Architecture contemporaine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
L'architecture du Musée Guggenheim à Bilbao, Frank Gehry, 1997. Couverture de titane (une matière noble).

L'architecture contemporaine est par définition l'architecture produite maintenant, et cette qualification est donnée aux courants architecturaux de ces dernières décennies appartenant à l'histoire immédiate. Mais d'une façon encore plus générale le XX siècle est l'époque contemporaine définissant pour son architecture alors son caractère « contemporain », et dans ce cas voir l'Histoire de l'architecture#Époque contemporaine.

L'architecture contemporaine est actuellement variée, elle associe des arts plastiques aux savoirs de la construction[1] et elle fait des références dans le style architectural à l'« architecture moderne » (par exemple en intégrant l'image de la charpente acier historique « shed » visible en transparence dans la façade d'édifices monumentaux construits actuellement) en plus des immuables références aux colonnes et frontons antiques.
Elle sert un but pratique durable ou éphémère sur du bâti ancien ou nouveau.
Elle utilise au XXIe siècle de nouvelles technologies électroniques ou informatiques parfois jusqu'à l'extrême (virtualité) parfois dans des visions écologiques de la société qui constituent les thèmes importants de constitution de l'architecture actuelle.

Thèmes architecturaux du XXIe siècle.[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du Musée juif de Berlin, Daniel Libeskind, 1998. Représentation du "Blitz" (l'éclair).

Caractéristique en occident, après la révision de la conception de ce qu'est le « tissu urbain  », tissu relâché dû à l'architecture moderne de bâtiments non contigus au XXe siècle , l'époque actuelle voit se créer en ville un tissu resserré.
À la suite du "frontage" de recherche esthétique du Nouvel urbanisme de la fin du XXe siècle avec moins d'automobiles en circulation, la forme globale des édifices est souvent remaniée par rapport à l'époque précédente. La forme architecturale devient plus complexe que l'assemblage de cubes simples. Elle peut le devenir par l'usage de la C.A.O.. Elle peut dans une autre formulation que le système depuis l'antiquité des murs et des baies surmontés d'un toit charpenté devenir une architecture à enveloppe extérieure (cette enveloppe - parfois ondulante - fournit pour la couverture de l'édifice ce qu'on appelle la « cinquième façade »). Cette enveloppe peut être constituée avec de la terre « fertile » fournissant un environnement parfois identique à celle typique de l'habitat troglodytique avec son unique mur vertical visible, mais cette fois dans un rocher artificiel.

Architecture et l'économie d'énergie.[modifier | modifier le code]

Dans tout le monde occidental, des urbanisations revues sont faites pour une économie maximum d'énergie nécessaire pour vivre.
La notion de ce qui constitue la « cité » évolue[2] . Les édifices sont conçus pour supporter un sol reconstitué. La mise en charge et la mise hors d'eau plus complexe que lors de la création des premières terrasses accessibles faites au XXe siècle sont intégrés dans leur construction et leur architecture, au contraire de l'urbanisme sur dalle ou des premiers aménagements de terrasse en architecture moderne du XXe siècle (à l'exemple de la Villa Malaparte à Capri, 1937).

Dans ce point de vue des circuits courts d'énergie consommée sont établis avec l'utilisation de panneaux solaires principalement, utilisés dans l'architecture des toitures.
Les toitures traditionnelles formulées sur des édifices[réf. souhaitée] en réfection s’accommodent [3] de cette facilité par la disposition jointive avec petit recouvrement de petits panneaux.

Toujours dans ce point de vue des circuits courts de production - consommation de produits alimentaires sont établis. Des jardins potagers en terrasse d'édifice sont créés. (Voir par exemple le projet "Carrot City" parti de Toronto au Canada et diffusé en Europe, projet d'agriculture urbaine[4]).

Il faut noter que sur le thème de la mise en œuvre réelle et efficace de l'économie d'énergie, les avis des concepteurs concernant les matériaux à utiliser sont partagés. Le coût environnemental total de fabrication, mise en place et la durée d'usage des matériaux courants de structure et d'équipement (béton, acier, aluminium, verre, PVC) est sujet de discorde.

L'Architecture animée.[modifier | modifier le code]

Après la période futuriste de l'architecture de la 1re moitié du XXe siècle, et les quelques réalisations d'architecture utilisant la rotation des salles (par exemple la Maison tournante de Wavre en Belgique), une des tendances au XXIe siècle est d'intégrer au bâtiment des éléments mobiles visibles et mis en valeur. Par exemple pour fournir l'énergie, des éoliennes sont intégrées et architecturées (par exemple au Bahrain World Trade Center). Elles s'inspirent de la technique des moulins du XIIe siècle qui font partie du patrimoine contenant l'« architecture vernaculaire ».

L'Architecture faite à nouveau de matériaux nobles.[modifier | modifier le code]

L'« architecture béton » de la période moderne porte globalement en Europe une réputation populaire peu glorieuse en période actuelle et une renommée diverse dans le milieu élaborant l'architecture. (Sa technicité avec sa nouvelle conception de l'armature permet cependant des voiles ultra-minces ou des « résilles » de béton verticales ou horizontales planes ou ondulées qui favorisent certaines expressions architecturales). De ce fait, avec ou sans béton, l'architecture actuelle est voulue comme une « Architecture » faite à nouveau de «matériaux nobles  » la distinguant de la construction inesthétique.

Quelques éléments:

  • Le verre.
Le multiplexe Kristallpalast de l'UFA, à Dresde, Coop Himmelb(l)au, 1998. Déstabilisation du regard.
Le Centre national des arts du spectacle de Pékin, Paul Andreu, 2007. Formulation du "yin et yang".

La prééminence du verre dans la période moderne pour l'architecture moderne diminue dans la période contemporaine. Dans le début du XXIe siècle l'architecture contemporaine associe la noblesse d'une matière, dans ce cas le verre et la rudesse d'autre matière, en général le béton non comme une "articulation sans heurt», mais comme un "hiatus" (Par exemple le cinéma multiplexe UFA de Dresde, Allemagne -où on note aussi la "désarticulation" des volumes par rapport au cubisme simple des formes modernes du XXe siècle qui "articulaient" ces matières-). Le verre, verre transparent et verre opaque, dans l'architecture moins monumentale actuelle perd sa place par la reformulation des baies moins gigantesques sur le thème de l'architecture et l'économie d'énergie. Le verre minéral ou synthétique tient sa place cependant dans l'architecture actuelle qui utilise l'effet de chauffage en serre combiné avec la génération d'énergie par les cellules photovoltaïques. La façade en panneaux de verre sérigraphié permet de montrer une fresque moins monotone que l'expression du XXe siècle.

  • Le bois.
Le belvédère en bois au centre-ville de Séville, Jürgen Mayer-Hermann, 2011.

De façon assez nouvelle, l'architecture constituée avec le bois devient au XXIe siècle une architecture noble. Sa mise en apparence est volontaire. L'histoire de la vertu du bois pour la construction est celle d'avoir retrouvé une position technique face aux autres matériaux avec la fabrication de contreplaqué inventé à la fin du XIXe siècle, puis avec l'invention du lamellé-collé et du panneau de particule au XXe siècle. Sa vertu architecturale est au XXIe siècle impulsée par les maîtres d'ouvrage institutionnels dans des constructions commandées à cause de sa vertu écologique, de l'expression du respect porté à la Nature. Par leur aspect « naturel » et historique, s'ajoutent à l'usage du bois l'usage du papier et l'usage du tissu.

  • Le végétal.
Le Mur végétal des Halles d'Avignon, Patrick Blanc, 2005.

La verdure, le végétal, deviennent une "matière noble" nouvelle: au gazon historique des parcs et autres terrains de golf modernes s'ajoutent les éléments de végétation des murs végétaux actuels qui appartiennent pleinement à l'architecture actuelle du XXIe siècle. Cette matière est constitutive du projet urbain. Elle est aussi parfois constitutive du projet architectural d'immeuble avec la toiture végétalisée[5] sous le thème de l'économie d'énergie.

  • La brique.
La Cathédrale de la Résurrection d'Évry, Mario Botta, 1995. Végétalisation de l'anneau du toit pour lui faire symboliser la "vie".

Dans sa continuité d'usage, la brique appareillée est un matériau noble. Sa disposition permettait dans l'histoire de l'architecture de dessiner des formes-repères symboliques, d'afficher ces symboles en façade d'édifice. Elle le permet encore dans la période actuelle. En nouveauté, les études techniques au XXIe siècle permettent de donner à ce matériau correctement disposé[6] une capacité à créer un flux constant pour la ventilation à l'aide de claustras. Ces éléments d'architecture prennent une forme nouvelle de sculpture contemporaine par leur dessin d'enveloppe générale (non brutale en forme variable de vague) et l'agencement en série non identique de ces éléments non identiques.

  • L'eau.
Le pavillon d'exposition HydraPier (quai-nuage) aux Floriades 2002 d'Amsterdam, Asymptote.

L'eau poursuit sa situation d'élément architectural « noble ». Noblesse avec les jets d'eau mis en forme de façon complexe et dynamique par la technique nouvelle de l'informatique sous le thème de l'« Architecture animée » de places urbaines et d'intérieurs d'édifice au XXIe siècle. Mais aussi, sur le thème de l' « Architecture et l'économie d'énergie », elle est mise en forme de façon plus naturelle. Les bassins de décantation de proximité d'eaux récupérées, intégrés dans le paysage urbain, fournissent au XXIe siècle par leurs petites cascades sculptées contemporaines la continuation des usages d'architecture paysagère des fontaines et bassins des jardins urbains de la Renaissance.

L'Architecture utopique.[modifier | modifier le code]

Dans l'architecture « utopique » du XXIe siècle, des mégastructures hautes à cellules disjointes sont étudiées, elles remplacent les gratte-ciels à forme classique. Ces structures associent en conception la technique calculée et la prise en compte de l'environnement: surtout le vent et le soleil. L'architecture actuelle d' "avant-garde" a pour projet d'utiliser la réalité augmentée.

Courants dans l'architecture contemporaine[modifier | modifier le code]

(Courants pouvant être des continuations de courants d'assimilation moderne débutés au XXe siècle - hors Modernisme -.)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Est-ce de l'art ou de l'architecture? » est la première phrase de la préface de Philip Jodidio de Architecture Now!, Ed Taschen. 2002.
  2. En Europe, la permanence de l'éclairage de nuit dans les villes est remise en question pour des raisons d'économie, mais aussi de santé dans la population.
  3. Dans le respect de la formule de la triade classique:
    • utilitas (commodité, ou utilité)
    • firmitas (solidité, ou robustesse)
    • venustas (beauté, ou volupté).
  4. En France ce type de projet est soutenu par l'Institut national de la recherche agronomique.
  5. La toiture végétalisée reprend les traditions du chaume de la chaumière que l'on fleurissait parfois à son sommet.
  6. Pour le matériau brique, cette étude technique donnant cette forme esthétique poursuit historiquement celle des cheminées face au vent sur les toits des édifices.