Moncontour (Côtes-d'Armor)

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Moncontour
Moncontour (Côtes-d'Armor)
L’hôtel de ville de Moncontour.
Blason de Moncontour
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Plaintel
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Maire
Mandat
André Fourchon
2014-2015
Code postal 22510
Code commune 22153
Démographie
Gentilé Moncontourais, Moncontouraise
Population
municipale
865 hab. (2015 en diminution de 7,98 % par rapport à 2010)
Densité 2 163 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 36″ nord, 2° 37′ 55″ ouest
Altitude 150 m
Min. 98 m
Max. 182 m
Superficie 0,4 km2
Localisation

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Moncontour

Moncontour [mɔ̃kɔ̃tuʁ] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Elle fait partie des Petites Cités de Caractère et de l'association Les Plus Beaux Villages de France[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 25 km au sud-est de Saint-Brieuc.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Moncontor en 1092[2], Castrum Moncontorium à la fin du XIe siècle, Moncontorio en 1125 et en 1150[3], Castrum Moncontorium en 1152, Mons Consularis vers 1180, Montem Contoris en 1217[4], Moncontour en 1256, Mont-Comtour en 1368[5], Montcontour et Moncontour au début du XIIIe siècle et à partir du XIVe siècle[6].

Moncontor en 1092 : du mot mont et du vieux français contor, (conte ou son vassal, prévôt)[6].

Montem Contoris en 1217 : de mons (« hauteur ») et conteor (« trésorier d'un seigneur »). Moncontour est une ancienne cité fortifié située sur un éminence[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Le village fut une place militaire importante au XIIe siècle, à cette époque Montcontour est une ville fortifiée qui permet au seigneurs de contrôler les alentours et d'asseoir leur autorité[8].

La quintaine courue à cheval sur la place du Martray[9], le dimanche de la Pentecôte, se terminait d’une façon singulière : « Audit jour et feste est deub [dû] au seigneur par toutes les filles de joie qui se trouvent en ladite ville de Moncontour, de chacune d’elle, quand elle fait son entrée en ladite ville, soit à la Porte Neuve ou ailleurs, 5 sols, un pot de vin et un chapeau de fleurs »[10].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Montcontour était réputée pour son église, dédiée à Saint Mathurin, qui devient l'objet de nombreux pélerinage à compter du XVIe siècle[11].

L'essor au XVIe siècle des fabricants et marchands de toiles de lin dans la région de Pontivy, Moncontour, Uzel, Quintin permit la construction de nombreuses églises paroissiales dans la région, mais peu sont restées, la plupart ayant été reconstruites au XVIIIe siècle[12].

À Moncontour en 1773 « le sucre cadavérique suintait à travers les murs » du cimetière, placé en hauteur autour de l'église[13].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Moncontour vers 1900 (lithographie d'Albert Robida)

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1989 Gilbert de La Brosse[14]    
mars 1989[15] avril 2014 Jean-Jacques Bizien PS Conseiller général
avril 2014 décembre 2015 Didier Coldefy SE Architecte
février 2016 en cours André Fourchon   ingénieur BTP
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2015, la commune comptait 865 habitants[Note 1], en diminution de 7,98 % par rapport à 2010 (Côtes-d'Armor : +1,14 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0861 7201 6881 5511 6701 7041 6781 6691 601
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4381 4321 3871 3281 2971 3781 3591 3081 290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2451 3001 2389509299029069081 022
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 2331 1871 1491 014901865918940865
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte neuf monuments historiques :

  • L'église Saint-Mathurin, classée en 1889[20].
  • L'ancien hôtel de Kerjégu[21]
  • L'ancien hôtel Veillet-Dufrêche, L'hôtel a été édifié à la demande de Jean-Baptiste Veillet-Dufrêne qui dirigeait un important comptoir de ventes de toiles[22].
  • L'ancien presbytère[23] 3
  • Un ensemble de deux maisons situées rue du Docteur-Sagory. La plus petite date du XVIIe siècle et la plus grande, située à l'angle, remonte sans doute au XVIe siècle[24].
  • L'hôtel de Clézieux[25].
  • Une maison à fronton du XVIIIe siècle située rue du Temple[26].
  • La tour Mognet et les restes de remparts du XVe siècle[27].
  • Porte du Faubourg Saint-Jean, ou poterne Saint-Jean, ayant appartenu aux fortifications de la ville au XIVe siècle[28].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
de gueules, au lion d'argent, armé lampassé et couronné d'or, au chef d'hermines[29].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
Références
  1. Fiche de Moncontour sur le site des plus beaux villages de France. Consulté le 29 novembre 2010
  2. Dans le cartulaire de Redon.
  3. Dans plusieurs chartes de Saint-Melaine.
  4. Dans un acte de Pierre de Dreux.
  5. Actes du procès de canonisation de Charles de Blois.
  6. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Moncontour »
  7. Noms de lieux bretons, Paris, Editions Jean-paul Gisserot, coll. « Universels Gisserot » (no 22), Universels Gisserot, p. (ISBN 978-2-877-47482-5, OCLC 2877474828, lire en ligne), p. 85
  8. Stéphane Bern - Le village préféré des français, La France et ses villages, page 94, (ISBN 978-2-226-25929-5).
  9. Le terme de Martray vient du latin « martyretum », qui désignait à l’origine le « champ des martyrs ». C’est un lieu historique d’une localité, où étaient appliquées les décisions de justice.
  10. Archives des Côtes-du-Nord; d’après « Les fêtes religieuses en Bretagne. Coutumes, légendes et superstitions », paru en 1902.
  11. Stéphane Bern - Le village préféré des français, La France et ses villages, page 96, (ISBN 978-2-226-25929-5).
  12. Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, Rennes, Editions Ouest-France, , 380 p. (ISBN 978-2-737-31932-7, OCLC 34611255)
  13. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, [ISBN 978-2-918135-37-1]
  14. « Moncontour. Décès du maire honoraire Gilbert Guillet de la Brosse »
  15. « La médaille du mérite pour Jean-Jacques Bizien »
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  20. « Eglise Saint-Mathurin », notice no PA00089334, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Ancien hôtel de Kerjégu », notice no PA00089336, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Ancien hôtel Veillet-Dufrêche », notice no PA00089337, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Presbytère », notice no PA00089341, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Maisons », notice no PA00089338, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Hôtel de Clézieux », notice no PA00089335, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Maison à fronton », notice no PA00089339, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Tour Mognet », notice no PA00089342, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Porte du Faubourg Saint-Jean, ou Poterne Saint-Jean », notice no PA00089340, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « OLDJP - la banque du blason 2 »