LGV Interconnexion Est

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LGV Interconnexion Est
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Carte de la ligne
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Raccordement vers la LGV Est, à Messy.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV,
Marne-la-Vallée - Chessy
Historique
Mise en service 1994 – 1996
Électrification 1994 – 1996
Concessionnaires SNCF (1990 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (depuis 2015)
Caractéristiques techniques
Longueur 57 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

25 kV – 50 Hz

Nombre de voies Double voie
Signalisation TVM 430
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Eurostar, Thalys, TGV, Ouigo
Schéma de la ligne

La LGV Interconnexion Est est une ligne à grande vitesse (LGV) française, ouverte en 1994 pour la première étape. Son appellation Est résulte de sa position géographique à l'est de Paris.

Elle comporte trois branches, se rejoignant à Coubert :

Les deux branches sud et ouest forment la ligne no 752100 du réseau ferré national de Villeneuve-Saint-Georges à la bifurcation de Moisenay (LGV) ; la branche nord constitue, quant à elle, le raccordement no 226310 d'interconnexion nord-sud (LGV). Le côté nord du « triangle de Coubert », enfin, figure dans la nomenclature officielle du réseau en tant que « raccordement no 752308 de Coubert ».

Depuis que les TGV en provenance de Paris-Gare-de-Lyon empruntent la ligne de Villeneuve-Saint-Georges à la bifurcation de Moisenay (LGV), plutôt que la ligne de Combs-la-Ville à Saint-Louis (LGV) entre Combs-la-Ville et Moisenay, ce qui permet un gain de temps, on peut considérer que la ligne d'interconnexion Est n'est plus composée que par la section Vémars – Coubert.

Tracé[modifier | modifier le code]

En venant du sud (LGV Sud-Est ou LGV Atlantique), la LGV commence au triangle de Coubert et part vers le nord-est. À la pointe nord-est du triangle, connu sous le nom de « bifurcation de Presles », la LGV croise la ligne Paris - Mulhouse, non électrifiée. Aucune connexion n'existe entre les deux lignes.

Près de Tournan-en-Brie, un raccordement de secours et de service relie la LGV à la ligne Paris - Coulommiers. Plus au nord, la gare de Marne-la-Vallée - Chessy, en correspondance avec le RER A, dessert la ville nouvelle de Marne-la-Vallée et le Parc Disneyland. La LGV emprunte un peu plus loin le viaduc de Chalifert pour franchir la vallée de la Marne et passer au-dessus de la ligne Paris - Strasbourg. Le dénivelé interdit toute connexion entre les deux lignes.

Près de Claye-Souilly, deux raccordements relient la LGV à la LGV Est. La LGV traverse ensuite l'aéroport de Roissy en desservant la gare Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV, en correspondance avec le RER B et le transport aérien. Peu de temps après, la LGV rejoint la LGV Nord au triangle de Vémars.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Une rame TGV Duplex quitte la LGV Interconnexion pour s'engager sur la LGV Nord, à Moussy-le-Neuf (Seine-et-Marne).

À partir du [1], la première liaison TGV Lille - Lyon est proposée en utilisant les voies de la Grande Ceinture Est depuis le raccordement de Stains jusqu'à Valenton. Les circulations se font alors via Noisy-le-Sec mais certains trains empruntent « la Complémentaire » en cas de travaux ou de perturbations. Le succès rencontré par cette nouvelle offre amène la SNCF à offrir un second aller-retour quotidien dès 1985.

La décision de réaliser une « ligne nouvelle d’Interconnexion des TGV en Île-de-France » est annoncée par le gouvernement français en . Le projet est déclaré d'utilité publique par décret le [2] et les travaux, débutés la même année[L 1], ont comme dates marquantes :

  •  : mise en service de la jonction entre les LGV Nord (triangle de Vémars) et Sud-Est (bifurcation de Moisenay) et de la gare de Marne-la-Vallée ;
  •  : ouverture de la gare Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV ;
  •  : mise en service du débouché sur Paris (bifurcation de Créteil et raccordement de Valenton).

Financement[modifier | modifier le code]

La ligne a été majoritairement financée sur fonds propres par la SNCF ; elle a coûté 1 397 M€2003[L 2].

Le taux de rentabilité interne, qui était estimé à 19 % lors de la planification de la ligne, a été réévalué à 14 % en 2006 ; le seuil de rentabilité étant fixé à 8 %[3].

En 2005, la ligne a vu passer environ 14 millions de voyageurs qui ont généré un chiffre d’affaires de 540 millions d’euros. Après la mise en service de la LGV Est, près de 80 trains par jour empruntaient l'interconnexion Est[4].

Relations empruntant la LGV Interconnexion Est[modifier | modifier le code]

Les TGV empruntant la ligne assurent des liaisons circulant toute l'année, des liaisons uniquement hivernales et enfin une liaison estivale. La liste suivante ne prend pas en compte les relations depuis ou vers Paris, qui empruntent l'intégralité de la ligne de Villeneuve-Saint-Georges à la bifurcation de Moisenay (LGV), branche ouest de la LGV Interconnexion Est au triangle de Coubert.

Les liaisons circulant toute l'année sont :

Les liaisons uniquement hivernales sont :

  • Londres – Bourg-Saint-Maurice (effectuée par Eurostar) ;
  • Amsterdam – Bruxelles – Bourg-Saint-Maurice (effectuée par Thalys) ;
  • Lille – Bourg-Saint-Maurice (effectuée en TGV classique).

La liaison uniquement estivale est : Amsterdam – Bruxelles – Marseille (effectuée par Thalys).

Projets[modifier | modifier le code]

La nouvelle ligne Roissy - Picardie se débrancherait, vers 2020, de la ligne de Paris-Nord à Lille à hauteur de Louvres ou Survilliers, dans le nord du Val-d'Oise, créant une liaison directe ferroviaire Creil - Roissy.
Viaduc de raccordement entre la LGV Est et la LGV Interconnexion Est près de Fresnes-sur-Marne.

La ligne pourrait être prolongée à ses deux extrémités, en direction de la ligne de Creil au nord et de la LGV Atlantique au sud. À plus long terme, RFF évoque également la possibilité d'une rocade ouest et nord permettant de boucler un « périphérique de LGV » autour de Paris[5].

LGV Interconnexion Sud[modifier | modifier le code]

Article connexe : LGV Interconnexion Sud.

La LGV Interconnexion Est pourrait à terme être complétée par la LGV Interconnexion Sud. Cette courte ligne, située en banlieue sud de Paris, permettrait d'améliorer les relations entre la LGV Interconnexion Est et la LGV Atlantique, par une accélération des dessertes, mais surtout par une bien meilleure fiabilité, en évitant l'emprunt de la ligne de Grande Ceinture, régulièrement saturée.

Ligne Roissy - Picardie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Ligne Roissy - Picardie.

La ligne Roissy - Picardie est un projet ferroviaire d'une ligne nouvelle de quelques kilomètres, créant un lien entre la LGV Interconnexion Est et la ligne Paris-Creil-Amiens au nord de Roissy, dans les environs de Survilliers. Elle mettrait le sud du département de l'Oise à vingt minutes de la zone aéroportuaire contre plus d'une heure aujourd'hui par voie ferrée[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Historique des mises en service des projets de ligne à grande vitesse (au 4 juin 2009) – rubrique LGV INTERCONNEXION – sur le site du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, consulté le 16 avril 2010
  2. « Décret du 1er juin 1990 déclarant d'utilité publique et urgents les travaux de construction d'une ligne nouvelle de chemin de fer dite <<d'interconnexion des T.G.V.>> en région Ile-de-France et portant mise en compatibilité des plans d'occupation des sols des communes de Chennevières-lès-Louvres et Vémars dans le département du Val-d'Oise, de Tremblay-en-France dans le département de la Seine-Saint-Denis, d'Annet-sur-Marne, Chalifert, Claye-Souilly, Fresnes-sur-Marne, Gressy, Jablines, Jossigny, Le Mesnil-Amelot, Messy, Moussy-le-Neuf, Brie-Comte-Robert, Champdeuil, Chevry-Cossigny, Coubert, Courquetaine, Crisenoy, Favières, Fouju, Grisy-Suisnes, Lissy, Moisenay, Neufmoutiers-en-Brie, Presles-en-Brie, Saint-Germain-Laxis, Servon, Soignolles-en-Brie, Solers, Tournan-en-Brie et Villeneuve-Saint-Denis dans le département de Seine-et-Marne, de Créteil, Santeny, Valenton et Villecresnes dans le département du Val-de-Marne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/,‎ (consulté le 18 septembre 2013), p. 6598
  3. [PDF]Le Réseau ferroviaire, une réforme inachevée et une stratégie incertaine, p. 80, Cour des comptes 2008
  4. http://www.infolignes.com/article.php3?id_article=9863&imageField.x=34&imageField.y=9
  5. Liaison Ferroviaire Roissy-Picardie, le dossier du maître d’ouvrage p. 44, RFF, avril 2010
  6. VO News - En attendant le barreau de Gonesse le « Bus à Haut Niveau de Service » est attendu pour 2013, article du 6 janvier 2010
  1. p. 5
  2. p. 6

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Soulié, Jean Tricoire, Le grand livre du TGV, éd. La Vie du Rail, 2002, 350 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]