Vouvant

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Vouvant
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Blason de Vouvant
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton La Châtaigneraie
Intercommunalité Pays-de-Fontenay-Vendée
Maire
Mandat
Jacky Roy
2014-2020
Code postal 85120
Code commune 85305
Démographie
Gentilé Vouvantais(es)
Population
municipale
861 hab. (2014)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 20″ nord, 0° 46′ 11″ ouest
Altitude 80 m (min. : 35 m) (max. : 110 m)
Superficie 20,42 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Vouvant est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

C'est le seul bourg fortifié de Vendée[1]. Ses habitants sont appelés les Vouvantaises et Vouvantais.

Le village est classé parmi « Les Plus Beaux Villages de France ».

En 2014, Vouvant est élue 8e Village préféré des Français[2],[3] sur 22 villages sélectionnés pour l'émission présentée par Stéphane Bern et diffusée sur France 2.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Vouvant est située sur une colline surplombant la rivière Mère sur trois côtés, au sud-est du département de la Vendée, entre Fontenay-le-Comte et La Châtaigneraie, dans le sud du Bocage vendéen, à proximité du marais poitevin et à une quarantaine de kilomètres des côtes.

Avec la commune voisine de Mervent, elle fait partie du massif forestier de Mervent-Vouvant, plus grande forêt du département de la Vendée.

Communes limitrophes de Vouvant
Cezais Antigny Saint-Maurice-des-Noues
Bourneau Vouvant Puy-de-Serre
Mervent

Géologie et relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 020 hectares ; son altitude varie entre 35 et 110 mètres[4].

La commune est localisée dans le Bas-Bocage vendéen. Les paysages sont moyennement vallonnés et sont traversés par une multitude de cours d'eau.

Vouvant est située dans un des méandres de la rivière Mère, qui prend, au nord du bourg, les eaux du ruisseau de Chambron (autrefois appelé Le Vent, Le Vend ou Le Vant), en provenance de Saint-Maurice-des-Noues[5],[6],[7]. La Mère se jette plus au sud dans la Vendée, à Mervent.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Vendée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Vulventus et Volventum Castrum au XIe siècle[8], puis Vovent au XIIIe siècle, l'étymologie en reste incertaine.

Deux explications paraissent possibles ː

  • Vouvant (Volvent, du latin Volvere signifiant « onduler ») étant situé à la confluence de deux rivières (la Mère et le Vent), dont l'origine vient du celtique Mor-Ven ou vend signifiant « noires montagnes », son origine étymologique pourrait tout simplement provenir du fait que le lieu soit entouré d'eau, sur trois côtés. En effet, cette étymologie apparaît dans la charte de fondation de la ville datée des premières années du XIe siècle[8],[5] : « Locus, qui propter influentem aquam, Vulventus dicitur », ce qui signifie « Le lieu qui, en raison de l'afflux d'eau, est dit Vulventus[9],[10] ». C'est cette explication qui est la plus retenue par la documentation historique[11].
  • L'étymologie fait peut-être référence au nom latin d'une personne, Volventius, d'après Dauzat et Rostaing[12]. Cependant Xavier Delamarre identifie un radical celtique -venta, -venton, présent dans plusieurs noms de localités en France et en Europe, et désignant un lieu d'abattage (abattoir ou aire de sacrifice)[13] ; avec le préfixe volo-, signifiant « en bas, inférieur », il propose un composé Volo-vento signifiant « l'abattoir d'en bas » ou « l'aire de sacrifice inférieure »[14].

Dans de nombreux écrits historiques, le nom de la commune est orthographié Vouvent au lieu de Vouvant[15],[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plan de la cité médiévale.

En 1011, Guillaume le Grand d'Aquitaine « tombe sous le charme d’un éperon rocheux qui sertit en boucle une rivière », qu'il découvre, selon la légende, lors d'une chasse tumultueuse[17]. C'est alors que le comte-duc prend conscience de la position exceptionnelle du lieu, promontoire rocheux boisé situé dans un méandre de la rivière Mère. C'est également à cette époque qu'il entreprend de fortifier les marges nord-ouest de l'Aquitaine pour contenir les incursions Normandes remontant les vallées de la Vendée et de la Mère[17]. Il décide donc d'y édifier un château (probablement au lieu-dit le Château-Neuf), ainsi qu'un ensemble monastique, lui permettant d'asseoir son autorité sur le Bas-Poitou[18]. Antérieurement, Guillaume le Grand d'Aquitaine avait très certainement bâti un petit château-fort (rendez-vous de chasse, au lieu-dit le Petit Château)[18]. C'est aux alentours de l'an 1016 et de l'an 1019 qu'apparaît la fondation du bourg castral de Vouvant[19].

Vers 1021, une charte de fondation ou de donation indique que Guillaume le Grand « fait don de plusieurs églises à l'abbaye Saint-Pierre de Maillezais et fait envoyer des moines de Maillezais construire, près de son château de Vouvent, une église qui sera sous la dépendance de leur abbaye[15] ».

En 1028, l'église de Vouvant est consacrée[17]. Elle est bâtie par Théodelin, abbé de Maillezais, auquel Guillaume avait concédé le terrain, à la condition d'y bâtir une église et un monastère[16].

Aux environs de l'an 1045, la construction du château-fort et du bourg prend fin. C'est le châtelain Hélie de Vouvant, qui dirige la forteresse pour les comtes-ducs[19]. Le pont-levis et les portes de la ville commencent à être mis en place. Le prieuré commence à être édifié. À la fin du XIe siècle, l'église Notre-Dame-de-l'Assomption est achevée ; c'est une vaste construction de neuf travées et trois vaisseaux[17].

De nombreux seigneurs, dont l'identification n'est pas connue, se succèdent par la suite durant la seconde moitié du XIe siècle[19].

Deux mottes castrales sont présentes autour du bourg castral au XIe siècle : une au Château-Neuf et une au Petit-Château. Cependant, la date de construction et la fonction de celles-ci sont, pour le moment, encore inconnues[19]. Ces deux mottes castrales servent, par la suite, de seconde enceinte à la ville sous la forme de deux forts avancés, permettant ainsi un contrôle renforcé du site[5].

En 1110, Guillaume VII, comte de Poitou, décide de renforcer les défenses de ses seigneuries pour ré-asseoir son autorité à la suite de son triomphe aux nombreux affrontements avec des seigneurs locaux, comme le seigneur de Parthenay, ce dernier s'étant allié avec les Lusignan. Il va donc faire construire un authentique château en pierre sur le site de Vouvant au cours du XIIe siècle. C'est de cette époque que date très certainement la construction de la tour carrée à contreforts ronds à chaque angle, de type niortais (cette tour fait alors office de donjon au château-fort, alors uniquement bâti dans la partie sud de l'actuelle place du Bail)[20],[21],[22].

À partir de 1190, la seigneurie de Vouvant passe aux mains de la famille des Lusignan[18]. En effet, à la fin du XIe siècle, dame Alix (Mirabilis) de Vouvant et Mervent épouse en première noce Robert de Mauléon, puis en seconde Thibaut Chabot de Sainte-Hermine, auquel elle apporte les seigneuries de Vouvant et de Mervent[23],[5]. Leur descendante, Eustache Chabot (1160-1229), dame de Vouvant et Mervent, épouse Geoffroy Ier de Lusignan[23],[5]. Apportée en dot, Vouvant entre donc dans la famille des Lusignan, qui sera opposée tantôt au roi de France, tantôt au roi d'Angleterre (conséquence des deux mariages d'Aliénor d'Aquitaine)[18].

Au XIIe siècle, le prieuré Sainte-Marie est remanié : Eustache Chabot donne ses directives et fait construire le portail de l'église[17]. Geoffroy Ier et son épouse, Eustache (identifiée dans la littérature, par Jean d'Arras, à la fée Mélusine) vont avoir plusieurs enfants, dont Geoffroy II de Lusignan, célèbre pour ses hauts faits et méfaits guerriers (Geoffroy-la-Grand'Dent, selon Jean d'Arras). Son frère Guillaume, moins connu, épouse la marquise de Mauléon, qui ont une fille, Valence Eustache, mariée à Hugues Ier Parthenay l'Archevèque, dont la descendance mène aux familles royales de France.

En 1214, après avoir pris le château de Mervent le , le château de Vouvant est assiégé pendant trois jours[5] par Jean sans Terre (fils du roi d'Angleterre Henri II et d'Aliénor d'Aquitaine, dont leur mariage fait passer le Poitou aux mains de l'Angleterre[17]). En effet, après le meurtre d'Arthur de Bretagne, ses domaines situés en France sont confisqués. Jean sans Terre entreprend alors, en 1214, de rentrer dans ses anciennes possessions ; il débarque à la Rochelle avec une armée de Barbançons et part en direction du Poitou. Après trois jours d'offensive, Geoffroy Ier de Lusignan ménage « un traité suivi de la reddition de Vouvant » auprès de Jean, sans lequel la cité aurait été sûrement remportée de force. Jean sans Terre quitte Vouvant le et retourne à Parthenay, où il entre en paix définitive avec les Lusignan[5].

Au mois de , Geoffroy II remet momentanément les châteaux de Vouvant et Mervent au nouveau roi d'Angleterre, Henri III, lors de sa brève apparition en Poitou[5].

Plan du château-fort des Lusignan.

En 1241, les Lusignan, et particulièrement Geoffroy la Grand'Dent, ne veulent pas se soumettre au roi Saint-Louis. En effet, Hugues X de Lusignan (dit le Brun) refuse l'hommage à Alphonse de Poitiers (comte du Poitou et frère de Saint-Louis) et s'enferme dans la forteresse de Vouvant[16]. Le roi lance des offensives et confisque la ville de Vouvant pour en faire une terre d'Église[18]. Les Lusignan, et Geoffroy la Grand'Dent, à la suite des ces offensives, se soumet à Saint-Louis, qui, en mai 1242, franchit le portail de l'église pour rendre grâce à Dieu de sa victoire[17]. Le château, très lourdement endommagé, est réparé et modifié sur ordre du roi[18],[20],[23]. De nouvelles fortifications sont alors construites en avant des anciennes, et la tour Mélusine est élevée. Symbole du pouvoir royal, cette dernière permet alors la défense du nord-ouest de l'éperon[18],[20]. Elle se compose de deux niveaux voûtés en coupole, accessible via un escalier à vis ; elle possède deux fonctions : résidentielle et défensive[19]. En 1248, Geoffroy II de Lusignan meurt sans descendance et est mis en terre dans l'église Notre-Dame[17],[18],[24]. La seigneurie de Vouvant est par la suite donnée par le roi à l'abbaye de Saint-Maixent, qui l'a confie plus tard à Hugues II de Parthenay-L'Archevêque, ce dernier ayant prêté hommage à l'abbé en 1261[20]. La seigneurie entre dès lors dans la famille des Parthenay l'Archevêque[18], une des premières en Poitou.

Au XIVe siècle, avec la Guerre de Cent Ans (1337-1453), le château de Vouvant subit encore des modifications[18]. Le donjon est restauré et l'enceinte est élargie à la superficie totale de l'actuelle place du Bail, incluant désormais la tour Mélusine au nord ainsi que la tour carrée au sud[20],[18].

En 1415, Arthur de Richemont combat Jean L'Archevêque (seigneur de Parthenay et allié des Anglais) et investit Vouvant après s'être emparé de Parthenay[16],[20]. En 1424, Charles VII, roi de France, dispose les seigneuries de Parthenay et Vouvant en faveur d'Arthur, dont ce dernier prends possession en 1427 et les conserve jusqu'à sa mort, en 1458. Il entreprend alors de grands travaux d'aménagements au château de Vouvant. Il fait ainsi construire une nouvelle enceinte fortifiée au nord-ouest du château baronnial, le « Château Neuf », incluant l'ancienne motte castrale. Cette enceinte est composée d'un châtelet (formé de deux tours en fer à cheval) ainsi que de trois ou quatre tours[20]. Il fait également appel à Jean Vayron (maître-maçon) pour réparer quelques bâtiments de la cité fortifiée, dont les logis et la chapelle et construire une tour d'artillerie, la tour Babon, dont la localisation est encore inconnue[19],[25].

En 1453, la chute des Anglais entraîne le renouveau de l'art religieux dans la région. La façade nord de l'église de Vouvant reçoit son complément : les apôtres attablés (pour la Cène), les apôtres contemplant Jésus dans son Ascension, la Sainte Vierge avec l'enfant Jésus, à gauche, et Saint Jean de Patmos, à droite[17].

En 1458, la seigneurie de Vouvant échoit à Jean de Dunois, bâtard d'Orléans[17],[18]. En effet, avec la mort d'Arthur le , le domaine de Vouvant et Mervent entre dans le domaine royale ; puis, Charles VII en fait don à Jean de Dunois (petit-neveu de Jean de Parthenay par le biais de sa deuxième femme Marie de Harcourt)[5].

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Des lettres de Louis XI, datant du , indiquent que Vouvant et Mervent étaient du ressort de Saint-Maixent, et que, par une commission du , donnée par André de Vivonne, sénéchal du Poitou, les ressorts et juridictions de Vouvant et Mervent restent au siège de Poitiers[16].

En 1526, la description de la ville de Vouvant indique qu'elle possède plusieurs portes d'accès[19],[26],[27],[21],[22] :

  • la « Porte Bouguerin », au nord, sous la forme d'une tour carrée avec accès par pont-levis ;
  • la « Porte aux Moynes », entrée est, vraisemblablement sous la forme d'un châtelet entouré de deux tours, via le pont roman ;
  • la « Poterne de Saint-Louis »[28] (ou « Porte Saint-Louis »), à l'ouest du village, par laquelle Saint Louis entra en Vouvant.

Dans cette même description, il est également indiqué que le château-fort se compose[21],[22] :

  • d'un pont-levis associé à une porte pour accéder au château ;
  • d'une tour carrée à contreforts à l'entrée du château, accolée à l'enceinte de celui-ci, et assortie, à l'avant, de deux tours rondes ;
  • d'une chapelle (adossée à la tour Mélusine[1]) ;
  • de deux puits (un devant la chapelle et l'autre au milieu de la cour du château) ;
  • d'une douve sèche séparant le château-fort du village fortifié ;
  • d'une poterne permettant l'accès, via un pont-levis[29], au « Château Neuf » par le donjon (tour Mélusine).

À la Renaissance, Vouvant est à son apogée, mais les guerres de Religion (1562-1598) ont raison de sa puissance et de sa beauté[18]. En 1588, les huguenots, sous l'ordre du duc de la Tremoille[20], attaquent la poterne, sans succès, laissant 200 morts sur le terrain[17]. Ils essayent tout d'abord de mettre le feu, avant de tenter une escalade de plein jour mais sont chassés par Malicorne (gouverneur du Poitou de 1585 à 1603)[16]. L'église est incendiée, la voûte de la nef s'effondre et la crypte est comblée.

Les lettres patentes du roi Louis XIV, datées du , portant érection de la terre de Rohan en Duché Pairie en faveur de monsieur de Chabot, indiquent que « Toutes les maisons impériales, royales et souveraines de l'Europe d'où vient que les rois nos prédécesseurs, tant de la branche dite communément de Valois que celle de Bourbon, soit à cause de la dite alliance de Luxembourg, soit aussi parce que tous les rois de France et toutes les branches royales, descendent médiatement d'une fille de Chabot qui fut Dame Eustache, femme de Geoffroy de Lusignan, etc.[30] ». Cela ferait de Vouvant, par Eustache Chabot, le berceau des familles royales Valois et Bourbon.

En 1656, Jacques Raoul de La Guibourgère, évêque de la Rochelle, évoque, dans le compte rendu de sa visite pastorale, que « l’Église fort belle et fort vaste autrefois, par le malheur des guerres a été toute ruinée : il n’y a plus que le chœur et les deux chapelles aux deux côtés du chœur qui soient voûtés…[17],[15] » ; ce sont les guerres de Religion qui ont provoqué cet incendie, selon lui.

Un procès-verbal, effectué par Charles Moriceau (seigneur de Cheusse et sénéchal de Fontenay) lors de la prise de possession de Vouvant par Louis XIV, en 1694, décrit le château-fort, indiquant qu'il se composait, à l'époque, de quatre tours « presque ruinées », ainsi que du donjon (tour Mélusine)[21],[22].

En 1694, Vouvant revient à la couronne de France du fait de l'extinction de la lignée issue de la descendance de Jean de Dunois, par le décès de l'abbé de Longueville[5],[18]. Le , une gruerie et un siège royal sont créés dans la ville[16]. La création de ce siège de sénéchaussée, permet à la cité de régner sur une trentaine de paroisses, détenues auparavant par la sénéchaussée de Fontenay-le-Comte[20]. La cité médiévale vit, dès lors, une période faste, mais de très courte durée, puisque la couronne royale, sous le règne de Louis XIV, s'en désintéresse. En effet, « comme la ville de Vouvant est très petite, mal peuplée et presque inaccessible par les roches qui l'environnent et des chemins impraticables, le siège a été transféré à la Châtaigneraie presque aussitôt sa création »[5]. Vouvant est alors mise en adjudication au Louvre le [18],[20].

En 1715, le Père de Montfort vient prêcher sa mission en l'église de Vouvant, alors que cette dernière nécessite de nombreuses réparations[17].

Temps révolutionnaires[modifier | modifier le code]

En 1793, les grands chefs vendéens viennent prier dans l'église avant de donner l'assaut de Fontenay-le-Comte[17].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la situation exceptionnelle de Vouvant devient petit à petit un frein à son développement. Cela s'accentue très fortement lorsque se pose la question de l'exploitation des mines de houilles sur le bassin de Vouvant[18].

Au XIXe siècle, les remparts situés à l'est de la cité sont percés pour faciliter l'accès au bourg, un nouveau pont, plus large que le vieux pont roman est construit[31].

Au milieu du XIXe siècle, les vestiges de l'ancien château-fort des Lusignan, mis à part la tour Mélusine, sont détruits et enfouis sous l'actuelle place du Bail.

En 1840, l'église de Vouvant est classée Monument Historique par Prosper Mérimée[32].

En 1841, des habitants curent le puits de la place du Bail et y retrouve un vieux canon sous de nombreux décombres. Ce canon date probablement du siège de Vouvant par Arthur de Richemont contre Jean L'Archevêque (seigneur de la cité qui s'était alors rangé du côté des Anglais) qui s'est tenu en 1415[5].

Entre 1872 et 1884, l'église est en partie restaurée[17]. La crypte, comblée en 1588, est redécouverte en 1882[17]. C'est en 1885, que l'inauguration de l'église restaurée a lieu. Un mur provisoire est construit entre la nef et la partie de l'église servant au culte, cette nef n'ayant pas pu être restaurée[17].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1927, le vieux pont roman et la tour Mélusine sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques[33],[34].

En 1984, les parties subsistantes de l'enceinte fortifiée (dont la place du Bail), à l'exception des constructions ajoutées ultérieurement, sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques[34].

Entre 1943 et 1947, un projet visant à reconstruire trois des six travées de la nef en ruine voit le jour. Ce projet n'a pas de suite, celui-ci étant très onéreux[17].

De 1983 à 1986, Vouvant connait un nouveau tournant : la commune (par le biais de sa maire, madame Bourseguin), alors en déclin, lance l'« Opération Village » grâce à l'opportunité donné par la Délégation Régionale à l'Architecture et l'Environnement (DRAE) ; cette opération consiste en la revitalisation du bourg en mettant en valeur les nombreux monuments de la commune et en rénovant les façades des petits commerces[35]. Ces grandes transformations se concrétisent par l'obtention du label « Un des Plus Beaux Villages de France » en 1988[36]. Depuis 1986, Vouvant poursuit cette dynamique en misant sur la pérennité et le développement des petits commerces ainsi que sur la préservation et la mise en valeur de son patrimoine (enceinte fortifiée, église, pont roman, etc.). Ainsi, avec l'essor du tourisme et le souhait par les familles d'une vie à la campagne, la situation de Vouvant redevient un atout[18].

En 1984, madame Bourseguin fait recouvrir la nef Théodelin, jusqu'alors découverte[17].

En 2014, la commune de Vouvant est sélectionnée pour participer à l'émission Le Village préféré des Français. Elle se classe 8e du classement final opposant les 22 villages sélectionnés[2],[3].

Le , la pendule de l'église est remplacée. L'ancien cadran en bois recouvert d'une tôle et cerclé de zinc, conçu par un habitant du village, datait de 1908[37].

Bac à chaîne « Les Îles ».

Le , un bac à chaîne, baptisé « Les Îles », est inauguré par Cécile Barreau (vice-présidente du conseil départemental de la Vendée) et Jacky Roy (maire de la commune). Ce bac, installé sur l’espace naturel sensible des « rives de la Mère », permet la traversée de la rivière au niveau du nord-est du bourg, à proximité du château de la Recepte. Il est ainsi possible de faire le tour de la cité médiévale, en longeant les remparts et le cour d’eau[38].

Résumé historique[modifier | modifier le code]

Le passé historique de Vouvant et de l'occupation du site peut se résumer en trois grandes étapes[39],[40] :

  • Vouvant I : bourg castral du « Petit-Château », édifié par Guillaume le Grand d'Aquitaine probablement à la fin du Xe siècle-début du XIe siècle, possession des Chabot durant les XIIIe et XIVe siècle, puis des Bastard de la Cressonière notamment[5],[41].
    • jusqu'au XVIIe siècle, le fief du Petit-Château reste distinct de celui de Vouvant-Bourg[19] ;
    • une chapelle, la Chapelle-Papaud ou de la Grange, était présente sur une terre voisine au Petit-Château. Celle-ci est fondée au XVIIe siècle par Barnabé Baudéan de Parabère (baron du Petit-Château, seigneur de Rousselière et lieutenant des armés du roi). Le fondateur de cette chapelle étant décédé en 1702, la chapelle est abandonnée puis est supprimée en 1738 par l'évêque Monseigneur de Menou. Tous les biens de cette chapelle ont, par la suite, été réunis à la cure de Vouvant pour la fondation d'un vicariat[5] ;
    • jusqu'en 1866, une imposante tour appartenant au château-fort est encore présente, mais un propriétaire la fait détruire pour vendre les pierres[5] ;
    • en 2015, un habitant du lieu-dit le Petit-Château découvre un mur datant de l'an mil, appartenant très certainement à un burgi, maison avec des cultures en terrasses, qui entourait le premier château[42].
  • Vouvant II : édification d'un nouveau château de l'autre côté de la rivière sur le plateau, par Guillaume le Grand, dans les premières années du XIe siècle ; défrichement puis construction de l'église Notre-Dame et du prieuré Sainte-Marie par les moines de Maillezais.
  • Vouvant III : fortification de la cité et modification du château-fort par la famille des Lusignan, au XIIe siècle-XIIIe siècle ; ce sont les fortifications visibles actuellement, dont la tour Mélusine fait partie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Gérard Belaud   Comptable retraité
2001 2014 Gilles Berland   Retraité de la fonction publique territoriale
2014 en cours Jacky Roy   Guide touristique
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune de Vouvant n'est pas jumelée.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[44],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 861 habitants, en augmentation de 0,12 % par rapport à 2009 (Vendée : 5,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
462 892 898 997 1 180 1 185 1 187 1 256 1 300
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 321 1 331 1 314 1 307 1 312 1 340 1 556 1 379 1 365
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 302 1 296 1 255 1 089 1 054 1 070 1 022 1 020 1 042
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 006 935 835 777 829 867 789 844 861
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la commune occupe le 10 727e rang au niveau national, alors qu'elle était au 9 791e en 1999, et le 185e au niveau départemental sur 282 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (35 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 28,8 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 9,2 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 40,6 %).
Pyramide des âges à Vouvant en 2007 en pourcentage[47]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,8 
90 ans ou +
3,1 
11,1 
75 à 89 ans
21,0 
15,9 
60 à 74 ans
16,5 
21,5 
45 à 59 ans
17,8 
18,6 
30 à 44 ans
19,7 
13,3 
15 à 29 ans
12,6 
17,8 
0 à 14 ans
9,2 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[48]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Enceinte fortifiée du XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enceinte fortifiée de Vouvant.
Plan de la cité médiévale de Vouvant.

Les parties subsistantes de l'enceinte fortifiée sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1984[34].

En 1050, les premiers remparts sont construits en terre et en bois. Ces mottes féodales seront par la suite remplacées par des fortifications en pierres[26].

Les remparts que l'on peut actuellement observer datent du XIIIe siècle. C'est à cette époque que la famille Lusignan construit un nouveau château (aujourd'hui place du Bail) et édifie les remparts, ainsi qu'une trentaine de tours[27].

En 1526, d'après les récits de l'époque[26],[21], la cité médiévale de Vouvant est composée de plusieurs bâtiments dont une tour carrée, une chapelle, deux puits, une douve sèche séparant le château-fort du village, et une poterne permettant l'accès à la motte féodale du Château-Neuf par le donjon[26].

Au XIXe siècle, les remparts situés à l'est sont percés pour permettre un accès facilité au bourg, avec la construction d'un pont plus large que le vieux pont roman[31].

La poterne de Saint-Louis[28] (porte dérobée dans les remparts), située à l'ouest du village, est la seule porte de la cité fortifiée encore conservée dans les remparts[26]. Ces remparts sont longés par le chemin des Rangies (échelles sommaires utilisées par les assaillants)[27].

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La tour Mélusine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour Mélusine.
Plan du château-fort de Vouvant, à l'emplacement de l'actuelle place du Bail.
Les armoiries de Geoffroy Ier de Lusignan.

La tour Mélusine est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques[34] depuis 1927.

Cette tour, donjon et tour de guet datant de 1242, est le seul vestige de l'ancien château-fort des Lusignan, qui était séparé du bourg fortifié par un fossé sec[27].

Selon la légende, elle est construite, comme le reste de la forteresse, en une nuit, par la fée Mélusine de « trois dornées de pierre et d’une goulée d’Ev ». Cette tour est inédite pour l'époque, de par sa hauteur (45 m depuis le bas du fossé) et sa forme cylindrique ; la plupart des châteaux de cette région et de cette époque sont de style Niortais, carrés avec des tours pleines à chaque angle[49].

La cour du château comportait autrefois une fontaine composée d'un bassin en granit supporté par quatre figures de la fée Mélusine. Il n'existe plus, actuellement, qu'une seule de ces figures, exposée dans le jardin du château de la Recepte (propriété privée située au nord-est du bourg)[5].

Au milieu du XIXe siècle, les vestiges de l'ancien château-fort des Lusignan, à l'exception de la tour Mélusine, sont détruits et enfouis sous l'actuelle place du Bail.

L'intérieur de la tour comporte cinq niveaux, dont deux salles voûtées en coupole. La base carrée de la tour indique la hauteur de la courtine qui entourait le « bail » (enceinte fortifiée), aujourd'hui place publique.

Depuis 2015, la tour et les remparts sont ornés des armoiries de Geoffroy Ier de Lusignan, offertes à la commune de Vouvant par l'association « Patrimoines du Vouvantais »[50].

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Église Notre-Dame-de-l'Assomption[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[51], classée monument historique en 1840[32], est édifiée au XIe siècle sous l'impulsion de Guillaume le Grand d'Aquitaine.

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Pont roman[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vieux pont de Vouvant.

Le pont roman est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1927[33].

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Grotte[modifier | modifier le code]

La réplique de la grotte de Lourdes.

La grotte de Vouvant est une reproduction de la grotte de Lourdes réalisée sous l'impulsion de la mission de 1958 ; elle est située à l'est de Vouvant, sur une berge de la Mère, et est accessible par une passerelle de bois[52].

Lavoir public[modifier | modifier le code]

Le lavoir.

Le lavoir public, restauré au XXe siècle, est utilisé par les lavandières jusqu'en 1970[53]. Il subsiste des vestiges de son utilisation : la cheminée, la cuve en fonte à bouillir le linge[53].

Massif forestier de Mervent-Vouvant[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêt de Mervent-Vouvant.

Le massif forestier de Mervent-Vouvant est une forêt de 5 518 ha couvrant 25 % du territoire de la commune de Vouvant (519 ha). C'est la forêt la plus importante de Vendée, où le chêne est majoritairement présent. Ce massif forestier est traversé par deux cours d'eau, la Mère et la Vendée, qui se rejoignent sur la commune de Mervent[54].

Ce massif forestier connaît plusieurs appellations au fil du temps : forêt royale de Vouvant, forêt impériale de Vouvant, puis, en 1965, massif forestier de Mervent-Vouvant, à la suite de la création de l'Office national des forêts[54].

L'on y trouve le Natur'Zoo, le parc d'attractions de Pierre Brune, une base de loisirs, des lieux de pèche, etc.

Jardins[modifier | modifier le code]

Plusieurs jardins sont présents dans la commune[55] :

  • le jardin du prieuré, créé en 2007 à l'emplacement de l'ancien prieuré ;
  • le jardin des peintres, créé en 2008 par la commune et l'association Vouvant, village de peintres, à proximité de la salle polyvalente ;
  • le jardin public, surplombant la Poterne et les remparts. Un des deux canons, retrouvés dans le puits de la place du Bail, y est présent[1] ;
  • le jardin des sens, créé en 2010 par l'association Pêche, sport, nature, puis entretenu par l'association Graine de nature, le long du chemin des Rangies, en bas des remparts sud ;
  • le jardin du fournil, à proximité du pont roman[56] et d'un fournil restauré datant du XVIIIe siècle[56] ;
  • le jardin commun, crée par l'association Graine de nature près du lavoir public.
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Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Châteaux privés[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Recepte (ou de la Recette), situé au nord-est du bourg et construit au XIXe siècle à même les remparts[57].
  • Le Château-Neuf, situé à l'entrée ouest du bourg. Ce château privé est aménagé sur les vestiges d'anciennes tours appartenant à l'enceinte fortifiée du « Château Neuf »[5] érigée au XVe siècle par Arthur de Richemont[20]. Le cadastre napoléonien datant de 1835[58] laisse apparaître que deux de ces tours, aujourd'hui transformées en maison, sont d'origine tandis que les deux autres ont été reconstruites au XXe siècle par monsieur Baudry, notaire et maire de la commune[59].
  • Le château et le domaine de La Loge, aujourd'hui gîte[60].
  • Le château de la Grignonnière[5].
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Calvaires[modifier | modifier le code]

  • Le calvaire de Montfort, construit en 1715, comme le voulait Louis-Marie Grignon de Montfort, modifié et reconstruit jusqu'en 1990[61] ; localisé le long de la rue du Calvaire, au sud-ouest du bourg.
  • Le calvaire des Orettes, construit à Pâques 1914[61] ; localisé à l'entrée ouest du bourg.

Ponts[modifier | modifier le code]

  • Le pont-viaduc de Baguenard, de 220m de long et 35 m de hauteur[5], construit en fer et en pierre par la société Eiffel en 1890[62]. Il se situe à la limite communale avec Bourneau et enjambe le ruisseau Le Petit Fougerais[63]. Ce viaduc permettait le passage de la voie ferrée entre les gares de Vouvant-Cezais et de Bourneau-Mervent.
  • Deux ponts construits en plein cœur de la forêt à la fin du XIXe siècle lors de la création de la route forestière n°1 ; localisés à la limite communale avec Mervent[64] ː
    • Le pont du Déluge, traversant le ruisseau des Verreries. Il porte les initiales de M. de Villeneuve (ingénieur des Eaux et Forêts) qui en dirigea sa construction.
    • Le pont de Diet, sur la rivière Mère. Il est composé de deux arches et sa pile centrale porte un médaillon daté de 1863.

Manoir de la Grande Rhée[modifier | modifier le code]

Manoir de la Grande Rhée.

Le manoir de la Grande-Rhée, Grand-Rhée, Grande Rhé ou bien Grande-Arée (propriété privée), tire son nom de l'« araire » (charrue de bois primitive servant à gratter le sol superficiellement). C'est cet outil qui fut utilisé pour défricher les terres sur lesquelles se trouve la propriété, en bordure de la forêt de Mervent-Vouvant[65].

À l'époque féodale, cette bâtisse est probablement un relais, un lieu de refuge ou d'asile pour les voyageurs de passage (chevalier, pèlerin, etc.)[65].

En 1890, la description de la Grande-Rhée[65] la fait apparaître comme « une maison forte du XIIe siècle et XIIIe siècle siècle, par ses murs épais et la disposition des bâtiments ». En effet, la propriété est, à l'époque, entourée d'une enceinte, de douves et de portails d'entrée aujourd'hui disparus. Des remaniements sont effectués aux XVIe siècle et XVIIe siècle. À la fin du XIXe siècle, le lieu semble abandonné[65].

Le manoir comporte des détails architecturaux particulièrement intéressants[65] ː la porte d'entrée est surmontée du blason des « du Fougeroux », une tourelle de défense, un large escalier en pierres, deux cheminées Louis XII, une chapelle du XIIIe siècle (aujourd'hui transformée en remise ; la pierre d'autel fut récupérée et transportée à la grotte de Vouvant), des murs principaux de 1,20m de large, une fontaine en faïence de Rouen, etc.

Un souterrain (à présent muré) semble partir du manoir de la Grande-Rhée, pour réunir la cour du Nay, et la Citardière, en passant par le fort de Chantoizeau (aujourd'hui disparu)[65].

Fort de Chantoizeau[modifier | modifier le code]

Le fort de Chantoizeau se trouve dans la forêt de Mervent-Vouvant, près du carrefour de l'allée de la Millargue et de la Petite Rhée, en bordure de fossé. Malgré le fait qu'il soit difficile de le repérer aujourd'hui, en 1893, sa description rend compte « d'une enceinte de forme ovale de 124 mètres de tour (périmètre), de 44 mètres de largeur du nord au sud, et avec des remparts de terre de hauteur allant de 2,20 à 1,50 mètres ». Ce lieu de défense serait antérieur à l'époque féodale. Les restes nous parvenant ne sont plus qu'une butte ovale et avec, par endroit, des fossés assez profonds (leurs altérations étant principalement dues à la non-gestion et à l'envahissement de la forêt)[65].

Cet endroit situé dans les bois appartenant anciennement à la Grande Rhée fait référence à un fort, qui a pris le nom d'un certain capitaine Chantoizeau. Celui-ci y aurait, en effet, établit son quartier général vers 1450. C'est un bandit de grand chemin qui faisait régner la terreur dans le voisinage, certains le comparant au « Gilles de Retz de la région... ». Une autre personnalité prend, à priori, sa succession vers 1557 ː le sire du Couldray. La forêt de Mervent-Vouvant sous son influence redevient un « repaire de bandits »[65].

Les cinq jumeaux[modifier | modifier le code]

Chêne mort depuis 1996, il présente 5 rejets, ce qui en fait un arbre remarquable à 5 troncs. Il doit aujourd'hui sa renommé au sculpteur Sébastien Krampe, qui a sculpté chacun de ces troncs[66]. Il est situé dans la forêt de Mervent-Vouvant, près du lieu-dit la Grande Rhée[63],[64].

Maison de la Vau-Dieu[modifier | modifier le code]

Ancien prieuré religieux fondé par les seigneurs-barons du Petit-Château de Vouvant, dont il ne reste aujourd'hui rien mis à part les débris d'une ancienne chapelle (transformée en servitude) renfermant un tombeau datant du XIVe siècle. L'époque de construction n'est pas connue, mais il est fait référence, dans une déclaration faite à Fontenay-le-Comte par Pierre Guillon (abbé du monastère de Nieul-sur-l'Autise) le d'une maison de la Vaudieu « située entre Vouvent et Bourneau et donnée au XIIIe siècle par les comtes de Chabot à l'abbaye de Nieul »[5]. La localisation de cet ancien édifice se situe actuellement à l'emplacement d'« une ferme et d'une maison de campagne »[67] sur la commune de Bourneau, au lieu-dit la Vaudieu[63].

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument est surmonté de la statue du Poilu victorieux. Il se trouve sur la place de l'église.

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Labels[modifier | modifier le code]

L'entrée est de la commune, avec la présence de panneaux indiquant l'obtention des différents labels.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Vouvant attire en moyenne 110 000 visiteurs par an[71].

En 2015, l'Office de tourisme de Vouvant enregistre un record d'affluence, avec plus de 11 000 passages (dont 8 300 durant les mois de juillet et août). Ainsi, l'augmentation se situe à plus de 4% (plus 2 % de Français et plus 12% d'étrangers[71]).

Apparitions médiatiques[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vouvant Blason Burelé d'azur et d'argent, à deux serpents de gueules affrontés en pal, leurs queues enroulées.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Comte Émilien de Rorthay de Monbail, Notes et croquis sur la Vendée, Niort, Robin et Cie, , 199 p. (lire en ligne [PDF]), pp. 72-77
  • René Valette, Octave de Rochebrune, Joseph Berthelé, A.-Bénoni Drochon, Edgar Bourloton et Jules Robuchon, Paysages et monuments du Poitou, 1884-1892 (lire en ligne), « Vouvent (Vendée) et la forêt »
  • Gilles Bresson, Châteaux̟ forts de Vendée ː guide d'histoire et de visites, Orbestier, , 112 p. (ISBN 978-2-8423-8152-3), pp. 94-99
  • Pierrick Barreau, Vouvant - Cité de Mélusine, Au Loup, , 58 p. (ISBN 979-1-0939-5022-8, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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  4. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, lire en ligne.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t René Valette, Octave de Rochebrune, Joseph Berthelé, A.-Bénoni Drochon et Edgar Bourloton et Jules Robuchon (photogr. Jules Robuchon), Paysages et monuments du Poitou, 1884-1892 (lire en ligne), p. Vouvent (Vendée) et la forêt
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  10. Jean Besly, Histoire des comtes de Poictou et ducs de Guyenne ; contenant ce qui s'est passé de plus mémorable en France, depuis l'an 811 jusques au roi Louis le Jeune, Niort, Robin et Cie., , 227 p. (lire en ligne), p. 89
  11. Vion-Dury, Juliette., Le lieu dans le mythe, Presses universitaires de Limoges, (ISBN 284287305X, OCLC 300977666, lire en ligne)
  12. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 2e édition, Paris, Librairie Guénégaud, , 729 p. (ISBN 2-85023-076-6).
  13. Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne, Arles, Éditions Errance, , 384 p. (ISBN 978-2-87772-483-8), p. 27 ; voir, notamment, Bouvante et Volvent dans la Drôme.
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