Jean-Christophe Lagarde
| Jean-Christophe Lagarde | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la 5e circonscription de la Seine-Saint-Denis | |
| En fonction depuis le 19 juin 2002 | |
| Élection | 16 juin 2002 |
| Réélection | 17 juin 2012 |
| Prédécesseur | Bernard Birsinger (PCF) |
| Maire de Drancy | |
| En fonction depuis le 17 mars 2001 | |
| Prédécesseur | Gilbert Conte (PCF) |
| Conseiller général du Canton du Bourget | |
| 19 mars 2001 – 2 janvier 2003 | |
| Prédécesseur | Jacques Gonzalez (PCF) |
| Successeur | Vincent Capo-Canellas (UDF) |
| Conseiller régional d'Île-de-France | |
| 15 mars 1998 – 17 décembre 2002 | |
| Biographie | |
| Date de naissance | 24 octobre 1967 |
| Lieu de naissance | Châtellerault (Vienne) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | UDI |
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Jean-Christophe Lagarde, né le 24 octobre 1967 à Châtellerault (Vienne), est un homme politique français, notamment maire de Drancy depuis 2001 et député de la 5e circonscription de la Seine-Saint-Denis depuis 2002. Soutien de François Bayrou pendant la campagne présidentielle de 2007, il rejoint ensuite le Nouveau Centre, puis fonde, en 2012, le parti de centre-droit Force européenne démocrate, en septembre 2012, il rejoint l'UDI lancée par Jean-Louis Borloo.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Carrière politique[modifier]
Né à Châtellerault, il vit ses trois premières années à Montreuil. Sa famille s'installe à Drancy en 1970. Son père est informaticien et sa mère secrétaire[1].
Il milite dès 1987 pour la campagne de Raymond Barre, et en 1989 il est élu conseiller municipal de Drancy sur la liste d'union RPR/UDF. En 1990, il adhère au Centre des démocrates sociaux. La même année, il devient président des Jeunes démocrates sociaux (JDS) de la Seine-Saint-Denis pour lesquels il va s'investir à fond, jusqu'à délaisser ses études d'histoire. Il rencontre François Bayrou lors d'un congrès dans les Pyrénées en 1991.
Candidat de l'union UDF/RPR aux élections législatives de 1993 et de 1997 dans la cinquième circonscription de la Seine Saint-Denis, il est battu au premier tour par le député sortant Jean-Claude Gayssot.
Tête de liste de l'union de l'opposition aux élections municipales de 1995 à Drancy, il met pour la première fois de l'histoire locale en ballotage le maire sortant Maurice Nilès, figure historique du Parti communiste français, grand résistant, ancien député et maire de la ville depuis trente-six ans. Celui-ci est cependant réélu dans une triangulaire avec le FN au second tour.
Il est élu président national des JDS en 1996 puis des Jeunes UDF en 1998 et le reste jusqu'en 2001. En 1998, il est élu conseiller régional d'Île-de-France.
Lors des élections municipales du 11 mars 2001, Jean-Christophe Lagarde remporte dès le premier tour les élections municipales de la ville de Drancy avec 50,84 % des voix, après 66 ans de gestion communiste dans une des villes de la ceinture rouge. Il est élu un an plus tard lors des élections législatives député de la circonscription Drancy-Bobigny le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la cinquième circonscription de la Seine-Saint-Denis, par 22 voix de majorité, ravissant ainsi une circonscription ancrée à gauche depuis plus de 70 ans. Il fait partie du groupe parlementaire Union pour la démocratie française.
Pour le référendum sur le TCE de mai 2005, Jean Christophe Lagarde est l'un des rares députés UDF, (avec Jean Lassalle), qui prône un « non » au traité établissant une Constitution pour l'Europe en dénonçant la fin de la volonté fédéraliste européenne, jugeant ce texte trop timoré et faisant la part trop belle aux partisans d'une Europe seulement économique et interdisant la création d'une Europe politique[2]. Les Drancéens donnent une nette majorité (73 %) au « non ». À l'automne 2005, il a une analyse différente des émeutes des banlieues[3] et dénonce la ghettoïsation d'une partie des Français et ses conséquences. Son analyse, très différente de celle du Ministre de l'Intérieur de l'époque (Nicolas Sarkozy ), lui vaut les foudres de l'UMP, Éric Raoult disant de lui qu'il est un « Sarkozy de l'UDF dans le 9-3 », et Roger Karoutchi, patron de l'UMP d'Île-de-France déclarant « C'est un sectaire qui est en train de mal tourner »[1]. Le 1er décembre 2006, il devient le plus jeune vice-président de l'Assemblée nationale.
Porte-parole de François Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2007, il affirme ses divergences avec celui-ci lorsqu'il esquisse un rapprochement avec Ségolène Royal. Après le premier tour de l'élection présidentielle, il prend ses distances avec lui et se présente en candidat libre, après avoir refusé d'appeler à voter pour Nicolas Sarkozy. Lors des élections législatives de 2007, Jean-Christophe Lagarde se représente sans étiquette (ses documents de campagne feront mention des deux communes de sa circonscription Bobigny et Drancy en guise de tendance politique) pour un second mandat tout en étant investi sans l'avoir demandé par l'UDF/Mouvement démocrate[réf. nécessaire]. Il est réélu au second tour le 17 juin avec 59,87 % des voix.
Deux jours après son élection, il annonce son adhésion au groupe Nouveau Centre, groupe composé d'anciens parlementaires UDF qui avaient soutenu Nicolas Sarkozy entre les deux tours des présidentielles[4],[5]. Pourtant, le 14 février 2008, il signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire Marianne[6].
Jean-Christophe Lagarde a été numéro deux du Nouveau Centre en devenant président exécutif du nouveau parti centriste lors du congrès de Nîmes du 17 mai 2008. Il a quitté cette fonction en même temps que le parti en créant une nouvelle formation politique, la FED.
Suite au refus de la loi rétroactive à l’Assemblée nationale, et sur proposition de Jean-Christophe Lagarde, le Nouveau Centre fait alliance avec le Fetia Api (Financement : 870 000 d’euros pour le Nouveau Centre et 30 000 euros pour le Fetia Api). Le Fetia Api (« Nouvelle étoile ») est un parti politique de la Polynésie française, proche de l'UDF puis du Nouveau Centre qui le soutient (afin notamment de pouvoir bénéficier du financement public des partis politiques, plus aisé pour les partis qui se présentent outre-mer)[7].
En 2008, lors des élections municipales, Jean-Christophe Lagarde remporte à nouveau dès le premier tour la ville de Drancy avec 69,5 % des voix et emporte 42 sièges des 49 qui composent le conseil municipal[8].
Membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de l'Assemblée nationale[9]. Il est élu vice-président de l'Assemblée nationale le 16 novembre 2010, en remplacement de Maurice Leroy, nommé ministre de la Ville dans le gouvernement Fillon III, jusqu'à la fin de la mandature en juin 2012.
Le 24 janvier 2012, alors qu'il s'était déjà montré hostile à la candidature du Président de son parti Hervé Morin, il annonce son soutien à Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de la même année en cosignant une tribune dans Le Figaro avec d'autres parlementaires du Nouveau Centre et les ministres Maurice Leroy et François Sauvadet.
Candidat aux élections législatives de juin 2012 dans la cinquième circonscription de la Seine Saint-Denis (Bobigny, Drancy, Le Bourget), il est réélu le 17 juin 2012 pour un troisième mandat par 56,73 % des suffrages exprimés. Il est élu le 20 juin 2012 porte-parole du nouveau groupe centriste UDI présidé par Jean-Louis Borloo à l'Assemblée nationale.
Le 10 juillet 2012, Jean-Christophe Lagarde annonce la création d'un nouveau parti de centre-droit, baptisé Force européenne démocrate[10].
Jean-Christophe Lagarde est vice-président du groupe d'amitié France-Qatar à l'Assemblée nationale de 2007 à 2012[11].
Positionnement politique[modifier]
- Cannabis
Il s'est prononcé en faveur de la légalisation du cannabis, estimant que cela poserait certes « des problèmes de santé publique, qui se posent de toute façon même avec la prohibition » mais que « les gains en termes de sécurité publique seraient considérables, car on pourrait ainsi éviter que se constituent à tous niveaux les mafias de la drogue »[12].
- Islam
En 2004, il a voté contre la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques[13], dénonçant à la veille des régionales une manipulation électoraliste qui n'avait pas de réel objet, puisque les cas problématiques se comptaient sur les doigts d'une main.
Il reconnait avoir caché la construction d'une mosquée à Drancy, avant les élections municipales de 2008, pour éviter que cela ne crée des tensions[14]. Le journal en ligne Riposte laïque dénonce le mensonge et l’atteinte aux principes de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905[15]. En 2008, Jean-Christophe Lagarde revient sur cette décision dans son livre Les Hypocrisies Françaises (éditions du Cherche Midi) dans lequel il argumente la nécessité pour l'État de trouver la place de l'Islam en France afin d'éviter que cette religion ne soit une arme aux mains d'États étrangers et dénonce ce qu’il appelle « les blocages et les illogismes de la société française ».
- Mariage des couples de même sexe
En 2013, Jean-Christophe est l'un des députés de l'UDI à voter le projet de loi sur le mariage homosexuel[16].
Affaires judiciaires[modifier]
Après plusieurs procédures lancées en 2010 alors qu'était pressenti son entrée au gouvernement[17], il est condamné en décembre 2012 à 5 000 € d’amende pour attribution illégale de marché public, dans le cadre confidentiel d’une procédure de plaider-coupable à Paris[18]. En 2013, il rembourse 51 712 € à la municipalité de Drancy pour des frais qu’elle avait indûment engagés au profit de l’association politique du maire, ce qui lui permet d'éteindre les poursuites[18]. En 2013, il reste poursuivi pour un dossier de marché public accordé à un architecte pour la tribune du stade Guy-Môquet, à Drancy[18].
Détail des mandats et fonctions[modifier]
Mandats actuels :
- Maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) depuis le 11 mars 2001, réélu le 9 mars 2008
- Vice-président de la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget depuis le 21 décembre 2006
- Député de la cinquième circonscription de la Seine-Saint-Denis depuis le 16 juin 2002, réélu le 17 juin 2007 et réélu le 17 juin 2012
- Membre de la commission des Finances de l'Assemblée nationale depuis le 28 juin 2012
Anciens mandats :
- 20/03/1989 - 18/06/1995 : membre du conseil municipal de Drancy (Seine-Saint-Denis)
- 19/06/1995 - 18/03/2001 : membre du conseil municipal de Drancy (Seine-Saint-Denis)
- 16/03/1998 - 17/12/2002 : membre du conseil régional d'Île-de-France
- 19/03/2001 - 02/01/2003 : membre du conseil général de la Seine-Saint-Denis
- Président de l'UDF de la Seine-Saint-Denis en 2004
- 19/06/2002 - 19/06/2007 : député de la Seine-Saint-Denis (XIIe législature)
- 19/06/2002 - 19/06/2007 : secrétaire de la commission des Lois à l'Assemblée nationale
- 01/12/2006 - 19/06/2007 : vice-président de l'Assemblée nationale
- 16/11/2010 - 19/06/2012 : vice-président de l'Assemblée nationale
- 20/06/2007 - 19/06/2012 : vice-président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale
Partis politiques :
- 19/06/2007 - 2012 ; Membre du Nouveau Centre
- 17/05/2008 - 2012 : Président exécutif du Nouveau centre
- Secrétaire général de l'UDI (depuis octobre 2012)
- Président de Force européenne démocrate (depuis juillet 2012)
Vie privée[modifier]
Il est marié[19] avec Aude Lavail-Lagarde, ancienne militante de l'UDF du Languedoc et actuellement adjointe au maire de Drancy et conseillère régionale d'Île-de-France. Le couple Lagarde a trois enfants.
Publications[modifier]
- Les hypocrisies françaises, Le Cherche-midi éditeurs, 2008, [présentation en ligne]
Notes et références[modifier]
- Jean-Christophe Lagarde, l'homme qui rêve de « faire péter le système », Le Figaro, 3 mars 2007
- Anna Borrel, « Lagarde, un centriste contre le Traité de Lisbonne », Marianne, 11 février 2008 [texte intégral]
- « Jean-Christophe Lagarde La rage d'un jeune maire de banlieue », Le Monde, 1er novembre 2006 [texte intégral]
- L'ex-Modem Jean-Christophe Lagarde rejoint le Nouveau centre, Le Nouvel Obs, 19 juin 2007
- Trois questions à Jean-Christophe Lagarde, Le Point, 20 juin 2007
- L'Appel républicain de Marianne dans Marianne nº565 du 16 février 2008.
- Julien Martin, « Comment les alliés de Sarkozy ont touché le jackpot à Tahiti », Rue89, mis en ligne le 28 novembre 2007, consulté le 26 juin 2010
- Nouveau conseil municipal, ministère de l'Intérieur, 9 mars 2008. Consulté le 24 mars 2008
- Groupe d'études sur le problème du Tibet
- Le député Jean-Christophe Lagarde va créer un nouveau parti centriste
- Immensément riche, le petit émirat francophile multiplie les investissements dans l'Hexagone. Qui en a fait un partenaire économique et diplomatique de choix. Mais l'activisme qatarien commence à faire des vagues au sein du monde politique., Nathalie SILBERT, Les Echos, n° 21108, 24 janvier 2012
- Cannabis : Bayrou aussi est contre la dépénalisation, Arnaud Aubron, rue89.com, 22 mars 2007
- Dassault : symbole de l’incurie de la classe politique, Etienne Lahyre, bvoltaire.fr, 27 février 2013
- « OUI, je vous ai volontairement caché que ce serait une mosquée. Je voulais montrer la normalité d’un tel projet. Contrairement à tous ces maires qui annoncent dans les médias qu’ils veulent une mosquée, moi, je l’ai. Je n’ai pas voulu l’annoncer à la population car cela aurait forcément créé des tensions. », déclaration de Jean-Christophe Lagarde, 6 septembre 2008
- Jeanne Bourdillon, « Jean-Christophe Lagarde, la mamamouchi de Drancy, et sa petite mosquée chérie », Riposte laïque, mardi 9 septembre 2008, [1], consulté le 6 octobre 2008
- Mariage homosexuel : l'Assemblée vote le projet de loi sur lemonde.fr du 12 février 2013
- Nouveau centre: Jean-Christophe Lagarde visé par deux plaintes, 20minutes.fr, 12 novembre 2010. Consulté le 8 avril 2010
- Le député Jean-Christophe Lagarde rattrapé par la justice, LeParisien.fr, 6 avril 2013. Consulté le 8 avril 2013
- « Drancy: le système Lagarde : Sa garde rapprochée », L'Express, 11 octobre 2007 [texte intégral]
Liens externes[modifier]
- Personnalité du Centre des démocrates sociaux
- Personnalité de l'Union pour la démocratie française
- Personnalité du Nouveau centre
- Personnalité de Force européenne démocrate
- Député de la Seine-Saint-Denis
- Ancien conseiller régional d'Île-de-France
- Ancien conseiller général de la Seine-Saint-Denis
- Maire de la Seine-Saint-Denis
- Naissance en 1967
- Naissance à Châtellerault
- Drancy
- Vice-président de l'Assemblée nationale française (Cinquième République)
- Député de la XIVe législature de la Ve République
- Député de la XIIIe législature de la Ve République
- Député de la XIIe législature de la Ve République