Hervé Di Rosa

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Hervé Di Rosa

Naissance 1959
Sète
Nationalité Drapeau de France Français
Activités Artiste peintre
Formation École nationale supérieure des arts décoratifs
Mouvement artistique Figuration libre

Hervé Di Rosa (né à Sète en 1959) est un peintre français contemporain, qui fut avec Richard Di Rosa, François Boisrond, Rémi Blanchard et Robert Combas l'un des principaux artisans du mouvement français de la « Figuration libre », renouveau de la peinture dans les années 1980, une peinture empruntant souvent à la BD, au rock et au graffiti.

Biographie[modifier | modifier le code]

1959 Naissance à Sète.

1978 Reçu au concours d’entrée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Ses personnages apparaissent pour la première fois dans deux publications du magazine Charlie Mensuel dirigé par Georges Wolinski.

1979 Peint une série de petites œuvres sur papier intitulée « À travers le monde » aujourd’hui jugée comme les signes annonciateurs de son parcours futur à travers les continents.

1981-1982 Membre du groupe de la « Figuration libre » qui rassemble Richard Di Rosa, Rémi Blanchard, François Boisrond et Robert Combas. Premières expositions personnelles dans des galeries à Amsterdam, Dusseldorf et Paris. Développe ses personnages qui peuplent désormais sa peinture et constitueront au fil du temps la « Diromythologie », univers complexe mêlant la bande dessinée, la culture de l’image, l’art classique et la création contemporaine.

1983-1984 Lauréat de la fondation Médicis, part à New York pour une année. Rencontre et travaille avec Keith Haring, Chuck Nanney et Kenny Scharf. Expositions personnelles dans des galeries new-yorkaises. Rentre en France pour peindre la « Dirosapocalypse », immense toile dans laquelle disparaissent ses personnages mythiques devenus à ses yeux trop présents.

1986 Première exposition rétrospective au Groninger Museum aux Pays-Bas.

1987 Avec son frère Richard et Hervé Perdriolle, crée la Dirosarl qui produit des objets Di Rosa (figurines, chaussettes, pull-overs, blocs-notes, assiettes, tapis, bijoux, montres, T-shirts, etc...).

1988 Exposition « Viva Di Rosa » regroupant peintures et sculptures au musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

1989 Première collaboration avec des artisans d’un autre continent à l’occasion de la réalisation de deux sérigraphies dans un atelier publicitaire de Tunis. Son travail y trouve un nouvel élan.

1990 Ouverture à Paris de la boutique-galerie d’Art modeste qui regroupe ses activités de création, d’édition et d’exposition.

1992 Entame la série « Autour du monde » où chaque voyage dans un pays est l’occasion de produire des œuvres en rapport avec les cultures et modes d’expressions locaux auxquels il est très attentif.

1993 Séjourne à Sofia, première étape de son tour du monde, et s’initie aux techniques classiques de l’icône dans l’atelier de restauration de Roumène Kirinkov. Apprend le maniement des couleurs à la détrempe à l’œuf pour ses « Dirosaïcônes ». Se rend au Ghana, deuxième étape de son itinéraire aléatoire, dans l’atelier d’Almighty God Art Works à Kumasi. Au cours de ses différents séjours, apprend les techniques de peinture d’enseignes africaines.

1995 Au Bénin, troisième étape de son périple, réalise une série d’appliqués (tissus cousus suivant la pratique traditionnelle des tisserands des anciens rois d’Abomey). Fait également un premier séjour au Vietnam qui deviendra la septième étape de son voyage autour du monde. Travaille des panneaux de laque enrichis d’incrustations de nacre et de coquilles d’œuf chez le maître laqueur Lê Nghiêm à Binh Dùong, non loin d’Hô Chi Minh-Ville.

1996 Addis Abeba, en Éthiopie, devient la quatrième étape de son parcours. En recourant aux techniques locales, peint sur des peaux de zébu tendues sur des cadres en bois d’eucalyptus. Séjour à la Réunion pour préparer une mosaïque en scories volcaniques et débris de corail blanc destinée à la médiathèque de la ville de Saint-Pierre.

1997 Effectue plusieurs séjours au Vietnam afin de poursuivre le travail entrepris dans l’atelier du maître Lê Nghiêm. À l’occasion de la sixième étape, à Patrimonio en Haute-Corse, guidé par Joseph Orsolini, il s’initie à la peinture à fresque. Se rend également en Afrique du Sud pour y préparer une série de travaux de vannerie en câbles de téléphone tels qu’en font les artisans Zoulous. Part au Mexique pour y préparer un futur séjour.

1998 À la maison de la Culture d’Amiens, une exposition réunit pour la première fois des œuvres réalisées au cours des six premières étapes de son tour du monde. Séjourne à Durban, en Afrique du Sud, huitième étape de son périple autour du monde, afin de poursuivre les travaux de vannerie en câbles de téléphone et tableaux de perles avec les artisans locaux. Réalise une série de gouaches sur l’histoire de l’Afrique du Sud. Voyage à Cuba où il commence une série de lithographies.

1999 Déplacements successifs au Mexique entrecoupés d’un nouveau passage à Durban.

2000 Dans la vieille ville de La Havane, dessine sur les pierres lithographiques du «Taller de arte grafico», autrefois spécialisé dans l’impression des bagues et des étiquettes des boîtes de cigares. En Afrique du Sud, achève les «Baskets-mandalas» en tressage de câbles et les tableaux de perles. Ses travaux autour du monde sont présentés à la 5e biennale d’art contemporain de Lyon, «Partages d’exotismes». Retourne au Mexique où il décide de s’installer. Avec Bernard Belluc, fonde à Sète le musée international des Arts modestes (MIAM), lieu destiné à mettre en regard l’art contemporain et d’autres formes d’expressions artistiques plus marginales.

2001 Vit et travaille désormais à Mexico. Peint à la manière des ex-voto mexicains ou des muralistes et élabore avec des artisans de la ville de Metepec des « arbres de vie » en terre cuite peinte. Le musée de Gravelines présente la presque totalité des estampes « Impressions autour du monde » réalisées parallèlement à ses peintures durant ses différents séjours du tour du monde. Crée ses premiers « molas » (tissus cousus) en Colombie.

2002 Expositions itinérantes des œuvres mexicaines dans les musées d’Oaxaca, Monterrey, Merida, Puebla et Mexico. Avec « Hervé Di Rosa. Tout un monde » (29 juin - 20 octobre 2002), le centre d’Art et d’Histoire de Vascœuil retrace les dix étapes de son parcours. S’installe en Floride, à Miami Beach, douzième étape de son voyage autour du monde.

2003 Entreprend la série des paysages de Miami, des sculptures en résine de polyester et les premières « Miami pieces », suite de petites œuvres sur papier de différentes techniques. À Foumban, dans l’ouest du Cameroun, nouvelle étape de son tour, réalise avec les artisans Bamouns une série de plus de cent sculptures en bronze à la cire perdue selon une technique très ancienne des bronziers de cette région.

2004 Avec la communauté haïtienne de Miami, entreprend une série d’œuvres réalisées suivant la technique des vodous flags haïtiens, préfiguration de la quatorzième étape autour du monde à Port-au-Prince.

2005 Exposition à New York à la Galerie Haim Chaïm: “Hervé Di Rosa. The Solo group Show” Exposition à la Galerie Louis Carré & Cie: “Hervé Di Rosa. Autour du monde, 12e étape: Miami Beach”.

2006 « Made in Miami : Hervé Di Rosa’s 12th stage Around the World » au Bass Museum of Modern Art de Miami Beach. Commissaire de l’exposition “Bang bang : Trafic d’armes de Saint-Étienne à Sète” présentée à Saint-Étienne au musée d’Art et d’Industrie et à Sète au musée international des Arts modestes (MIAM). La Maison des Arts de Châtillon-sur-Seine présente en septembre « DirosAfrica » qui réunit des pièces des six étapes africaines (Tunisie, Ghana, Bénin, Éthiopie, Afrique du Sud, Cameroun). Exposition “Korea Fantasia” en Corée du Sud à la Dr Park Art Gallery près de Séoul.

2007 Retour à Paris. Dans son nouvel atelier parisien, commence les premiers tableaux de la série « Paris nord ». Dans des œuvres signées « Di Rosa Classic », réinterprète dans le même temps les personnages de la « Diromythologie » disparus de ses peintures en 1984. Au musée Botanique de Bruxelles, au musée Denis-Puech de Rodez et à l’espace MC2a à Bordeaux, exposition « DirosAfrica » où ses œuvres côtoient objets populaires et traditionnels venus des différents lieux visités. « Tout l’œuvre peint Hervé Di Rosa » au musée de l’Abbaye Sainte-Croix des Sables-d'Olonne propose une nouvelle lecture de son travail. Fait un premier séjour en Israël pour y préparer une prochaine étape de son tour du monde.

2008 À la Maison des Arts de Bagneux, « Le monde est à nous »[1] réunit des œuvres sur papier réalisées durant ses nombreux voyages. Exposition des sculptures réalisées au Cameroun: “Hervé Di Rosa. Autour du Monde 11e étape, Foumban” à la galerie AD à Béziers.

2009 Revient sur l’île de la Réunion pour achever le cabinet de curiosités commencé quelques années plus tôt au Lieu d’Art contemporain (LAC) de la Fondation Mengin-Lecreulx à la Ravine des Cabris sur la commune de Saint-Pierre. Lors d’une mission exploratoire au Canada, découvre la scène artistique de Winnipeg. Quitte Paris pour Séville où il installe un nouvel atelier.

2010 Commissaire de l’exposition « Les territoires de l’art modeste » pour le dixième anniversaire du Musée international des arts modestes (MIAM) à Sète. Exposition de ses premières œuvres numériques à la galerie d'Éric Linard.

2011 Poursuit son travail entre Séville et Paris tout en programmant une nouvelle étape à son itinérance géographique : Jérusalem et Tel Aviv. Il coproduit l'exposition « My Winnipeg » avec le MIAM et La Maison Rouge, dont il est un des 3 commissaires.

2012 Expose ses grands formats à l'espace ENCAN de La Rochelle du 06/07 au 19/08/2012.

2014 Installation « Modestes tropiques » au musée du quai Branly[2]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Une dessin animé, basé sur les peintures et les oeuvres de Hervé Di rosa, a été produit par la société de Production française Carrere Group D.A. en 1999.

Citations[modifier | modifier le code]

« Je n’invente pas l'art modeste, je l'ai trouvé, je le fais vivre et je le fais dialoguer avec l'art contemporain. Le centre de cette aventure, c'est l’art contemporain. Parce qu'en face, il y avait le Centre régional d'art contemporain, de grande importance, on a longtemps cru que le Miam était un lieu anti-art contemporain. Pas du tout. Au contraire, j'ai fondé le Miam pour tendre un pont d'une rive à l'autre, aller vers le néophyte qui peut être attrapé par l'alibi des images du quotidien qu'il connaît bien et qui l'amènent vers des œuvres plus complexes. Certains vont vouloir approfondir et aller voir de l'autre côté. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]