Boughéra El Ouafi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fairytale bookmark silver light.png Vous lisez un « bon article ».
Boughéra El Ouafi Portail athlétisme
El Ouafi 1928.JPG
Boughéra El Ouafi en 1928.
Informations
Disciplines Marathon
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance 15 octobre 1898
Lieu Ouled Djellal
Décès 18 octobre 1959 (à 61 ans)
Lieu Saint-Denis
Palmarès
Jeux olympiques 1 - -
Championnats de France 2 - -

Ahmed Boughéra El Ouafi (en arabe : أحمد بوقرة الوافي) est un athlète et ouvrier français né le 15 octobre 1898 à Ouled Djellal en Algérie et mort le 18 octobre 1959 à Saint-Denis. Il gagna la médaille d'or au marathon des Jeux olympiques d'été de 1928 à Amsterdam, et fut le premier athlète africain indigène à conquérir une médaille olympique[N 1]. Victime de l'exigence d'amateurisme du mouvement olympique auquel son niveau de vie ne lui permettait pas de prétendre, il ne put poursuivre sa carrière sportive après les Jeux de 1928 et finit sa vie dans la misère. Il mourut par balle à Saint-Denis dans des conditions mal élucidées. Son parcours en fait un « symbole du sportif oublié par l'histoire »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

D'Ouled Djellal aux JO d'Amsterdam via Billancourt : le marathon d'El Ouafi[modifier | modifier le code]

Né à Ouled Djellal près de Biskra en Algérie à l'époque de la colonisation française[N 2], Boughéra El Ouafi[N 3] fit son service militaire au 25e régiment des tirailleurs dans les derniers mois de la Première Guerre mondiale puis s'engagea dans l'armée française, ce qui l'amena notamment à participer à l'occupation de l'Allemagne qui suivit l'armistice du 11 novembre 1918[2]. Un de ses supérieurs, le lieutenant Vaquer, remarqua, malgré sa constitution chétive, ses grandes capacités de coureur et décida en 1923 de l'envoyer à Paris défendre les couleurs de son régiment dans une compétition sportive militaire. Il fit là-bas forte impression et fut bientôt licencié au CASG[N 4]. En mai et juin 1924, il concourut sur 15, 25 et 30 kilomètres, mais s'inclina à chaque fois face au coureur français du moment, Jean-Baptiste Manhès[3]. Cependant, lors du marathon des championnats de France (Colombes-Pontoise et retour), Manhès fut devancé par El Ouafi, qui l'emporta en 2 h 50 min 52 s 8[4],[5]. Les deux coureurs furent autorisés à participer au marathon des Jeux olympiques d'été de 1924, organisés à Paris dans la foulée[5]. Le 13 juillet, Boughéra El Ouafi termina son premier marathon olympique à une honorable septième place en 2 h 54 min 19 s, à treize minutes du vainqueur, le Finlandais Stenroos[2], Manhès terminant lui à la douzième place.

Ce bon résultat l'autorisa à se préparer plus intensivement, mais ne lui assura aucun revenu. Comme il fallait bien vivre, il se fit embaucher comme décolleteur chez Renault à Boulogne-Billancourt, fabriquant désormais des boulons et des rivets automobiles[N 5]. Il devint alors membre du club de son employeur, le COB (Club olympique de Billancourt). Une période plutôt heureuse semble-t-il : « De fait, la course à pied lui ouvrit tout d'abord le chemin de Paris, puis elle le mit en contact avec des camarades dont il appréciait si fort la compagnie, au cours des déplacements sportifs du dimanche, qu'il n'en finissait pas de sourire ; elle le projeta finalement de l'ombre des ateliers de Billancourt à la lumière radieuse du podium olympique »[6]. L’ancien crossman Louis Corlet le prit sous son aile, sans que cela le dispense de travailler à l'usine : « ces longues séances d'entraînement ponctuées de sorties dans les sous-bois portèrent leurs fruits, et il se vit de nouveau retenu pour courir le marathon olympique à Amsterdam »[7]. De fait, il monta en puissance dans les mois précédant immédiatement les Jeux et démontra, comme cela avait été le cas en 1924, cette capacité rare à mener un entraînement intensif pour être au meilleur de sa forme au bon moment[5]. Ainsi, si deux mois avant les Jeux olympiques d'été de 1928, il se classait sixième d'un Paris-Corbeil, il enchaîna les courses et lors des championnats de France, le 8 juillet, il termina, comme il l'avait fait quatre ans plus tôt en juin 1924, à la première place du « marathon »[N 6] qui reliait Maisons-Alfort à Melun[4]. Avec un temps de 2 h 20 min 03 s, il devança à cette occasion les deux stars montantes du marathon français, Jean Gérault (2 h 21 min 20 s) et Guillaume Tell (2 h 25 min 17 s), qualifiés comme lui pour les Jeux prévus un mois plus tard[5].

Le triomphe inattendu des Jeux olympiques de 1928[modifier | modifier le code]

Vue du ciel d'un stade plein, avec encore de nombreuses personnes à l'extérieur.
Le stade olympique d'Amsterdam qui vit l'arrivée victorieuse d'El Ouafi.

À Amsterdam, lors de l'épreuve du marathon du dimanche 5 août, Boughéra El Ouafi n'avait rien d'un favori : « Les analystes en sont certains, le marathon sera japonais, finlandais peut-être, mais certainement pas français »[8].

La course devait débuter et s'achever au stade olympique, au terme d'un parcours qui, pour l'essentiel, consistait en un itinéraire aller-retour sur des digues de surfaces variées (bitume, gravier, pavés…) destinées à canaliser la rivière Amstel ou drainer les polders[9]. La météo était douce, avec une température de 16,1 °C et un léger vent de nord/nord-ouest[10], grossièrement dans l'axe du parcours, ce qui favorisa d'abord les coureurs (vent arrière) mais sollicita ensuite leur organisme dans la seconde partie de la course, au moment où ils étaient déjà fatigués (vent de face)[11]. Les compétiteurs, essentiellement des représentants de pays européens ou nord-américains[N 7], s'élancèrent à 15h14[10].

El Ouafi démarra prudemment : il était en vingtième position (sur 69 coureurs) au dixième kilomètre, à 2 min 30 s du premier. Le dossard 71 resta, durant les trois quarts de la course, en retrait derrière les meneurs, dans une course d'attente souple et régulière que lui imposait sa foulée courte, peu compatible avec le rythme soutenu des hommes de tête qui, loin de gérer leur avance, cherchaient à faire la différence bien avant la fin de la course. Il remonta cependant peu à peu pour pointer, au kilomètre 21, à la septième place, derrière les Japonais Yamada et Ishida, l'Américain Joie Ray, les Finlandais Martellin et Laaksonen et le Canadien Bricker. Au 32e kilomètre, il se trouvait à la troisième place. À cinq kilomètres de l'arrivée, il dépassa l'Américain Joie Ray puis le Japonais Kanematsu Yamada, sujets aux crampes et épuisés par la lutte qu'ils s'étaient imposée en tête de course. Aucun participant ne le rattrapa malgré la remontée spectaculaire du Chilien Manuel Plaza[N 8] et c'est l'athlète au maillot frappé du coq gaulois que les trompettes saluèrent lors de son entrée dans le stade olympique d'Amsterdam, au terme d'une course de 2 h 32 minutes et 57 secondes, avec 26 secondes d'avance sur Plaza, et plus de deux minutes sur le troisième, le Finlandais Martti Marttelin[12]. À l'issue de la course, El Ouafi regagne modestement les vestiaires, tandis que Plaza se lance dans un tour d'honneur[13].

Déjouant tous les pronostics, El Ouafi fut le seul représentant de l'athlétisme français à remporter un titre lors des neuvièmes Jeux olympiques, qui plus est dans une épreuve reine, considérée alors comme celle sollicitant le plus les limites du corps humain[14]. Le fait que le seul Français à remporter une épreuve d'athlétisme soit un indigène algérien « acheva de convaincre le monde sportif métropolitain que l'Empire représentait un réservoir d'athlètes » potentiel considérable[15],[N 9], et cela même si cette stratégie qui s'intéressait, en matière sportive, davantage à la couleur du drapeau qu'à celle de la peau ne faisait pas l'unanimité[16]. De ce point de vue, le sport français apparaît comme précurseur relativement à l'usage au Royaume-Uni[17].

Photo d'une couverture d'un programme, avec au centre de celui-ci les anneaux olympiques.
Couverture du programme olympique du 5 août 1928.

Cette plus grande tolérance du sport français ne doit cependant pas masquer le peu d'écho qu'eut la victoire d'El Ouafi et l'absence de réelle identification au médaillé au sein de la société française. L'historien Pierre Lanfranchi l'explique en partie par la popularité relative de l'athlétisme en France : au contraire du cyclisme, ce sport ne constituait pas un des fondements des valeurs et de la fierté nationale. Surtout, la victoire d'El Ouafi surprit à un tel point que personne ne sut réellement comment interpréter politiquement l'évènement, à commencer par l'athlète lui-même, au contraire de ce qui se passa près de trente ans plus tard avec Alain Mimoun[18].

Retour à la misère et à l'anonymat[modifier | modifier le code]

De fait, « cette médaille d'or ne fit pas le bonheur de Boughéra El Ouafi : mal entouré, mal conseillé, abandonné à lui-même, le nouveau champion olympique n'était pas préparé à cette gloire relative et soudaine »[6]. À l'époque, les sportifs des Jeux olympiques, conformément au credo du comité international olympique, devaient être amateurs, c'est-à-dire qu'ils ne devaient pas vivre de leurs talents. Il s'agissait notamment de protéger la pureté des compétitions des combines liées aux paris qui caractérisaient les courses professionnelles. Or, El Ouafi, pour s'assurer quelques revenus, céda quelques mois après sa victoire aux sirènes du professionnalisme. Ainsi, le 22 octobre 1928, il remporta le prix de 4 000 $ promis au vainqueur d'une course opposant au Madison Square Garden des gloires contemporaines (Joie Ray, El Ouafi) ou plus anciennes (le Britannique Arthur F. H.Newton, le Finlandais Willie Kolehmainen, l'Estonien Jüri Lossman, médaille d'argent à Anvers en 1920) du marathon : il devança à nouveau à cette occasion Joie Ray en 2 h 44 min 55 s[5]. Puis il répondit aux sollicitations d'un patron de cirque américain : il participa à une série de spectacles aux États-Unis, lors d'une tournée de six mois entre 1929 et 1930 ; il courait contre des hommes et des animaux en échange d'une rémunération. Dès lors, de retour à Paris, le Comité national olympique et la Fédération française d'athlétisme l'exclurent pour professionnalisme[14].

Plus tard, en 1956, El Ouafi revint pour la presse sur ses déboires d'après JO[19] :

«  J'ai été ballot d'accepter de traverser l'Atlantique [...] mais je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que ça représentait pour moi, un manœuvre des usines Renault, d'aller en Amérique ! J'ai accepté, tiens ! Tous mes frais étaient payés. C'est beau, vous savez, l'Amérique. [...] Au Chilien qui a été derrière moi à Amsterdam, son président a donné une villa. Le mien m'a disqualifié ! J'ai mis les quelques sous que je possédais dans un fonds de commerce, un café. Mais je suis un balourd, mon associé m'a escroqué. »

Vue d'une tombe.
Tombe de Boughéra El Ouafi dans le cimetière musulman de Bobigny (carré 5 bis, ligne 2, tombe 48).

En effet, une fois exclu du mouvement olympique, Boughéra El Ouafi acheta un café à Paris dans le secteur de la gare d'Austerlitz avec un partenaire. Dupé par celui-ci, il dut trouver une autre activité et devint peintre au pistolet[20]. Il résidait dans un meublé à Saint-Ouen et travaillait aux usines Alsthom, jusqu'à ce qu'il soit renversé par un autobus et se retrouve dans l'incapacité de travailler. Il fut alors recueilli par la famille de sa sœur à Stains.

El Ouafi fut rappelé en 1956 au souvenir des Français par Alain Mimoun, alors au sommet de sa gloire puisqu'il venait lui-même de remporter à nouveau, vingt-huit ans après, le marathon aux Jeux olympiques de Melbourne. Mimoun, lui aussi né en Algérie, convia El Ouafi, malade et usé, à la réception organisée au Palais de l'Élysée en son honneur, et le présenta au président René Coty, qui lui trouva ultérieurement un emploi de gardien de stade en banlieue parisienne[21] ; cette même année, le journal L'Équipe lança une souscription auprès de ses lecteurs pour assurer une vieillesse décente à l'ancien marathonien, vieux et oublié.

Il n'en profita pas longtemps : il mourut à 61 ans le 18 octobre 1959, en pleine guerre d'Algérie. Concernant la mort de Boughéra El Ouafi, les versions divergent. Les médias de l'époque ont dit que le FLN avait mitraillé les consommateurs d'un café de Saint-Denis près de Paris, parmi lesquels se trouvait Boughéra El Ouafi qui y trouva la mort. Selon la nièce du champion, c'était son propre père qui était visé et Boughéra El Ouafi ne fut qu'une victime collatérale des tireurs du FLN, en l'occurrence dans l'appartement qui surplombait le café évoqué dans les journaux de l'époque[14] ; selon Mimoun, c'est en s'interposant entre les tueurs et sa sœur, dont le mari aurait refusé de leur régler l'impôt révolutionnaire, qu'il trouva la mort[21]. Enfin, une autre version place la mort d'El Ouafi dans le cadre d'une querelle familiale autour de l'héritage de son neveu, propriétaire de trois petits hôtels à Saint Denis, dispute qui aurait mal tourné et aurait entraîné la mort de trois personnes, dont l'ancien champion olympique, dans une chambre du 10, rue du Landy[N 10], à la Plaine-Saint-Denis[6].

Boughéra El Ouafi est enterré au cimetière musulman de Bobigny, les funérailles étant financées par le Comité national olympique, qui l'avait pourtant exclu pour professionnalisme en 1930[22].

Hommages[modifier | modifier le code]

Depuis 1998, une rue aménagée lors de la construction du stade de France porte son nom à Saint-Denis, ainsi qu'un gymnase à La Courneuve. Un autre stade a porté le nom d'El Ouafi : sur proposition du comité d'entreprise et de la CGT de Renault, le nom d'El Ouafi avait été donné à un complexe sportif de Meudon propriété de l'entreprise. Racheté par la ville de Sévres en 1960, ce complexe sportif n'est plus connu aujourd'hui que comme le stade « de la fosse Renault »[23].

Palmarès et record[modifier | modifier le code]

Palmarès international
Date Compétition Lieu Résultat Épreuve Performance
1924 Jeux olympiques Paris 7e Marathon 2 h 54 min 19 s
1928 Jeux olympiques Amsterdam 1er Marathon 2 h 32 min 57 s
Palmarès national
Date Compétition Lieu Résultat Épreuve Performance
1924 Championnats de France Colombes 1er Marathon 2 h 50 min 52 s
1928 Championnats de France Maisons-AlfortMelun 1er 38,5 km 2 h 20 min 03 s
Record personnel
Épreuve Performance Lieu Date
Marathon 2 h 32 min 57 s Amsterdam 5 août 1928

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le plus souvent, les histoires olympiques « oublient » El Ouafi, du fait de sa nationalité française en indiquant que le premier vainqueur africain du marathon est l’Éthiopien Abebe Bikila à Rome en 1960. Interview de Pierre Lanfranchi par Frédéric Sugnot, « La France attendait Ladoumègue… », L'Humanité (consulté le 21 septembre 2012).
  2. L'incertitude demeure sur son année exacte de naissance : 1898, 1899 ou 1903 (date inscrite sur sa pierre tombale). Frédéric Sugnot, « À Boughéra El Ouafi, marathonien inconnu », Humanité hebdo, 21 septembre 2002, p. 32.
  3. Selon Stéphane Gachet, son vrai nom serait Louafi Ben Abdellaki BOUGUERA : le nom par lequel il est couramment désigné, Boughéra EL OUAFI, inverserait donc son nom et son prénom. Gachet 2011, p. 15.
  4. David E. Martin et Roger W. H. Gynn, dans leur ouvrage The Olympic Marathon, proposent un autre récit des premières années d'adulte de Boughéra El Ouafi : ils le disent cultivateur de dattes et détenteur à 23 ans du record algérien de l'heure, avec une distance de course de 16,89 km. Ce ne serait qu'en 1923 ou 1924 qu'il aurait quitté l'Algérie et rejoint la métropole. Martin & Gynn 2000, p. 141.
  5. Là encore, le récit de David E. Martin et Roger W. H. Gynn, dans leur ouvrage The Olympic Marathon, diverge des autres auteurs : selon eux, après les JO de Paris, El Ouafi retourna rapidement en Algérie pour s'engager dans l'armée française, ce qui l'amena à participer à la guerre du Rif contre Abd El Krim en 1926 ; ce ne fut qu'en 1927 que l'ambition de participer à nouveau aux Jeux Olympiques le poussa à revenir en France pour reprendre la compétition, sous les couleurs du COB (Club olympique de Billancourt). Martin & Gynn 2000, p. 142.
  6. La distance de la course fut en réalité de 38,5 km.
  7. Sur les 69 athlètes, 51 étaient Européens, 13 Nord-Américains, trois Japonais, un Chilien et un Sud-Africain. Martin & Gynn 2000, p. 136.
  8. En 1924 à Paris, Plaza s'était de la même manière calé en fin de course dans l'ombre d'El Ouafi pour le dépasser sur le fil et lui prendre la sixième place du marathon olympique. Le Français sut cependant lui résister à Amsterdam. Martin & Gynn 2000, p. 138.
  9. Dans la Dépêche coloniale et maritime, Marcel Berger écrivait ainsi de manière singulièrement prémonitoire le 19 janvier 1928 : « un possible gagnant du marathon olympique ou de Paris-Belfort respire peut-être à cette heure dans la brousse kabylienne […] sur qui la France se devrait sans doute de mettre la main ». Cité dans Deville-Danthu 1997, p. 66.
  10. Patrick Pierquet utilise l'orthographe, vraisemblablement erronée, de « rue du Landis ». Patrick Pierquet, « Ahmed Bouguera El Ouafi de l'Olympe à l'oubli », L'Humanité, 4 septembre 1995

Références[modifier | modifier le code]

  1. Delsahut 2004, p. 53.
  2. a et b Delsahut 2004, p. 54.
  3. Martin & Gynn 2000, p. 141-142.
  4. a et b (fr) Gérard Dupuy, « Les finalistes des championnats de France - 1888 à 1969 », Commission de la documentation et de l'histoire (consulté le 6 octobre 2013)
  5. a, b, c, d et e Martin & Gynn 2000, p. 142.
  6. a, b et c Patrick Pierquet, « Ahmed Bouguera El Ouafi de l'Olympe à l'oubli », L'Humanité, 4 septembre 1995
  7. (fr) Pierre Lagrue, « Boughera El Ouafi », Encyclopedia Universalis (consulté le 6 octobre 2013)
  8. Kessous 2012, p. 40.
  9. Martin & Gynn 2000, p. 130.
  10. a et b Martin & Gynn 2000, p. 136.
  11. Martin & Gynn 2000, p. 136-137.
  12. Martin & Gynn 2000, p. 139.
  13. La belle victoire de El Ouafi dans le Marathon disponible sur Gallica
  14. a, b et c (fr) Yvan Gastaut et Renaud Dalmar, « El Ouafi ou la gloire ne dure que 42,195 kilomètres », La Fabrique de l'histoire sur France Culture,‎ 2 avril 2013
  15. Deville-Danthu 1997, p. 66.
  16. Deville-Danthu 1997, p. 73.
  17. « La France attendait Ladoumègue… » Interview de Pierre Lanfranchi par Frédéric Sugnot, L'Humanité, 21 septembre 2012
  18. Delsahut 2004, p. 56-57.
  19. Cité par Frédéric Sugnot, « À Boughéra El Ouafi, marathonien inconnu », Humanité hebdo, 21 septembre 2002, p. 32
  20. Gachet 2011, p. 16.
  21. a et b Kessous 2012, p. 41.
  22. Frédéric Sugnot, « À Boughéra El Ouafi, marathonien inconnu », Humanité hebdo, 21 septembre 2002, p. 32.
  23. Patrick Pierquet, « Ahmed Bouguera El Ouafi de l'Olympe à l'oubli », L'Humanité, 4 septembre 1995.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fabrice Delsahut, Les hommes libres et l'olympe : les sportifs oubliés de l'histoire des Jeux Olympiques, L'Harmattan,‎ 2004 (ISBN 2-7475-6094-5).
  • Bernadette Deville-Danthu, Le sport en noir et blanc : du sport colonial au sport africain dans les anciens territoires français d'Afrique occidentale (1920-1965), L'Harmattan,‎ 1997 (ISBN 2-7384-4978-6).
  • Stéphane Gachet, Dictionnaire des médaillés olympiques français, La Maison d'Éditions,‎ 2011 (ISBN 978-2-36026-026-3).
  • Mustapha Kessous, Les 100 Histoires des Jeux olympiques, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? »,‎ 2012 (ISBN 978-2-13-060629-1).
  • (en) David E. Martin & Roger W. H. Gynn, The Olympic Marathon, Champaign, Human Kinetics,‎ 2000 (ISBN 0-88011-969-1).
  • Patrick Pierquet, « Ahmed Bouguera El Ouafi de l'Olympe à l'oubli », L'Humanité, 4 septembre 1995.
  • Frédéric Sugnot, « À Boughéra El Ouafi, marathonien inconnu », L'Humanité hebdo, 21 septembre 2002.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 9 décembre 2013 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.