Dassault Mirage 2000

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Pix.gif Dassault Mirage 2000 Su-27 silhouette.svg
Dassault Mirage 2000B 115-OV at RIAT 2010 arp.jpg
Un Mirage 2000B de l'escadron de chasse 2/5 Île-de-France de l'Armée de l'air en 2010 équipé de missiles air-air Super 530. Retiré du service fin septembre 2010, c'était le dernier Mirage 2000 produit de 1980 à 1985 avec le réacteur M53-5 de 9 tonnes de poussée avec postcombustion. Ne reste plus à cette date que des 2000 équipés avec le M53-P de 9700 Kg/P.

Constructeur Drapeau : France Dassault aviation
Rôle Avion de chasse
Statut En service
Premier vol 10 mars 1978 pour 2000 C
Mise en service 1984 (2000 C), 1997 (2000-5)
Nombre construits 601
Équipage
1 pilote (+ 1 navigateur officier système d'armes sur biplace)
Motorisation
Moteur Snecma M53-P2
Nombre 1
Type Turboréacteur avec postcombustion
Poussée unitaire 65 kN (98 kN avec postcombustion)
Dimensions
Mirage 2000C 3-view.gif
Envergure 9,13 m
Longueur 14,60 m
Hauteur 5,20 m
Surface alaire 41 m2
Masses
À vide 7 800 kg
Carburant Interne : 3 200 kg
Externe : 6 200 kg
Avec armement 13 800 kg
Maximale 16 500 kg
Mirage 2000-5 : 17 500 kg
Performances
Vitesse maximale 2 340 km/h (Mach 2,2 à 50 000 pieds
(Mach 1,2 à basse altitude)
)
Plafond 18 000 m
Vitesse ascensionnelle 18 000 m/min
Rayon d'action (avec réservoirs externes) 1 600 km
Charge alaire 337 kg/m2
Rapport poussée/poids 1,288 (pour la masse à vide)
Facteur de charge +9 g / -3,2 g
Armement
Interne 2 canons GIAT DEFA de 30 mm (sauf versions N, D et B )
Externe 6 300 kg de charges (7 000 kg pour le 2000-9), incluant des missiles air-air R550 Magic II (toutes versions), Super 530D (2000 C), MICA (IR ou EM) (2000-5F) ; des bombes freinées ou guidées par laser et des missiles air-sol Apache ou de croisière SCALP EG (2000 D) ; le missile nucléaire ASMP (2000 N).
Avionique
commandes de vol électriques, centrale de navigation à inertie, radar RDY avec capacité Look Down/Shoot Down, pilote automatique, contre-mesures électroniques intégrées

Le Mirage 2000 est un avion militaire conçu par la société française Dassault Aviation à la fin des années 1970. Bien que la formule à aile delta fasse penser au Mirage III des années 1960 et que le Mirage 2000 soit de taille comparable, il s'agit en fait d'un avion entièrement nouveau avec une surface alaire plus importante, naturellement instable pour améliorer sa manœuvrabilité et équipé de commandes de vol électriques. Mis en service en 1984, le Mirage 2000 est principalement utilisé par l'Armée de l'air française qui en a reçu 315 exemplaires, tandis que 286 autres ont été exportés vers 8 pays différents.

Conception[modifier | modifier le code]

En 1972, l'Armée de l'air française lance le programme ACF (Avion de Combat Futur) pour lequel elle demande un avion bi-réacteur Snecma M53 avec une aile fixe destinée à des missions de supériorité aérienne. Tout en préparant une réponse à cet appel d'offre, le constructeur Dassault Aviation lance dès l'année suivante, sur fonds privés, l'étude d'un avion monoréacteur à aile delta baptisé Delta 2000. Le 12 décembre 1975, le programme ACF est arrêté pour des questions de coûts et le gouvernement décide d'adopter à la place le projet du Delta 2000.

Quatre prototypes d'un avion de chasse monoplace (Mirage 2000C) sont commandés officiellement en 1976. Ils doivent être propulsés par un réacteur M53-2 de 7 500 kg/p en attendant le M53-5 plus puissant (9 000 kg/p) destiné aux avions de série. Le premier prototype fait son vol inaugural le 10 mars 1978. Le premier avion de série s'envole à son tour le 20 novembre 1982, équipé du réacteur M53-5, et les livraisons à l'Armée de l'air française commencent l'année suivante. Les 37 premiers avions de série sont livrés avec un radar RDM (Radar Doppler Multifonction) car la mise au point du radar RDI (Radar Doppler à Impulsions) s'avère difficile. Il faudra finalement attendre 1987 pour que soient livrés les premiers exemplaires enfin équipés du radar RDI, et qui reçoivent également un réacteur M53-P2 encore plus puissant (9 700 kg/p).

Le prototype de la version biplace d'entraînement (Mirage 2000B), entièrement financé par des fonds propres de Dassault Aviation, fait son premier vol le 10 octobre 1980. Dès 1979, l'Armée de l'air française avait commandé une version biplace destinée à l'assaut nucléaire et capable pour cela d'emporter le missile ASMP alors en développement. Désignée Mirage 2000N, elle dispose d'une structure renforcée pour voler à basse altitude et grande vitesse, ainsi que d'un système de navigation et d'attaque basé sur le radar Antilope V, doté d'un mode suivi de terrain qui permet la détection du terrain dans le plan vertical à 12 km et le vol en mode automatique ou manuel à 200 pieds(60 m) d'altitude et 600 noeuds(1 110 km/h). Les canons ont été supprimés et les cônes d'entrée d'air sont désormais fixes, limitant la vitesse à Mach 1,5. Le siège arrière est occupé par un Navigateur Officier systèmes d'armes (NOSA). Le premier prototype du 2000N fit son vol inaugural le 3 février 1983 et la version fut mise en service en 1988. Les 31 premiers exemplaires ne pouvaient emporter que le missile ASMP, mais les avions suivants (standard 2000N-K2) sont capables de missions conventionnelles avec un large éventail de bombes classiques, guidées par laser, anti-pistes, ou bien des missiles anti-radars, anti-navires, etc.

L'expérience opérationnelle a fait apparaître le besoin d'une plus grande capacité en carburant et d'une plus grande capacité en mode air-air. À la suite d'un nouvel appel d'offre de la DGA, 37 Mirage 2000 C ont été transformés en Mirage 2000-5 Mk2. Cette ultime version intègre de nouvelles technologies et des fonctionnalités souvent dérivées de celles du Rafale, principalement le radar RDY multifonction capable de détecter 24 cibles simultanément et de suivre 8 cibles dont 4 en mode prioritaire, avec une capacité de détection en mode air-air portée à 130 km contre 120 km pour le RDI (110 km pour le RDM), l'ajout de quatre points d'emport MICA qui permettent de tirer jusqu'à six missiles en mode « tire et oublie », sans avoir recours à la liaison de données, et la possibilité de configuration mixte air-air/air-surface. Le Mirage 2000-5 Mk2 est optimisé pour les opérations d'interception à haute altitude et à des vitesses supersoniques (Mach 2,2 à 15 000 mètres), avec son moteur SNECMA M53-P2, sa masse maximum au décollage est portée de 16,5 t à 17,5 t. Le Mirage 2000-5 Mk2 possède un système interne et intégré de contre-mesures électroniques comprenant un détecteur de menaces avec des lance-leurres électromagnétiques ou infrarouges.

Ce rétrofit a aussi permis de récupérer les 37 radars RDI remplacés par le RDY et de remettre à niveau les 37 Mirage 2000C qui avaient été livrés avec le radar RDM.

Une version légèrement différente dite Mirage 2000-9 (absence de perche de ravitaillement, etc.) a été dérivée du Mirage 2000-5 Mk2 et commandée par la Grèce et les Émirats arabes unis.

Engagements[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France

Drapeau de la Grèce Grèce

  • Le 8 octobre 1996, un Mirage 2000 grec abat un F-16 turc[3]. Suite à une violation de l'espace aérien grec, les Mirage 2000 envoyés pour intercepter les intrus sont engagés en combat tournoyant par des F-16 turcs. L'un des Mirage tire alors un missile Magic II, atteignant un F-16D (biplace) qui s'écrase en mer. Un des pilotes du F-16 est mort, l'autre a pu s'éjecter et a été secouru par un hélicoptère grec.

Drapeau de l'Inde Inde

  • Conflit de Kargil (1999)[4] : D'abord utilisés pour des missions de supériorité aérienne, les Mirage 2000 indiens sont ensuite modifiés localement afin de pouvoir effectuer des missions d'attaque au sol (qu'ils sont les seuls à pouvoir mener à ces altitudes). Au total, ces avions effectuent plus de 500 missions et larguent plus de 55 tonnes de bombes pendant ce conflit.

Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis

Drapeau du Qatar Qatar

Pays utilisateurs[modifier | modifier le code]

Un KC-135 Stratotanker de l'US Air Force ravitaille en vol un Mirage 2000 de l'Armée de l'air française au-dessus de l'Afghanistan (21 juillet 2007)
Un Mirage 2000 EG grec au décollage
Un Mirage 2000 indien et un F-15 de l'US Air Force sur la base aérienne de Gwalior durant l'exercice Cope India 04 (2004)
Mirage 2000-5 taïwanais.
  • Drapeau de la France France 314
    • 124 Mirage 2000 C (no 1 à 124) perçus entre décembre 1982 et juillet 1995[6], parmi lesquels 37 portés au standard 2000-5F (38 à 49, 51 à 59, 61 à 63, 65 à 74, 76 à 78) entre juillet 87 et juillet 1990
    • 30 Mirage 2000 B (no 501 à 530) entre novembre 1983 et décembre 1994
    • 75 Mirage 2000 N (no 301 à 375) entre mars 1986 et mai 1993
    • 86 Mirage 2000 D (no 601 à 686) entre mars 1993 et févr 2002 (73 en ligne le 31 décembre 2013[7])
  • Drapeau du Brésil Brésil 12
    • 10 Mirage 2000 C (13, 15, 21, 22, 25, 29, 32, 34, 35 et 36) et 2 Mirage 2000 B (502 et 513) achetés d'occasion à la France, qui ont été livrés en 3 lots de 4 exemplaires en 2006, 2007 et 2008. Désignés localement F-2000, ces avions sont au standard RDI-S4 et motorisés en M53-5. Retirés du service fin 2013[8].
  • Drapeau de l'Égypte Égypte 20
    • 16 Mirage 2000 EM (no 101 à 116)
    • 4 Mirage 2000 BM (no 201 à 204)
  • Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 68
    • 22 Mirage 2000 EAD (no 731 à 752)
    • 8 Mirage 2000 RAD (no 711 à 718)
    • 6 Mirage 2000 DAD (no 701 à 706)
    • 30 Mirage 2000 EAD/RAD/DAD sur les 36 précédents ont été portés au standard « -9 », tous les monoplaces devenant RAD
    • 20 Mirage 2000-9 RAD monoplaces (no 719 à 730 et 753 à 760)
    • 12 Mirage 2000-9 DAD biplaces (no 707 à 710 et 761 à 768)

62 Mirage 2000-9 en 2009. Il avait était envisagé qu'ils puissent être repris par la France et revendus sur le marché international de l'occasion en échange de l'achat de 60 Rafale sur la période 2012-2014[9].

  • Drapeau de la Grèce Grèce 65
    • 36 Mirage 2000 EG (no 210 à 245)
    • 10 Mirage 2000 EG sur les 36 précédents ont été portés au standard « -5 Mk2 »
    • 4 Mirage 2000 BG (no 201 à 204)
    • 10 Mirage 2000-5 EG monoplaces (no 546 à 555)
    • 5 Mirage 2000-5 BG biplaces (no 505 à 509)
  • Drapeau de l'Inde Inde 59
    • 46 Mirage 2000 H (n° KF101 à KF146)
    • 13 Mirage 2000 TH (n° KT201 à KT213)

Un contrat de modernisation des 59 Mirage 2000 H/TH indiens restants est en cours de finalisation, en vue d'une mise à jour complète de l'électronique embarquée (avionique, ordinateur de bord, radar, etc.) et des systèmes d'armes (capacité de tir MICA notamment), destinée à prolonger la vie opérationnelle des appareils d'une vingtaine d'année. Entre 4 et 6 avions devraient être modifiés en France, les suivants étant pris en charge localement par Hindustan Aeronautics Ltd (HAL). Ce contrat est divisé en plusieurs lots dont environ 1,4 milliard d'euros pour rénover les cellules (1 milliard d'euros pour Thales et 400 millions € pour Dassault Aviation), 900 millions d'euros pour 500 missiles MICA (MBDA) et des kits de lancement (Thales et l'Indien HAL)[10].

  • Drapeau du Pérou Pérou 12
    • 10 Mirage 2000 P (no 050 à 054 et 060 à 064)
    • 2 Mirage 2000 DP (no 193 et 195)
  • Drapeau du Qatar Qatar 12
    • 9 Mirage 2000-5 EDA (n° QA90 à QA98)
    • 3 Mirage 2000-5 DDA (n° QA86 à QA88)

Le Qatar est actuellement en pourparlers avec l'Inde pour lui revendre ses appareils.

  • Drapeau de la République de Chine Taïwan 60
    • 48 Mirage 2000-5 EI (no 2001 à 2048)
    • 12 Mirage 2000-5 DI (no 2051 à 2062)

La production de Mirage 2000 a été arrêtée en 2007 : 7 prototypes, 4 appareils de présérie et 601 de série — soit 612 machines au total — sont sortis des usines Dassault Aviation. Les derniers ont été livrés à la Grèce le 23 novembre 2007.

Versions[modifier | modifier le code]

Mirage 2000 B/C/D/N/5 Armée de l'Air

À l'origine développé pour être un avion d'interception et de supériorité aérienne, le Mirage 2000 fut ensuite décliné en différentes versions :

  • Mirage 2000B : version biplace d'entraînement. Appareils stationnés sur la base aérienne d'Orange-Caritat.
    • Mirage 2000B S3, no 501 à 514 : 14 biplaces équipés de radars RDM, de moteurs M53-5 et armés de missiles air-air R550 Magic II, de missiles air-air Super 530F.
    • Mirage 2000B S4, no 515 à 520 : 6 biplaces équipés de radars RDI J1-1 et de moteurs M53-5.
    • Mirage 2000B S4-2, no 521 à 522 : 2 biplaces équipés de radars RDI J2-4 et de moteurs M53-5 (521) et M53-P2 ( 522 ).
    • Mirage 2000B S5, no 523 à 530 : 8 biplaces équipés de radars RDI J3-13 et de moteurs M53-P2.
  • Mirage 2000C : utilisé pour la défense aérienne. Appareils stationnés sur la base aérienne de Orange-Caritat.
    • Mirage 2000C (RDM) : version « bouche-trou » équipée du radar RDM (le radar RDI prévu n'était pas encore disponible) et du moteur M53-5.
      • Mirage 2000C S1, no 1 à 15 : équipés de radar RDM et armés de missiles air-air R550 Magic II et de 2 canons DEFA de 30 mm.
      • Mirage 2000C S2, no 16 à 19 : équipés de radars RDM à capacité "look down" améliorée.
      • Mirage 2000C S3, no 20 à 37 : capables de tirer également des missiles air-air Super 530F.
    • Mirage 2000C (RDI) : version « définitive » équipée du radar RDI et du moteur M53-P2.
      • Mirage 2000C S4 : no 38 à 48, équipés de radars RDI J1-1 et capables de tirer des missiles air-air Super 530D.
      • Mirage 2000C S4-1 : no 49 à 63, radars RDI J1-2.
      • Mirage 2000C S4-2 : no 64 à 74, radars RDI J2-4.
      • Mirage 2000C S4-2A : passage au standard des Mirage 2000C S4,S4-1 et S4-2 avec un radar RDI J2-5.
      • Mirage 2000C S5 : no 75 à 124, radars RDI J3-13.
      • Mirage 2000C S5-2C : Mirage 2000C S-5 mis à jour avec de nouveaux équipements ECCM (en) (contre contre-mesures électroniques).
  • Mirage 2000-5 : d'abord uniquement destiné à l'exportation, l'Armée de l'air prit ensuite la décision de porter un certain nombre de ses Mirage 2000C à la norme 2000-5 et rentre ainsi dans le club des Fox 3 (Voir article sur Missile air-air : Fonctionnement du mode « Fox 3 » : exemple avec le Mirage 2000-5 équipé du radar RDY).
    Il dispose d'une avionique profondément rénovée, avec notamment un radar RDY (Radar Doppler Y), d'un viseur tête haute Thomson-CFS VEH-320, de commandes Hotas (« hands on throttle and stick » : mains sur manette et manche) et de contre-mesure intégrées ICMS Mk II. Les Super 530D sont remplacés par 4 MICA EM (Missile d'interception et de combat aérien), plus petits et plus modernes, adaptés à l'utilisation en défense aérienne (actuellement la version la plus moderne du Mirage 2000).
    • Mirage 2000-5F : version du Mirage 2000-5 destinée à la France. Appareils stationnés sur la base aérienne de Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur.
      • Mirage 2000-5F SF1 : 37 Mirage 2000C S4-2A et S-5 mis au standard "-5" (Les RDI J2-5 ainsi libérés remplacent les RDM).
      • Mirage 2000-5F SF1-C : Mirage 2000-5F SF1 équipés de nouvelles fonctionnalités RDY.
      • Mirage 2000-5F SF1-IR : Mirage 2000-5F SF1C avec la double capabilité MICA-EM et MICA-IR.
      • Mirage 2000-5F Vi : en cours de développement chez Dassault Aviation pour l'intégration de la Liaison 16 permettant la transmission de données sécurisées sur le théâtre de guerre entre appareils de l'OTAN.
    • Mirage 2000-5 Mk2 : version polyvalente, dont le RDY dispose de deux nouveaux modes antinavires permettant le tir d'AM39 Exocet, et d'un nouveau système de contre-mesures ICMS Mk III. Cette version est basée sur un nouveau cœur système : l'EMTI développé par Thales et de nouvelles visualisations.
    • Mirage 2000-9 : version totalement polyvalente avec radar RDY-2 (15 % de portée supplémentaire comparé au RDY), EMTI (Ensemble Modulaire de Traitement de l'Information), pod de désignation laser, vendue aux Émirats arabes unis. Cette version est capable de missions air-air avec des capacités proches des 2000-5, air-sol avec des missiles Black Shaheen (version export du SCALP) et air-surface avec missiles Exocet, le tout avec ravitaillement en vol.
  • Mirage 2000N : version spécialisée dans la frappe nucléaire en service depuis 1988, emportant le missile ASMP. La défense primordiale de l'appareil est assurée par le brouilleur électronique Caméléon, des leurres électromagnétiques et infrarouges Spirale, ainsi que d'un détecteur d'alerte radar Serval. Appareils stationnés à l'origine sur la base aérienne Luxeuil-Saint-Saveur jusqu'en 2010 et sur la base aérienne d' Istres-Le Tubé.
    • Mirage 2000N K1 : version initiale armée uniquement du missile ASMP (31 avions, par la suite portés au standard K2).
    • Mirage 2000N K2 : version capable également d'assaut conventionnel tout temps (44 avions).
    • Mirage 2000N K2+ : version intermédiaire modifiée en vue de l'utilisation du missile ASMP-A, mais encore armée de l'ASMP standard.
    • Mirage 2000N K3 : version armée du missile ASMP-A ; la seule en service à ce jour (30 avions portés à ce standard).
Mirage 2000D de l'escadron de chasse 2/3 Champagne de Nancy-Ochey emportant 2 bombes guidées laser GBU-12 au-dessus de l'Afrique, le 29 janvier 2013, durant l'opération Serval.
  • Mirage 2000D : version biplace air-sol d'assaut conventionnel tout temps spécifique à la France. Cette version est dérivée du Mirage 2000N et destinée à l'assaut conventionnel. Elle est demandée à la fin des années 1980 suite aux retards du programme du Dassault Rafale et initialement désignée Mirage 2000N' (à lire Mirage 2000N prime). Appareils stationnés sur la base aérienne de Nancy-Ochey (escadrons EC 01.003 "Navarre", EC 02.003 "Champagne" et EC 03.003 "Ardennes", ETD 02.007 "Argonne"). 78 en service au 31 décembre 2012, 73 au 31 décembre 2013.
    • Mirage 2000D Vi : dernière version du Mirage 2000D en cours de développement (2009) chez Dassault Aviation pour intégrer la liaison 16, comme pour le M2000-5F.
Ce chasseur-bombardier est doté de capacités de pénétration tout temps et d'une grande précision de navigation qui en font le fer de lance des avions d'attaque au sol. Il est capable de mettre en œuvre toute la panoplie des armements air-sol en service dans l'armée de l'air, de la bombe classique au missile de croisière en passant par tout l'éventail des armements à guidage laser grâce à sa nacelle de désignation (PDLCTS).
Depuis 1999, il participe à la plupart des engagements français sur les théâtres d'opérations, dont les opérations de sécurisation de l'Afghanistan au profit des forces déployées sur le terrain.
- Mise en service : 1993 - Envergure : 9,13 m - Longueur : 14,36 m - Hauteur : 5,30 m - Masse maximale : 16,5 t - Plafond : 15 000 m - Vitesse : Mach 1,5 - Armement type : tous armements conventionnels (Mk 82, GBU-12, GBU-16, GBU-22, GBU-49 et GBU-24A/B) L'armée de l'air a récemment demandé à ce que l'on fasse des roquettes à guidage laser pour ce chasseur. La nouvelle configuration de l'armement de ce chasseur pourrait être deux missiles Mica, 6 GBU-12 ou AASM, ainsi qu'une vingtaine de roquettes.
Le Mirage 2000D est capable de tirer par tout temps tous les armements en service dans l'Armée de l'Air française, ainsi que ceux à guidage laser et les nouveaux missiles SCALP-EG et Apache. Depuis janvier 2011, il est équipé de la Liaison 16. Tout comme le Mirage 2000N, il est équipé d'un radar Antilope V auquel s'ajoute système d'autoprotection perfectionné. Le prototype du 2000D fait son premier vol le 19 février 1991 et la version est mise en service en 1993.
  • Mirage 2000E : appareils réservés à l'exportation avec possibilités de modifications de l'avionique suivant les clients, mais toujours autour du radar RDM.

Autres caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Capacité en carburant de la version monoplace : 3 160 kg en interne, 4 150 kg avec le réservoir ventral de 1 300 L, 6 320 kg avec les réservoirs sous voilures de 2 000 L et 7 310 kg avec les trois réservoirs. Soustraire 60 kg à chacune des configurations pour la version biplace.
  • Temps sur zone à 150 nm de la base à 25 000 ft : 2h40 minutes
  • Rayon d'action à M 0,8/15 000 ft avec trois réservoirs supplémentaires largués avant le combat : 830 nautiques avec 6 missiles air-air MICA.
  • Possibilité de ravitaillement en vol à l'aide d'une perche démontable.
  • Depuis fin 1999, plusieurs Mirage 2000 français ont vu leur radar équipé du mode Non-Cooperative Target Recognition[11].
  • Disponibilité démontrée au combat pendant la guerre du Kosovo : 100 %

Conception et positionnement par rapport à d'autres appareils[modifier | modifier le code]

Les concurrents principaux du Mirage 2000 sur les marchés export ont été, entre autres, les F16C et F-18C américains et les MiG-29 et Su-27 russes.

Comparatif technique avec les autres avions de chasse[modifier | modifier le code]

Accidents[modifier | modifier le code]

Armée de l'air française[modifier | modifier le code]

  • Le 9 avril 1991, le Mirage 2000N no 328 de l'Escadron de chasse 3/4 Limousin entre en collision avec un hélicoptère de la Marine au-dessus du département du Puy-de-Dôme. Le bilan est de 10 morts : les 8 occupants de l'hélicoptère, qui s'est écrasé sur la commune de Cros, et les 2 occupants du Mirage, qui a continué à voler quelques instants pour aller s'écraser près du lac de Montcineyre[12].
  • Le 7 octobre 1992, le Mirage 2000N K2  352 de l’EC 02.003 Champagne, basé à Nancy, en patrouille avec 3 autres 2000 percute le mont Chapeloune à 2 km à l’ouest du Puy mary dans le Cantal. Les 2 membres d’équipage, le commandant Olivier Festas pilote et chef de l’EC 02.003 (leader de la PAF en 1990) et le lieutenant Nicolas Rachwlaski, décédes dans le crash.
  • Le 16 janvier 1996, le Mirage 2000N 324, se présente en courte finale à Istres, les 2 membres d’équipage s’éjectent suite à une collision volatile, moteur défaillant. L’avion poursuit sa trajectoire et s’écrase dans l’enceinte de la base. Après 5 ans de tergiversations et 15 mois de chantier à l’AIA Clermont–Ferrand, échange de la voilure, des trains et réparation de la partie inférieure du fuselage, l’avion est remis en vol le 23 mai 2002.
  • Le 30 janvier 1997, le Mirage 2000D (no 608 3-XB) de la Base de Nancy Ochey subit une défaillance de calculateur de réacteur. Les pilotes réussissent leur éjection.
  • Le 13 juillet 2000, deux Mirage 2000D de la Base de Nancy Ochey se heurtent en vol de nuit en circuit de piste. L'un des avions (no 633 3-JT), la dérive arrachée par le choc, s'écrase dans la forêt de Maron ; les deux pilotes réussissant à s'éjecter. L'autre avion (no 646 3-IC) parvient à se poser.
  • Le 12 février 2002, le Mirage 2000B no 511/5-OR de la Base aérienne 115 Orange-Caritat s'écrase en bout de piste lors d'un entraînement en vue d'une démonstration de voltige aérienne. Les deux membres d'équipage se sont éjectés à temps[13].
  • Le 24 juin 2003, le Mirage 2000D no 656/33-LH de l'Escadron de chasse 4/33 Vexin s'écrase à Djibouti. L'avion a percuté le sol lors d'un entraînement au bombardement nocturne, entraînant la mort des deux membres d'équipage[14].
  • Le 29 juillet 2003, le Mirage 2000D no 622 de l'Escadron de chasse 3/3 Ardennes est accidenté à Ndjamena (Tchad) lors d'un vol d'entraînement. Un oiseau a été happé par le réacteur lors du décollage, entraînant une sévère perte de puissance moteur. Le pilote a cependant réussi à faire demi-tour et à poser l'avion, qui a été endommagé suite à une sortie de piste. Les deux membres d'équipage sont sains et saufs[15].
  • Le 8 janvier 2004, l'équipage du Mirage 2000D no 621/3-JG de l'Escadron de chasse 2/3 Champagne est contraint à l'éjection lors d'un vol d'entraînement nocturne à basse altitude car l'avion est devenu incontrôlable. Le Mirage s'écrase dans une zone inhabitée de la commune de Mas-Saint-Chély[16].
  • Le 9 juin 2004, la perche du Mirage 2000N no 318/4-BP de l'Escadron de chasse 2/4 La Fayette se brise lors d'un entraînement au ravitaillement en vol, et les débris endommagent le réacteur, qui prend feu. Le pilote déroute l'avion au-dessus de la Méditerranée, l'équipage s'éjecte et l'avion s'abîme en mer. Les deux pilotes sont légèrement blessés[17].
  • Le 23 août 2004, le Mirage 2000N no 362/4-CU de la Base aérienne 125 Istres-Le tubé percute en vol un ULM au-dessus de l'Auvergne. Les deux occupants de l'ULM sont tués[18].
  • Le 26 août 2004, l'équipage du Mirage 2000D no 663/3-XS de l'Escadron de chasse 3/3 Ardennes s'éjecte au-dessus de la Base aérienne 132 Colmar-Meyenheim, suite à un problème réacteur lors d'un entraînement au combat à haute altitude. Le pilote est blessé, le navigateur indemne[19].
  • Le 27 février 2006, les deux Mirage 2000-5F no 53/2-FA et no 72/2-EE de la Base aérienne 102 Dijon-Longvic se heurtent en vol près de Nancy. Un des pilotes est contraint de s'éjecter suite à la collision, et son appareil s'écrase au sol. L'autre pilote a pu regagner la base de Saint-Dizier et se poser[20].
  • Le 31 mars 2006, le Mirage 2000D no 684/3-IW s'est abîmé en mer au large de la Corse, à cause d'une collision avec un oiseau, semble-t-il. Les deux membres d'équipage ont pu s'éjecter et sont sains et saufs. L'avion habituellement basé à Base aérienne 133 Nancy-Ochey était déployé temporairement sur la Base aérienne 126 Solenzara[21].
  • Le 29 mai 2006, le pilote du Mirage 2000-5F no 69/2-FE de la Base aérienne 102 Dijon-Longvic est contraint de s'éjecter suite à un problème technique sur son avion, qui s'est écrasé sur un local technique de la SNCF sans faire de victime[22].
Un Mirage 2000 monoplace de l'armée de l'air française
Mirage 2000D no 612 accidenté le 24 mai 2011 en Afghanistan, récupéré par un M88 de l’USMC lors d'une opération franco-américano-italienne.

Autres pays[modifier | modifier le code]

Un Mirage 2000 biplace de l'armée de l'air indienne
  • En novembre 2001, Taïwan a temporairement interdit de vol ses Mirage 2000 suite à un troisième accident sur ce type d'appareil. En l'occurrence, il s'agissait d'un biplace qui s'est abîmé en mer, tuant ses deux membres d'équipage. Les deux accidents précédents avaient eu lieu en octobre et novembre 1999, causant la mort d'au moins un autre pilote[41].
  • De 1990 à 2007, la Grèce a perdu une quinzaine de ses Mirage 2000 lors de différents accidents. On signalera en particulier la collision de deux avions lors d'un combat simulé le 1er septembre 2004 (un Mirage perdu, l'autre endommagé mais ayant pu se poser)[42].
  • Le 8 octobre 1989, un Mirage 2000 indien s'est écrasé lors d'une démonstration de voltige pendant le défilé annuel de l'armée de l'air indienne. Le pilote est mort[43].
  • Le 10 novembre 2004, un Mirage 2000 indien s'est écrasé lors d'un vol d'entraînement de nuit. Le pilote est mort dans l'accident, qui était alors le quatrième impliquant un Mirage 2000 à survenir dans ce pays[44].
  • Le 24 février 2012, un Mirage 2000 biplace indien s'est écrasé peu après le décollage, suite à un problème moteur. Les deux pilotes se sont éjectés et sont sains et saufs[45].
  • Le 5 mars 2012, 11 jours après le précédent, nouveau crash d'un Mirage 2000 biplace indien. Les deux pilotes se sont éjectés[46]. Suite à ce nouvel accident, les Mirage 2000 indiens ont été temporairement interdits de vol pour vérifications, et n'ont repris leurs vols qu'à la fin du mois d'avril 2012[47].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Développement lié

Livres[modifier | modifier le code]

  • Marc Scheffler & Frédéric Lert, La guerre vue du ciel, Paris, Nimrod,‎ 2013, 463 p. (ISBN 978-2-9152-4356-7)
  • Hervé Beaumont, Les Mirage IV, Mirage F1 et Mirage 2000 en France et dans le Monde, Clichy, Larivière,‎ 1994 (ISBN 978-2-8489-0080-3)
  • Jean-Paul Philippe, Les Mirage 2000, Jean-Pierre Taillandier,‎ 1991 (ISBN 978-2-8763-6085-3)
  • Alain Crosnier et Jean-Michel Guhl, Armée de l'air: La chasse à réaction de 1948 à nos jours : du "Vampire" au "Mirage 2000", Paris, Lavauzelle,‎ 1987 (ISBN 978-2-7025-0165-8)
  • Olivier Klene, SIRPA Air et Dassault Aviation, Mirage 2000, Panazol, Lavauzelle,‎ 1992 (ISBN 978-2-7025-0338-6)
  • Pierre Argouse et Dassault Aviation, Mirage 2000, Paris, Jean-Pierre Taillandier,‎ 1998 (ISBN 978-2-8656-2092-0)
  • Charles Christienne et Service historique de l'armée de l'air France, Du ballon de Fleurus au Mirage 2000 : Les responsables de l'arme aérienne, SIRPA,‎ 1984 (ISBN 978-2-9045-2102-7)

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Le Mirage 2000 est mis en scène dans les jeux vidéo et autres simulateurs suivants :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://blog.avionslegendaires.net/2010/01/larmee-de-lair-fait-la-police-en-mer-baltique
  2. Libye : point de situation opération Harmattan n°1
  3. F-16.net :: F-16 Airframe Details - TUAF F-16D # 91-0023
  4. (en) THE MIRAGE-2000 AT KARGIL
  5. (fr) « Libye : Les Rafale tirent des missiles de croisière Scalp », sur www.meretmarine.com,‎ 25 mars 2011 (consulté le 25 mars 2011)
  6. Serge Grouard, Tome VI : Défense Préparation et emploi des forces : Air,‎ 10 octobre 2012, 73 p. (lire en ligne), p. 29
  7. « Question N° : 47342 », sur Assemblée nationale française,‎ 14 avril 2014 (consulté le 29 mai 2014)
  8. « Le Brésil va retirer ses Mirage 2000 ! », sur Avia News,‎ 12 août 2013 (consulté le 13 août 2013)
  9. Jean-Dominique Merchet,2009 devrait être l'année du Rafale sur Secret Défense, le 20 janvier 2009.
  10. http://timesofindia.indiatimes.com/india/India-France-to-finalise-upgrade-of-Mirage-jets-in-Rs-10000-cr-project/articleshow/5604361.cms India, France to finalise upgrade of Mirage jets in Rs 10,000 cr project
  11. (fr) Projet de loi de finances pour 2000, Tome Vii, Défense-Air, Commission des affaires étrangères du Sénat français, 1999
  12. HELICOPTERE CONTRE MIRAGE DANS LE PUY-DE-DOME: DIX MORTS
  13. Crash d'un avion de la base aérienne 115
  14. Défense
  15. Défense
  16. Défense
  17. Défense
  18. Un Mirage 2000 percute un ULM : Un cas inédit
  19. Défense
  20. Air
  21. Communiqué de presse UN MIRAGE 2000D DE L'ARMEE DE L'AIR S'ABIME EN MER - Préfecture maritime de la Méditerranée
  22. Archives
  23. Air
  24. http://www.bea.aero/docspa/2004/f-cu040823/pdf/f-cu040823.pdf
  25. Défense
  26. Un Mirage 2000 s'écrase en Bretagne sans faire de victime
  27. (fr) « Mirage 2000-5F n°76 photographié en Belgique lors du Tiger Meet 2009. », sur stanakshot.free.fr,‎ 17 septembre 2009
  28. crash d'un mirage 2000 de Mont-de-marsan
  29. (fr) « Mirage 2000N n°309 photographié au décollage à Luxeuil. », sur stanakshot.free.fr,‎ 12 mai 2005
  30. (fr) « Disparition d'un Mirage 2000N en mission d'entraînement », sur defense.gouv.fr, Ministère français de la Défense,‎ 2 mars 2011 (consulté le 2 mars 2011)
  31. (fr) « Mirage 2000D n°612 photographié en passage bas sur Deauville en 2008. », sur stanakshot.free.fr,‎ 12 septembre 2008
  32. (fr) « Un Mirage français s'écrase en Afghanistan », sur lci.tf1.fr, LCI,‎ 24 mai 2011 (consulté le 24 mai 2011)
  33. Laurent Lagneau. Collision en vol entre un Mirage 2000 français et un avion militaire lituanien sur Opex360, le 30 août 2011.
  34. Nicolas Gros-Verheyde. Mirage 2000 français contre Albatros L-39 lituanien : gagnant le Mirage sur Bruxelles2, le 30 août 2011.
  35. Jean-Marc Tanguy, « Un Mirage 2000D perdu à Tabouk », sur Le Mamouth,‎ 15 janvier 2012 (consulté le 15 janvier 2012)
  36. (fr) « Mirage 2000-5F n°68 photographié à Florennes (Belgique) lors d'un TLP en 2008. », sur stanakshot.free.fr,‎ 10 septembre 2008
  37. Jean-François Parietti, procureur de Vesoul, Le Nouvel Observateur avec AFP, 03-10-2012.
  38. Un Mirage 2000-5 s'écrase en Haute-Saône
  39. Meurthe-et-Moselle: Un Mirage 2000 s’écrase, le pilote indemne
  40. Communiqué de presse de l'état major des armées. http://www.defense.gouv.fr/operations/mali/actualite/mali-un-avion-mirage-2000d-s-abime-en-vol
  41. http://english.peopledaily.com.cn/200111/15/eng20011115_84625.shtml
  42. Greece
  43. Air Force Day Parade - 1989 - A Photo Feature by Arun Sharma
  44. Another Indian Army Mirage 2000 crashes in Gwalior, pilot killed
  45. http://www.indianexpress.com/news/mirage-2000-fighter-plane-crashes-in-mp-pilots-safe/916206/ Mirage 2000 fighter plane crashes in MP, pilots safe
  46. http://www.dnaindia.com/india/report_mirage-2000-crashes-in-rajasthan-second-mishap-in-11-days_1658659 Mirage 2000 crashes, aircraft fleet to fly again after checks
  47. http://articles.economictimes.indiatimes.com/2012-04-27/news/31424421_1_iaf-personnel-fighter-aircraft-french-companies-dassault IAF's Mirage-2000 fighter aircraft restarts operational sorties

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Paul Eden (éditeur), Encyclopedia of modern military aircraft, London, Amber Books Ltd,‎ 1er juin 2006, 512 p. (ISBN 978-1-904-68784-9).
  • Gunston, Bill (en) and Mike Spick, Modern Combat Aircraft (part of The Great Weapons Encyclopedia, Salamander book 1983, printed in Italy by Peruzzo editions, 1988), p. 44–45.
  • Iermanno, Roberto Mirage 2000 Pilot report Aerei Magazine, Delta Éditions, Parma, n.2/1993
  • (en) Mike Spick, The great book of modern warplanes : featuring full technical descriptions and battle action from Baghdad to Belgrade, Osceola, Wis, MBI Pub. Co,‎ 2000 (ISBN 0-760-30893-4)
  • "Hellenic Defence Report 2009-2010", Yearbook of the Magazine "Hellenic Defence & Security"