Porrentruy
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
| Porrentruy | ||
Vue depuis le château |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | Suisse | |
| Canton | Jura | |
| District | Porrentruy | |
| Langue | Français | |
| Maire | Guenat Gérard | |
| N° OFS | 6800 | |
| Code postal | 2900 | |
| Site Web | www.porrentruy.ch | |
| Géographie | ||
| Superficie | 14,75 km²[1] | |
| Altitude | 423 | |
| Coordonnées | ||
| Communes limitrophes (voir carte) |
Fontenais, Bressaucourt, Courtedoux, Bure, Courchavon, Coeuve, Alle, Courgenay | |
| Démographie | ||
| Population | 6 679 (31 décembre 2010)[2] | |
| Densité | 452,8 hab./km2 | |
| Gentilé | Bruntrutain | |
| Localisation | ||
|
Localisation de Porrentruy en Suisse. |
||
| modifier |
||
Porrentruy (nom allemand : Pruntrut, encore utilisé) est une commune suisse du canton du Jura. Elle est le chef-lieu du district de Porrentruy. Elle est la deuxième commune du canton du Jura par sa population. Historiquement une ville, elle a cependant la population d'un village. Elle se situe au centre de l'Ajoie, à l'intersection des routes Delémont – Belfort – Bâle – Besançon.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Porrentruy est situé à 423 m d'altitude, elle compte 1 476 hectares, 6 906 habitants en 1987. Elle est traversée par l'Allaine, une rivière affluent du Doubs. Elle est reliée par le train : lignes CFF Delle-Delémont-Bâle, Delle-Delémont-Bienne et Delémont-Bâle-Olten. Elle est tête de ligne des Chemins de fer du Jura (CJ) Porrentruy-Bonfol.
[modifier] Organisation politique
Les autorités municipales sont constituées de deux pouvoirs : le législatif et l’exécutif.
- Le législatif s'appelle « Conseil de ville ». Il se compose de 41 membres, élus tous les quatre ans, selon le système proportionnel. Il exerce la surveillance de l'ensemble de l'administration communale et prend les mesures nécessaires à cet effet.
Répartition proportionnelle au « Conseil de ville » pour la législature 2009-2012 : PDC : 13 ; PS : 9 ; PLR : 8 ; PCSI : 6 ; PASSAGE : 5.
Président(e) : Rosalie Beuret (PS) (2009).
- L'exécutif, appelé « Conseil municipal », est composé de huit conseillers et du maire, qui en est le président. Le vice-président (adjoint) est élu par le Conseil communal, pour une durée d'une année, par rotation. Le maire est élu pour quatre ans selon le système majoritaire à deux tours et les membres du Conseil (« conseillers municipaux ») sont élus selon le système proportionnel pour quatre ans également. L'Exécutif exerce dans l'administration tous les pouvoirs qui ne sont pas attribués à un autre organe par des prescriptions de droit fédéral, cantonal ou communal. Il représente la Commune municipale envers les tiers.
Répartition des sièges « Conseil municipal » pour la législature 2005-2008 : PDC : 3 ; PLR : 2 ; PS : 2 ; PCSI : 1.
Le maire actuel est Gérard Guenat, PDC.
[modifier] Liste des maires successifs
- Jean-Georges Quiquerez
- Joseph Trouillat, 1848-1860
- Paul Billieux (PLR) 1940-1950
- Charles Parietti, (PLR) 1950-1972
- Gabriel Theubet (PDC) 1972-1984
- Robert Salvadé (PDC) 1985-1988
- Jean-Marie Voirol (PLR) 1988-1995
- Hubert Theurillat (PDC) 1996-2004
- Gérard Guenat (PDC) 2005-2008
[modifier] Économie
Siège de la Banque Cantonale du Jura.
[modifier] Histoire
Le site est habité dès l'époque romaine (en 1983, un fanum (temple gallo-romain), a été mis au jour, près du cimetière actuel "En Solier"), mais les premières mentions historiques se situent entre 968 et 1148. Les documents révèlent l'existence d'une petite bourgade, avec une église paroissiale dédiée à Saint-Germain et, après 1233, avec une chapelle située sur la colline sud, à l'emplacement de l'actuelle église St-Pierre.
En 1283, Porrentruy reçoit sa charte de franchises de l’empereur Rodolphe II de Habsbourg. Mais au XIIIe siècle, la situation est compliquée ; engagée sous condition au comte de Montbéliard en 1236, la ville doit faire retour aux Ferrette, mais ceux-ci ont, entre temps, cédé leurs droits à l’évêque de Bâle. Le nouveau comte de Montbéliard, Renaud de Bourgogne (frère d’Othon IV, comte de Bourgogne), ne tient pas à accroître encore la puissance de son voisin. Il entre en guerre ouverte contre l’évêché de Bâle et se saisit du château de Porrentruy. La même année, pour financer sa campagne, Renaud accorde des franchises, immunités et privilèges semblables aux bourgeois de la cité de Montbéliard, moyennant 1 000 livres estevenantes (monnaie de Besançon). Mais au bout du compte, les princes-évêques de Bâle, soutenus par l’Empereur, auront raison de Renaud de Bourgogne. En 1386, l'évêque Inder de Ramstein dut vendre toute l'Ajoie, Porrentruy et son château, au comte Étienne de Montbéliard (maison de Montfaucon) pour 11 000 florins. À sa mort, en 1397, l’héritage tomba dans la corbeille de sa petite-fille, Henriette d’Orbe, qui maria 10 ans plus tard, Eberhard IV, comte de Wurtemberg.
En 1409, Eberhard IV confirma les Franchises de la ville aux bourgeois de Porrentruy (ainsi qu’à ceux de Montbéliard). Devenue veuve, et gouvernant seule le Wurtemberg, la comtesse Henriette régnera sur la cité de Porrentruy ; elle devait encore acquérir de l’évêque de Bâle, pour 3 000 florins d’or, la partie occidentale de l’Ajoie. Les bourgeois de Porrentruy n’ont d’ailleurs eu qu’à se louer de l’administration des Wurtemberg, qui leur avaient octroyé des privilèges et des bienfaits. Les princes wurtembergeois régneront encore sur Porrentruy jusqu’en 1461, date où ils rétrocédèrent toute l’Ajoie à l'évêque Jean de Venningen, moyennant une somme considérable.
Le département du Mont-Terrible est un ancien département français, dont le chef-lieu était Porrentruy.
[modifier] Monuments
- Le château
- L'église St Pierre
- L'église St Germain
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Jean-Baptiste Jecker (1812-1871), homme d'affaires, né à Porrentruy.
- Robert Caze (1853-1886), écrivain, exilé par la Commune à Porrentruy.
- Auguste Viatte (1901-1993), homme de lettres, né à Porrentruy.
- Jean-Paul Pellaton (1920-2000), écrivain, né à Porrentruy.
- Pierre Michel (peintre) (1924-2009)
- Georges Baumgartner, journaliste, né à Porrentruy en 1952.
- Bernard Comment, écrivain, prix Goncourt de la nouvelle 2011, né à Porrentruy en 1960.
- Alexandre Voisard, écrivain, né à Porrentruy le 14 septembre 1930.
[modifier] Divers
Porrentruy se nomme Poérreintru en franc-comtois
[modifier] Distinctions
- Elle obtient le Prix Wakker en 1988
[modifier] Enseignement supérieur et recherche
- Lycée cantonal de Porrentruy et école supérieure de commerce
- Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), école d'ingénieurs Arc partagé avec Saint-Imier, Le Locle (microtechniques, génie mécanique, génie électrique et informatique), HEP haute ecole pedagogique
[modifier] Ville sportive
- La ville compte un club de hockey sur glace en Ligue Nationale B : le HC Ajoie.
[modifier] Transport
- Ligne ferroviaire CFF Bienne - Delémont - Porrentruy - Delle
- Ligne ferroviaire Porrentruy- Bonfol des Chemins de fer du Jura (CJ)
- Autoroute A16 Bienne - Delémont - Porrentruy - Belfort, Sortie 4 (Porrentruy-Ouest) direction Courtedoux et Bressaucourt et sortie 5 (Porrentruy-Est) direction Alle et Courgenay
[modifier] Bibliographie
- Arthur Daucourt, Dictionnaire historique des paroisses de l'ancien Évêché de Bâle. Porrentruy, 1897-1915. 9 vol.
- Louis Vautrey, Histoire du Collège de Porrentruy, Porrentruy, Éditions du Faubourg, 1983.
- Gustave Amweg, Bibliographie du Jura bernois, ancien Évêché de Bâle, Porrentruy, 1928. Contient des centaines de références sur PORRENTRUY.
- André Bandelier, Porrentruy, sous-préfecture du Haut-Rhin, Neuchâtel, 1980
- Auguste Quiquerez, Ville et château de Porrentruy, Préface, notes et compléments par Arnaud Bédat. Porrentruy, Éditions du Faubourg, 1982
[modifier] Références
- Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales sur Office fédéral de la Statistique. Consulté le 23 septembre 2010
- Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 sur Office fédéral de la Statistique. Consulté le 15e décembre 2011