entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle[27],[37]. Le nom donné à cette tour d'enceinte provient de son appartenance au monastère de la Visitation (installé à Vouvant entre 1941 et 1997)[80],[96]. Elle est, depuis cette période, aménagée en tant qu'habitation[17].

Porte Saint-Louis[modifier | modifier le code]

La porte Saint-Louis[27],[72] est l'unique point d'accès du bourg fortifié encore conservé[71]. Cette porte, située à l'est, était utilisée secondairement pour accéder au bourg castral[27]. Il s'agit en réalité d'une poterne (d'où son appellation locale de « Poterne »[55]) dissimulée dans les fortifications et protégée par une tour carrée.

Les remparts ouest, où se situe la Porte Saint-Louis, sont longés par le chemin des Rangies (échelles sommaires utilisées par les assaillants pour franchir les remparts)[55],[17].

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Tours du Château-Neuf[modifier | modifier le code]

Les tours du Château-Neuf, situées à l'entrée ouest du bourg, sont les seuls vestiges de l'enceinte fortifiée du Château-Neuf érigée au XVe siècle par Arthur de Richemont au nord-ouest du château-fort[11],[33]. Le cadastre napoléonien datant de 1835[81] laisse apparaître que deux des quatre tours présentes sont d'origine tandis que les deux autres ont été reconstruites en 1941 par monsieur Baudry, notaire et maire de la commune[80].

Il subsiste ainsi quatre vestiges de cette enceinte[17] :

  • une tour d'origine transformée en habitation au no 21 rue du Château-Neuf. Érigée à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, cette maison est constituée d'un logis (bâti sur l'ancienne tour de l'enceinte) surplombant d'un étage les bâtiments agricoles du rez-de-chaussée. La maison actuelle est donc le résultat de multiples remaniements[17].
  • une tour d'angle située côté rivière reconstruite en 1941 par monsieur Baudry à l'emplacement de la tour d'angle d'origine.
  • l'ancien châtelet d'entrée composé de deux tours en fer à cheval et transformé en habitation situé rue Gâte Bourse. L'une des deux tours est reconstruite par monsieur Baudry en 1941, et l'ensemble de la maison est réhaussé durant la même période par le même propriétaire.

Tout comme l'enceinte fortifiée du bourg castral datant de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, les vestiges de l'enceinte du Château-Neuf datant du XVe siècle sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le [95].

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Église Notre-Dame-de-l'Assomption[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[151], classée monument historique en 1840[85], est édifiée dès le XIe siècle sous l'impulsion de Guillaume le Grand d'Aquitaine.

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Vieux pont[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vieux pont de Vouvant.

Érigé au XIIIe siècle ou XVIe siècle, le vieux pont (appelé localement le pont roman) est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le [94].

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Grotte[modifier | modifier le code]

La réplique de la grotte de Lourdes.

La grotte de Vouvant est une reproduction de la grotte de Lourdes réalisée sous l'impulsion de la mission de 1958[99]. Elle est située au sud-est du bourg de Vouvant, sur une berge de la Mère, et est accessible par une passerelle de bois. Une source d'eau potable est présente à proximité. La pierre de l'autel provient de l'ancienne chapelle située au manoir de la Grande Rhée[17].

Lavoir public[modifier | modifier le code]

Le lavoir.

Le lavoir public, construit à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle et restauré au XXe siècle, est utilisé par les lavandières jusqu'en 1970[17],[152]. Il subsiste deux vestiges de son utilisation : la cheminée et la cuve en fonte à bouillir le linge[152].

Massif forestier de Mervent-Vouvant[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêt de Mervent-Vouvant.

Le massif forestier de Mervent-Vouvant est une forêt de 5 518 ha couvrant 25 % du territoire de la commune de Vouvant (519 ha). C'est la forêt la plus importante de Vendée, où le chêne est majoritairement présent. Ce massif forestier est traversé par deux cours d'eau, la Mère et la Vendée, qui se rejoignent sur la commune de Mervent[8].

Ce massif forestier connaît plusieurs appellations au fil du temps : « Forêt Royale de Vouvant », « Forêt Impériale de Vouvant », puis, en 1965, « massif forestier de Mervent-Vouvant », à la suite de la création de l'Office national des forêts[8].

L'on y trouve le Natur'Zoo, le parc d'attractions de Pierre Brune, une base de loisirs, des lieux de pèche, etc.

Jardins[modifier | modifier le code]

Plusieurs jardins sont présents dans la commune[153] :

  • le jardin du prieuré, créé en 2007 à l'emplacement de l'ancien prieuré Sainte-Marie ;
  • le jardin des peintres, créé en 2008 par la commune et l'association « Vouvant, village de peintres », à proximité de la salle polyvalente ;
  • le jardin public, surplombant la Poterne et les remparts. Un des deux canons, retrouvés dans le puits de la place du Bail, y est présent[1] ;
  • le jardin des sens, créé en 2010 par l'association « Pêche, sport, nature », puis entretenu par l'association « Graine de nature », le long du chemin des Rangies, en bas des remparts sud ;
  • le jardin du fournil, à proximité du vieux pont[154] et d'un fournil construit au début du XVIIIe siècle (dont l'extérieur est restauré au cours du XXe siècle)[17],[154] ;
  • le jardin commun, créé par l'association « Graine de nature » près du lavoir public.

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Châteaux privés[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Recepte (ou de la Recette), situé au nord-est du bourg et construit au XIXe siècle à même les remparts dont il emprunte une tour[17],[155]. D'une surface d'environ 650 m2, le château est érigé au sein d'un parc de 1,37 ha surplombant les remparts est et nord de la cité médiévale[156]. Le premier propriétaire connu est Félix Chaigneau, maire de Vouvant au milieu du XIXe siècle[157].
  • Le château de la Grignonnière[11], situé au sud du territoire communal, le long de la rivière Mère. Datant probablement des guerres de Religion, le château est restauré trois fois comme il l'est indiqué sur une pierre gravée : en 1588, 1703 et 1805 (brûlé en partie durant la Révolution[61])[158]. Les premiers seigneurs de la Grignonnière sont les Grignon : les archives indiquent trois seigneurs de cette famille entre 1380 et 1420[158]. Il est ensuite habité par la famille Gauthier au XVe siècle, par la famille Tiraqueau du XVIe siècle au XVIIe siècle, puis par la famille de Hillerin à la fin du XVIIIe siècle[158]. La bâtisse se présente sous la forme d'un manoir-ferme entourant une cour carrée avec un puits en son centre. Le domaine comprends trois cours : la cour intérieure, une grande cour devant le château et une ferme en basse-cour. Le château en lui-même se compose d'un corps de logis flanqué sur les côtés par deux grosses tours rondes couvertes de tuiles. Deux ailes, possédant à chacune des extrémités une tour ronde couverte d'ardoises, prolongent le corps afin d'entourer la petite cour intérieure. Une chapelle est construite vers 1850 par Louis Essarteau et Louis Pallardy à l'emplacement des bâtiments fermant le pavillon carré côté sud[158].
  • Le château de la Loge, dont quelques bâtiments sont aujourd'hui transformés en gîte[159], est situé au nord du château de la Grignonnière. Le pavillon central du château est érigé au cours du XVIIIe siècle afin de servir de pavillon de chasse au château de la Grignonnière[157]. C'est au début du XIXe siècle que le château est agrandi par la famille Rousse : une aile est ajoutée de chaque côté du pavillon central et deux tourelles sont construites entre chacune des deux ailes et le pavillon central[157]. Depuis le début du XXe siècle, le château de la Loge appartient à la famille de la Pintière[157].

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Puits de la place du Bail[modifier | modifier le code]

Ce puits, situé dans l'ancienne cour du château-fort, est taillé dans le roc et possède une profondeur de 32 m. Il semblerait que le fond y soit très large et communiquerait avec des souterrains construits par les Chabot ou les Lusignan[17],[160]. La partie extérieure du puits a certainement été aménagée en 1842, comme l'indique l'inscription présente sur l'une des pierres de taille.

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Logis de la Vieille Cure[modifier | modifier le code]

Le logis de la Vieille Cure, situé au no 16 de la rue de l'Ancienne-Cure, est édifié au XVIIIe siècle (date de la façade donnant sur la cour intérieure)[17]. À l'emplacement de la bâtisse actuelle s'élevait une grande demeure seigneuriale au Moyen Âge. Elle était alors localisée à l'intérieur du bourg castral (« castrum ») de Vouvant et était elle-même entourée d'une enceinte carrée. Il s'agissait très probablement du site de la Prévôté (viguerie) qui était un fief mouvant de la baronnie de Vouvant (il est fait mention de ce site de la Prévôté en 1399[161]). Ce fief, tenu pendant une longue période par la famille du Puy-du-Fou, administre la ville de Vouvant au civil et au pénal jusqu'au XVIe siècle[17].

La bâtisse possède divers statuts au fil des siècles suivants[17] :

  • il s'agit peut-être de la demeure où s'est implanté le siège royal du bailliage de Vouvant en 1698 ;
  • une sorte d'administration municipale s'y installe au XVIIIe siècle avant d'accueillir la municipalité révolutionnaire jusqu'en 1828.

Le logis est nommé « logis de la Vieille Cure » uniquement depuis le XIXe siècle[17].

Manoir de la Grande Rhée[modifier | modifier le code]

Le manoir de la Grande Rhée, Grand-Rhée, Grande Rhé ou bien Grande-Arée (propriété privée), tire son nom de l'« araire » (charrue de bois primitive servant à gratter le sol superficiellement). C'est cet outil qui fut utilisé pour défricher les terres sur lesquelles se trouve la propriété, en bordure de la forêt de Mervent-Vouvant[162].

À l'époque féodale, cette bâtisse est probablement un relais, un lieu de refuge ou d'asile pour les voyageurs de passage (chevalier, pèlerin, etc.)[162].

En 1890, la description de la Grande-Rhée[162] la fait apparaître comme « une maison forte du XIIe siècle et XIIIe siècle, par ses murs épais et la disposition des bâtiments ». En effet, la propriété est, à l'époque, entourée d'une enceinte, de douves et de portails d'entrée aujourd'hui disparus. Des remaniements sont effectués aux XVIe siècle et XVIIe siècle. À la fin du XIXe siècle, le lieu semble abandonné[162].

Le manoir comporte des détails architecturaux particulièrement intéressants[162],[158] : la porte d'entrée surmontée des armes des « du Fougeroux », une tourelle de défense, un large escalier en pierre, deux cheminées Louis XII, une chapelle du XIIIe siècle (aujourd'hui transformée en remise ; la pierre d'autel fut récupérée et transportée à la grotte de Vouvant), des murs principaux de 1,20m de large, une fontaine en faïence de Rouen, et un bénitier en bronze.

Un souterrain (à présent muré) semble partir du manoir de la Grande-Rhée, pour réunir la cour du Nay, et la Citardière, en passant par le fort de Chantoizeau (aujourd'hui disparu)[162].

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Maison la Grand'Dent[modifier | modifier le code]

La maison la Grand'Dent, située place Saint-Louis, est construite dès le XIVe siècle et remaniée au XVIIe siècle. Appelée « Maison des 3 Rois » avant la Révolution française, elle prend son nom actuel en référence au redoutable personnage de Geoffroy la Grand'Dent issu de la légende de la fée Mélusine. La maison possède notamment un escalier original de part sa disposition particulière et ses marches en chêne massif[17].

Maison à pans de bois[modifier | modifier le code]

La maison à pans de bois située à coté de la place du Corps de Garde est l'unique maison de ce type encore conservée dans le village[80]. Datée de 1583, elle était très probablement la propriété d'un maréchal ferrant. En effet, un fer à cheval est sculpté au-dessus de la porte d'entrée.

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Maison de Mélusine[modifier | modifier le code]

La maison de Mélusine.

Abritant au départ un café, la maison de Mélusine (appelée aussi maison du Bail) accueille aujourd'hui l'office de tourisme de la commune[1]. La bâtisse est construite en schiste de pays au cours de l'année 1837 à l'emplacement d'une partie des remparts de l'ancien château-fort[17].

Autres maisons[modifier | modifier le code]

Maison rue de la Visitation[modifier | modifier le code]

La demeure située rue de la Visitation est construite en 1854 puis remaniée à la fin du XXe siècle. Propriété de notaires jusqu'à la fin du XIXe siècle, elle passe ensuite dans la famille de pharmaciens Manteau Lagaille[17].

Moulin Froment[modifier | modifier le code]

Cet ancien moulin à froment, situé au nord du bourg de Vouvant, est présent dans l'inventaire de 1694 établi lors du passage de la châtellenie de Vouvant dans le domaine royal. L'ancien moulin est aujourd'hui partiellement converti en gîte[17].

Calvaires[modifier | modifier le code]

  • Le calvaire de Montfort[99], construit en 1715, comme le voulait Louis-Marie Grignon de Montfort, modifié et reconstruit jusqu'en 1990 ; localisé le long de la rue du Calvaire, au sud-est du bourg.
  • Le calvaire des Orettes[99], construit à Pâques 1914 ; localisé à l'entrée ouest du bourg.

Ponts[modifier | modifier le code]

  • Le nouveau pont permettant l'accès par l'est au bourg de Vouvant. Construit au XIXe siècle au moment de l'ouverture effectuée dans les remparts est, il est érigé afin de faciliter la circulation dans la cité[82].
  • Le pont-viaduc de Baguenard, de 196 m de long et 35 m de hauteur, construit en fer et en pierre par la société Eiffel avant 1890[11],[17],[163]. Sa construction est approuvée le par le ministre des Travaux Publics. L'ouvrage se compose de deux travées de rive de 44 m ainsi que de deux travées centrales d'une longueur de 54 m. Utilisé pour la première fois le , il se situe à la limite communale avec Bourneau et enjambe le ruisseau du Petit Fougerais[7]. Ce viaduc permettait le passage de la voie ferrée entre les gares de Vouvant-Cezais et de Bourneau-Mervent. La dernière utilisation du pont-viaduc de Baguenard, avant la désaffection de la voie ferrée, date de 1954[17].
  • Deux ponts construits en plein cœur de la forêt à la fin du XIXe siècle lors de la création de la route forestière no 1, localisés à la limite communale avec Mervent[164],[165] :
    • le pont du Déluge, enjambant le ruisseau des Verreries, est construit vers 1860. Il porte les initiales de M. de Villeneuve (ingénieur des Eaux et Forêts) qui en dirige sa construction ;
    • le pont de Diet, sur la rivière Mère. Il est composé de deux arches et sa pile centrale porte un médaillon daté de 1863.

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Fort de Chantoizeau[modifier | modifier le code]

Le fort de Chantoizeau se trouve dans la forêt de Mervent-Vouvant, près du carrefour de l'allée de la Millargue et de la Petite Rhée, en bordure de fossé. Malgré le fait qu'il soit difficile de le repérer aujourd'hui, en 1893, sa description rend compte « d'une enceinte de forme ovale de 124 mètres de tour (périmètre), de 44 mètres de largeur du nord au sud, et avec des remparts de terre de hauteur allant de 2,20 à 1,50 mètres ». Ce lieu de défense serait antérieur à l'époque féodale. Les restes nous parvenant ne sont plus qu'une butte ovale et avec, par endroit, des fossés assez profonds (leurs altérations étant principalement dues à la non-gestion et à l'envahissement de la forêt)[162].

Cet endroit situé dans les bois appartenant anciennement à la Grande Rhée fait référence à un fort, qui a pris le nom d'un certain capitaine Chantoizeau. Celui-ci y aurait, en effet, établit son quartier général vers 1450. C'est un bandit de grand chemin qui faisait régner la terreur dans le voisinage, certains le comparant au « Gilles de Retz de la région ». Une autre personnalité prend, à priori, sa succession vers 1557 : le sire du Couldray. La forêt de Mervent-Vouvant sous son influence redevient un « repaire de bandits »[162].

Les cinq jumeaux[modifier | modifier le code]

Chêne mort depuis 1996, il présente cinq rejets, ce qui en fait un arbre remarquable à cinq troncs. Il doit aujourd'hui sa renommée au sculpteur Sébastien Krampe, qui a sculpté chacun des troncs[166]. Il est situé dans la forêt de Mervent-Vouvant, près du lieu-dit de la Grande Rhée[7],[165].

Maison de la Vau-Dieu[modifier | modifier le code]

La maison de la Vau-Dieu est un ancien prieuré religieux fondé par les seigneurs-barons du Petit-Château de Vouvant, dont il ne reste aujourd'hui rien mis à part les débris d'une ancienne chapelle (transformée en servitude) renfermant un tombeau datant du XIVe siècle. L'époque de construction n'est pas connue, mais il est fait référence, dans une déclaration faite à Fontenay-le-Comte par Pierre Guillon (abbé du monastère de Nieul-sur-l'Autise) le d'une maison de la Vaudieu « située entre Vouvent et Bourneau et donnée au XIIIe siècle par les comtes de Chabot à l'abbaye de Nieul »[11]. La localisation de cet ancien édifice se situe actuellement à l'emplacement d'« une ferme et d'une maison de campagne »[167] sur la commune de Bourneau au lieu-dit de la Vaudieu, près de la limite communale avec Vouvant[7].

Four de verrier[modifier | modifier le code]

Lors de la vidange décennale du barrage de Pierre-Brune de 1989, la présence d'un ancien four de verrier est mise au jour[168]. Celui-ci témoigne ainsi de l'existence d'une activité verrière médiévale sur les rives de la rivière Mère au cœur de la forêt de Mervent-Vouvant. Lors des fouilles, la découverte de débris de verre permet d'affirmer que des « coupes évasées à pied conique côtelé » étaient produites, parmi d'autres objets en verre, sur le site[17].

La localisation de ce four est indiquée par les noms donnés à deux lieux-dits situés à proximité : les « Grandes verreries » et les « Vielles-Verreries »[7],[17].

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Érigé après la première Guerre mondiale, le monument est surmonté de la statue du Poilu victorieux[93]. Il se trouve sur la place de l'Église.

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Labels[modifier | modifier le code]

  • Vouvant est la seule commune de Vendée classée parmi « Les Plus Beaux Villages de France[169] ». Elle obtient ce label en 1988[4] après l'« Opération Village » pour la rénovation des façades menée de 1983 à 1987.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Vouvant attire en moyenne 110 000 visiteurs par an[172].

En 2015, l'office de tourisme de Vouvant enregistre un record d'affluence, avec plus de 11 000 passages (dont 8 300 durant les mois de juillet et août). Ainsi, l'augmentation se situe à plus de 4 % (plus 2 % de Français et plus 12 % d'étrangers[172]).

Apparitions médiatiques[modifier | modifier le code]

Le village de Vouvant apparaît dans plusieurs programmes documentaires et émissions télévisées :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vouvant Blason Burelé d'azur et d'argent, à deux serpents de gueules affrontés en pal, leurs queues enroulées.
Détails
Le blason actuel de la commune est fortement inspiré des armes acquises par la seigneurie de Vouvant-Mervent vers l'an 1500[68]. Ces armes étaient décrites comme suit : « ung escu burelé d'argent et d'azur à deux serpents de gueullés ».
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Comte Émilien Rorthay de Monbail, Notes et croquis sur la Vendée, Niort, Robin et Cie, , 199 p. (lire en ligne [PDF]), p. 72 à 77
  • René Valette, Octave de Rochebrune, Joseph Berthelé, A.-Bénoni Drochon, Edgar Bourloton et Jules Robuchon, Paysages et monuments du Poitou, 1884-1892 (lire en ligne), « Vouvent (Vendée) et la forêt »
  • Louis Brochet, La Forêt de Vouvent : son histoire et ses sites, avec eaux-fortes de M. O. de Rochebrune, Fontenay-le-Comte, Imprimerie L.-P. Gouraud,
  • Gilles Bresson, Châteaux forts de Vendée : guide d'histoire et de visites, Orbestier, , 112 p. (ISBN 978-2-8423-8152-3), p. 94 à 99
  • Stéphane Bern, Le village préféré des français, 44 trésors incontournables, Paris, Albin Michel, , 256 p. (ISBN 978-2-226-25920-2), p. 54 à 59
  • Pierrick Barreau, Vouvant - Cité de Mélusine, Au Loup, , 58 p. (ISBN 979-1-0939-5022-8, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

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  5. a, b et c « Le Village préféré des Français 2014 : qui a gagné hier soir sur France 2 ? (classement) », sur reviewer.fr (consulté le 24 mai 2016)
  6. a, b et c « Si Vouvant m'était conté… », sur patrimoines-du-vouvantais.fr (consulté le 24 mai 2016)
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  8. a, b et c « Le massif forestier de Mervent-Vouvant », sur vouvant.fr (consulté le 20 mai 2016)
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  12. Louis Brochet (préf. Pascal Lanco), La Vendée : pittoresque, historique et archéologique : guide du touriste, Fontenay-le-Comte, (lire en ligne), « Plan de la forêt de Vouvent »
  13. Onésime Reclus, À la France : sites et monuments. Poitou (Deux-Sèvres, Vendée, Vienne) / Notices de Onésime Reclus, Touring-Club de France, 1900-1906 (lire en ligne), p. 52 et 53
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