Porrentruy

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Porrentruy
Blason de Porrentruy
Héraldique
Vue depuis une montgolfière.
Vue depuis une montgolfière.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Jura
District Porrentruy
communes limitrophes
(voir carte)
Fontenais, Courtedoux, Bure, Courchavon, Coeuve, Alle, Courgenay
Maire Pierre-Arnauld Fueg
Code postal 2900
N° OFS 6800
Démographie
Gentilé Bruntrutain
Population 6 780 hab. (31 décembre 2013)
Densité 460 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 05″ N 7° 04′ 40″ E / 47.418055, 7.07779347° 25′ 05″ Nord 7° 04′ 40″ Est / 47.418055, 7.077793  
Altitude 423 m
Superficie 1 475 ha = 14,75 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Porrentruy

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Porrentruy
Liens
Site web www.porrentruy.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Porrentruy (en allemand : Pruntrut, en franc-comtois : Poérreintru) est une commune suisse du canton du Jura. Elle est le chef-lieu du district de Porrentruy. Elle est la deuxième commune du canton du Jura par sa population. Historiquement une ville, elle a cependant la population d'un village. Elle se situe au centre de l'Ajoie, à l'intersection des routes DelémontBelfortBâleBesançon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Porrentruy est située à 423 m d'altitude ; elle compte 1 476 hectares, 6 698 habitants en 2011. Elle est traversée par l'Allaine, une rivière affluent du Doubs. Elle est reliée par le train : lignes CFF Delle-Delémont-Bâle, Delle-Delémont-Bienne et Delémont-Bâle-Olten. Elle est tête de ligne des Chemins de fer du Jura (CJ) Porrentruy-Bonfol.

Communes limitrophes de Porrentruy
Bure Courchavon Coeuve
Courtedoux Porrentruy Alle
Fontenais (Bressaucourt) Fontenais Courgenay

Organisation politique[modifier | modifier le code]

Les autorités municipales sont constituées de deux pouvoirs : le législatif et l’exécutif.

  • Le législatif s'appelle « Conseil de ville ». Il se compose de 41 membres, élus tous les quatre ans, selon le système proportionnel. Il exerce la surveillance de l'ensemble de l'administration communale et prend les mesures nécessaires à cet effet.
    Répartition proportionnelle au « Conseil de ville » pour la législature 2009-2012 : PDC : 13 ; PS : 9 ; PLR : 8 ; PCSI : 6 ; PASSAGE : 5.
    Président(e) : Rosalie Beuret (PS) (2009).
  • L'exécutif, appelé « conseil municipal », est composé de huit conseillers et du maire, qui en est le président. Le vice-président (adjoint) est élu par le conseil communal, pour une durée d'une année, par rotation. Le maire est élu pour quatre ans selon le système majoritaire à deux tours et les membres du Conseil (« conseillers municipaux ») sont élus selon le système proportionnel pour quatre ans également. L'exécutif exerce dans l'administration tous les pouvoirs qui ne sont pas attribués à un autre organe par des prescriptions de droit fédéral, cantonal ou communal. Il représente la commune municipale envers les tiers.
    Répartition des sièges « Conseil municipal » pour la législature 2005-2008 : PDC : 3 ; PLR : 2 ; PS : 2 ; PCSI : 1.

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville
  • Jean-Georges Quiquerez
  • Joseph Trouillat, 1848-1860
  • Pierre Girardin, 1860-1874
  • Charles Bodenheimer, 1874-1876
  • Hyppolite Paulet, 1876-1878
  • Népomucène Schmider, 1878-1891
  • Ferdinand Kenel, 1891-1896
  • Joseph Maillat (PLR), 1896-1920
  • Achille Merguin (PLR), 1920-1939
  • Paul Billieux (PLR) 1940-1950
  • Charles Parietti (PLR), 1950-1972
  • Gabriel Theubet (PDC) 1972-1984
  • Robert Salvadé (PDC) 1985-1988
  • Jean-Marie Voirol (PLR) 1988-1995
  • Hubert Theurillat (PDC) 1996-2004
  • Gérard Guenat (PDC) 2005-2012
  • Pierre-Arnauld Fueg (PDC) 2013-

Économie[modifier | modifier le code]

La ville de Porrentruy est le centre économique de l'Ajoie. De nombreuses entreprises dans le domaine de la construction, de la mécanique et de l'horlogerie y sont installées. Les commerces sont principalement concentrés dans la vieille-ville. Cependant, deux centres commerciaux sont installés en bordure de la vieille-ville, sur la route de Courgenay. Porrentruy abrite aussi les succursales des principales banques du pays. Elle est le siège de la Banque cantonale du Jura.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site est habité dès l'époque romaine (en 1983, un fanum (temple gallo-romain), a été mis au jour, près du cimetière actuel « En Solier »), mais les premières mentions historiques se situent entre 968 et 1148. Les documents révèlent l'existence d'une petite bourgade, avec une église paroissiale dédiée à Saint-Germain et, après 1233, avec une chapelle située sur la colline sud, à l'emplacement de l'actuelle église Saint-Pierre.

En 1283, Porrentruy reçoit sa charte de franchises de l’empereur Rodolphe de Habsbourg. Mais au XIIIe siècle, la situation est compliquée ; engagée sous condition au comte de Montbéliard en 1236, la ville doit faire retour aux Ferrette, mais ceux-ci ont, entre temps, cédé leurs droits à l’évêque de Bâle. Le nouveau comte de Montbéliard, Renaud de Bourgogne (frère d’Othon IV, comte de Bourgogne), ne tient pas à accroître encore la puissance de son voisin. Il entre en guerre ouverte contre l’évêché de Bâle et se saisit du château de Porrentruy. La même année, pour financer sa campagne, Renaud accorde des franchises, immunités et privilèges semblables aux bourgeois de la cité de Montbéliard, moyennant 1 000 livres estevenantes (monnaie de Besançon). Mais au bout du compte, les princes-évêques de Bâle, soutenus par l’Empereur, auront raison de Renaud de Bourgogne. En 1386, l'évêque Imier de Ramstein dut vendre toute l'Ajoie, Porrentruy et son château, au comte Étienne de Montbéliard (maison de Montfaucon) pour 11 000 florins. À sa mort, en 1397, l’héritage tomba dans la corbeille de sa petite-fille, Henriette d’Orbe, qui maria 10 ans plus tard, Eberhard IV, comte de Wurtemberg.

En 1409, Eberhard IV confirma les Franchises de la ville aux bourgeois de Porrentruy (ainsi qu’à ceux de Montbéliard). Devenue veuve, et gouvernant seule le Wurtemberg, la comtesse Henriette régnera sur la cité de Porrentruy ; elle devait encore acquérir de l’évêque de Bâle, pour 3 000 florins d’or, la partie occidentale de l’Ajoie. Les bourgeois de Porrentruy n’ont d’ailleurs eu qu’à se louer de l’administration des Wurtemberg, qui leur avaient octroyé des privilèges et des bienfaits. Les princes wurtembergeois régneront encore sur Porrentruy jusqu’en 1461, date où ils rétrocédèrent toute l’Ajoie à l'évêque Jean de Venningen, moyennant une somme considérable.

Après le passage de la ville de Bâle à la Réforme protestante (1528), Porrentruy devint le siège « provisoire » des princes-évêques de Bâle et le resta officiellement jusqu'en 1828, date à laquelle le siège fut transféré à Soleure. L'épiscopat de Jacques Christophe Blarer de Wartensee (1575-1608) fut une époque brillante pour la ville, suivie de la période noire de la guerre de Trente Ans.

Le département du Mont-Terrible fut un département français, dont le chef-lieu était Porrentruy, de 1793 à 1800. De 1800 à 1815, Porrentruy fut un chef-lieu d'arrondissement du département du Haut-Rhin.

Le 28 avril 1792, la ville avait été prise par le général Custine.

Vue du château.
Vue du château depuis une montgolfière.
Vue depuis le château.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château
  • L'église Saint-Pierre
  • L'église Saint-Germain
  • Le collège Saint-Charles
  • L'hôtel-Dieu (ancien hôpital)
  • L'Hôtel des halles
  • L'ancienne église des Jésuites
  • L'ancien collège des Jésuites (lycée cantonal)
  • L'école Juventuti
  • L'hôtel de Gléresse
  • La chapelle de Lorette
  • L'hôtel de ville
  • La porte de France
  • Les trois fontaines historiques : La Samaritaine, le Suisse et la Boule dorée.
  • Le pavillon des remparts

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Porrentruy se nomme Poérreintru en franc-comtois.Elle possède l'un des deux garages Lamborghini de suisse.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

Ville sportive[modifier | modifier le code]

La ville compte un club de hockey sur glace en Ligue nationale B : le HC Ajoie.

Elle a été ville étape du Tour de France le dimanche 8 juillet 2012, étape remportée par le Français Thibaut Pinot (22 ans) de l'équipe FDJ-Bigmat, le plus jeune coureur de la compétition.

Transport[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arthur Daucourt, Dictionnaire historique des paroisses de l'ancien évêché de Bâle. Porrentruy, 1897-1915. 9 vol.
  • Louis Vautrey, Histoire du collège de Porrentruy, Porrentruy, éditions du Faubourg, 1983.
  • Gustave Amweg, Bibliographie du Jura bernois, ancien évêché de Bâle, Porrentruy, 1928. Contient des centaines de références sur Porrentruy.
  • André Bandelier, Porrentruy, sous-préfecture du Haut-Rhin, Neuchâtel, 1980.
  • Auguste Quiquerez, Ville et château de Porrentruy, préface, notes et compléments par Arnaud Bédat. Porrentruy, éditions du Faubourg, 1982.