Worms (Allemagne)

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Worms
Vue de la Cathédrale Saint-Pierre
Vue de la Cathédrale Saint-Pierre
Blason de Worms
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Rhénanie-Palatinat
Arrondissement
(Landkreis)
Worms (ville-arrondissement)
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
13
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Michael Kissel (SPD)
Code postal 67501–67551
Indicatif téléphonique 06241, 06242, 06246, 06247
Immatriculation WO
Démographie
Population 82 040 hab. (31/12/2008)
Densité 755 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 56″ N 8° 21′ 56″ E / 49.632189, 8.365519 ()49° 37′ 56″ Nord 8° 21′ 56″ Est / 49.632189, 8.365519 ()  
Altitude Min. 86,5 m – Max. 167 m
Superficie 10 873 ha = 108,73 km2
Localisation

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Worms

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Worms
Liens
Site web www.worms.de

Worms est une ville et un arrondissement d'Allemagne, située dans le Land de Rhénanie-Palatinat, sur la rive gauche du Rhin et le sud-ouest du pays.

Worms est bien connu comme Nibelungenstadt et Lutherstadt ainsi que pour son Dom; elle est un de trois romanischen Kaiserdome avec ceux de Mayence et de Spire. Pour les Juifs, Worms (yiddish: Wermajze, ווירמייזא) est aussi connu comme un des anciens centres de la culture ashkénasique juive en Allemagne.

Aujourd'hui, la ville est un centre industriel réputé pour son vin local, ses industries chimiques et métallurgiques. À la fin de l'année 2008, la ville compte 82 040 habitants. Worms est un des principaux sites où se déroulent des exploits narrés dans la Chanson des Nibelungen ; un musée y est consacré.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville existe avant son invasion par les Romains et sa fortification par Drusus en 14 av. J.-C.. À partir de ce moment, une petite troupe d'infanterie et de cavalerie est mise en garnison et reçoit le nom d'Augusta Vangionum tout en gardant son nom celte de Borbetomagus. La garnison se développe dans la petite ville au plan régulier de castrum romain, avec son forum, ses temples pour les principaux dieux, Jupiter, Junon, Minerve et Mars.

Ville au passé prestigieux, Worms fut, avec Spire et Mayence, une résidence impériale des bords du Rhin.

Worms aurait été la capitale des Burgondes.

Les cadres de l'armée de Robert Ier de France et lui-même étaient originaires de Worms.

En 1074, la ville obtient une exemption des droits de douane et devient ainsi une ville libre d'Empire.

Une diète d'Empire, réunie par Henri IV, a lieu à Worms en 1076 et proclame la déchéance du pape Grégoire VII.

Une alliance défensive entre Philippe de Souabe et Philippe Auguste est signée à Worms en 1198[1].

En 1122, y est signé un concordat qui met fin à la Querelle des investitures. En 1495, une nouvelle diète y a lieu, convoquée cette fois Maximilien, au cours de laquelle l'impôt d'Empire est introduit. Martin Luther y est invité par l’empereur Charles Quint, le 17 avril1521[2], au cours d'une nouvelle diète. La première version anglaise du Nouveau Testament y est éditée en 1526.

En 1689, la ville est presque totalement brûlée par les troupes françaises de Louis XIV.

Le , la ville est prise par le général Custine[3]. Elle redevient française en 1795 et le reste jusqu'en 1814, date à laquelle elle est rattachée au Grand-duché de Hesse.

Worms est bombardée par la Royal Air Force pendant les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale - dans deux raids, les 21 février et 18 mars 1945. Une enquête post-guerre, estime que 39 % de la superficie développée de la ville a été détruite. L'attaque de la RAF le 21 février était destinée à la gare principale, à l'orée de la ville intérieure, et aux usines chimiques du sud-ouest du centre-ville. L'attaque, toutefois, a aussi détruit de vastes zones du centre-ville. Elle a été menée par 334 bombardiers qui, en quelques minutes, ont largué 1 100 tonnes de bombes. La cathédrale de Worms a été parmi les bâtiments endommagés dans l'incendie qui en a résulté.

Dans les bombardements, 239 habitants ont été tués et 35 000 (60 % de la population) se sont retrouvés sans-abri. Au total 6 490 bâtiments ont été gravement endommagés ou détruits. Après la guerre, le centre-ville est reconstruit, le plus souvent dans un style moderne. Depuis l'après-guerre, Worms fait partie du nouvel État de Rhénanie-Palatinat.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Le riche patrimoine de Worms se reflète dans ses musées[4] :

  • Museum der Stadt Worms im Andreasstift (musée d'histoire de la ville de Worms)
  • Museum Heylshof (musée dans la maison de l'industriel et député de Worms au Reichstag, le baron Cornelius Wilhelm von Heyl zu Herrnsheim)
  • Heimatmuseum Worms-Abenheim (musée local)
  • Prof. Bertlein Schulmuseum (musée de l'école de la Hesse rhénane)
  • Jüdisches Museum im Raschi-Haus (musée juif dans la maison de Rachi)
  • Heimatmuseum Worms-Horchheim (musée local)
  • Nibelungenmuseum[5] (musée de la Chanson des Nibelungen)
  • Le château de Worms-Herrnsheim de la maison Dalberg

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Monuments profanes[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Worms.

Quartiers[modifier | modifier le code]

La ville de Worms est composée de 13 quartiers à l'identité forte.

  • Abenheim (2 744 h[6]), situé à 10 km au nord-ouest
  • Heppenheim (2 073 h), situé à 9 km au sud-ouest
  • Herrnsheim (6 368 h), situé à 5 km au nord
  • Hochheim (3 823 h), situé au nord-ouest du centre
  • Horchheim (4 770 h), situé à 4,5 km au sud-ouest de la ville
  • Ibersheim (692 h), situé à 13 km au nord
  • Leiselheim (1 983 h), situé à 4 km à l'ouest
  • Neuhausen (10 633 h), situé au nord du centre
  • Pfeddersheim (7 414 h), situé à 7 km à l'ouest
  • Pfiffligheim (3 668 h), situé à l'ouest du centre
  • Rheindürkheim (3 021 h), situé à 8 km au nord
  • Weinsheim (2 800 h), situé à 4 km au sud-ouest de la ville
  • Wiesoppenheim (1 796 h), situé à 5,5 km au sud-ouest

Maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Worms est jumelée avec[7] :

Pfeddersheim, un quartier de Worms, est jumelé avec[8] :

Ibersheim, un quartier de Worms, est jumelé avec :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

L'action de la pièce de théâtre Le Diable et le Bon Dieu se déroule autour de Worms.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vie de Philippe Auguste par Rigord.
  2. Charles Kannengiesser sous la direction de Guy Bedouelle, Bernard Roussel, Le Temps des réformes et la Bible, Éditions Beauchesne, 1984.
  3. Jean Delmas (historien) (directeur), De 1715 à 1870, Presses universitaires de France, Paris, 1992, in André Corvisier (directeur), Histoire militaire de la France, (ISBN 2-13-043872-5), p. 265.
  4. Musées de Worms.
  5. Le Nibelungenmuseum de Worms sur Wikipedia en allemand.
  6. Données au .
  7. Partnerstädte.
  8. Partnerstadt Nolay.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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