Jean-Claude Gayssot

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Jean-Claude Gayssot
Image illustrative de l'article Jean-Claude Gayssot
Fonctions
Ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Bernard Pons
Successeur Gilles de Robien
Député de la
cinquième circonscription de la Seine-Saint-Denis
Prédécesseur aucun (élection à la proportionnelle)
Successeur Bernard Birsinger
Député de Seine-Saint-Denis
(scrutin proportionnel)
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Béziers (Hérault)
Nationalité Française
Parti politique PCF
Profession Agent SNCF

Jean-Claude Gayssot, né le à Béziers (Hérault), est un homme politique français, ministre des Transports de 1997 à 2002 sous le gouvernement Jospin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de M. Gayssot et de Clotilde Founau, il a deux frères. Il commence sa carrière comme apprenti électricien à la SNCF. En 1963, il adhère au Parti communiste français. Il occupera durant toute sa carrière à la SNCF un poste d'exécutant. En 1968, il est suppléant dans la 2e circonscription de Lozère[réf. nécessaire].

En 1972, il devient responsable de l’UD-CGT de la Lozère et membre du bureau fédéral du PCF. Le parti l'appelle à Paris en 1976 où il travaille pour sa section économique aux côtés de Charles Fiterman.

Il entre au Comité central en 1979 et au Bureau politique du Parti en 1982. En 1985, il est désigné secrétaire à l’organisation du parti. Il était pressenti pour succéder à Georges Marchais, avec Pierre Blotin. Cependant, lorsque Robert Hue est élu secrétaire national du parti, il se rallie à ce dernier.

Le député[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Gayssot a été élu député de la cinquième circonscription de la Seine-Saint-Denis de 1986 à 1997, (Bobigny/Drancy), et a été maire de Drancy de janvier à .

Il a laissé son nom à une proposition de loi « tendant à réprimer tout propos raciste, antisémite ou xénophobe » qu'il a présentée en 1990 à l'Assemblée nationale, et qui a été adoptée : la « loi Gayssot ». Reprenant la loi sur la Presse du 2 juillet 1972, dite la « loi Pleven », elle mentionne et réprime, pour la première fois le négationnisme, c'est-à-dire le fait de nier ou de minimiser les crimes contre l'humanité punis lors du procès de Nuremberg. Cette loi reste controversée.

Le ministre[modifier | modifier le code]

Lors de la cohabitation, il est nommé ministre des Transports du gouvernement de Lionel Jospin. La politique de ce gouvernement arrivé aux affaires à la faveur de la dissolution de l'assemblée nationale par le Président Jacques Chirac, sera d'abord très populaire (croissance économique, diminution du nombre de chômeurs de 3,2 à 2,2 millions, emplois-jeunes, réduction du temps de travail, etc.) avant de décevoir de nombreux électeurs de gauche et certains militants.

Jean-Claude Gayssot fit voter la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU), projet de loi fixant notamment l'objectif de 20 % de logements sociaux dans les villes qui en manquaient et généralisant la régionalisation des services TER de la SNCF. Tout en permettant l'ouverture du capital d'Air France aux capitaux privés et à ses salariés « pour relancer l'entreprise », il préserva la SNCF de la privatisation, sans toutefois revenir sur l'existence de Réseau ferré de France, malgré la promesse faite à l'Assemblée Nationale lors d'un discours pour combattre la création de RFF "ce que la droite a fait nous le déferons", créé en février 1997 par son prédécesseur Bernard Pons, ministre des transports du gouvernement d'Alain Juppé.

Il garantit le statut et le régime particulier de sécurité sociale des cheminots. Il relança le projet de TGV-Est et le viaduc de Millau.

Son action en faveur de la "Sécurité routière" est critiquée par le journaliste spécialisé Jean-Luc Nobleaux dans le livre "Radars, le grand mensonge" paru en septembre 2009 : "…on se rappelle trop bien les glapissements de Jean-Claude Gayssot et Marie-Georges Buffet alors intégrés au gouvernement Jospin à la fin des années 1990, et jouant les chevaliers blancs de « l’insécurité routière », multipliant les annonces, les réunions et durcissant les lois dédiées. Et finalement ouvrant grand la porte aux dérapages sécuritaristes du cabinet de Nicolas Sarkozy décidés en 2002."

Le conseiller municipal[modifier | modifier le code]

En 2001, il se présente aux élections municipales à Béziers où il est battu dès le premier tour face à Raymond Couderc.

Jean-Claude Gayssot est conseiller municipal à Béziers, où il s'installe définitivement en 2002. Élu par la suite Vice-président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, il démissionne en novembre 2006, en réaction « aux graves questions soulevées par les propos de Georges Frêche à propos de la composition de l'équipe de France ». Il revient sur sa démission deux jours après et déclare au Midi libre du 22 novembre 2006, « Nous revenons [note : le groupe communiste]) car nous avons la certitude que Georges Frêche n'est pas raciste. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en . Cette décoration lui est remise par Pierre Mazeaud, alors président du Conseil constitutionnel. Participait à cette remise de médaille de nombreuses personnalités dont le député-maire UMP de Millau, Jacques Godfrain.

Sa place au Parti communiste français[modifier | modifier le code]

Il est « en froid » avec la majorité des adhérents de la section du PCF de Béziers, qui lui reproche ses complaisances politiques avec les sociaux-démocrates au sein du conseil régional, particulièrement avec Georges Frêche. Lors des législatives de 2007, il n'a pas participé à la campagne électorale du candidat communiste de la circonscription de Béziers, candidat « communiste, anticapitaliste et rassembleur ».

Depuis, la mi 2007, il prône la fin du PCF et travaille dans ce but avec des socialistes et autres hommes de gauche anti-libéraux à la création d'un nouveau parti ou mouvement à la gauche du PS.[réf. nécessaire]

Dans le cadre des élections régionales de mars 2010, Jean Claude Gayssot, en désaccord avec les communistes de la région Languedoc-Roussillon se présente, (avec 3 autres communistes) sur une liste de Georges Frêche (hors PS). Le 4 mai 2010, le Conseil départemental de l'Hérault considère dans ume motion: "Que JC Gayssot ne peut s'exprimer au nom du Parti Communiste Français et qu'il s'est mis lui-même en dehors du Parti par ses prises de décisions et positions"[1]

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaire[modifier | modifier le code]

Mandats politiques locaux[modifier | modifier le code]

Précédé par Jean-Claude Gayssot Suivi par
Bernard Pons
Ministre français des Transports
4 juin 1997 - 6 mai 2002
Gilles de Robien

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site du PCF du Gard