Gourdon (Alpes-Maritimes)

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Gourdon
Gourdon
Gourdon
Blason de Gourdon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton du Bar-sur-Loup
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Éric Mele
2014-2020
Code postal 06620
Code commune 06068
Démographie
Gentilé Gourdonnais
Population
municipale
413 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 16″ N 6° 58′ 45″ E / 43.7211111111, 6.97916666667 ()43° 43′ 16″ Nord 6° 58′ 45″ Est / 43.7211111111, 6.97916666667 ()  
Altitude Min. 157 m – Max. 1 335 m
Superficie 22,53 km2
Localisation

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Gourdon

Gourdon est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Gourdonnais. Il fait partie de l’association Les Plus Beaux Villages de France[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Gourdon est perché sur un pic vertigineux de 760 m et surplombe la vallée du Loup. Cet emplacement lui a valu le surnom de « Nid d'Aigle ». Il fait partie des 149 plus beaux villages de France et possède deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Gourdon, par son positionnement stratégique, s'est avéré, depuis des millénaires, un lieu de défense exceptionnel. De ce passé militaire, il ne reste plus que les vestiges d'un camp romain avec double enceinte et oppidum, et les imposants remparts qui protègent le côté nord de la place. La porte romane qui garantissait l'accès au village a été détruite au début du XXe siècle. Le château médiéval est ouvert aux visiteurs depuis 1950.

Certains historiens pensent que l'emplacement actuel du village n'était occupé que par le château. Le village aurait été situé à 2 km, près de la chapelle Saint-Vincent où il y a encore des ruines.

Le lieu est cité une première fois en 1035 sous le nom de « Gordone ». Le château reconstruit par les comtes de Provence au XIIe siècle sur les soubassements de celui construit aux IXe et Xe siècles. Il resta leur possession jusqu'en 1235. Le comte Raimond Bérenger en fit don. Il est devenu la propriété de la maison de Grasse de Bar le 3 avril 1235.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Puis, Aix se soumet en octobre 1387, ce qui précipite le ralliement des carlistes, dont le seigneur de Gourdon, Hélion de Villeneuve. Alors qu’il soutenait Charles de Duras depuis plusieurs années, il rejoint avec ses deux frères seigneurs de Barrême et Roquebrune le camp angevin et obtient un « chapitre de paix » de Marie de Châtillon le 2 janvier 1388 et prête hommage à Louis II d'Anjou, âgé de dix ans[2]. La seigneurie passa en 1389, par mariage, aux Villeneuve-Flayosc.

En 1469, Louis de Villeneuve reçoit l'hommage des habitants du village. En 1495, le roi Charles VII confirme les privilèges de la seigneurie. Par mariage le château passa à la famille de Borriglione d'Aspremont en 1550.

Pendant les guerres de religion, en 1584, Henri-Charles de Grasse, seigneur de Canaux, résista aux Ligueurs.

En 1598, les Aspremont vendirent la seigneurie au Grassois Louis Lombard pour 12 000 écus. Louis de Lombard fit alors démolir l'ancien château et entreprit sa reconstruction en 1610. La chapelle castrale devient à cette date l'église paroissiale. Un second étage est ajouté au château en 1653. Le seigneur de Gourdon se maria avec Gabrielle de Grimaldi en 1654.

Pendant la Révolution, le châtelain, Jean-Paul 1er de Lombard, ayant des idées libérales, n'émigre pas. Le château n'est pas dévasté, seules les tours sont réduites d'un étage et le donjon est abattu.

En 1815, les troupes autrichiennes endommagent le château.

Entre 1809 et 1820, Jean-Paul II de Lombard est le maire de Gourdon. À sa mort, en 1820, un lointain neveu, le marquis de Villeneuve-Bargemon, hérita du château. Il le laissa à l'abandon.

La reine Victoria a rendu visite à Gourdon le 19 avril 1891. Elle a laissé son nom à la place d'où on a une vue panoramique sur le littoral, près de l'église.

Un éboulement rocheux s'est produit le 22 novembre 1907 pendant la construction de la route des gorges du Loup tuant 17 personnes. Jusqu'à la fin de la construction de la route, tous les transports devaient se faire à dos de bêtes sur les deux chemins muletiers qui conduisaient au village.

Le 28 avril 1909, le président de la République Armand Fallières, accompagné du président du Conseil Georges Clemenceau, rendent visite au village.

Le château est acheté en 1918 par une Américaine, Miss Norris, qui s'est attachée à le reconstituer dans son état d'origine.

Les troupes allemandes se retranchèrent dans Gourdon le 19 août mais le village est libéré presque sans combat le 21. Le 24 août 1944, les Allemands font sauter le viaduc des Chemins de fer de Provence à Pont-du-Loup.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gourdon

Les armes peuvent se blasonner ainsi[Note 1] :

d'or à la muraille de gueules soutenant un lion de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1947   Henri Barbot    
1968 1995 Jean Chiroleu    
mars 1995 réIdentité en 2001 et 2008[4] Eric Mele    

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont les Gourdonnais.


En 2011, la commune comptait 413 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 231 223 254 264 250 244 228 231
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
218 230 222 200 200 168 187 295 212
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
268 214 206 205 196 201 205 186 209
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
216 242 254 231 294 379 437 413 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le chemin du Paradis
  • Le château de Gourdon, un château féodal du IXe siècle qui comprend la visite du musée médiéval, du musée des Arts Décoratifs et des jardins classiques dessinés par André Le Nôtre.
  • Son panorama exceptionnel
  • Ses commerces artisanaux et traditionnels
  • Le chemin du Paradis qui mène de Gourdon au village du Bar-sur-Loup
  • La forteresse, ancienne habitation troglodyte située sur la plateau de Cavillore dominant Gourdon.
  • Le musée historique et de la peinture naïve.
  • L'église Notre-Dame, ancienne chapelle castrale romane du XIIe siècle, devenue église paroissiale en 1610. Elle n'a été consacrée que le 5 mai 1792.
  • La chapelle Saint-Vincent. Elle a été construite au XIe et XIIe siècles. On trouve autour des vestiges d'habitations. Des fresques ont été peintes en 1960 par André Torre, peintre grassois.
  • La petite chapelle Saint-Pons qui a été restaurée au début du XXe siècle et bénie en 1926.
  • La chapelle Saint-Ambroise qui aurait fait partie d'un prieuré. Il ne reste plus que des ruines.
  • La fontaine à l'entrée du village, datant de 1852. Elle est dédiée à la mémoire de Jean-Louis Cavalier qui avait légué 20 000 francs pour la construction d'une fontaine publique par son testament du 18 juillet 1847.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Remarque : La muraille rappelle la position perchée du village. Le lion reprend celui des armoiries de la famille de Grasse qui a eu la seigneurie entre 1235 et 1389.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408 (note 33).
  3. Document du Syndicat d'initiative de Gourdon
  4. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011