Les Lilas
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| Les Lilas | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Seine-Saint-Denis | |
| Arrondissement | Bobigny | |
| Canton | Les Lilas (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Est Ensemble | |
| Maire Mandat |
Daniel Guiraud 2008-2014 |
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| Code postal | 93260 | |
| Code commune | 93045 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Lilasiens | |
| Population municipale |
22 228 hab. (2010) | |
| Densité | 17 641 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 126 m (min. : 75 m) (max. : 131 m) | |
| Superficie | 1,26 km2 | |
| Localisation | ||
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Les Lilas est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Lilasiens.
La devise des Lilas est « J’étais fleur, je suis cité ».
Sommaire |
Géographie [modifier]
La ville est située sur la colline de Belleville dans la banlieue Est de Paris, au sud du département de la Seine-Saint-Denis. Sur son territoire se situe le point culminant du département, avec 131 mètres.
Communes limitrophes [modifier]
Les Lilas sont voisins des communes de :
Desserte [modifier]
La ville est desservie par les stations Porte des Lilas et Mairie des Lilas de la ligne 11 du Métro de Paris.
Plusieurs lignes de bus desservent Les Lilas :
RATP 105 115 129 170 249 330 TillBus.
En voiture, elle est facilement accessible par la Porte des Lilas et le Boulevard périphérique.
Histoire [modifier]
La ville était desservie par plusieurs lignes de tramways, dont celle qui reliait la banlieue à la Place de l'Opéra représentée ici à la Place Paul de Kock
La commune des Lilas a été créée le 24 juillet 1867 en regroupant une partie du territoire de Romainville, de Pantin et de Bagnolet. À cette époque, il avait également été envisagé de nommer la nouvelle commune Napoléon-le-Bois ou Commune-de-Padoue, en référence à un Duc de Padoue qui avait résidé autrefois la localité[1]
Les Lilas doivent leur nom aux jardins fleuris qui couvraient la colline sous le Second Empire, mais surtout aux lilas des guinguettes, cabarets et gargotes où le romancier Paul de Kock trouvait ses histoires.
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune de Les Lilas se blasonnent ainsi : Devise : J'étais fleur, je suis cité |
Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
Suite aux élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville ont entamé les réflexions nécessaires à la création d'une communauté d'agglomération.
Ces réflexions ont abouti à une conférence de presse commune aux neuf maires, à l'hôtel de ville de Romainville le 10 avril 2009, et à la création, au 1er juin suivant, de l'Association de préfiguration de l'Intercommunalité de l'Est Parisien (APIEP 93)[3]. Suite à la concertation et aux délibérations positives des neuf conseils municipaux, Est Ensemble, la plus ample intercommunalité d'Île-de-France avec près de 400 000 habitants, a été créée le 1er janvier 2010 par arrêté du préfet de Seine-Saint-Denis.
Liste des maires [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 22 228 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Monuments et lieux de visite [modifier]
Hôtel de ville achevé en 1884, décor de mairie de la IIIe République, en particulier les peintures :
- dans la salle du Conseil municipal : Le suffrage universel, d'Alfred Bramtot. Huile sur toile marouflée, 1890, exposée en 1891 au Salon des Champs-Élysées, choisie par la Commission des Beaux-arts du Conseil général de la Seine pour décorer la mairie des Lilas. Une esquisse de ce tableau est conservée au Petit Palais. Le tableau représente un bureau de vote et détaille l'acte électoral.
- dans l'escalier d'honneur : La République, de Jean-Léon Gérôme, une œuvre réalisée pour le concours officiel de 1848 par un jeune peintre de 24 ans, dans la tradition des tableaux de la Première République[7].
- dans l'escalier d'honneur : Jeunesse et Famille, deux toiles marouflées commandées à Édouard Vimont pour le décor de la mairie de la jeune commune des Lilas, en 1889. Deux scènes populaires et champêtres regroupées sous le thème « les âges de la vie ».
Une restauration du bâtiment est engagée fin 2008[1].
L'Église Notre-Dame-du-Rosaire, conçue par le cabinet d’architecture Enia (Chazelle, Pallubicki, Brice Piechaczyk) et Galantino, a été consacrée le 30 janvier 2011. Cette église en béton blanc est ornée d'une Résurrection du Christ de Claude Abeille et un chemin de croix de Laurence Bernot, des vitraux d'Alice et Didier Sancey, ainsi que trois statues issues de l'ancien édifice provisoire construit en 1887 avec une structure et un clocher en bois, qui aura été utilisée plus d'un siècle et sera démolie en 2011[1], [8].
Théâtre du garde-chasse, situé rue de Paris. C'est l'ancienne salle des fêtes communale, édifiée par Léopold Bévière (1903-1905), sur l'ancien emplacement du jardin de Paul de Kock où ce dernier avait aménagé un théâtre de verdure. L'extérieur est inspiré du Trianon. À l'intérieur, boiseries et plafond sont classés à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, depuis 1990. La toile marouflée Belle Époque qui décore le plafond est l'œuvre de Victor Tardieu (1907-1910), il y a représenté une scène célèbre de l'opérette Véronique d'André Messager. Sept esquisses, "fragments à grandeur d'exécution" réalisés pour le concours, ont été acquises par la Ville. Depuis 1995, le bâtiment restauré et aménagé en salle de spectacle de 318 places accueille spectacle vivant, cinéma ou expositions (les fauteuils sont escamotables).
Fort de Romainville, rue de la Résistance, bâti au milieu du XIXe siècle (1844-1850) dans le cadre de l'édification de la ceinture des forts parisiens. Occupé par les Prussiens en 1870, il a surtout servi de 1940 à 1944 de camp d'internement allemand, réserve d'otages de la région parisienne et centre de regroupement de prisonnier(e)s politiques issu(e)s de la Résistance. La plupart ont été envoyés dans les camps de l'Allemagne nazie (Auschwitz, Ravensbrück, Mauthausen,...) après un séjour de quelques jours à quelques mois à "Romainville". Charlotte Delbo a rendu hommage dans son œuvre aux 230 femmes du Convoi du 24 janvier (1943), dont elle-même faisait partie, ainsi que la lilasienne Raymonde Salez. Dernier convoi de femmes parti de la gare de Pantin le 15 août 1944, à la veille de la Libération des Lilas (17 août).
Tour TDF, bâtie par l'architecte Claude Vasconi à l'intérieur du fort de Romainville, repère visuel du Nord-Est parisien et de la ville des Lilas. 124m de haut. La coupole hissée au sommet d'un fût de 92m de haut fait 43m de diamètre dans sa partie la plus large. Construction terminée en 1987. Tour de télécommunications.
Lycée et gymnase de l'architecte de renommée internationale Roger Taillibert (Lycée Paul Robert, 1993 et gymnase Micheline Ostermeyer, au curieux plafond à caissons pour l'insonorisation, 1996).
Monument à la mémoire du génocide arménien, stèle de bronze réalisée par David Erevantzi, sculpteur né en Arménie, visible dans le cimetière communal. Elle a été érigée en mai 2000 par la ville des Lilas pour exprimer la solidarité avec les victimes du premier génocide du XXe siècle, en 1915. Les deux faces du monument, isolées l'une de l'autre, symbolisent l'existence séparée des habitants de l'Arménie actuelle et des Arméniens de la diaspora, conséquence du génocide.
- Quelques détails :
- Au recto, la figure allégorique est celle de la mère-patrie, encore effarée du génocide. À gauche, le personnage aux mains ouvertes est l'Arménien qui n'a pas renoncé. À force de courage et de travail, il a acquis la prospérité (montrée par la guirlande végétale de vigne et de grenades). Dans la partie inférieure, deux « pierres à croix » ou Khatchkars, comme on en trouve en Arménie depuis le Haut Moyen Âge, soit dans les cimetières, soit insérées dans les monuments religieux. À gauche, c'est une pierre tombale, la mort. À droite, on voit les bourgeons et les feuilles issues de la croix. Trois inscriptions sont gravées sur le monument. Deux phrases célèbres, une d'Anatole France et une de Lord Byron « la seule langue pour parler à Dieu, c'est l'arménien » (écrite en arménien) encadrent la dédicace de la ville des Lilas.
- Au verso, la chevelure de la femme s'enroule, telle la vague de l'océan : jamais les Arméniens ne se sont immobilisés dans la douleur, la diaspora a continué. La Vierge à l'Enfant est une vierge glorieuse car la maternité permet de renouveler la vie. Le personnage central glorifie la réussite du peuple arménien, de même que l'eau poissonneuse et l'arbre de vie, florissant, chargé de grenades, les fruits symboles de la résurrection. Les racines de la vie sont issues de la Bible, présentée dans sa traduction arménienne par deux moines dont le célèbre Mesrop Machtots. Tout en bas la rosette est un élément traditionnel des décors arméniens : c'est la roue de la vie, le soleil et le symbole de l'éternité.
La Corniche des forts : ce futur parc urbain de la Région d'Île-de-France, inscrit au contrat de plan 2000-2006, prévoit l'aménagement d'un parc urbain de 64 hectares situé sur les communes de Pantin, Les Lilas, Noisy-le-Sec et principalement de Romainville.
Située sur d'anciennes carrières de gypse, la base de plein air et de loisirs de la Corniche des forts proposera des activités culturelles et sportives. La création d'un cheminement est-ouest de 2,8 km destiné aux piétons et aux vélos permettra de profiter du panorama sur Paris et la plaine de France, et deviendra la promenade principale de la base. Les abords du château de Romainville seront réaménagés, et la folie de Pantin, devrait être réhabilitée. Les jardins ouvriers seront déplacés. Une première phase devrait être ouverte au public courant 2007 ou 2008[9].
Ce parc sera géré par un syndicat mixte regroupant le Département et les villes concernées[10].
Le Musée des Vampires (14 rue Jules David).
Personnes célèbres [modifier]
- Claire Bouanich y est née.
- Paul de Kock y est enterré.
- Sotigui Kouyate, y a vécu les 17 dernières années de sa vie[11]
- Arlette Laguiller y habite.
- Maïwenn y est née.
- Catherine Ringer et Frédéric Chichin (décédé) y habitent.
- Jules Sitruk y est né.
- Alfred Rosmer, militant communiste et trotskiste y a vécu
- Aurélia Schaefer, danseuse classique y a passé sa jeunesse.
- Jean Yanne y est né et y est enterré.
- Aurélie et Thibault Vaneck y sont nés.
- Le frère du Colonel Fabien, Daniel Georges, fut maire des Lilas en 1945-1947.
- La résistante Francine Fromond y a vécu
- L'architecte René Tanalias y est né en 1898
Télécommunications [modifier]
La tour hertzienne TDF de Romainville (123 m) se situe sur le territoire de la commune.
Jumelage [modifier]
Völklingen (Allemagne) depuis 1984
Galerie de Photos [modifier]
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Métro Mairie des Lilas (2007)
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Métro Mairie des Lilas (2007)
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Sculpture de Jean-Pierre Rives (Lycée Paul Robert)
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Source : Quotidien Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis du 30 octobre 2007.
- Les armes de la commune de Les Lilas
- 9 villes pour un avenir partagé : La future communauté d’agglomération en débat
- Liste des maires des Lilas sur www.francegenweb.org et corrections
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Le tableau appartient à la Ville de Paris qui l'a mis en dépôt en 1922, puis remis en dépôt après plusieurs grandes expositions sur le thème de la République et restauration, en 1999. Huile sur toile, 296x192cm.
- Marie-Pierre Bologna, « Première messe dans la nouvelle église des Lilas », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis, 29 janvier 2011 [texte intégral (page consultée le 29 janvier 2011)]
- Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis, du 23 août 2006.
- Seine-Saint-Denis, le magazine, revue officielle du département, N° 105, février 2007.
- Les Lilas pleurent leur griot, Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, l19 avril 2010
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- (fr) Site officiel
- Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la Région Île-de-france
Bibliographie [modifier]
On se reportera avec intérêt à une étude complète sur l'histoire de la commune et son patrimoine publiée par le conseil général :
- Contribution au diagnostic patrimonial des Lilas, conseil général de Seine-Saint-Denis [PDF] (38,9 Mo), 186 p.
- Histoire et patrimoine de la ville
- Jean Huret, Quand Les Lilas..., Ville des Lilas, 1993, 330 p., illustrations.
- Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, collection dirigée par Jean-Luc Flohic, Flohic Éditions, 1994, illustrations.
- Histoire du fort de Romainville
- Thomas Fontaine, Les oubliés de Romainville, un camp allemand en France, Tallandier, 2005, 144 p., illustrations.
