Ligne de Montbozon à Lure

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Ligne de
Montbozon à Lure
L'amorce de la ligne au départ de la gare de Lure, réhabilitée à l'occasion des travaux de construction de la première phase de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône.
L'amorce de la ligne au départ de la gare de Lure, réhabilitée à l'occasion des travaux de construction de la première phase de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Lure, Villersexel, Montbozon
Historique
Mise en service 1896
Fermeture 1986 (fermeture partielle)
Concessionnaire RFF
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 857 000 (Ligne 283)
Longueur 39,7 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

Non électrifiée

Pente ou rampe maximale 15 ‰
Nombre de voies Voie unique
Trafic
Trafic Trains de travaux
Schéma de la ligne

La ligne de Montbozon à Lure est une ligne ferroviaire française à écartement standard et à voie unique de la région Franche-Comté. Elle a été ouverte en 1896 et reliait les lignes de Paris-Est à Mulhouse-Ville et de Besançon-Viotte à Vesoul[1].

Elle constitue la ligne 857 000 du réseau ferré national (ligne 283 de l'ancien réseau est).

Histoire[modifier | modifier le code]

La loi du 17 juillet 1879 (dite plan Freycinet) portant classement de 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d’intérêt général retient en n° 31, une ligne de Lure à Loulans-les-Forges, par Villersexel[2].

La ligne est concédée à titre éventuel à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) par une convention signée entre le Ministre des travaux publics et la compagnie le 26 mai 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant[3].

Ouverte le 3 novembre 1896 en voie unique, elle a été fermée au trafic voyageurs en 29 mai 1940 et aux marchandises le 31 mai 1987 [4],[5]. La section entre Lure et Villersexel a été rouverte aux marchandises en février 2009 pour alimenter la base travaux de la LGV Rhin-Rhône en matériaux. Le travaux de réhabilitation ont couté 10 millions d'euros ; ils devraient permettre d'éviter le trafic de 1 000 camions par jour[6],[7].

La pérennisation d'une partie de la ligne avait été envisagée pour le transit des TGV Lorraine-Méditerranée, afin de raccorder la ligne de Blainville - Damelevières à Lure à la LGV Rhin-Rhône[8]. Finalement, la partie de la ligne aménagée entre le tracé initial et la LGV via la base travaux fut transformée en route départementale pour contourner la ville de Villersexel et le transit des passagers en provenance de la Lorraine vers les régions de la Méditerranée se fera via la gare TGV de Belfort-Montbéliard à l'ouverture au trafic passager de la ligne de Belfort à Delle en 2016.

Le 12 septembre 2012, l'importance du projet a été réaffirmée auprès du Président de la République, par un courrier signé par un nombre considérables d'élus locaux, depuis Thionville jusqu'à Belfort et la Haute-Saône [9].

Travaux en cours (avril 2008)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.estrepublicain.fr/dossiers/lgv_rhin_rhone/art_721936.php
  2. « N° 8168 - Loi qui classe 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d'intérêt général », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 19, no 456,‎ 1879, p. 6 - 12 (lire en ligne)
  3. « N° 14213 - Loi qui approuve les conventions passées les 26 mai et 9 juin 1883, entre la Ministre des travaux publics, et la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 28, no 834,‎ 1884, p. 325 - 333 (lire en ligne)
  4. www.lignes-oubliees.com
  5. Christian Rénet Marie-Claude Merle "Le canton de Montbozon",éditions Alain Sutton, 2006,(ISBN 2-84910-377-2)
  6. http://www.estrepublicain.fr/dossiers/lgv_rhin_rhone/art_963227.php
  7. Jean-Paul Vannson, « Ferroviaire : union sacrée Épinal – Belfort... », L’Est républicain,‎ 3 décembre 2008 (lire en ligne)
  8. SNCF : Nancy-Lyon en 2 h 38, d'ici 2020-2022 L'Alsace 6 octobre 2009
  9. http://remiremontinfo.fr/epinal-michel-heinrich-ecrit-a-francois-hollande-pour-ameliorer-les-liaisons-ferroviaires-entre-la-lorraine-la-franche-comte-et-le-grand-sud