Lit majeur

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Inondation dans le lit majeur d'un fleuve côtier (Île de Wight)

Le lit majeur[1],[2] ou « lit d'inondation » ou « plaine d'inondation »[3] ou « champ d'inondation »[1],[3] du lit d'un cours d'eau désigne la partie qui n'est inondée qu'en cas de crue[4]. Il est situé de part et d'autre[1] du lit mineur du fleuve ou de la rivière et est souvent vaste. Ses bordures extérieures correspondent au niveau de la plus grande inondation historique enregistrée[5],[6]. Il n'est donc qu'assez rarement occupé par l'eau et il constitue une capacité de stockage[7] temporaire de cette eau d'inondation.

Le lit majeur est souvent encombré par de la végétation arbustive, parfois par des constructions humaines : sa rugosité est donc très variable et plus forte que celle du lit mineur[4], et ainsi la vitesse d'écoulement y est plus faible[2].

On peut préciser différentes zones dans le lit majeur : périodique, épisodique et grand lit majeur[8].

« Les fleuves ont toujours prévenu les hommes de leurs débordements. En effet, ils ont délimité un lit mineur qu'ils occupent le plus souvent et un lit majeur qu'ils envahissent en période de crues. Mais l'homme ne tient pas compte de ce lit majeur : il le colonise, le cultive, le remblaie, le construit et l'équipe, et crie à l'eau quand cette dernière arrive immanquablement » [9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Pascal Saffache, Dictionnaire simplifié de la géographie, Publibook,‎ 2003, 344 p. (ISBN 2748302095), p. 73 et 210
  2. a et b Pierre-Alain Roche, Jacques Miquel et Eric Gaume, Hydrologie quantitative : Processus, modèles et aide à la décision, Paris, Springer, coll. « Ingénierie et développement durable »,‎ 2003, 584 p. (ISBN 978-2-8178-0105-6), p. 97, 123 et 150
  3. a et b Michel Lang et Jacques Lavabre, Estimation de la crue centennale pour les plans de prévention des risques d'inondations, Quae, coll. « Update Sciences & Technologies »,‎ 2007, 232 p. (ISBN 2759200671), p. 13
  4. a et b Jean-Paul Chabard et Pascal Esposito, Mécanique des fluides appliquée : écoulements incompressibles, Paris, Presses de l’école nationale des ponts et chaussées,‎ 2003, 367 p. (ISBN 2859783725), p. 276
  5. Jacques Border, L'eau dans son environnement rural : hydraulique et cycle de l'eau, l'alimentation en eau potable, l'assainissement des agglomérations, Johanet,‎ 2007 (ISBN 290008671X)
  6. Denis Mercier, Géomorphologie de la France, Dunod,‎ 2013 (ISBN 978-2-10-059706-2), p. 180
  7. Michel Lang, Denis Coeur et Sylvie Brochot, Information historique et ingénierie des risques naturels : L'isère et le torrent du Manival, Cemagref Editions, coll. « Etudes »,‎ 2003, 182 p. (ISBN 2853626229), p. 50 et 51
  8. Jean-Noël Salomon, L'homme face aux crues et aux inondations, Talence, Presses universitaires de Bordeaux, coll. « Scieteren »,‎ 2003, 145 p. (ISBN 2-86781-199-6), p. 8
  9. Jacques Lambert, « Le quartier d'Arches, quand l'eau coule sur les ponts », Terres ardennaises, no 50,‎ avril 1995, p. 2