Astérix

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Astérix
Série
Logo d'Astérix.
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Scénario René Goscinny (1959-1977)
Albert Uderzo (1977-2009)
Jean-Yves Ferri (à partir de 2013)
Dessin Albert Uderzo (1959-2009)
Didier Conrad (à partir de 2013)
Couleurs Albert Uderzo, Marcel Uderzo, Thierry Mébarki
Genre(s) Franco-belge
Humour
Aventure

Personnages principaux Astérix
Obélix
Idéfix
Panoramix
Abraracourcix
Assurancetourix
Jules César
Lieu de l’action Gaule
Rome
Divers pays de l'Antiquité

Pays Drapeau de la France France
Langue originale Français
Autres titres Une aventure d'Astérix le Gaulois
Éditeur Dargaud
Albert René
Hachette
Nb. d’albums 35
Site web www.asterix.com

Astérix (anciennement Astérix le Gaulois) est une série de bande dessinée franco-belge, créée le 29 octobre 1959 par le scénariste René Goscinny et le dessinateur Albert Uderzo, dans le no 1 du journal Pilote. Après la mort de René Goscinny en 1977, Albert Uderzo poursuit seul la série, puis passe la main en 2013 à Jean-Yves Ferri et Didier Conrad.

La série met en scène en -50 (peu après la conquête romaine) un petit village gaulois d'Armorique qui poursuit seul la lutte contre l'envahisseur grâce à une potion magique préparée par le druide, cette boisson donnant une force surhumaine à quiconque en boit. Les personnages principaux sont le guerrier Astérix et le livreur de menhirs Obélix, chargés par le village de déjouer les plans des Romains ou d'aller soutenir quiconque sollicite de l'aide contre la République romaine.

Publiée dans Pilote de 1959 à 1973, la série est éditée parallèlement en album cartonné, pour les vingt-quatre premiers albums, d'abord aux éditions Dargaud, puis à partir de 1998 aux éditions Hachette, et enfin aux éditions Albert René pour les dix albums suivants. Les ventes cumulées des albums, traduits dans cent-sept langues, représentent 350 millions d'exemplaires, ce qui en fait la bande dessinée européenne la plus vendue dans le monde.

La série est avant tout humoristique et parodie principalement la société française contemporaine à travers ses stéréotypes et ses régionalismes, ainsi que des traditions et coutumes emblématiques de pays étrangers. Le comique de répétition est très présent avec notamment le naufrage des pirates. Le dessin est lui semi-réaliste, fortement inspiré de l'école de Marcinelle.

Sommaire

Synopsis[modifier | modifier le code]

« Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum… ».
Ce village gaulois d'Armorique résiste à l'envahisseur grâce à la potion magique préparée par le druide Panoramix, qui procure momentanément une force surhumaine à qui en boit.

La bande dessinée se focalise principalement sur l'un des habitants de ce village, Astérix, courageux guerrier, qui se sert non seulement de la potion magique mais aussi de son intelligence pour déjouer les plans de Jules César et défendre son village de l'envahisseur.

Le premier album mis à part, Astérix est accompagné dans toutes ses aventures (qui l'amènent souvent au-delà des frontières de la Gaule) par son ami Obélix, le seul Gaulois pour qui les effets de la potion magique sont permanents depuis qu’il est tombé dans une marmite de potion lorsqu'il était enfant. À partir du cinquième album (Le Tour de Gaule d'Astérix), les deux héros sont accompagnés par Idéfix, un petit chien qu'adopte ensuite Obélix.

Historique[modifier | modifier le code]

Création de la série[modifier | modifier le code]

En 1959, la petite société Edipresse-Edifrance (créée par René Goscinny, Albert Uderzo et Jean Hébrard) a la lourde tâche d'assurer la partie bande dessinée d'un nouveau périodique pour jeunes, financé par Radio Luxembourg et intitulé Pilote[1]. Le duo René Goscinny-Albert Uderzo, formé depuis le début des années 1950, a déjà plusieurs projets en commun[Note 1]. Ils se proposent d'abord d'adapter le Roman de Renart et quelques planches sont réalisées pour la maquette du journal, mais le dessinateur Raymond Poïvet leur apprend que Jean Trubert a réalisé une bande dessinée sur le même thème. Déçu, le duo cherche une nouvelle idée[2].

À deux mois de la sortie du journal, ils sont réunis dans la petite HLM d'Albert Uderzo à Bobigny, en face du cimetière de Pantin[3]. Goscinny songe à une bande relevant du « folklore français » et demande à Uderzo de lui énumérer les grandes périodes de l'histoire de France. Ce dernier commence par le paléolithique puis enchaîne sur les Gaulois. Il est tout de suite arrêté par le scénariste[4]. En quelques heures, les deux compères créent dans la joie le village et ses habitants. Comme personnage principal, Uderzo voit un Gaulois très musclé, alors que Goscinny penche plutôt pour un nabot au physique amusant mais malin. Si Goscinny obtient gain de cause, Uderzo adjoint cependant au petit un gaillard bien en chair, dont il fait un livreur de menhirs[5].

La série intègre le journal Pilote à temps pour son lancement. La première histoire s'intitule Astérix le Gaulois et paraît pour la première fois dans le no 1 publié le 29 octobre 1959. Avec 300 000 exemplaires écoulés, le lancement de Pilote est un succès, et Astérix, l'une des séries les plus plébiscitées par les lecteurs[6]. Malgré cela, le journal manque rapidement d'argent[7] et, pour survivre, il est racheté pour un franc symbolique par Dargaud, ainsi que les séries qui le composent[8].

Une série qui monte[modifier | modifier le code]

Albert Uderzo dessinant Astérix, en 1971.

Fort de son succès, les auteurs enchaînent avec une deuxième histoire intitulée La Serpe d'or, publiée en 1960 dans Pilote. C'est la première fois que les deux héros s'éloignent des environs du village (pour aller à Lutèce) et que le barde est « empêché » pour le banquet final, car bâillonné et attaché[9] par ses compères qui ne supportent pas son chant. En 1961, le premier album se vend à 6 000 exemplaires[10]. La même année, la troisième histoire paraît dans Pilote ; Astérix et les Goths est la première aventure hors de Gaule pour Astérix et Obélix. C'est aussi dans ce récit qu’apparaît pour la première fois la hutte d'Assurancetourix perchée dans un arbre[11]. Astérix gladiateur, la quatrième histoire, publiée en 1961 dans Pilote, est la première se déroulant à Rome. Les auteurs y font un clin d’œil à Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier et leur série Barbe-Rouge, publiée elle aussi dans Pilote, en faisant croiser à l'équipage la route d'Astérix et Obélix. Le naufrage des pirates devient par la suite un gag récurrent de la série. Les ventes commencent à « exploser », ce quatrième opus atteint la première année 150 000 exemplaires vendus. L'histoire suivante intitulée Le Tour de Gaule d'Astérix permet aux auteurs, se jouant des régionalismes, de caricaturer de nombreuses régions de France et leurs habitants. Albert Uderzo dote les deux héros d'un chien, d'un rôle d'abord très secondaire dans cette histoire (il suit Astérix et Obélix durant l'aventure sans que ceux-ci le remarquent avant la dernière planche et qu'Obélix l'adopte). Pour le baptiser, un concours est lancé dans les pages de Pilote et c'est finalement le nom qui revient le plus de fois, Idéfix, qui est choisi[12].

En 1963, les auteurs profitent de la sortie du film Cléopâtre (l'un des films les plus chers de l'histoire du cinéma) pour envoyer Astérix et Obélix en Égypte à la rencontre de la reine Cléopâtre. La couverture originale et la première case de l'histoire sont des parodies de l'affiche du film et du début du film[13]. L'année suivante, Le Combat des chefs est selon Le Figaro une raillerie de la campagne de l'élection présidentielle en cours, mais évoque aussi, toujours selon le journal, un sujet plus grave : la collaboration pendant la seconde guerre mondiale, avec les Gallo-Romains assimilés aux Français qui pactisaient avec l'occupant allemand[14].

Un fort succès[modifier | modifier le code]

Parue en 1965 dans Pilote, l'histoire Astérix chez les Bretons marque le début du phénomène Astérix. Les ventes d'albums ne cessent de progresser et le premier satellite artificiel français est baptisé Astérix. Dans cette histoire, René Goscinny « croque » les Anglais modernes et s'amuse de la construction des phrases à l'anglaise[15]. Dans Astérix et les Normands, ces derniers, avec neuf siècles d'avance sur la réalité historique, débarquent en Gaule non pas pour l'envahir mais pour une expédition scientifique : Ayant eu vent que « la peur donnait des ailes », les Normands ignorant ce qu'elle est, désirent percer son secret. Avec le personnage de Goudurix, les auteurs raillent le jeune bourgeois parisien des années 1960 qui roule en voiture de sport. Les ventes décollent littéralement et 1,2 million d'albums trouvent preneur en deux jours[16].

Le premier personnage féminin majeur, Falbala, fait son apparition en 1966 dans l'histoire Astérix légionnaire[17]. L'histoire suivante, Le Bouclier arverne, publiée en 1967, ferait pour la seconde fois allusion à l'occupation et à la collaboration[18], s'appuyant sur les sentiments patriotiques, elle fait rechercher aux héros le bouclier de Vercingétorix, afin d'offrir au chef Abraracourcix un triomphe et d'humilier César. Pour Astérix aux Jeux olympiques, les auteurs s'inspirent une nouvelle fois de l'actualité, en l’occurrence les Jeux olympiques d'été de 1968 à Mexico. Cette histoire permet à Albert Uderzo de dessiner la ville d'Athènes antique et à René Goscinny d'aborder un sujet qui fait polémique à l'époque de la création de la série : la potion magique est-elle du dopage[19] ? Les problèmes des auteurs avec les impôts, dus au succès de la série, leur inspirent le scénario d'Astérix et le Chaudron[20]. Dans l'histoire suivante, Astérix en Hispanie, c'est l'Espagne des années 1960, façon carte postale, qui est parodiée[21].

Publiée pour la première fois en 1970, La Zizanie s'inspire des événements survenus au sein de la rédaction de Pilote lors de mai 68 où René Goscinny, alors rédacteur en chef du journal, est victime d'une fronde de jeunes auteurs, menée par Jean Giraud, pour prendre le pouvoir au sein de la rédaction. René Goscinny est convoqué par une trentaine d'auteurs, puis jugé et condamné comme dans un tribunal[22]. C'est également la première fois qu'il est donné aux personnages féminins une réelle importance, ils deviennent plus nombreux et s'étoffent. Bonemine la femme du chef, mais aussi, Iélosubmarine compagne d'Ordralfabétix, celle du forgeron, etc. Toutes s'apparentent à des mégères avides de ragots, au physique peu flatteur, exception faite d'une seule à la plastique superbe, jeune et coquette que les auteurs marient au doyen du village Agecanonix, (ce qui n'arrange rien aux accusations de misogynies dont ils sont parfois l'objet)[23]. L'histoire suivante, Astérix chez les Helvètes, est directement suggérée par le président de la République Georges Pompidou. Après avoir envoyé un de leur album au président, celui-ci leur renvoie une carte avec cette idée. Les auteurs attendent quelque temps avant de l'exploiter pour ne pas laisser croire qu'il s'agit d'une idée du président. La Suisse et ses stéréotypes sont donc ici contrefaits. Sur fond de corruption, dans ce récit les gaulois viennent en aide à un questeur romain contre un gouverneur qui détourne les impôts à son profit[24],[Note 2].

En 1971, la polémique qui s'ouvre dans la société avec le bétonnage des bords de plage français inspire aux auteurs l'histoire Le Domaine des dieux, où César a l'idée de faire disparaître la forêt autour du village en construisant un complexe immobilier[25]. Les Lauriers de César en la personne d'Homéopatix, (beau-frère d'Abraracourcix), brocarde les nouveaux riches et conduit une fois encore les deux héros à Rome[26]. Dans l'histoire suivante, Le Devin, ce sont les charlatans qui sont la cible des auteurs. Les femmes du village sont un temps les principales victimes d'un devin, avant qu'elles ne se reprennent et ne participent à l'attaque du camp romain, (avec qui le charlatan a fait alliance). En 1973, Astérix en Corse est la dernière histoire à paraître dans Pilote. Pour l'occasion, les auteurs effectuent leur premier voyage d'étude sur place. C'est aussi l'occasion pour eux d'imiter les corses, de la pratique de l'omertà à la légendaire paresse insulaire[27].

Après Pilote[modifier | modifier le code]

Désormais les histoires de la série, à quelques exceptions près, paraissent directement sous forme d'album. La première publiée sous ce format est Le Cadeau de César en 1974[28] qui raconte les rivalités qui peuvent apparaitre entre plusieurs personnes à cause d'une élection locale. Dans La Grande Traversée les deux héros gaulois découvrent l'Amérique[29]. La dérision de l'économie libérale, en vogue dans le pays à l'époque, est le sujet de l'histoire Obélix et Compagnie où un jeune technocrate romain tente d'introduire la loi de l'offre et de la demande dans le village gaulois. Ce qui va créer une rivalité entre les habitants, chacun voulant devenir le plus riche et le plus puissant du village[30].

Le 5 novembre 1977, René Goscinny meurt brutalement d'une crise cardiaque lors d'un test d'effort dans une clinique. Avant cette tragique disparition, il avait achevé l'écriture du prochain album intitulé Astérix chez les Belges. L'histoire s'inspire d'une phrase de La Guerre des Gaules de Jules César : « De tous les peuples de la Gaule, les belges sont les plus braves ». les deux héros accompagnent en Belgique, le chef Abraracourcix qui, vexé, a décidé de « laver cet affront »[31].

Uderzo seul[modifier | modifier le code]

Après la mort brutale à 51 ans de René Goscinny en 1977, Albert Uderzo décide de continuer la série en assurant lui-même le scénario. Sa première histoire Le Grand Fossé qui parait en 1980 est une référence indirecte au Mur de Berlin qui sépare la ville en deux[32], au travers d'un village gaulois traversé par un fossé tout en y plaçant une histoire à la façon de Roméo et Juliette. L'année suivante, L'Odyssée d'Astérix est l'occasion pour l'auteur de dénoncer les marées noires qui sont dans l'actualité avec le naufrage du Tanio qui souille les plages de l'Île de Batz[33]. Après l'histoire Astérix et Cléopâtre en 1963, le film Cléopâtre inspire une nouvelle histoire à Albert Uderzo, plus précisément la scène de fin avec la reine Cléopâtre VII et le bébé Césarion. Désirant donner une suite plus gauloise il fait abandonner un bébé devant chez Astérix dans Le Fils d'Astérix, sorti en 1983. Quatre ans plus tard sort Astérix chez Rahàzade une histoire inspirée des Mille et Une Nuits se déroulant en Inde[34]. La Rose et le Glaive qui sort en 1991 permet à l'auteur de répondre une nouvelle fois aux accusations de misogynie envers la série. Une barde remplace Assurancetourix et entraîne une révolution féministe au sein du village[35].

En 1996, sort l'album La Galère d'Obélix, le premier d'une série où l'auteur va tenter de casser les codes de la série. Ainsi dans cette aventure Obélix va boire pour la première fois de la potion magique à haute dose ce qui va le transformer en statue de pierre puis le rajeunir[36]. Dans Astérix et Latraviata, paru en 2001, ce sont les parents des deux héros qui apparaissent[37] et dans Le ciel lui tombe sur la tête il introduit de la science-fiction dans l'histoire avec des extra-terrestres. Même les conventions sur le titre sont brisées et pour la première fois c'est une phrase qui fait office[38] de titre. Ce dernier album sort en 2005, mais entre temps parait un album regroupant quatorze histoires courtes parues à diverses époques dont une inédite. Cet album s'intitule Astérix et la Rentrée gauloise, mais est différent de la version offerte en 1993[37]. En 2009, parait L'Anniversaire d'Astérix et Obélix - Le Livre d'or pour célébrer le cinquantenaire de la série.

La période Uderzo se caractérise par :

  • Un énorme succès public, Astérix devenant la bande dessinée européenne la plue lue au monde, avec plus de 350 millions d'exemplaires vendus, dépassant donc largement Tintin et ses 200 millions.
  • Des critiques, mitigées au début, devenant par la suite franchement négatives (notamment pour le dernier album d'Uderzo Le ciel lui tombe sur la tête, qui introduit de la science-fiction, des personnages jugés simplets et des rebondissements creux).

L'après Uderzo[modifier | modifier le code]

En septembre 2011, après avoir envisagé que la série des Astérix s'éteigne avec lui[39], Uderzo annonce qu'il a finalement changé d'avis[40], même si « dans le fond de [lui]-même, voir Astérix entre d'autres mains [le] déchire un peu »[41]. Astérix et Obélix chez les Pictes est ainsi sorti le 24 octobre 2013[42], avec Jean-Yves Ferri au scénario, Didier Conrad au dessin[43] et Thierry Mébarki à la couleur. Initialement, (et jusqu'à la date du 10 octobre 2012 et l'annonce faite par les Éditions Albert-René), Frédéric Mébarki était pressenti au dessin[44]. Collaborateur de longue date d’Albert Uderzo, (il est notamment l’auteur des visuels Astérix sur les produits dérivés), il se serait retiré du fait de la pression qu'il ressentait face à cette succession importante[43].

En décembre 2013, dans un entretien accordé à M le magazine du Monde[45], Albert Uderzo confie songer à écrire le scénario d'une nouvelle histoire d'Astérix (sa main ne lui permettant plus de dessiner).

Analyse[modifier | modifier le code]

Humour[modifier | modifier le code]

Personnalités caricaturées[modifier | modifier le code]

Outre des personnages historiques comme Jules César ou Cléopâtre, de nombreux personnages existants ou ayant existé sont apparus au fil des albums successifs, sous forme de clins d’œil humoristiques. Par exemple, La Zizanie met en scène un centurion romain qui a les traits de l'acteur Lino Ventura, très populaire à l'époque où l'album a été publié. Cette pratique contribue à donner différents niveaux de lecture à l'œuvre (les enfants, et même les adultes, ne vont pas nécessairement reconnaître toutes les personnalités caricaturées) et empêche de la réduire au rang de « bande dessinée pour enfants ».

Pierre Tchernia
Pierre Tchernia, ami de Goscinny et d'Uderzo, est la personnalité la plus souvent caricaturée dans Astérix.

Gags visuels[modifier | modifier le code]

Jeux de mots[modifier | modifier le code]

Les jeux de mots sont très nombreux, Goscinny en a disséminé pour différents âges.

  • Les noms de la plupart des personnages apparaissant dans les quelque trente albums d'Astérix le Gaulois sont basés sur des jeux de mots, à commencer par le nom d'Astérix, qui évoque le signe typographique appelé « astérisque ». On peut également citer le personnage d'Idéfix, dont le nom fait penser à l'expression « idée fixe », mais aussi la Gauloise Iélosubmarine, dont le nom rappelle la chanson des Beatles Yellow Submarine, ou encore le doyen du village, qui s'appelle logiquement Agecanonix (nom évoquant l'expression « âge canonique »), et bien d'autres. Par ailleurs, tous les noms des Gaulois se terminent en -ix, ce qui est en fait une interprétation personnelle des auteurs à partir des noms de chefs gaulois en -rix (roi), alors qu'en réalité les noms masculins se terminaient le plus souvent en -os, ce qui correspond au nominatif masculin singulier latin -us, ceux des Gauloises se terminent généralement en -ine (Bonemine, Iélosubmarine, etc., Falbala faisant partie des exceptions), ce qui par contre correspond à une certaine réalité, tous ceux des Normands en -af (Grossebaf, Autograf, Batdaf…), sur le modèle du saint roi Olaf II de Norvège, tous ceux des Ibères en -on (Soupalognon y Crouton…), des Bretons en -ax (Jolitorax, Antrax…) ou plus rarement en -ix (Mac'Anotérapix) ou en -os (Zebigbos), des Goths en -ic (Téléféric, Périféric…), conformément au noms german-iques en -ric, des Romains en -us (Garovirus, Roméomontaigus, Infarctus…), des Grecs en -os ou -as (Plexigas, Invinoveritas…) et des Égyptiens en -is (Numérobis, Tournevis, Amonbofis…).
  • Dans Astérix chez les Helvètes, les deux porteurs de bouclier d'Abraracourcix sont renvoyés après avoir renversé ce dernier pour la énième fois, et le chef choisit à la place Astérix et Obélix, qui est en train de nettoyer ses menhirs. Mais comme les deux ne sont pas de la même taille, le chef a du mal à rester debout sur son bouclier, et donc Astérix suggère qu'Obelix le porte seul, ce à quoi Abraracourcix répond qu'il doit normalement être porté par deux porteurs, sinon il ne serait que demi-chef mais accepte quand même. Donc Obelix porte d'une main le chef sur le bouclier, avec la serviette sur le bras. Quand le druide Panoramix voit la scène, il demande à Astérix ce qui se passe ; celui-ci lui répond : « Il sert un demi ! » (analogie avec un garçon de café servant un demi de bière sur un plateau).
  • Dans Astérix aux Jeux Olympiques : les athlètes venus de différentes contrées de Grèce défilent dans l'arène : « Cela commence par le défilé des Thermopyles. Ils sont suivis par ceux de Samothrace, sûrs de la victoire ; ceux de Milo sont venus aussi… Ceux de Cythère viennent de débarquer ; ceux de Marathon arrivent en courant ; ceux de Macédoine sont très mélangés ; les spartiates sont pieds nus… Rhodes n'a envoyé qu'un seul représentant, un colosse. » Goscinny fait ici référence (dans l'ordre) au Défilé des Thermopyles (un lieu géographique), à la Victoire de Samothrace (une célèbre statue du Louvre), à la Vénus de Milo (une autre statue du Louvre), à L'embarquement pour Cythère (un tableau d'Antoine Watteau), à la course du marathon, à la macédoine de légumes, aux chaussures spartiates, et au Colosse de Rhodes (l'une des sept merveilles du monde).
  • Dans Le Bouclier arverne : quand Diagnostix, le druide qui dirige l'établissement où Abraracourcix suit une cure thermale vient lui demander, alors qu'il est debout dans la piscine vidée par un plongeon d'Obélix « Où sont tes Gaulois ? », il répond « Mes Gaulois sont dans la pleine » en désignant le bassin voisin, rempli, où Astérix et Obélix sont en train de se baigner (parodie « Les Gaulois sont dans la plaine » de la Marche lorraine).
  • Dans Astérix en Hispanie : Jules César affranchit un esclave aux cheveux roux. L'un des spectateurs de la scène la commente ainsi : « Il affranchit le rubicond », phrase qui rappelle un événement historique, à savoir la traversée du Rubicon par César (« Il a franchi le Rubicon »).
  • Dans Le Domaine des dieux : un maître d'esclaves parle à un de ses esclaves, un Numide, et le force à travailler. Le Numide, qui a bu de la potion magique, l'envoie dans les airs. Un des spectateurs de la scène commente : « Eh oui… Il ne faut jamais parler sèchement à un Numide. » Ici, grâce à la prononciation de Numide (qui fait penser à humide), Goscinny crée une antithèse.
  • Dans Le Combat des chefs : sur un des murs de la maison du chef Gallo-romain Aplusbégalix, on peut lire "ROME SWEET ROME", allusion à l'expression anglaise "HOME SWEET HOME", qui montre l'attachement des Britanniques pour leurs foyers, et dans le cas présent l'attachement d'Aplusbégalix à la civilisation romaine.

Comique de répétition[modifier | modifier le code]

Le comique de répétition est très présent tout au long de la série. Il se présente sous forme de malentendus entre les personnages ou des problèmes de langages. Certaines scènes reviennent fréquemment, comme la scène de naufrage des pirates qui débute toujours par un cri de peur du personnage Baba la vigie : « Les Gau… les GauGau… » et qui se finit par une citation en latin de Triple-patte, le vieux pirate estropié. Les chants du barde sont aussi très réguliers, et provoquent toujours la fuite des auditeurs ou la neutralisation du barde par les coups[46]. Obélix ponctue ses constats par un "ils sont fous ces...". Les bagarres dues aux poissons pas frais d'Ordralfabétix et les chutes à répétition du chef du haut de son pavois, qui commencent à partir du quatorzième album Astérix en Hispanie, sont aussi très fréquents dans la série[47].

Anachronismes[modifier | modifier le code]

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L'image que la bande dessinée donne de la vie quotidienne en Gaule ne doit pas être prise au pied de la lettre :

  • les cheminées dans les huttes : les Gaulois ne connaissaient pas la cheminée, l'évacuation des fumées se faisant par des ouvertures en pignon à même le toit ;
  • les maisons rondes en pierre de type ibérique : celles des gaulois étaient le plus souvent longues, en bois (poteaux, forme primitive de colombage) et torchis ou clayage
  • la tenue du druide Panoramix : constamment en toge blanche, l'habit de cérémonie ;
  • les casques : les hommes portent constamment leur matériel de guerre sur eux (casque, épée…) ;
  • les menhirs : les Gaulois n'ont jamais élevé de menhirs ; ils préexistaient à leur arrivée et, dans tous les cas, ils n'en élevaient plus à l'époque de César ;
  • le bouclier : le fait d'élever le chef sur un pavois n'est pas du fait des Gaulois mais des Barbares, et notamment des Francs qui apportèrent cette coutume en Gaule au Ve siècle ;
  • pour les hommes, le port systématique de la moustache : mode masculine plus attestée chez les Francs que chez les Celtes ;
  • il est peu probable également de trouver dans un même village un druide et un barde, car leurs fonctions étaient similaires ;
  • les sangliers : les Gaulois mangeaient rarement des animaux sauvages pris à la chasse ; au quotidien, ils consommaient des animaux d'élevage, en particulier des moutons, des cochons et même des chiens.
  • les pommes de terre : ce tubercule ne fut introduit en Europe qu'au XVIe siècle par les Conquistadores qui le rapporte d'Amérique ; jamais un Gaulois ou légionnaire romain n'en a mangé ni pelé.

Incohérences chronologiques et libertés prises avec l'Histoire[modifier | modifier le code]

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Chaque album place l'histoire comme se déroulant en -50, mais il est évident que les années se succèdent. On peut retracer approximativement la ligne chronologique comme suit:

Cependant, les auteurs prennent beaucoup de liberté par rapport à la réalité historique. Leurs héros participent par exemple à des événements antérieurs à -50, telle que l'invasion partielle de la Bretagne insulaire (-55) et de la Belgique, qui faisaient partie intégrante de la campagne de la guerre des Gaules, dans les années -50. À l'inverse, les références aux pillages Vikings dans Astérix et les Normands, et à l'expédition vers le Vinland dans La grande traversée, correspondent à des faits se déroulant bien plus tard, entre le VIIIe siècle et le XIe siècle.

  • Jules César « empereur » : dans la réalité il n'a jamais porté ce titre, puisque la fonction communément désignée sous cette appellation n'a été créée qu'une trentaine d'années plus tard par Auguste ; de plus, il ne s'est jamais fait construire de palais à Rome, où il n'a exercé seul et personnellement le pouvoir qu'entre -46 (victoire définitive sur Pompée et ses partisans) et -44 (assassinat). Par corollaire, il n'y avait aucun Empire romain à la date de -50. Jusqu'en l'an -27, Astérix et ses amis n'auraient pu combattre que la République romaine. César semble aussi vivre une passion assumée et affichée avec Cléopâtre, alors qu'en réalité, leurs relations étaient plus discrètes (chacun étant marié de son côté), tandis que la paternité de son seul fils biologique présumé, Césarion, qu'il n'a jamais connu, reste discutée.
  • le « Cirque Maxime » : le monument dessiné change selon les albums mais ne correspond jamais à la réalité ; dans Astérix gladiateur, il s'apparente au Colisée, le grand amphithéâtre de Rome qui accueillait effectivement les combats de gladiateurs et d'animaux sauvages, mais dont la première pierre ne fut posée qu'en 70, soit plus d'un siècle après qu'Astérix et Obélix eurent visité la ville éternelle ; dans Les Lauriers de César, le dessin représente bien le monument qui existait dans la Rome antique sous le nom de « Circus Maximus », mais il s'agissait du grand hippodrome de la cité, où se déroulaient les courses de chevaux et de chars et qui n'a jamais abrité un seul combat de gladiateurs ;
  • la représentation de Rome dans Astérix chez Rahàzade : au cours de leur périple en tapis volant les conduisant en Inde, les Gaulois survolent la ville éternelle et notamment le Forum, cœur historique de la cité, représenté de manière très fidèle mais sous sa version "définitive", c'est-à-dire tel qu'il pouvait exister à l'époque de l'empereur Constantin, vers 330 ; si plusieurs édifices majeurs étaient déjà présents sur le Forum de l'époque d'Astérix (Tabularium, Curie et Comitium, Rostres, basiliques Julia et Æmilia, Maison des Vestales, temples de Castor et Pollux, de la Concorde, de Saturne ou de Romulus), la plupart présentait un aspect architectural très différent car ils ont ensuite été reconstruits, parfois à des emplacements différents, à la suite d'incendies ou pour être agrandis et embellis ; enfin, nombre de bâtiments dessinés n'existaient pas encore vers -50 (forums de César et de Nerva, basilique de Maxence, temples de César, de Vespasien et de la Paix, arcs d'Auguste, de Titus et de Septime Sévère) car ils sont le fruit des multiples campagnes d'extension et de rénovation menées à partir de Jules César et pendant plus de trois siècles par les empereurs romains ;
  • les camps romains : si la représentation et l'organisation des camps militaires romains est assez proche de la réalité, elle est très simplifiée, notamment pour ceux entourant le village gaulois : en aucun cas un centurion, officier subalterne commandant une centurie, unité comprenant de 60 à 90 hommes, ne peut diriger un camp, car seules les légions, commandés par des légats, établissaient des camps militaires ; de plus, les camps permanents, comme ceux surveillant le village, étaient construits en pierre, et non faits de palissades de bois, réservées aux camps provisoires. Les camps romains ou « Camp de César », illustrés par de nombreux lieux-dits, sont pris au pied de la lettre par la série, alors qu'il ne s'agit pour l'archéologie moderne que de traces d'établissements de l'âge de fer (donc gaulois), voire de la période médiévale, dans la majorité des cas. En outre, sur les vestiges des quelques camps romains du Haut Empire jamais trouvé en France, aucun n'a été mis au jour au nord ouest de la Gaule, où est censée se dérouler l'action[48] ;
  • la tenue des légionnaires romains : les Romains portent presque toujours une armure segmentée (lorica segmentata). Ce type d'armure n'est apparu dans l'armée romaine qu'un siècle plus tard ;
  • la tenue des Gaulois : celle des guerriers différait peu de celle des légionnaires romains. En effet, si les Gaulois portaient effectivement des braies en tartan selon l'archéologie, leur coupe de cheveux ressemblait souvent à celle des Romains et ils n'avaient pas tous la moustache (sur les monnaies, Vercingétorix est représenté cheveux courts, sans moustache). Les guerriers (du moins, certains) portaient la cotte de mailles et un modèle de casque, proche de celui des Romains, qui ont d'ailleurs utilisé, du moins sur une certaine période, des casques d'origine gauloise. Quant à leurs boucliers, ils n'étaient pas rond (comme chez les Germains par exemple) mais le plus souvent en forme d'amande, modèle d'ailleurs utilisé également par l'armée romaine. Astérix reprend en cela les clichés usuels du XIXe et du XXe siècle à propos de « nos ancêtres les Gaulois » chers à la IIIe République ;
  • les références à Pompée dans Astérix et Latraviata : dans cet album, Pompée se trouve en Gaule, cherchant à lever une armée pour renverser César, qui se trouve à Rome. Dans la réalité historique, les rôles étaient inversés. D'ailleurs, Pompée ne devrait plus être en vie, puisque cet album se passe après Astérix légionnaire (Tragicomix et Falbala sont mariés) qui avait pour cadre la bataille de Thapsus, se déroulant après la mort de Pompée. Quant à son fils, Pompée le jeune, il est mort à la bataille de Munda, lors de la campagne de César en Espagne, que la série avait déjà abordé dans Astérix en Hispanie.
  • référence à l'éruption du Vésuve, qui n'eut lieu que plus d'un siècle plus tard, dans Le Tour de Gaule d'Astérix.

En règle générale, il convient de rappeler qu'en dépit des efforts de documentation, l'univers d'Astérix est très loin de la réalité historique puisque souvent, il consiste à appliquer « l'esprit » moderne plus ou moins caricatural d'un pays, à sa forme antique. Il ne s'agit pas alors d'approximation involontaire mais bien d'un esprit de décalage explicite. Par exemple, dans la Lutèce Astérixienne (qui tient pour cette Gaule fictive le rôle d'avant-garde de l'art, de la fête et de la mode que tiendra ensuite le Paris contemporain pour la « province », ce qui en soi, est déjà éloigné de la réalité historique de la position de Lutèce en Gaule Romaine), un pigeonnier géant singe trait pour trait la Tour Eiffel, tandis que la ville accueille une délégation du comité olympique Grec, afin qu'il lui permette d'accueillir l'organisation des jeux. Assimiler le fonctionnement des Jeux modernes, se passant dans des lieux à chaque fois différents, à celui des Jeux antiques originaux est bien entendu absurde sur le plan historique, mais l'esprit d'Astérix n'est justement pas dans la retranscription fidèle de l'Histoire. Autre exemple : dans la bande dessinée, la Germanie contemporaine de Jules César (assimilée dans l'album aux seuls Goths, Wisigoths, Ostrogoths) est en partie un amalgame de références au militarisme Prussien, au Reich Hitlérien, et au célèbre morcellement politique interne du Saint-Empire romain germanique. Dans les îles Britanniques, les Bretons jouent au rugby dans des stades, etc. La plupart des albums se focalisant sur un peuple en particulier (Gaulois inclus) ont recours à ce schéma de mélange du passé, du présent et des clichés. Un dernier exemple plus fantaisiste encore pourrait être celui des « montagnes slaves » installées à l'occasion du Combat des chefs, grands manèges mécaniques présentant une version « barbare » transparente des montagnes russes.

Cependant, de nombreux éléments historiques véridiques sont habilement intégrés aux aventures d'Astérix : conquête de la Bretagne (même si elle ne fut pas le fait de Jules César, qui ne fit que des incursions), révoltes ibériques, combats de César en Afrique contre les anciens partisans de Pompée, liaison avec Cléopâtre, les questeurs, les vingt ans de service dans l'armée, la formation militaire dite en « tortue », etc.

Graphismes[modifier | modifier le code]

Style graphique[modifier | modifier le code]

Article connexe : École de Marcinelle.

Le dessin d'Albert Uderzo et de la série est proche de l'école de Marcinelle du journal Spirou, où les dessins sont réalisés de manière semi-réaliste. C'est-à-dire que les personnages sont en partie caricaturés au niveau des expressions et possèdent tous des gros nez[49].

Expressions[modifier | modifier le code]

Les expressions sont caricaturées à l’extrême afin de faire rire immédiatement le lecteur. Le nez des personnages sont énormes, chaque détail physique et caractériel est exagéré. Un personnage ivre a le nez rouge, un gros mangeur a le ventre énorme ou encore un maître autoritaire a un cou démesuré[49]. La couleur du visage fait aussi partie de la caricature avec un visage rouge pour la colère et vert pour la peur. Dans l'histoire La Grande Traversée, une planche sans parole est consacrée à détailler l'expression des caractères gaulois par Astérix et Obélix, avec la gourmandise représentée par des mains se frottant le ventre et une langue salivante, la mauvaise humeur par des sourcils froncés, des mains dans les poches et des épaules remontées ou encore la bagarre représentée par une posture de boxeur[50].

Paysage[modifier | modifier le code]

Les décors que dessine Albert Uderzo naissent la plupart du temps de son imagination et il ne s'aide jamais de photographie ou de documentation. Seule exception pour l'histoire Astérix en Corse où il est allé lui-même en Corse pour se documenter et prendre des photographies de la faune et la flore. Les paysages d'Albert Uderzo sont toujours très détaillés et bien réalisés[51].

Architecture[modifier | modifier le code]

Pour dessiner les architectures représentées dans la série, Albert Uderzo n'utilise pas toujours des documents. Ainsi dans l'histoire Le Tour de Gaule d'Astérix, il dessine le port de Gésicrobate de l'époque selon son imagination. Par la suite il reçoit un courrier d'un agrégé d'histoire pour le féliciter du tracé du port fidèle à la représentation antique[51]. La ville de Lutèce est, elle, représentée selon le tracé de l'actuelle Île de la Cité, avec un temple romain à la place de l'Église Notre-Dame de Paris et l'axe de la rue Saint-Jacques[52]. Pour la ville de Rome présente dans l'histoire Les Lauriers de César, il s'inspire de la grande maquette de l'architecte Italo Gismondi qui représente Rome sous l'Empereur Constantin Ier[53]. Pour l'histoire L'Odyssée d'Astérix, Albert Uderzo fait son second voyage d'étude sur place, après la Corse, pour dessiner un décor. En l’occurrence il part à Jérusalem, il s'inspire notamment de la maquette présente au musée d’Israël pour dessiner le Second Temple de Jérusalem[54].

Institutions[modifier | modifier le code]

Le village gaulois[modifier | modifier le code]

Le conseil du village[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une des institutions du village, où siègent plusieurs membres importants ou représentants de villageois. Le conseil possède le pouvoir de bannir un habitant du village en cas de faute grave[55]. Ainsi, dans l'album Astérix et le Chaudron, le héros Astérix est banni du village par le conseil pour s'être fait voler le chaudron rempli de sesterces que Moralélastix, un autre chef gaulois, avait confié au village. Ce bannissement, prononcé au nom des lois immuables du village, montre à quel point la communauté prime sur l'individu. Astérix, en acceptant naturellement ce bannissement, accepte d'être traité comme une monnaie d'échange pour réparer un autre village ; il reconnaît, comme n'importe quel autre habitant du village, qu'il doit aux institutions de la tribu une part de son identité et doit donc s'acquitter d'une dette généalogique[56].

Les membres du conseil sont le druide (Panoramix), le barde (Assurancetourix), l'ancien (Agecanonix) et le chef (Abraracourcix), chacun détenant une part d'autorité dans le village. Le druide est l'intermédiaire des dieux, le barde s'occupe de l'éducation de la jeunesse, l'ancien a un avis primordial (comme dans Le Domaine des dieux), et le chef est le représentant des villageois.

Le chef[modifier | modifier le code]

Durant la période où se déroule la série, c'est Abraracourcix qui occupe la place de chef du village, après avoir succédé à son père. Néanmoins le titre de chef n'est pas transmis héréditairement : il est élu démocratiquement par les autres habitants du village quand un de celui-ci conteste sa place de chef. Peu après la bataille d'Alésia auquel il a participé, Abraracourcix récupère dans une taverne le bouclier de Vercingétorix. Celui-ci, comme le reste des armes du grand chef gaulois, deviennent dès qu'elles sont déposées aux pieds du vainqueur romain un symbole de la résistance et de l'indépendance du peuple gaulois. Jules César lui-même ne s'en empare pas et elles restent sur place jusqu'à leur vol par un légionnaire romain peu scrupuleux. Dépositaire de cette relique, le chef du village incarne l'indépendance de la communauté gauloise. Il n'est lui-même pas le propriétaire du bouclier, qui ne peut être une possession personnelle, comme les bijoux et la couronne de France sous l'Ancien Régime appartenaient à l'État et non au Roi[57]. Le chef du village possède des pouvoirs qui mal utilisés peuvent faire éclater le village dans des luttes internes. Ainsi dans l'album Astérix et Cléopâtre le chef utilise son droit de censure en interdisant à Obélix de réaliser des menhirs de forme égyptienne[55].

Le druide[modifier | modifier le code]

Dans la série, le rôle de druide du village est occupé par Panoramix. Le druide détient le secret de la potion magique, qui se transmet seulement de bouche de druide à oreille de druide depuis la nuit des temps[58]. Il a aussi le rôle de faire la classe aux enfants[59] (sauf dans certains albums, où c'est le barde qui s'en occupe). Il s'occupe aussi de guérir les blessés.

République romaine[modifier | modifier le code]

Sénat[modifier | modifier le code]

Le Sénat romain représenté dans la série est entièrement contrôlé par Jules César, qui a acheté la soumission des sénateurs qui y siègent ou réduit leur influence. Il semble avoir perdu son rôle de chef de l'État romain au détriment de César et ne contrôle même plus la politique extérieure de la République. Quand le Sénat est représenté c'est pour le montrer comme une assemblée endormie composée d'anciens militaires ou d'anciens partisans de Pompée, rendus mous par le luxe et les fortunes acquises, qui créent des commissions et des sous-commissions pour enterrer chaque dossier ou se donner l'occasion de l'examiner lors d'un prochain déjeuner. Ils cherchent avant tout à maintenir leurs intérêts en conservant le pouvoir en place, permettant à César de régner seul sur la République romaine face à ce pouvoir totalement affaibli[60].

Armée[modifier | modifier le code]

Comme dans la réalité historique, l'armée romaine est loyale envers Jules César et non plus envers le Sénat romain. Elle est composée en majorité d'engagés volontaires qui recherchent la gloire et la fortune (ils regrettent très vite leur choix), mais aussi de troufions envoyés principalement en Corse. Si les légionnaires sont fidèles à César, beaucoup de ses gradés, principalement des centurions, rêvent de le renverser et le remplacer. C'est le cas notamment dans l'histoire Le DevinCaius Faipalgugus, le centurion du camp de Petibonum est contrarié dans ses plans par son optione qui reste jusqu'au bout fidèle à la légalité du pouvoir en place. Malgré quelques trahisons, César tient son armée d'une main de maître et n'hésite pas à la commander lui-même comme dans Astérix chez les Belges. De plus, il punit lui-même les gradés qui lui désobéissent, comme dans la première aventure de la série, où il envoie un centurion en Mongolie inférieure[61].

Jeux du cirque[modifier | modifier le code]

Les jeux du cirque sont représentés dans la série comme un instrument pour abrutir le peuple et l'éloigner de la politique. Pendant les jeux, César suit les avis du public car il sait que plus le peuple est content, plus son pouvoir est renforcé. Par exemple dans l'histoire Astérix gladiateur, il accorde sa grâce à Assurancetourix, très applaudi par le public avec Astérix et Obélix[62].

Les barbares et les brigands[modifier | modifier le code]

Les barbares et les brigands : le lecteur les voit entre autres dans "La serpe d'or" et "le tour de Gaule d'Astérix" où ils essaient de détrousser les deux héros mais se retrouvent punis à coups de poing.

Parodie[modifier | modifier le code]

Peuples[modifier | modifier le code]

Les Français[modifier | modifier le code]
Paris et les Parisiens[modifier | modifier le code]

Paris est dans la série représentée par Lutèce. Blottie dans l'Île de la Cité, Lutèce est alors présentée comme le Paris contemporain, ville lumière, des arts, de l'amour, de la mode et réputée pour sa vie nocturne. Les touristes viennent en masse des autres pays antiques pour y voir un moulin rouge qui propose la visite de la ville pour trois sesterces. C'est la capitale de la mode : dans La Rose et le Glaive, les villageoises sont curieuses de savoir ce qui est à la mode dans la ville (d'où la réponse de Maestria : "Oh vous savez, Lutèce n'est qu'un pari sur l'avenir."). C'est la ville où il faut monter pour connaître une carrière artistique ou faire fortune : dans Astérix et les Normands, Assurancetourix espère bien pouvoir chanter à « l'Olympix ». Les Arvernes y ouvrent des établissements qui vendent du vin et du charbon et les Méridionaux des auberges comme dans l'album La Serpe d'or où un personnage ressemblant au César de Marcel Pagnol tient un établissement nommé Au soleil de Massilia. Les Gaulois sont attachés à leur capitale (dans la réalité Lutèce n'a pas ce statut) et n'hésitent pas à le faire savoir en chanson : ainsi, prisonnier des Goths, le druide Panoramix chante « Revoir Lutèce » et Assurancetourix, dans les prisons de Rome, chante « Menhir montant » parodie de Revoir Paris et Ménilmontant de Charles Trenet (composé pendant l'occupation allemande) ; Maestria, dans La Rose et le Glaive, chante « Lutèce est une blonde », parodie de Ça, c'est Paris de Mistinguett ; pour fêter l'arrivée au Pirée dans Astérix aux Jeux Olympiques le village chante « À Lutèce on l'aime bien Nini peau d'sanglier ! » parodie de Nini peau d'chien d'Aristide Bruant[63].

L'Auvergne et les Auvergnats[modifier | modifier le code]

Dans la série, l'Auvergne et ses habitants sont représentés par les Arvernes. On vient principalement y faire des cures thermales, dans les villes d'Aquae calidae (Vichy) ou Borvo (La Bourboule). Les voyageurs, comme Astérix et Obélix, n'hésitent pas à grimper le Puy de Dôme, où l'air est délicieux. La capitale Nemessos (Clermont-Ferrand) possède une grosse entreprise de fabrication de roues évoquant l'entreprise Michelin. C'est aussi une région avec une forte diversité de spécialités culinaires comme le « bleu d'Arverne », la potée au chou ou encore la saucisse sèche, et à la fin du repas on danse la bourrée. Les habitants ont un accent qui chuinte bien que les nouvelles générations le perdent selon les vieux Arvernes[64]. Les Arvernes n'hésitent pas à quitter leur région pour faire fortune dans la capitale en ouvrant des boutiques de vin et de charbon[63].

La Provence et les Provençaux[modifier | modifier le code]

La Provence représentée dans la série est principalement celle de Marcel Pagnol. Dans l'album Le Tour de Gaule d'Astérix, les deux irréductibles Gaulois vont à Massilia (Marseille) et entrent dans un établissement nommé « Taverne des Nautes » où se joue une partie de cartes avec quatre caricatures tirées du film Marius, adapté de Pagnol. Le tenancier, César Labeldecadix, est la caricature de Raimu jouant le personnage de César. Il râle contre « l'estranger » de Lugdunum qui refuse de boire le « pastix ». À côté se trouve une poissonnerie où la marchande ressemble à Honorine Cabanis, autre personnage de Pagnol. Massilia est la ville de l'exagération, de la bouillabaisse et de la pétanque. L'accent marseillais est caricaturé et les auteurs déforment les sons et le parler provençal[65].

La Corse et les Corses[modifier | modifier le code]

La Corse et ses habitants sont représentés principalement dans l'histoire Astérix en Corse, qui voit Astérix et Obélix voyager sur l'île de beauté. Graphiquement, la Corse dessinée par Uderzo est totalement stéréotypée : l'île est montagneuse, couverte de bois de chênes, châtaigniers et de maquis. Les villages sont faits de maisons en pierres sèches, des vieillards passent leur temps assis sur des bancs, les femmes portent le mezzaro et des cochons sauvages vivent en liberté devant les habitations. Les références à la culture corse sont grandes, notamment au chanteur Tino Rossi : le nom d'Ocatarinetabellatchitchix, le Corse principal de l'histoire, est en référence au refrain de la chanson Tchi tchi et le mot de passe qu'utilisent les pirates et les gaulois est une référence à une autre chanson Vieni vieni. Les références à Napoléon Ier sont aussi très nombreuses : Ocatarinetabellatchitchix est montré à plusieurs reprises dans la stature de Napoléon la main dans le pli de sa pelisse[66], il annonce notamment après la victoire face aux légionnaires romains que pour que les Corses acceptent un empereur, il faudra qu'il soit Corse lui-même[67].

Les stéréotypes corses sont grossis à l'extrême. Les querelles ancestrales et la vendetta sont caricaturées par l'opposition entre le clan Ocatarinetabellatchitchix et Figatellix, dont les origines sont si anciennes qu'on n'en connaît plus la raison exacte, les motifs donnés étant dérisoires et ne concernant même pas un des membres directs du clan[68]. La fierté des Corses est caricaturée par des personnages raides et stoïques, jamais souriants et montrant rarement leurs émotions[69]. Les femmes corses sont représentées comme parfaitement soumises aux hommes du clan : elles restent cloîtrées à la maison, ne pouvant parler en la présence d'homme n'appartenant pas au clan[70]. Dernier stéréotype parodié, la paresse des Corses : Ocatarinetabellatchitchix, relâché par les Romains avant l'attaque des irréductibles Gaulois, refuse d'interrompre sa sieste pour sortir de la cellule ; les druides corses ne cueillent pas le gui dans les arbres mais attendent qu'il tombe, et le chantier de la voie romaine avance au ralenti (ouvert il y a trois ans, il ne compte que quelques dalles)[71]. En réalité, si les noms des Corses se terminent en -ix et si la Corse a des Druides, c'est pour montrer de manière moderne son appartenance à la Gaule, donc à la France, alors qu'en réalité, les Corses ne descendent pas des Gaulois (qui n'ont jamais colonisé l'île) et n'ont par conséquent pas de druides, au sens celtique du terme.

Le reste de la France[modifier | modifier le code]

Les albums de la série mettent en scène un grand nombre d'habitants des différentes régions de France et leurs différences. Ainsi l'Armorique, où se situe le village des irréductibles, est une représentation de la Bretagne moderne. Dans l'histoire Le Fils d'Astérix un des habitants du village plante des menhirs dans un champ, allusion aux menhirs de Carnac ; la région possède déjà un fort patrimoine de chansons et de danses ( « Ils ont des casques ailés, vive les Celtes » chante Assurancetourix parodie de la chanson Ils ont des chapeaux ronds)[72]. La Normandie est parodiée par deux représentations, celle des Normands dans l'album Astérix et les Normands et par les habitants de Rotomagus (Rouen) dans l'album Le Tour de Gaule d'Astérix. Le débarquement des Normands sur les plages gauloises est une double allusion aux invasions viking du Moyen Âge, qui fondent la province en 911, et au débarquement allié sur les plages normandes, lors de la Seconde Guerre mondiale. Ils creusent « de beaux trous normands », référence au fait de boire un verre d'alcool entre les repas. Ils accompagnent tous leurs plats de crème et leur spécialité culinaire est la « crème à la crème »[Cit. 1]. En arrivant en Gaule, ils chantent qu'ils veulent revoir leur Normandie, référence à l'hymne normand Ma Normandie écrit par Frédéric Bérat. Quant aux habitants de Rotomagus, ils fournissent des réponses de Normand aux légionnaires qui poursuivent Astérix et Obélix à base de « P'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non ». La ville de Suindinum (Le Mans) est connue pour sa célèbre course de char à bœufs de vingt-quatre heures[73].

À Nicae (Nice) se trouve « la promenade des Bretons », bordée de palmiers, et les plages de la ville sont remplies de touristes. La spécialité culinaire est la « salade nicaesoise »[74]. Burdigala (Bordeaux) a pour spécialité le vin et les huitres et la célèbre Place des Quinconces est nommée ainsi à la suite des ordres du centurion romain qui exige que ses légionnaires se mettent en quinconce, lors de la bataille contre les habitants de la ville qui protègent la fuite d'Astérix et Obélix[73]. Le Pays basque est représenté par le peuple des Vaccéens, excellents montagnards et guides, qui aident à passer en Hispanie. Leur spécialité culinaire est le « poulet vasconne », parodie du poulet basquaise[75]. Lugdunum est un important foyer de résistance à l'occupation romaine, en référence à la Lyon moderne, ville de résistance et surtout de Jean Moulin. Les légionnaires romains se perdent dans les ruelles de la ville qui rappellent les traboules[76]. Sans oublier les villes surtout représentées par leurs spécialités culinaires dans Le Tour de Gaule d'Astérix : Tolosa (Toulouse) pour la saucisse, Aginnum (Agen) pour ses pruneaux, Camaracum (Cambrai) pour ses bêtises et Durocortorum (Reims) pour son vin pétillant en amphore, dont les bouchons sautent facilement[75].

Dans l'album "La Serpe d'Or", Astérix et Obélix voient les 24 heures du Mans appelé autrefois "Les 24 H de Suindinum"

Autres identités[modifier | modifier le code]

Classes sociales[modifier | modifier le code]

Classes moyennes[modifier | modifier le code]

La classe moyenne est la représentation sociale la plus présente dans la série. Elle est composée d'artisans, de commerçants, d'employés, d'agriculteurs et de fonctionnaires[77]. Les fonctionnaires romains sont représentés à plusieurs reprises dans la série, et parodient l'administration française, comme dans l'histoire Astérix et le Chaudron qui met en scène un collecteur d'impôts dont les phylactères parodient les formulaires administratifs ; les douaniers sont parodiés par des légionnaires romains gardant les frontières et accusant Astérix et Obélix d'importations frauduleuses. Des entreprises nationales comme La Poste ou la banque du Crédit lyonnais (parodié en Crédit Latin) sont aussi mis en scène[78].

Classes populaires[modifier | modifier le code]

Les classes populaires apparaissent rarement dans la série. La classe ouvrière est toutefois représentée dans l'histoire Le Domaine des dieux, par l'intermédiaire des esclaves de toutes nationalités qui coupent les arbres dans la forêt, parodiant le travail de force à la chaine. Le chef des esclaves, Duplicatha, représente le travailleur immigré et le meneur syndical qui négocie les conditions de travail avec le patronat. Évocation aussi à travers le phénicien Epidemaïs, qui à plusieurs reprises au cours de la série trouve des moyens pour exploiter des travailleurs : ainsi dans l'histoire Astérix gladiateur, ses rameurs sont des employés qui n'ont pas bien lu le contrat qu'ils ont signés. De même, dans l'histoire L'Odyssée d'Astérix, il est devenu organisateur de croisière, et ses rameurs des clients partant en croisière. Dernière référence dans l'histoire Le Bouclier arverne, avec l'entreprise de roues présente dans la ville de Nemessos, où des femmes travaillent à graver des catalogues de vente, en parodiant la division et la spécialisation des taches, avec un rythme éprouvant de travail[79].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'image de la Gaule et des Gaulois[modifier | modifier le code]

Dans la série, l'histoire est renversée par les auteurs dès la carte de la Gaule, présente dans chaque ouverture d'album. Tout est fait pour que le lecteur pense à la France moderne, bien que les frontières ne soient pas représentées. Ainsi, la carte centrée sur la France évacue hors cadre la partie allemande et suisse de la Gaule, la Belgique mentionnée au Nord fait une confusion volontaire avec l'État moderne de Belgique. Lutèce est mentionnée sur la carte, représentée comme l'égal de Paris et capitale de la Gaule. Le texte introductif, présent sur la carte, accompagne le lecteur dans le sens de l'identification. Le texte commence par « Nous » pour faire participer le lecteur, puis l'utilisation du présent de l'indicatif sert à casser la distance historique. Ensuite, il prend l'Histoire à contrepied, en renversant les forces et les Romains ont désormais la vie dure. De plus, les Gaulois sont qualifiés d'« irréductibles », donc un gage pour le lecteur qu'ils ne seront jamais vaincus.

Dès la première planche de la série, dans Astérix le Gaulois, l'histoire est parodiée avec la capitulation de Vercingétorix, qui jette ses armes non pas aux pieds de César, mais sur les pieds de César, ce qui le fait bondir de son siège. Le chef gaulois, avec sa forte musculature, domine la scène par rapport au chétif chef romain au crâne dégarni et lançant un fort cri de douleur en recevant les armes sur ses pieds. La scène historique est renversée au profit des Gaulois dont l'honneur sort vainqueur de cette scène. C'est aussi une parodie poussée à l'extrême des livres d'Histoire de la Troisième République, qui glorifiaient Vercingétorix par rapport à Jules César. Dans Le Bouclier arverne, l'histoire est de nouveau renversée avec un nouveau Gergovie pour les romains : Abraracourcix triomphe dans la ville sur le bouclier de Vercingétorix, devant un César qui ne peut que constater son échec. La revanche gauloise est totale et renverse l'histoire en annulant symboliquement Alésia.

Autre symbole de l'Histoire renversée, la paix romaine. Commencée selon les auteurs de la Troisième République après la défaite gauloise d'Alésia, pour pacifier les territoires conquis qui étaient en lutte perpétuelle entre clans, elle apparait dans la série comme de la simple propagande. Au lieu de pacifier, le Jules César de la série ne pense qu'à faire la guerre au minuscule village des irréductibles, qui pourtant ne le menacent pas dans sa puissance. Dans le récit Le Combat des chefs, c'est même le contraire de la paix romaine puisqu'au lieu de pacifier les tribus, il n'hésite pas à les monter les unes contre les autres en poussant le chef Aplusbégalix à se battre contre Abraracourcix pour s'emparer du village des irréductibles. Poussée plus loin dans la parodie, la paix romaine devient la paix gauloise, le mode de vie simple du village à base de rigolade, de loisir et de bonne humeur contamine les camps retranchés aux alentours, qui préfèrent vivre une existence simple enfermée dans leur camp plutôt que de prendre des baffes en exerçant leur mission de soldats censés diffuser la culture romaine. L'exemple le plus probant se trouve dans l'histoire Obélix et Compagnie, qui montre les camps romains totalement dominés par la culture du petit village, où les légionnaires s'occupent des taches ménagères, du jardinage ou les loisirs plutôt que de faire leur devoir de soldat. De plus, la discipline romaine censée être diffusée par la pax romana est tournée en ridicule par les déroutes que subissent continuellement les légions de Rome face aux Gaulois, qui se lancent dans la bagarre dans un désordre général. Les camps romains ou « Camp de César », illustrés par de nombreux lieux-dits, sont pris au pied de la lettre par la série, alors qu'il ne s'agit pour l'archéologie moderne que de traces d'établissements de l'âge de fer (donc gaulois), voire de la période médiévale, dans la majorité des cas. En outre, sur les vestiges des quelques camps romains du Haut Empire, jamais trouvé en France, aucun n'a été mis au jour au nord ouest de la Gaule, où est censée se dérouler l'action[80].

Astérix et la politique[modifier | modifier le code]

Astérix de droite ou de gauche ?[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 1960 et le succès de la série, ses deux auteurs ont toujours refusé toute récupération politique de droite comme de gauche. Ainsi par exemple, Uderzo s'opposa à une affiche du RPR en 1998 ; « Astérix ne doit pas être mêlé à ça » déclara t-il et finalement l'affiche sera modifiée[81]. L'unique entrave à cette règle de ne pas s'occuper de politique fut pour confirmer la neutralité du « petit Gaulois » dans le premier album de l'ère Uderzo, Le Grand Fossé, qui caricature les affrontements partisans en montrant un village gaulois coupé en deux avec deux chefs, élus, l'un, par la partie droite, et l'autre, par la partie gauche, qui revendiquent chacun la pleine gouvernance du village. La droite et la gauche du village étant traitées sur un pied d'égalité, cet album ne permet pas d'attribuer un bord politique à la série, puisque finalement, c'est Comix, le fils d'un des deux chefs, qui prend la tête du village réuni en se mariant avec Fanzine la fille de l'autre chef[82].

Malgré cela, certains médias et auteurs tentent d'analyser la série sous un angle politique, voire de définir son orientation. Ainsi, pour Le Figaro, le druide Panoramix serait de droite car s'occupant, selon ce journal, de fonctions qui sont généralement des priorités d'homme de droite, comme la défense et la santé. Toujours selon ce journal, le barde Assurancetourix, homme de culture et enseignant à ses heures, serait lui de gauche[83]. A contrario, pour Libération, Astérix et les habitants du village gaulois seraient de gauche, en tant qu'« opprimés » luttant contre des « envahisseurs », à quelques nuances près, comme le chauvinisme[84], qui fait dire à l'un deux : « Moi, les étrangers ne me dérangent pas tant qu'ils restent chez eux », (Agecanonix dans Le Cadeau de César).

Selon Nicolas Rouvière - auteur de Astérix ou la parodie des identités et Astérix ou les lumières de la civilisation - les auteurs ont toujours pris soin de ne pas faire de satire partisane, et de brouiller les pistes sur la portée politique de la série, même si, selon lui, elle reste porteuse de certaines valeurs politiques (idéal universaliste par exemple), par le biais de la satire sociétale qu'elle propose[85]. Alors que les auteurs du livre Tintin est-il de gauche ? Astérix est-il de droite ?, concluent à l'instar d'Alain Duhamel - auteur de l'ouvrage Le complexe d'Astérix - que le « petit Gaulois » et ses copains sont inclassables[86].

Une œuvre gaullienne ?[modifier | modifier le code]

Astérix romaniste ?[modifier | modifier le code]

Les historiens sont partagés, surtout pendant la Troisième République, sur l'interprétation à donner de la défaite gauloise face aux légions romaines. Certains comme Camille Jullian pensent qu'elle a détruit une civilisation gauloise viable alors que d'autres comme Ernest Lavisse pensent que la défaite était inéluctable pour faire entrer la Gaule dans la modernité en créant une civilisation gallo-romaine[87]. Les auteurs de la série semblent être de l'avis de ces derniers en faisant jouer à Astérix et au village des irréductibles le rôle de résistant pour l'honneur et non de libérateur de la Gaule. Le but des irréductibles Gaulois est de faire enrager César en l'empêchant d'être maître de l'intégralité du territoire de la Gaule, ainsi que de l'empêcher de s'approprier les symboles de l'indépendance et de la résistance gauloise. Les irréductibles Gaulois savent qu'ils vont être balayés par l'Histoire en même temps que la culture gauloise par rapport à la modernité que représente la République romaine, et ils ne cherchent jamais à empêcher ce processus[88]. Le druide Panoramix en est le premier conscient et dans l'histoire Le Domaine des dieux il dit à Astérix qu'ils n'arriveront jamais à empêcher le cours des choses, mais qu'ils ont encore le temps[89].

Entre le village des irréductibles Gaulois et la République romaine, les relations sont parfois ambiguës. S'ils n'hésitent pas à flanquer une bonne rouste aux légionnaires romains et empêcher toute annexion de leur village, ils font échouer à plusieurs reprises des complots de centurions romains pour renverser Jules César, comme dans les albums Astérix le Gaulois ou Le Devin. Ils luttent en plus contre les fonctionnaires corrompus ou mafieux de la République : ainsi dans l'histoire La Serpe d'or, ils font tomber le préfet romain de Lutèce, chef d'un réseau de trafiquants de serpes d'or. Dans l'album Astérix chez les Helvètes, ils combattent l'administration corrompue de Genava et Condate et sauvent même le questeur romain, empoisonné par un gouverneur de Condate alors qu'il essayait de récolter les impôts de la province détournés par ce même gouverneur. Dans l'album Astérix aux Jeux olympiques, il offre même sa palme olympique à un athlète romain, ce qui sauve l'honneur de la République aux Jeux Olympique[90]. En fait, pour les irréductibles Gaulois, la véritable menace sont les barbares représentés par les Goths et les Normands[évasif]. Ils combattent toute intrusion en Gaule et par conséquent dans la République romaine, là où les légionnaires romains se trouvent complètement incompétents. Par là même ils renforcent le pouvoir romain[88].

Personnages[modifier | modifier le code]

Principaux personnages[modifier | modifier le code]

Astérix[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Astérix (personnage).

Astérix est un guerrier gaulois et le héros de la série. Il apparaît dès la première planche de la première histoire[91], où déjà il porte son habit composé d'un haut noir, d'un pantalon rouge et un casque agrémenté de deux plumes qui selon leurs orientations révèlent son humeur[92]. Petit et mince, Astérix est physiquement loin des stéréotypes des héros de bande dessinée de l'époque[réf. nécessaire]. Au début, Albert Uderzo voulait le dessiner grand et fort, mais le scénariste René Goscinny souhaitait absolument un anti-héros qui ait un physique marrant[93]. Les auteurs souhaitaient qu'il soit teigneux[Informations douteuses], intelligent et débrouillard afin de coller à la caricature du Français moyen[94]. Son nom commence par la lettre « A » afin, selon les auteurs, d'être référencé au début des futures encyclopédies de bande dessinée. Un pseudo-suffixe -ix est ajouté en référence au chef gaulois Vercingétorix[91].

Astérix est né en 85 avant J.-C., le même jour que son ami Obélix. Cette révélation est tardive et contradictoire. C'est en effet en 2001 avec l'album Astérix et Latraviata qu'est célébré l'anniversaire commun des deux amis ; alors que précédemment dans l'album Obélix et compagnie, en 1976, l'anniversaire du seul Obélix est fêté. Le père d'Astérix s'appelle Astronomix et sa mère Praline. Tous deux tiennent une boutique de souvenirs à Condate avec les parents d'Obélix, (eux aussi apparaissent tardivement - album Astérix et Latraviata). Astérix est célibataire sans enfant et a un cousin germain breton, Jolitorax[93].

Obélix[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Obélix.

Obélix est un livreur de menhirs et meilleur ami d'Astérix. Tombé dans la marmite de potion magique quand il était petit, ses effets sont maintenant permanents chez lui[95]. Il apparaît pour la première fois dès la première planche de la première histoire[96] où il porte déjà des braies à raies verticales blanches et bleues et le torse nu, habit qu'il porte tout au long de la série à quelques exceptions près [97]. Son nom vient, comme celui d'Astérix, d'un signe typographique, l'obèle[95]. Il est ajouté dans la série par Albert Uderzo qui souhaitait un personnage grand et fort, après le refus de René Goscinny qu'Astérix ait ce physique de superhéros ; stéréotype auquel ne correspond toutefois pas non plus Obélix qui est aussi gros et doté d'un appétit jamais satisfait. Dans la première histoire, il apparaît de manière anecdotique, mais prend de l'importance dès le deuxième album La Serpe d'or, au point d'être considéré comme le co-héros de la série. Ce grand amateur de chasse aux sangliers, de bagarres (notamment avec les Romains dont il « est le cauchemar » - album Astérix en Corse) et de copieux et interminables festins, est aussi susceptible, (qu'on le traite de « gros » et aussitôt fuse sa colère, le plus souvent accompagnée de « baffes »), romantique et sensible[98], comme son petit chien Idéfix, il ne supporte pas qu'on maltraite les arbres et il voue un amour déçu et secret à la belle Falbala.

Obélix est né en 85 avant J.-C., le même jour que son ami Astérix. Son père s'appelle Obélodalix et sa mère Gélatine. Tous deux tiennent une boutique de souvenirs à Condate avec les parents d'Astérix. Il a un cousin germain Lutécien, Amérix, qui fabrique des serpes d'or. Il n'a apparemment pas d'enfant mais Goscinny et Uderzo lui ont tout de même imaginé un descendant nommé Obélisc'h qui vit au XXe siècle[99].

Idéfix[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Idéfix.

Idéfix est le chien d'Obélix. Il apparaît pour la première fois dans la planche neuf de l'histoire Le Tour de Gaule d'Astérix, où il suit les deux héros tout au long de leur périple dans la Gaule sans que ceux-ci y prêtent attention[94] jusqu'à la dernière planche où Obélix le remarque et lui donne un os. Sans nom, un concours est alors lancé dans le journal Pilote pour lui en trouver un. Idéfix est choisi, car il est le nom le plus cité par les lecteurs (quatre) et correspond à l'"idée fixe" qui le mène depuis Lutèce: récupérer l'os du jambon acheté dans la boucherie par les deux héros[100]. Idéfix est un petit chien blanc dont la race est indéterminée, qui adore les os et les arbres. Il a cinq chiots depuis l'histoire Astérix et Latraviata[101]. Contrairement à d'autres animaux mis en scène par René Goscinny[précision nécessaire], Idéfix s'exprime exclusivement par des aboiements, on ne le voit jamais parler et ses pensées sont exclusivement imagées. Seules exceptions : dans l'album Astérix chez Rahàzade, Idéfix pense : « Et ça se dit poète !… » et dans l'album Astérix et la rentrée gauloise où il parle avec les poules sans aboiement et répond par des mots à une question d'Obélix, (alors qu'Astérix n'entend rien d'autre que des aboiements)[94].

Panoramix[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Panoramix.

Panoramix est le druide du village, c'est lui qui prépare les potions dont celle qui rend invincible. C'est l'un des personnages clefs de la série, car c'est de lui que dépend la survie du village gaulois. Il apparaît pour la première fois dans la troisième planche de la première histoire intitulée Astérix le Gaulois, il porte déjà son uniforme composé d'un habit blanc et d'une cape rouge. Il a aussi une longue barbe blanche et une serpe en or qui lui permet de cueillir le gui. Son nom vient de « Panoramique », un vaste paysage[102].

Abraracourcix[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abraracourcix.

Il est le chef du « village des fous ». Il apparaît pour la première fois dès la sixième planche de la première histoire de la série. Son nom provient de l'expression « tomber sur quelqu'un à bras raccourcis » qui signifie attaquer violemment en pliant ses bras. Bien qu'il soit le chef et un ancien guerrier qui a notamment participé à la bataille d'Alésia, il ne semble toutefois pas à la hauteur de son rôle et la plupart des décisions importantes sont prises par Astérix ou Panoramix[103]. Néanmoins, il possède certaines compétences de chef, se tenant parfaitement au courant de la situation politique extérieure[104].

Il est marié avec Bonemine et est le fils de l'ancien chef du village, ce qui laisserait supposer que la transmission du titre de chef se fait héréditairement, mais le fait qu'il n'ait pas d'enfant ne semble pas poser de problème de succession aux habitants du village[105]. Il a aussi un frère, Océanix, qui vit à Lutèce et un neveu, Goudurix, ainsi qu'un beau-frère, Homéopatix, qu'il déteste pour son côté nouveau riche de Lutèce et une belle-sœur, Galantine[106].

Assurancetourix[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Assurancetourix.

Barde du village dont le chant est peu apprécié ; il peut jouer mais pas chanter, sa voix provoque bien des catastrophes. Au gré des albums, elle fait tour à tour : tourner le lait, pleuvoir, crée des effets de paniques, (…) et lui vaut d'être régulièrement assommé, notamment par Cétautomatix, pour qu'il se taise. Elle a aussi pour conséquence de le priver généralement de participer au banquet final, où on le voit régulièrement attaché et surtout bâillonné.

Jules César[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jules César (Astérix le Gaulois).

Jules César est un consul romain, conquérant de la Gaule, et irrité par la résistance du village de fous. Il s'agit d'une représentation du personnage historique éponyme qui apparaît pour la première fois dès la première planche de la première histoire[107]. Physiquement, il possède alors un visage rond et un nez long et droit, mais à la fin de l'album son physique a changé spectaculairement puisqu'il possède désormais un visage fin et un nez toujours long, mais cette fois cassé[108]. Il a un fils avec Cléopâtre nommé Césarion et un fils adoptif, Brutus[109].

La figure du personnage historique est respectée puisqu'il n'est jamais atteint physiquement par les coups, ni menacé dans sa fonction par les irréductibles Gaulois[110]. Il est néanmoins souvent malmené, ses célèbres citations latines sont fréquemment détournées et parodiées par les auteurs[109], sa façon de parler à la troisième personne est moquée, ainsi que sa préoccupation à vouloir tenir une grande place dans l'Histoire comme un homme digne en le faisant perdre son sang froid dans certaines situations où il n'arrive pas à se faire craindre et respecter[111]. Toutefois, finalement, sa stature de personnage historique est toujours rétablie en mettant plusieurs fois sa clémence en avant[112].

Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

Le « village des fous »[modifier | modifier le code]

Les membres importants du village sont représentés par un corps de métier. Cétautomatix est le forgeron, il apparaît pour la première fois dans la planche onze de la première histoire, mais il a alors un physique totalement différent. Sa forme graphique définitive apparaît dans l'histoire Astérix et les Normands[113] après moult transformation physique (il apparaît avec un physique différent dans chaque album)[114]. Il a la particularité d'être un critique musical et culinaire brutal qui tape à chaque fois sur Assurancetourix pour l'empêcher de chanter ou sur Ordralfabétix quand il juge à l'odeur les poissons pas assez frais[113]. Ce dernier est le poissonnier du village, il apparaît pour la première fois dans la première planche de l'histoire Astérix en Hispanie[115]. Il est créé par les auteurs afin de donner une bonne raison aux gaulois de se bagarrer, les poissons semblant être la meilleure solution. De ce fait la qualité de ses poissons, qu'il importe de Lutèce (alors que le village est au bord de la mer), est source de beaucoup de conflit dans le village. Son nom vient de « ordre alphabétique »[116].

Le village comporte aussi des femmes, à commencer par Bonemine, la femme du chef qui apparaît pour la première fois dans l'histoire Le Bouclier arverne. Elle se considère comme « la première dame du village » et elle n'hésite pas à en abuser auprès des autres dames du village, elle est aussi très dirigiste auprès de son mari, Abraracourcix[117].

  • Agecanonix, le doyen du village, marié à une jeune femme que l'on connaît sous le nom de madame Agecanonix ;
  • Ordralfabétix, poissonnier dont la fraîcheur des poissons est régulièrement mise en cause, ce qui le met en colère et génère habituellement des bagarres entre villageois ;
  • Iélosubmarine, poissonnière, épouse d'Ordralfabétix ;

Autres Gaulois[modifier | modifier le code]

Falbala est une Gauloise qui étudie à Condate et la fille de Plantaquatix, un villageois[118]. Elle apparaît pour la première fois dans la première planche de l'histoire Astérix légionnaire[119]. Très belle, elle fait tomber sous son charme Obélix qui devient « amoureux fou ». Plus tard c'est Astérix qui succombera à un baiser. Elle est fiancée à Tragicomix[118], un jeune homme qui apparaît lui aussi pour la première fois dans l'histoire Astérix légionnaire. Il tient un commerce de location de chars et de chevaux à Condate, mais est aussi enrôlé de force dans les légions romaines[120]. Le cousin d'Obélix, apparaît dans l'histoire La Serpe d'or et se nomme Amérix. Il fabrique des serpes à Lutèce, mais il est enlevé par Avoranfix. Ce dernier dirige un réseau de trafic de serpes qu'il vend à prix d'or[121] avec son homme de main, Lentix[122]. Dans l'histoire Le Tour de Gaule d'Astérix, plusieurs gaulois apparaissent pour aider Astérix et Obélix, Beaufix de Lugdunum, Changéledix capitaine de navire à Burdigala[123], Labeldecadix surnommé « César » tenancier à Massilia[124], Quatrédeusix de Divodurum[125] et Odalix d'Aginum vont au contraire trahir leurs compatriotes en tentant de vendre Astérix et Obélix aux Romains[126]. Goudurix est le neveu d'Abraracourcix qui apparaît notamment dans l'histoire Astérix et les Normands, très peureux, il est enlevé par les normands pour le faire voler en le lançant du haut d'une falaise, comme, parait-il, « la peur donne des ailes », et qu'ils ignorent la peur, ces derniers veulent en percer le secret. Il est une caricature des jeunes yéyés à la mode dans les années 1960[127].

Les Romains[modifier | modifier le code]

Le premier romain à avoir un rôle important est Caius Bonus dans la première histoire de la série. Il est le centurion du camp de Petibonum. Il rêve de prendre la place de César ; pour réaliser son ambition il fait enlever Panoramix pour s'emparer de la potion magique. Accompagné de son aide de camp, Marcus Sacapus[128], il envoie le légionnaire Caligula Minus espionner dans le village d'Astérix déguisé en Gaulois[129]. Gracchus Pleindastus est le préfet de Lutèce dans l'histoire La Serpe d'or, mais aussi le chef du trafic de serpe qui sévit dans la ville[130]. Caligula Alavacomgetepus est le préfet des Gaules dans Astérix gladiateur. Il a pour idée de rapporter un irréductible Gaulois comme cadeau à Jules César[131]. Il confie cette mission à Gracchus Nenjetépus, alors centurion de Petibonum. D'abord perplexe, celui-ci décide de s'acquitter de sa tâche en faisant capturer le barde Assurancetourix. Ce personnage est également présent dans l'album Le Tour de Gaule d'Astérix[132]. Caius Obtus est un organisateur des jeux du cirque, peu apprécié par Jules César[133]. Son second, Briseradius, est un dresseur de gladiateurs. Chargé de former Astérix et Obélix, il démissionne rapidement[134]. Parmi les personnages de l'épisode Le Tour de Gaule d'Astérix apparaissent plusieurs romains chargés d'arrêter Astérix et Obélix à la suite du pari conclu avec Lucius Fleurdelotus, l'envoyé spécial de Jules César[124] : Encorutilfaluquejelesus le préfet de Lugdunum[135], Quintilius légionnaire romain de Camarucum, Plexus et Radius, deux brigands qui détroussent Astérix et Obélix et qui se font capturer par erreur par une patrouille romaine[126], Yenapus préfet de Tolosa[136]. Dans l'album Astérix et Cléopâtre, Jules César confie la mission de détruire le palais d'Alexandrie au général Chorus[137].

Marcus Junius Brutus est un personnage historique souvent représenté dans la série. Dans les premières histoires, il est représenté comme un peu bête, effacé par Jules César. Il sert alors aux auteurs pour faire des clins d'œil à la grande histoire. Dans la suite, le personnage évolue. Ainsi, dans Le Fils d'Astérix, il devient un « dévoyé sans scrupules »[138].

Dans bon nombre d'albums de la série, les haut gradés romains sont corrompus et cherchent à renverser César.

Autres[modifier | modifier le code]

Les pirates[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les pirates (Astérix).

Les pirates sont une bande qui parcourt les mers pour dévaliser des navires. Elle est composée du chef Barbe Rouge[139], de la vigie noire Baba, qui ne prononce pas les « r »[131], et de Triple-Patte dont le rôle est de prononcer des citations latines avant et après le naufrage ; il possède aussi une jambe de bois[140]. D'autres membres d'équipage dont les noms sont inconnus apparaissent ; le fils de Barbe-rouge nommé Erix fait une incursion dans l'histoire Le Tour de Gaule d'Astérix avant de disparaître complètement, laissé comme caution par son père pour acheter un nouveau bateau[141]. Il s'agit d'une parodie de la série Barbe-Rouge de Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon qui parait en même temps dans Pilote. Il s'agit d'un comique de répétition dans la série, puisque dans pratiquement chaque grande histoire le bateau est coulé par les Gaulois. Ils apparaissent pour la première fois dans la planche onze de l'histoire Astérix gladiateur[139].

Les Goths[modifier | modifier le code]

Ils apparaissent dans l'histoire Astérix et les Goths. Le chef des Wisigoths, Téléféric, souhaite s'emparer de la potion magique pour conquérir les territoires des Ostrogoths, puis la Gaule et République romaine. Sa seconde préoccupation est d'offrir des divertissements à son peuple[142]. Il communique avec les Gaulois par l'intermédiaire du traducteur Cloridric, un homme lâche et fourbe qui lui ment en lui faisant croire que Panoramix va lui livrer très bientôt le secret de la potion magique. Il va ensuite devenir le chef suprême des Goths lors des « guerres astérixiennes »[143], qui est une stratégie d'Astérix de donner de la potion magique aux Goths afin qu'ils se battent entre eux et oublient leur plan d'envahir la Gaule. Elle va mettre en scène notamment, le clochard Casseurdebric[144], Electric[145], Liric[146], Passmoilcric[147] ou encore Satiric[148]. Coudetric est un chef Goths qui va capturer Panoramix lors du concours annuel des druides[149].

Les Phéniciens[modifier | modifier le code]

Le phénicien le plus emblématique de la série est le marchand Epidemaïs, il apparaît pour la première fois dans l'histoire Astérix Gladiateur où il embarque alors Astérix et Obélix sur son bateau pour Rome. Il a une étrange conception de l'entreprise puisqu'il exploite ses associés, qui sont chargés de ramer, car ils ont mal lu le contrat d'association avant de le signer. Il apparaît aussi dans l'album L'Odyssée d'Astérix où il conduit les héros vers la Mésopotamie[138].

Les Égyptiens[modifier | modifier le code]

Les Égyptiens apparaissent essentiellement dans l'histoire Astérix et Cléopâtre, la reine Cléopâtre VII est un personnage historique, les auteurs vont caricaturer son caractère, ainsi elle est fortement colérique, moqueuse, excentrique, mais aussi juste et reconnaissante, son nez est source de gag et de bons mots inspirés par la phrase de Blaise Pascal. Elle réapparaît dans l'histoire Le Fils d'Astérix[150]. À la suite d'un pari avec César elle confie la construction d'un palais à l'architecte Numérobis qui va faire appel à son ami Panoramix pour réussir dans les temps. Son scribe s'appelle Misenplis[151]. Son rival Amonbofis va tout faire pour l'en empêcher avec son complice Tournevis[152]. César possède un espion égyptien nommé Ginfis qui va lui faire des rapports réguliers[153].

Les Bretons[modifier | modifier le code]

Les Bretons apparaissent dans l'histoire Astérix chez les Bretons. Le personnage principal est Jolitorax, cousin germain d'Astérix venu en Gaule pour demander l'aide des irréductibles gaulois[154]. Les autres personnages de son village sont le Calédonien Mac Anotérapix, l'Hibernian O'Torinolaringologix[155] et le chef Zebigbos[156]. Cassivellaunos est un personnage historique, chef breton lors de l'invasion par Rome[157]. Ipipourax est un joueur de rugby de Camulodunum soigné avec de la potion magique au cours du match[157]. Relax est un aubergiste qui cache le trio recherché par les romains[158], son cousin est Surtax[156].

Les Normands[modifier | modifier le code]

Les Normands sont présents dans l'histoire Astérix et les Normands ils sont les ancêtres imagés des vikings. Le chef est Olaf Grossebaf, il souhaite envahir la Gaule pour connaître la peur qui d'après lui donne des ailes[159]. Mataf est la vigie du drakkar normand[160]. Dactilograf et Sténograf sont chargés de lancer Goudurix du haut de la falaise pour le faire voler[127].

Publications[modifier | modifier le code]

Historique des publications d'Astérix[modifier | modifier le code]

La série naît en même temps que le journal Pilote puisqu'elle fait sa première apparition dans le premier numéro du journal du 29 octobre 1959 avec l'histoire Astérix le Gaulois. La série paraît dans le journal au rythme d'une à deux pages par semaine jusqu'au no 38 du 14 juillet 1960[161]. L'année suivante cette histoire est publié en album, le premier de la série[162]. La série fait rapidement son retour dans l'hebdomadaire avec la publication de la seconde histoire La Serpe d'or à partir du no 42 du 11 août 1960 jusqu'au no 74 du 23 mars 1961[161] (en album en 1962[162]). Au rythme d'une histoire par an, Astérix et les Goths commence sa publication dans le no 82 jusqu'au no 122[161].

Albums[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des publications d'Astérix.

Détail avec nombre d'exemplaires[modifier | modifier le code]

Succès mondial[modifier | modifier le code]

Sur les 350 millions d'albums vendus[167], on estime à 130 millions ceux vendus dans les pays francophones, à 120 millions en Allemagne, 23 millions au Royaume-Uni ainsi qu'aux Pays-Bas, à 24 millions en Espagne et les autres pays hispanophones, à 5 millions en Suède, à 5,5 millions en Italie et au Portugal, à 4 millions pour la Finlande, la Norvège et le Danemark, à 7 millions en Grèce, à 3 millions au Brésil et à 1,5 millions en Pologne[168]. On remarque l'absence des États-Unis où le héros n'a jamais percé malgré une tentative de traduction.

Astérix a ainsi été traduit en 107 langues selon les éditions Albert-René (112 si on y ajoute quatre éditions pirate en lituanien, mandarin, cinghalais et thaï, ainsi qu'une publication d'Obélix et Compagnie en groenlandais sous forme de feuilleton dans le quotidien Atuagagdliutit en 1981 et 1982). Les albums sont d'abord traduits par une personne vers la langue de destination, puis retraduits par une autre en français et relus par Albert Uderzo et René Goscinny pour s'assurer du bon niveau de la traduction[réf. nécessaire].

Plusieurs albums ont été traduits dans des langues régionales ou minoritaires. En France, l'album « La rentrée gauloise » a été traduit dans 6 langues régionales, mais c'est en Allemagne qu'on trouve le plus grand nombre de traductions dans des parlers régionaux (65 albums et 29 dialectes)[169].

Asterix a également été traduit en latin avec l'album Le ciel lui tombe sur la tête (Caelum in caput ejus cadit)[170].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

De nombreux dessinateurs, auteurs, stylistes ont rendu hommage à Astérix. Il y a, parmi tant d'autres :

Exposition[modifier | modifier le code]

Astérix a fait l'objet d'une exposition à Bruxelles en 2005, intitulée « Le monde-miroir d’Astérix »[171],[172].

Du 16 octobre 2013 au 19 janvier 2014, se tient à la Bibliothèque nationale de France une exposition[173], qui fait notamment suite au don de planches originales de trois albums d'Astérix qu'a fait Albert Uderzo à la BNF[174]. Cette rétrospective coordonnée par Carine Picaud, conservatrice à la réserve des livres rares, sera accompagnée d'un ouvrage coédité par la BNF et Hazan : Astérix de A à Z[175]. La BNF pourrait recevoir un don de toutes les planches toujours en possession d'Albert Uderzo (il y en aurait environ 1200)[176]

En parallèle, une autre exposition, intitulée "Astérix s'affiche à Bercy Village !", se tient à Bercy Village du 4 octobre 2013 à mi-janvier 2014[177].

Collection[modifier | modifier le code]

Le collectionneur Marc Jallon, expert en arts[178] et grand amateur de bande dessinée et d'Astérix[179], a rassemblé environ 11 000 références[180] (produits, objets, gadgets, liés à l’œuvre d'Albert Uderzo[181]). Cette collection est désormais propriété de la fille d'Albert Uderzo : Sylvie.

Dans la littérature historique[modifier | modifier le code]

  1. "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Gaulois sans jamais oser le demander à Astérix" par David Louyot (Acropole, 2011).

Monnaie[modifier | modifier le code]

La Monnaie de Paris a frappé en octobre 2013 trois pièces "Astérix"[182] :

Aux enchères[modifier | modifier le code]

« Les planches originales de la bande dessinée Astérix sont très rares sur le marché et sont saluées par des enchères de très haut niveau », explique Kapandji Morhange aux Echos. Quelques exemples[183],[184] :

Adaptations[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Deux Romains en Gaule (1967)

Au cinéma[modifier | modifier le code]

La bande dessinée a eu plusieurs adaptations cinématographiques :

Dessins animés[modifier | modifier le code]

  1. Astérix le Gaulois (1967)
  2. Astérix et la serpe d'or, produit dans la foulée du précédent sans l'accord des auteurs qui exigèrent qu'il soit détruit[188].
  3. Astérix et Cléopâtre (1968)
  4. Les Douze Travaux d'Astérix (1976)
  5. Astérix et la Surprise de César (1985)
  6. Astérix chez les Bretons (1986)
  7. Astérix et le Coup du menhir (1989)
  8. Astérix et les Indiens (1994)
  9. Astérix et les Vikings (2006)
  10. Astérix : Le Domaine des dieux 3D (2014)[189]

Films[modifier | modifier le code]

Adapter Astérix au cinéma est une idée de longue date. Les premiers projets, avortés, imaginaient Louis de Funès dans le rôle du petit Gaulois. Finalement, il a fallu attendre les années 1990 et l'impulsion du producteur Claude Berri, poussé par son fils (Thomas Langmann) et par Sylvie Uderzo (alors Directrice générale aux Éditions Albert René)[190], pour que le projet soit réellement lancé. Quatre films sont sortis à ce jour.

  1. Astérix et Obélix contre César (1999) de Claude Zidi avec Christian Clavier (Astérix), Gérard Depardieu (Obélix), Roberto Benigni (Tullius Détritus)
  2. Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002) d'Alain Chabat avec Christian Clavier (Astérix), Gérard Depardieu (Obélix), Jamel Debbouze (Numérobis)
  3. Astérix aux Jeux Olympiques (2008) de Frédéric Forestier, Thomas Langmann avec Clovis Cornillac (Astérix), Gérard Depardieu (Obélix), Benoît Poelvoorde (Marcus Junius Brutus), Alain Delon (Jules César)
  4. Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté (2012) de Laurent Tirard avec Édouard Baer (Astérix), Gérard Depardieu (Obélix)

Certains personnages changent d'interprète à chaque film : Panoramix fut incarné dans l'ordre par Claude Piéplu, Claude Rich, et Jean-Pierre Cassel ; Jules César par Gottfried John, Alain Chabat, Alain Delon et Fabrice Luchini. Le héros à moustaches jaunes, lui, fut incarné par Christian Clavier dans les deux premiers films, par Clovis Cornillac dans le troisième et c'est Édouard Baer qui l'interprète dans le quatrième. Seul Gérard Depardieu conserve le rôle d'Obélix durant les quatre films.

Box-office Astérix[modifier | modifier le code]

Box office des films et dessins animés Astérix
Class. Titre Année Réalisateur Box-Office France
Dessins animés
1. Astérix le Gaulois 1967 Ray Goossens 2 415 230 entrées
2. Les Douze Travaux d'Astérix 1976 Albert Uderzo, René Goscinny 2 202 481 entrées
3. Astérix et Cléopâtre 1968 Albert Uderzo, René Goscinny 1 951 615 entrées
4. Astérix chez les Bretons 1986 Pino Van Lamsweerde 1 724 770 entrées
5. Astérix et la Surprise de César 1985 Gaetan Brizzi, Paul Brizzi 1 704 226 entrées
6. Astérix et le Coup du menhir 1989 Philippe Grimont 1 442 311 entrées
7. Astérix et les Vikings 2006 Stefan Fjeldmark, Jesper Møller 1 374 027 entrées
8. Astérix et les Indiens 1994 Gerhard Hahn 1 059 709 entrées
Films
1. Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre 2002 Alain Chabat 14 559 509 entrées
2. Astérix et Obélix contre César 1999 Claude Zidi 8 948 624 entrées
3. Astérix aux Jeux Olympiques 2008 Thomas Langmann, Frédéric Forestier 6 817 803 entrées
4. Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté 2012 Laurent Tirard 3 820 404 entrées
Total 48 020 709 entrées

Jeux de société[modifier | modifier le code]

Les aventures d'Astérix ont inspiré de nombreux jeux de société de plusieurs sortes (parcours, quizz…). Le premier en date, Astérix et la potion magique, de type jeu de hasard raisonné, a été édité par la société Noël en 1967.

Parc de loisirs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc Astérix.

La bande dessinée a inspiré un parc de loisirs, le Parc Astérix, situé dans l'Oise.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Les aventures d'Astérix ont fait l'objet de nombreuses adaptations en jeu vidéo sur différentes plateformes :

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Ouvrages
  • Olivier Andrieu (préf. Anne Goscinny), Le Livre d'Astérix le Gaulois, Éditions Albert René,‎ 1999, 23 cm x 32 cm, 144 p. (ISBN 2-86497-133-X)
  • Aymar du Chatenet (dir.), Le Dictionnaire Goscinny, Milan, JC Lattès,‎ septembre 2003, 1247 p. (ISBN 2-7096-2313-7)
  • Bernard de Choisy, Denis Clauteaux et Marc Jallon, Le monde miroir d'Astérix, Paris, les Éd. Albert René,‎ 2005, 239 p. (ISBN 2-86497-187-9)
  • Patrick Gaumer, Les années Pilote, Pantin, Dargaud,‎ février 1996, 303 p. (ISBN 2-205-04382-X)
  • Patrick Gaumer et Guy Vidal, René Goscinny - Profession : Humoriste, Pantin, Dargaud,‎ 1997, 115 p. (ISBN 2-205-04670-5)
  • René Goscinny, René Goscinny raconte les secrets d'Astérix, Paris, le Cherche midi, coll. « Le sens de l'humour »,‎ 2014 (ISBN 978-2-7491-3327-0).
  • Marie-Ange Guillaume et José-Louis Bocquet, Goscinny : Biographie, Paris, Actes sud,‎ novembre 1997, 289 p. (ISBN 2-7427-1472-3)
  • Marc Jallon, Toutastérix, Paris, Ifrane éd.,‎ 1994, 69 p. (ISBN 2-84153-002-7)
  • Philippe Lanoë, À la rencontre de... Astérix : Astérix in Britain, Marseille, Bédésup,‎ février 1991, 266 p.
  • Dominique Poncet, Uderzo Goscinny : la recette de la potion magique, Hazard Edizioni,‎ 2000, 95 p. (ISBN 9788886991377)
  • Nicolas Rouvière, Astérix ou les lumières de la civilisation, Vendôme, PUF,‎ janvier 2006, 228 p. (ISBN 2-13-055265-X)
  • Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités, Paris, Flammarion, coll. « Champs » (no 763),‎ janvier 2008, 337 p. (ISBN 978-2-08-120926-8)
  • Numa Sadoul, Astérix & Cie… : Entretiens avec Uderzo, Luçon, Hachette,‎ mars 2001, 239 p. (ISBN 978-2-01-210110-4)
  • André Stoll, Astérix : l'épopée burlesque de la France, Complexes/PUF,‎ 1978
  • Collectif, Ils sont fous... d'Astérix : un mythe contemporain, Éditions Albert-René,‎ 1997 (ISBN 2864971135).
  • Collectif, Trésors de la bande dessinée : BDM, Villorba, Editions de l'Amateur,‎ octobre 2008, 1295 p. (ISBN 978-2-85917-491-0)
Numéros hors-série

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ensemble, avant Astérix, ils avaient notamment créé les séries Oumpah-Pah et Jehan Pistolet.
  2. Ce n'est pas la première fois que les irréductibles Gaulois font cause commune avec un Romain. Déjà dès la première aventure, Astérix le Gaulois ils mettent à mal le projet d'un centurion voulant s'emparer de la potion magique pour fomenter un coup d'État contre Jules César ; dans Astérix légionnaire, ils lui offrent la victoire contre Scipion ; et dans Astérix aux Jeux olympiques, Astérix offre sa palme au légionnaire athlète et à son Centurion entraîneur pour qu'ils échappent à la colère de César après leurs échecs.

Citations[modifier | modifier le code]

  1. Le chef Normand à Astérix : « Pour vous remercier selon la tradition normande, nous allons vous offrir un grand festin, (...), Vous gouterez le fin du fin de la cuisine normande de la crème à la crème ! » Astérix et les Normands, p.45.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les années Pilote, p. 23
  2. Les années Pilote, p. 60
  3. Goscinny : Biographie, p. 114
  4. Goscinny : Biographie, p. 115
  5. Goscinny : Biographie, p. 116
  6. Les années Pilote, p. 67
  7. Goscinny : Biographie, p. 119
  8. Goscinny : Biographie, p. 120
  9. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 23
  10. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 22
  11. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 24
  12. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 25
  13. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 26
  14. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 27
  15. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 28
  16. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 29
  17. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 30
  18. Astérix ou les lumières de la civilisation, p. 148
  19. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 32
  20. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 33
  21. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 34
  22. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 35
  23. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 39
  24. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 36
  25. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 37
  26. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 38
  27. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 40
  28. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 41
  29. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 42
  30. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 43
  31. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 44
  32. http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/culture/livre/asterix-en-32-albums-commentes-par-uderzo_827246.html?p=25
  33. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 45
  34. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 46
  35. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 47
  36. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 48
  37. a et b Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 49
  38. Le Figaro : Astérix l'irréductible, p. 51
  39. "C'était ma première idée. Je suis même allé voir un notaire en ce sens." Albert Uderzo : "Je pense avoir mérité un peu de repos", Le Monde, 3 février 2013
  40. "J'avais oublié de demander à Anne Goscinny (la fille de René) ce qu'elle en pensait. Je m'étais fourvoyé, c'était une décision qui ne m'appartenait pas. Comme Anne n'a pas émis de réserve, on continue." Albert Uderzo : "Je pense avoir mérité un peu de repos", Le Monde, 3 février 2013
  41. Les coulisses du prochain Astérix... 1/6, Le Monde, 12 août 2013
  42. Albert Uderzo : Astérix "appartient à ses lecteurs", Le Monde, 1er février 2013
  43. a et b AFP, « Astérix change encore de dessinateur », sur lefigaro.fr,‎ 10 octobre 2012 (consulté le 10 octobre 2012)
  44. Olivier Delcroix, « Jean-Yves Ferri va reprendre Astérix », sur lefigaro.fr,‎ 26 sept. 2011 (consulté le 9 octobre 2012)
  45. Ça barde chez les Uderzo !, M le magazine du Monde, 27 décembre 2013.
  46. Beaux Arts hors-série no 7 p. 90 à 93
  47. Beaux Arts hors-série no 7 p. 84 à 87
  48. Michel Reddé, L'armée romaine en Gaule, éditions errance 1996. p. 178-183.
  49. a et b Astérix a 50 ans ! Les secrets de la potion magique, p. 50
  50. Astérix a 50 ans ! Les secrets de la potion magique, p. 51
  51. a et b Astérix a 50 ans ! Les secrets de la potion magique, p. 47
  52. Astérix a 50 ans ! Les secrets de la potion magique, p. 52
  53. Astérix a 50 ans ! Les secrets de la potion magique, p. 54
  54. Astérix a 50 ans ! Les secrets de la potion magique, p. 57
  55. a et b Nicolas Rouvière, Astérix ou les lumières de la civilisation p. 18
  56. Nicolas Rouvière, Astérix ou les lumières de la civilisation p. 52-53
  57. Nicolas Rouvière, Astérix ou les lumières de la civilisation p. 27-28
  58. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 76
  59. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 79
  60. Nicolas Rouvière, Astérix ou les lumières de la civilisation, p. 58 et 59
  61. Nicolas Rouvière, Astérix ou les lumières de la civilisation p. 59, 60
  62. Nicolas Rouvière, Astérix ou les lumières de la civilisation p. 60
  63. a et b Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités ps 112 et 113
  64. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 114
  65. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités ps 115-116
  66. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 137
  67. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 138
  68. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 139
  69. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 140
  70. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 141
  71. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 145
  72. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 119
  73. a et b Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 120
  74. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 115
  75. a et b Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 121
  76. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 122
  77. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 157
  78. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 159
  79. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 158
  80. Michel Reddé, Ibidem
  81. http://www.youtube.com/watch?v=UsIpEtF6QaA
  82. Alexis Brézet, Le Figaro Hors-série no 21, p. 56 et 57
  83. Alexis Brézet, Le Figaro Hors-série no 21, p. 59
  84. http://www.liberation.fr/politiques/01012386260-ou-ranger-politiquement-nos-icones-de-la-culture-pop
  85. http://www.francesoir.fr/actualite/societe/%E2%80%9Casterix-detourne-cliches-pour-mieux-s%E2%80%99en-moquer%E2%80%9D-44290.html
  86. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/01/26/01016-20120126ARTFIG00763-tintin-est-il-de-gauche-asterix-est-il-de-droite.php
  87. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 92
  88. a et b Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 99
  89. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 100
  90. Nicolas Rouvière, Astérix ou la parodie des identités p. 89
  91. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 115
  92. Le Livre d'Astérix le Gaulois, p. 14
  93. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 116
  94. a, b et c Astérix & Cie…, p. 135
  95. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 139
  96. Le Dictionnaire Goscinny, p. 138
  97. Le Livre d'Astérix le Gaulois, p. 20
  98. Le Dictionnaire Goscinny, p. 140
  99. Le Dictionnaire Goscinny, p. 141. Voir également le site goscinny.net
  100. Uderzotorix, l'histoire d'un gallo-romain
  101. Le Dictionnaire Goscinny, p. 136
  102. Le Dictionnaire Goscinny, p. 147
  103. Le Dictionnaire Goscinny, p. 105
  104. Astérix ou la parodie des identités, p. 67
  105. Astérix in Britain, p. 51
  106. Le Dictionnaire Goscinny, p. 106
  107. Le Dictionnaire Goscinny, p. 125
  108. Le Livre d'Astérix le Gaulois, p. 84
  109. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 126
  110. Astérix ou la parodie des identités, p. 88
  111. Astérix ou la parodie des identités, p. 86
  112. Astérix ou la parodie des identités, p. 87
  113. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 129
  114. Le Livre d'Astérix le Gaulois, p. 39
  115. Le Dictionnaire Goscinny, p. 144
  116. Le Dictionnaire Goscinny, p. 145
  117. Le Dictionnaire Goscinny, p. 242
  118. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 132
  119. Le Dictionnaire Goscinny, p. 131
  120. Le Dictionnaire Goscinny, p. 238
  121. Le Dictionnaire Goscinny, p. 159
  122. Le Dictionnaire Goscinny, p. 160
  123. Le Dictionnaire Goscinny, p. 185
  124. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 188
  125. Le Dictionnaire Goscinny, p. 191
  126. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 190
  127. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 224
  128. Le Dictionnaire Goscinny, p. 151
  129. Le Dictionnaire Goscinny, p. 154
  130. Le Dictionnaire Goscinny, p. 161
  131. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 173
  132. Le Dictionnaire Goscinny, p. 177
  133. Le Dictionnaire Goscinny, p. 178
  134. Le Dictionnaire Goscinny, p. 174
  135. Le Dictionnaire Goscinny, p. 186
  136. Le Dictionnaire Goscinny, p. 192
  137. Le Dictionnaire Goscinny, p. 196
  138. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 176
  139. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 122
  140. Le Dictionnaire Goscinny, p. 179
  141. Le Dictionnaire Goscinny, p. 187
  142. Le Dictionnaire Goscinny, p. 172
  143. Le Dictionnaire Goscinny, p. 165
  144. Le Dictionnaire Goscinny, p. 164
  145. Le Dictionnaire Goscinny, p. 167
  146. Le Dictionnaire Goscinny, p. 168
  147. Le Dictionnaire Goscinny, p. 170
  148. Le Dictionnaire Goscinny, p. 171
  149. Le Dictionnaire Goscinny, p. 166
  150. Le Dictionnaire Goscinny, p. 196 200
  151. Le Dictionnaire Goscinny, p. 202
  152. Le Dictionnaire Goscinny, p. 195
  153. Le Dictionnaire Goscinny, p. 200
  154. Le Dictionnaire Goscinny, p. 214
  155. Le Dictionnaire Goscinny, p. 216
  156. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 219
  157. a et b Le Dictionnaire Goscinny, p. 212
  158. Le Dictionnaire Goscinny, p. 218
  159. Le Dictionnaire Goscinny, p. 225
  160. Le Dictionnaire Goscinny, p. 227
  161. a, b et c « Astérix », sur BDoubliées.com (consulté le 5 juillet 2012)
  162. a et b Trésors de la bande dessinée : BDM, p. 127
  163. http://www.jpbox-office.com/fichfilm.php?id=1741
  164. Voir les 2 articles publiés par le Nouvel Observateur : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20110609.OBS4833/enquete-asterix-et-les-voraces-une-affaire-bettencourt-bis.html et http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20110705.OBS6511/affaire-uderzo-la-reponse-de-bernard-de-choisy.html
  165. Lire : Héritage Uderzo : la brigade financière inquiète la famille (Actualitté, 14 décembre 2012), Héritage Uderzo : une plainte relance l'hypothèse d'abus de faiblesse (Actualitté, 19 septembre 2013), Astérix : de nouvelles enchères avant une autre donation à la BnF, ActuaLitté, 2 octobre 2013, et Nouveau rebondissement dans l'«affaire Uderzo», Livres Hebdo, 9 octobre 2013.
  166. http://www.lemonde.fr/culture/video/2013/02/01/albert-uderzo-asterix-appartient-a-ses-lecteurs_1825993_3246.html
  167. Voir : http://www.asterix35.com/asterix.html
  168. Voir : http://www.asterix35.com/info.html
  169. « Liste des 65 albums en dialecte », sur site de l'éditeur allemand Egmont Ehapa Verlag,‎ 2009 (consulté le 17 novembre 2010)
  170. Asterix en latin sur le site officiel
  171. Sylvie Uderzo, Juste un maillon de la chaîne, 21 janvier 2013
  172. Bruxelles : La folie Astérix, Actua BD, 23 septembre 2005
  173. http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_expositions/f.asterix.html
  174. Albert Uderzo indique que ce don a un lien avec les démêlés judiciaires qui l’opposent à sa fille Sylvie Uderzo : « Je préfère donner mes planches originales à des organismes comme la BnF ou les ¬répartir pour qu'elles profitent à des associations caritatives qui s'occupent de l'enfance malheureuse » explique ainsi Albert Uderzo (Albert Uderzo: «Non, je ne veux pas tuer Astérix», Le Figaro, 15 octobre 2013)
  175. Potion magique à la BNF, Livres Hebdo, 14 mai 2013
  176. Astérix : de nouvelles enchères avant une autre donation à la BnF, ActuaLitté, 2 octobre 2013
  177. Astérix s'affiche à Bercy Village, Neuilly Journal, 11 septembre 2013
  178. http://www.idref.fr/157279855
  179. Bruxelles : La folie Astérix, ActuaBD, 23 septembre 2005
  180. Au milieu du caravansérail gaulois, Le blog de Sylvie Uderzo, 11 février 2013
  181. Juste un maillon de la chaîne, Le blog de Sylvie Uderzo, 21 janvier 2013
  182. http://belle.epreuve.free.fr/index.php?post/2013/05/09/monnaie-de-paris-partie-2-du-programme
  183. Astérix aux enchères le 25 septembre, par Toutatis , Les Echos, 9 septembre 2013
  184. Voir aussi l'analyse de Sylvie Uderzo : Les planches d’automne s’envolent au printemps (19 mars 2014)
  185. Astérix : de nouvelles enchères avant une autre donation à la BnF, Actualitté, 2 octobre 2013
  186. La première vente aux enchères de BD chez Christie's est un record, Le Nouvel Obs - BibliObs, 7 avril 2014
  187. 151 200 euros pour une planche d’Astérix, Le Revenu, 9 mai 2014
  188. Sylvain Cornier, « À voir à la télévision le mercredi 28 décembre - Et un peu de sucre en poudre... », Le Devoir,‎ 24 décembre 2011 (lire en ligne)
  189. Astérix chez Spirou, Auracan.com, 12 septembre 2013
  190. Sylvie Uderzo, "Astérix au service de Sa Majesté" : Chronique d'un succès annoncé , 16 octobre 2012
  191. Site du jeu Astérix & ses amis
  192. Astérix : MegaBaffe sur le site de l'éditeur BulkyPix
  193. Zoom d'une planche originale d'Astérix le Gaulois
  194. Voir aussi cette couverture datant de septembre 1974, ou encore cette couverture originale de l'album Astérix chez les Bretons (qu'on peut comparer avec cette édition ultérieure, par exemple)